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 Chapitre 3 : Investigation

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Leonardo

Leonardo

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Gardien : King ( king cobra )
Date d'inscription : 08/12/2005

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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptyVen 9 Déc 2005 - 9:26

Journal de bord du capitaine : heure locale 11h30, arrivée à l’aéroport international depuis cinq minutes, temps extérieur nuageux avec des éclaircies, température 21° celsius sur le tarmac, taux d’humidité 40%.

La navette subspatiale de classe Orion+ m’a amené de Tokyo à Milan en une heure. J’en descends seul, mais quand on voit le prix du billet, c’est presque normal. Ces vols sont les plus rapides, mais vivement la téléportation quand même.^^"

J’enlève mes chaussures et chaussettes et foule l’épaisse moquette blanche du cordon ombilical qui relie la navette à la zone VIP de l’aéroport. Je sens la surface onduler doucement, me massant la plante des pieds, un moyen de décontraction idéal après de longs voyages ... après des voyages d'une heure aussi. Je débouche dans le salon de réception lambrissée, agrémentée de quelques toiles de maître. Un employé au visage familier m’attend, l’air contrit, il me parle pendant que je me rechausse.

- bonjour monsieur Wing.

- bonjour ... Pietro. Où est mon père ?

- votre père n’a pas pu faire le déplacement, il est en rendez-vous d’affaires et vous transmet ses regrets.

Je ris : je ne le crois pas une seconde. Mon père n’a jamais manqué un seul de mes retours. Papa, où te caches-tu ?

- mais …

Je regarde autour de moi. Ha oui, ce rideau qui dissimule très mal un corps massif … je tire ledit rideau, dévoilant mon père qui tenait une bouteille de champagne à la main.

- oups. Heu, c’est toi le chat.

« poops ! » fait le bouchon de champagne en sautant.

- papa, tu es un vrai gamin.^^"

- bonjour fiston !

- bonjour papa.

Accolade malgré la bouteille.

- du champagne dès le matin … tu as tué qui ?

- beaucoup de gens mais sans effusion de sang. Prends donc une flûte.

- quand le champagne est tiré, il faut le boire …

- exactement ! Tu as des valises ?

- j’ai ma brosse à dents sur moi.

Il éclate de rire : tu n’es pas comme ta mère, elle, elle transporte toujours une dizaine de malles, et c’est le "strict minimum vital" selon elle !

Je souris, c’est vrai c’est plutôt physiquement que je ressemble à ma mère, mon père est bâti comme un chêne millénaire. Massif, et musclé comme un taureau dopé à l’EXOPO. Par contre, moralement, je suis … unique.

Pietro s’est éclipsé en l’absence de valises, et nous prenons la sortie de l’aéroport.

- tu as fait un bon voyage ? C’était bien le japon ?

- c’était très bien. Notre traitement anti-pollution commence à faire effet même à Tokyo.

- c’est un miracle !

Et il repart d’un éclat de rire tonitruant.

- et les petites bridées, tu en as eues combien ?

Bridées ...

- heu … aucune.

Il lève un sourcil sceptique : tu n’es plus attiré par les asiatiques ou tu mens à ton père ? Il y en a une qui est tombée enceinte et tu l’as épousée en secret ?

Houla, il aurait pu être écrivain avec tant d’imagination. oO

- non, mais j’ai lié amitié avec une demoiselle, Mikoto, elle est peintre, et très gentille.

Une artiste, manquait plus que ça … je vais peut-être faire augmenter ton traitement de testosterone.

- heu, sans façon.^^"

On sort de l’aéroport où nous attend une Ferrari, et quel modèle … j’ai l’impression que ma mâchoire se décroche.

http://www.arcadiadreams.com/images/ad_Ferrari_Gallery/Ferrari_Prototype.jpg

- alors ça !

- hehe.

J’en fais le tour lentement, ne pouvant en détacher mes yeux.

- alors ça !

- tu te répètes fiston.

- la Neotuning Legend ! Un prototype, un modèle unique !

- hehe.

- mamma mia.

Elle a une de ces classes. J’en effleure doucement la carrosserie, je sens déjà le courant passer entre nous.

- mamma mia.

- tout le savoir faire italien avec une touche britannique. C’est autre chose qu’une Honda ou une Toyota. Qu’est-ce qu’on dit à son père bienveillant ?

- trop génial ! ^.^

Dis-je dans un grand sourire en donnant un petit direct amical à son épaule.

- ooouch, je propose qu’on mette un terme à cette tradition, fiston.

Dit-il en grimaçant et en se massant ladite épaule.

- un grand costaud comme toi. Allons déjeuner, c’est moi qui invite.

- tu es trop bon avec ton père fauché.^^"

Je m’installe derrière le volant de la Ferrari et tourne le contact. Le moteur semble ronronner. Rha lovely.


Journal de bord du capitaine : prise de contact avec le gang des déménageurs. Tentative de diplomatie amorcée.

- vous déménagez ?

Je fais quelques pas dans la clairière alors qu’ils sont occupés à placer rapidement les meubles dans le camion. Une dizaine de brutes au total, armés comme à la guerre. L’un d’eux se tourne vers moi l’air hostile.

- oue, on fait not’ boulot, et c’est pas tes oignons.

- ha bon ? Il se trouve que cette maison est à moi, et je ne me souviens pas avoir fait appel à vos services.

- ptain, le proprio !

Le bluff marche.

- déposez les armes et vous aurez moins d’ennuis.

- tu m’ fais marrer !

Et il ouvre le feu.


Nous voila en train de rouler à plus de 250 km / heure sur la gold freeway, réservée à l’armée, aux dirigeants politiques et aux citoyens les plus riches du monde. Un péage y équivaut au salaire mensuel minimum d’un employé de Wing Company, et encore, ils sont mieux payés que la moyenne.

- elle arrache hein ?

- c’est le moins qu’on puisse dire.

- c’est presque aussi bon que d’être dans les bras d’une française.

Allons bon …

- papa …

- quoi ? Je respecte tes goûts fiston, mais regarde la réalité. On a des italiennes canon, de belles anglaises pas farouches et le top du top, des françaises qui ont tout ce qu’il faut là où il faut, un régal pour les sens.

- papa …

- si tu savais à quel point ta mère aime regarder pendant que …

- papa ! oO

- d’accord, d’accord, le bonheur de tes parents te laisse indifférent.

Je passe une main sur mon front.

- ce n’est pas ça, mais je suis votre fils, et à la simple pensée de vos … orgies, j’ai l’estomac qui me remonte dans la gorge.

- mouais, tu es un jeune homme intelligent, Leo, brillant, je suppose que le sens de l’humour a sauté une génération !

Et il éclate de rire.

- c’est d’un drôle.^^"

- ha tu vois. En attendant, tu n’es pas arrivé à coucher avec une japonaise, il faut le faire.

- papa … ce n’est pas la même culture, les demoiselles ont toutes une réserve naturelle plus ou moins prononcée, les japonaises beaucoup plus. Lier amitié ça a une valeur presque mystique pour elles. Et je ne couche pas à n’importe quel prix.

- en parlant de prix, si un jour tu es la victime de certaines pulsions, on peut acheter le silence de la famille, tu sais ? Le silence de la supposée victime.

- papa !

J’ai failli mal négocier un virage en entendant ça. Une chute de cent mètres de haut, ça n’aurait pas pardonné.

*haussement d’épaules* : tu joues la nonne Leo, mais le temps te changera, le pouvoir te changera.*rire*Allons manger des pastas italiennes, les seules et uniques.

C’est mon père, il croit me changer à l’usure. Comme on dit, l’espoir fait vivre.^.^

- je m'en délecte à l'avance.


Journal de bord du capitaine : échec de la diplomatie, gang neutralisé.

Je m’époussette en contemplant la dizaine d’hommes assommés, et leur camion dans le fossé, de la fumée sortant en sifflant du moteur.

- pourquoi tu m’as retenu ! J’ai faim !

Et une tape sur la tête de King, une.

- ce n’était pas nécessaire.

- tssssss.

Je sors mon téléphone portable et contacte La Citadelle.

- mission accomplie. Oui. Ha. Très bien. Je suis parti.

- ils viennent chercher ces ringards ?

- oui.

- tant mieux, une corvée en moins.

J’attache les membres du gang tous ensemble à un arbre et les bâillonne.

- et maintenant il faut aller nettoyer leur repaire, c’est d’un ennui …

- non, ce n’est plus de notre ressort, on a une nouvelle mission dans ce secteur, si tu vois ce que je veux dire.

- attends … LA mission ?

- oui.

- génial … je vais devoir côtoyer d’autres gardiens … mais y aura peut-être un volatile, un canari …

Tape sur le crâne.

- pas question de tenter d’en manger un comme la dernière fois.

- meuh non, je l’avais juste mis dans ma bouche pour le réchauffer …

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Leonardo

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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptyVen 9 Déc 2005 - 9:30

J’entre dans le bureau du professeur Drieux, je ne l’aime pas mais il me faut ce fichu rapport signé, et tant pis s’il est absent. Drieux ne veut pas qu’on entre dans son bureau mais je suis chez moi quand même.

Mmm, le bureau est tel que je l’imaginais, mal aéré et recouvert de documents épars, c’est ce qu’il appelle « son chaos organisé ». Il y a aussi un ordinateur qui tourne en permanence et dix micro-ordinateurs qui y sont reliés, dont les écrans saturés de calculs brillent dans la pénombre. Une centaine de mini écrans de télé son soudés à un mur et montrent les divers secteurs du laboratoire sous tous ses angles. J’espère que mon père ne s’y est pas laissé aller à ses bas instincts avec une assistante ou une savante … surtout qu’on peut agrandir l’image d’un des mini écrans sur l’écran plat principal.

Je trouve le rapport enfin signé à coté du portrait de sa maman, comme c’est touchant. Je vais partir, quand quelque chose capte mon attention, quelque chose qui n’a pas sa place dans ce grand kaléidoscope qui forme l’ensemble des mini écrans. Sur l’un d’eux, il y a un film policier, quelque chose comme ça. Ou de guerre. Une scène de torture. J’approche mon visage. Non, ce n’est pas un film. Dites moi que je rêve …

- ho my god.

Je m’assois sur le fauteuil en cuir qui « passait par là », sans le vouloir mais c’est mieux que de tomber sur les fesses sur le dallage. Je transfère l’image du mini écran sur l’écran principal.

- ho my god.

Ce n’est pas un rêve, c’est un cauchemar … quelque part dans la laboratoire, le professeur Drieux plonge régulièrement la tête d’une fillette dans un bac rempli d’eau, entouré de collègues à qui il semble donner un cours … sa victime est ans arrêt tout près de la noyade …

Le son, je cherche le son. Je l’active. La voix de Drieux résonne dans son ex bureau :

- … concluant. Comme vous le voyez, le produit XT 300 augmente nettement la capacité respiratoire du patient, et donc sa capacité à rester en apnée plus longtemps.

- de quel ordre ?

- une bonne question. Je dirais de l’ordre de 30%. Nous espérons arriver rapidement à 50%, et à moyen terme 100%.

Un « hoooooo » admiratif collectif lui répond ... mon cœur se serre quand j’entends la fillette gémir :

- pitié …

- petite idiote, reprends plutôt ton souffle.

Et il lui replonge la tête dans l’eau … il faut que j’arrête ça, mais où sont-ils ?

- et si nous ajoutions un autre facteur de stress, tel que le facteur sexuel ?

- mon cher confrère, pourquoi ne suis-je pas surpris par ce commentaire ?

L’autre ricane, quand un troisième prend la parole :

- cette fille a à peine douze ans, je comprends votre morale de lui éviter ce facteur, professeur Drieux.

Drieux se tourne alors vers lui, furieux : vous, sortez !

- mais …

- sortez tout de suite ! Et réfléchissez à la bêtise que vous avez dite, où je vous vire.

- bien, professeur ...

Je vois « l’opportun » sortir … un treizième sous-sol ? oO

Drieux ressort la tête de la gamine de l’eau.

- non mais, quel toupet.

Puis il la replonge dans l’eau.

- le facteur sexuel n’est pas prévu pour tout de suite, et je ne le vois pas comme une contrainte, c’est à moi d’en faire une sorte de … récompense.

- une récompense ? Professeur, vous êtes un génie.

- certes, et si vous êtes volontaire, je me ferai une joie de …

Je coupe le son. J’inspire à fond. Du calme. Du calme. Ce que fait ce monstre dans le dos de mon père, dans notre dos …

Du calme.

Ce qu’il a en tête de faire …

Je me lève et détruis les écrans à coup de poing, un par un.

La vie humaine est sacrée.

Les écrans des micro-ordinateurs explosent dans un bruit sourd …

N’importe qui a droit à la rédemption.

… des gerbes électriques fusent autour de moi. Je sors en trombe du bureau dévasté.

Je vais le tuer.


Journal de bord du capitaine : prise de contact avec le groupe.

Je les vois arriver, debout sur la branche haute d’un arbre massif. Quel groupe original, et passablement chaotique. Et il y a une fille qui confond la mission avec un règlement de compte familial. Je cherche du regard la personne la plus dangereuse et atterris juste derrière elle. Elle fait volte face en dégainant une arme à feu mais je lui bloque le poignet en veillant à ne pas lui faire mal. C’est une asiatique séduisante mais ce n’est pas le moment de me focaliser sur ce genre de considération.

- n’ayez pas peur, je suis un allié. La bouilloire siffle mais les fenêtres sont ouvertes.

- quoi ?

- qu’est-ce qu’il raconte lui ?

Répond aussi le gardien de la jeune femme, une sorte de fouine. King réplique aussitôt :

- c’est le mot de passe entre membres, la fouine.

- tu sais c’quelle te dit la martre ?

- va te faire empailler.

- Ershin, fais le taire ou je réponds plus de rien.><

- silence vous deux ! Quel mot de passe ?

La belle japonaise dénommée Ershin a cloué le bec à King. Entre sa réaction de défense et ça, il semblerait que je ne l’ai pas sous-estimée.

- vous n’avez pas eu le mot de passe … qu’importe, je suis Leonardo Wing, mais appelez moi Leo.

Un gars aux cheveux rouges était sur le point de dégainer un sabre, il semble se raviser reste sur ses gardes.

- il est suspect ce gars.

- Leonardo … maintenant je m’en souviens, un volontaire m’en a parlé avant qu’on quitte le village.

C’est une femme qui vient de parler, elle tourne la tête dans ma direction sans me regarder. Non voyante.

- La bouilloire siffle mais les fenêtres sont ouvertes. Le roseau ploie mais ne se brise pas.

C’est la première et deuxième partie du mot de passe. Je m’avance d’un pas vers elle : ne vois-tu rien venir ? Je ne veux que l’herbe qui verdoie, et le soleil qui poudroie.

- c’est bien ça.

- bienvenu.

Me dit une brune.

- merci. Je terminais un petit travail dans le secteur, c’est pour ça qu’on ne s’est pas vus à la citadelle. Je suis au courant pour l’attaque au village donc inutile de me faire un compte rendu. Reprenons la route. On ne va pas y passer la journée.

Ce disant, je prends la tête du groupe, et tous me suivent. Ils ne sont pas là de leur plein gré et ça se sent, l’ambiance est tendue. En plus King doit les intimider, même s'il est moins impressionnant enroulé autour de mon bras gauche, mais un king cobra est toujours un brin menaçant. Par contre, ils marchent tous sans se plaindre.

- quand est-ce qu’on arrive ?

Rectification, presque tous. Une brune se plaint, celle qui m’a souhaité timidement la bienvenue.

- bientôt.

*cinq cent mètres plus loin*

- on arrive bientôt ?

Et elle se plaint encore.

- oui, bientôt.

*même pas trois cent mètres plus loin*

- je suis fatiguée. Je n’en peux plus. On peut faire une pause ?

Etrangement, elle n’irrite pas tout le monde, et à l’observer, elle a l’air vraiment mal en point, même si Ershin reste à ses cotés et lui témoigne quelques mots de réconfort.

- je vais mourir …

- aux grands maux, les grands moyens.

Ce disant, je la prends dans mes bras. Elle en rougit violemment.

- ho …

- vous allez la porter comme ça pendant au moins vingt kilomètres ?

Je crois que c’est l’inspecteur de police qui me pose cette question.

- laissez moi deviner, vous êtes le lieutenant Sturm, c’est ça ?

Et voila comment je fais s’étrangler deux hommes qui me répondent à l’unisson :

- non mais ça va pas la tête ! ><

- ok, petite inversion. Pour répondre à votre question, lieutenant Liam, je peux porter plus longtemps et plus lourd qu’une délicate … italienne.

- ho …

J’ai donc vu juste.

- une italienne qui s’appelle … Arpheis.

La femme aveugle toussote alors : perdu, c’est moi, elle c’est Gloria.

- d’accord …

Je me tourne vers les anglaises.

- et vous vous appelez respectivement Romilly et Anaelle.

Dis-je en désignant d’abord la petite blonde, puis la brune. Cette dernière me répond par un regard hostile qui m’invite à aller voir ailleurs si elle y est. Moi je disais ça, c’était par pure politesse. C'est soit King, soit moi qui l'intimide. Ca lui passera.

A priori la plupart des voyageurs ne se connaissent pas par leur prénom, j’ai du améliorer la situation mais je n’insiste pas concernant les autres. Amical oui, standardiste non.><

- ça va mieux Gloria ?

Je lui demande mais son état n'est pas inquiétant, pour elle aussi c'est par politesse.

- oui …

- ça n’a pas l’air.

- c’est parce qu’être dans les bras de quelqu’un, ça me rappelle de mauvais souvenirs …

- ha bon. Tu n’as pas du faire beaucoup de sport dans ta vie.

- on ne m’a pas laissé le choix ...

Elle ne rougit plus, et son regard devient étrange.

- tu me donnes l’impression d’avoir passé toute ta vie dans une cage.

Elle plisse alors un peu les yeux.

- VOUS n’êtes pas si loin de la réalité … Leonardo … VOUS me rappelez un autre Leonardo.

Quelque chose me dit qu’elle ne le porte pas dans son cœur, ce Leonardo …

- le prénom en lui-même n’est pas rare. Appelle-moi Leo.^^

Se yeux deviennent de simples fentes.

- lâchez moi.

Mais quelle mouche la pique ?

- mais …

- lâchez moi tout de suite.

J’obtempère, Gloria s’accroche auusitôt au bras d’Ershin comme si c’était une bouée de sauvetage, et toutes deux s’éloignent. Je hausse les épaules. Si elle a envie de marcher … mais elle a du reprendre un peu des forces.

Tout de même, quel groupe étrange …
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Sayid

Sayid

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Gardien : Ocelot, Ahlam.
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptySam 10 Déc 2005 - 11:00

[ Centre psychiatrique de Mossoul, Irak ]


- Bonjour, Sayid.
- L'air est trop humide, ici.
- Comment vas-tu ?
- Vous devriez rallumer la lumière.
- Sayid ?
- Vous n'avez pas le droit de l'éteindre.
- Ecoute-moi, Sayid.
- C'est trop humide, ici, et la lumière artificielle blesse les yeux.

Ca oui, la lumière artificielle blesse les yeux. Dans le fond de la pièce, l'une des lampes halogènes clignote, produisant un grésillement insupportable. Mais le psychiatre s'en moque. Il a l'habitude.

- Et si tu me parlais de toi, Sayid ? De... ce que tu vois ?

« Ou de ce que tu crois voir, mon pauvre. » Le Docteur Issaï a connu bien des cas en proie à de sévères chocs post-traumatiques. Certains s'en sont remis, d'autres pas. Et Sayid semble être demeuré dans un autre monde. Oui, c'est cela. Dans un autre monde.


- Tu ne voudrais pas m'en parler, Sayid ?

Les yeux de l'interpellé prennent vie ; ils quittent soudainement le point sur lequel ils étaient auparavant fixés, à ses pieds, pour rencontrer le regard du médecin.

- Je pourrais vous en parler...

Mais son regard rejoint de nouveau le sol, avant d'alterner plusieurs fois entre ce point indéfini et l'homme. Les sourcils du patient se froncent, il entrouvre les lèvres, par deux fois, pour finalement les refermer. Quelques minutes passent, mettant à rude épreuve l'incroyable patience du psychiatre :

- Sayid ? Tu es là ?

Oui, Sayid est là. Il est toujours là, contrairement au médecin. La plupart des gens posent des questions sans en attendre les réponses, ou répondent à côté des questions qu'on leur pose. Sayid, lui, a la particularité de toujours écouter les réponses des questions qu'il pose et de toujours répondre sincèrement aux questions qui lui sont posées. Cependant, je vous l'accorde... notre homme écoute plus qu'il ne parle.

- Je ne peux pas.

Le Docteur Issaï ouvre de grands yeux, et s'étonne :

- Comment donc ? Tu ne peux pas ? Pourquoi ?

Avec un sourire d'excuse, l'homme répond en haussant les épaules :

- Il me dit que ce n'est pas une bonne idée.
- Qui ça, il ?
- Voilà, c'est pour ça qu'il me dit que ce n'est pas une bonne idée.

A présent intéressé, le psychiatre saisit son carnet de notes, stylo en main. Il demande à l'intéressé d'un air dégagé :

- Qu'est-ce qui n'est pas une bonne idée, Sayid ?
- De vous parler de ça.
- De quoi ?
- De ce que je vois.
- Et pourquoi n'est-ce pas une bonne idée ?
- Parce que vous en viendrez à me poser des questions auxquelles je refuserai de répondre, et que j'ai horreur de me défiler.
- Tu es bien prévoyant. Comment savoir ce que je vais te demander ?
- J'agis à la manière de Reb Mendel. Je préfère anticiper.

A la mention d'un nom typiquement Juif, le médecin tique violemment. Ces gens lui inspirent une telle répulsion ! Sales Juifs.
Et Sayid a décidé de poursuivre sur sa lancée :

- Connaissez-vous l'histoire de Reb Mendel, Khalil ?

Pour quelle raison le psychiatre se sent-il soudain mal à l'aise ? Parce que son patient s'acharne à s'étendre sur un sujet qui l'indispose ? Ou bien parce qu'il vient de l'appeler par son prénom ?

- Reb Mendel, qui court, vite, vite, avec sa redingote noire et brillante, son chapeau noir neuf tout couvert de fourrure, ses chaussures cirées et son sac de voyage en cuir ! Il court, en effet, car il a peur de manquer son train, vous savez bien, celui qui part à 12h45 de la gare centrale de Varsovie pour Falenica ! Il s’approche de la gare, Mendel, et prend son billet, soufflant comme un bœuf. Enfin ! Il peut reprendre sa respiration ! Mais Reb Mendel ne doit pas trop tarder, parce que le train va partir et qu’il doit encore monter dans son compartiment !

Sayid s’enflamme, emporté par la fièvre qui l’assaille chaque fois qu’il raconte une histoire :

- Si seulement Roukhou, Rachel, sa femme, n’était pas aussi bonne cuisinière ! Il n’aurait pas cette petite bedaine qui l’empêche de monter droit devant lui, c’est à cause d’elle qu’il est obligé de se tourner de côté pour emprunter les marches de fer.

C'est stupide.

- Mendel est enfin assis sur la banquette et regarde sa montre, rassuré : 12h40. « Je suis même en avance, se dit Mendel avec un petit sourire. Le voyage ne dure qu’une demi-heure, je vais pouvoir dormir un peu. » Cette perspective l’enchante, bien sûr ! A qui cela ne plairait-il pas, je vous le demande ? Il s’apprête même à prendre un peu d’avance dans son projet et ses yeux se ferment sans en demander davantage lorsque, près de lui, il entend un halètement. Oui, un halètement !

Après tout...

- Il ouvre les yeux alors que le train s’ébranle.

...il a très bien pu lire son prénom sur les feuilles éparpillées sur son bureau.

- Un jeune hassid est debout, en nage, la chemise hors du pantalon, son manteau couvert de poussière, mais ne parlons pas des chaussures qui pleurent après les clous d’un cordonnier... Le jeune homme lui fait un pauvre sourire, à Mendel, comme pour s’excuser à la fois de son état et de haleter si bruyamment : « C’est que j’ai eu peur de rater le train », lui dit-il.

Quelles feuilles ?

- Reb Mendel ne répond pas, il regarde la gare s’éloigner... et il se dit en lui-même : « au revoir, la gare, et au revoir, petite sieste et petits rêves... » Puis le jeune hassid s’assoit en face de lui et reprend son souffle, en essuyant son front. Quelques minutes se passent sans qu’un mot ne soit échangé dans le compartiment... Un quart d’heure s’ajoute aux minutes...

Le Docteur Issaï exècre le désordre.

- Le jeune homme fait alors de nouveau entendre sa voix ! « Excusez-moi, pourriez-vous me donner l’heure s’il vous plaît ? », demande-t-il à Reb Mendel, qui s’absorbe dans la contemplation de la ligne d’horizon qui défile devant lui... s’abstenant ainsi de lui répondre. Mais le jeune homme insiste !

Va-t-il cesser de raconter cette stupide histoire ?!

- « Excusez-moi de vous déranger, est-ce que vous pourriez me donner l’heure s’il vous plaît ? » Reb Mendel trouve que décidément le paysage est très intéressant ! Il est en particulier pris de passion pour les arbres qui bordent la ligne du chemin de fer et qu’il n’avait jamais pris le temps de bien observer, ce qui est dommage, n’est-ce pas, car quoi de plus intéressant que ces arbres au feuillage de couleur différente qui poussent sans rien exiger des hommes, qui sont là simplement pour le plaisir des yeux des voyageurs...

Allons-y en douceur, le psychiatre sait combien Sayid peut être violent lorsque quelqu’un l’agace, et combien son patient est susceptible.

- Sayid, je... commence-t-il.

Mais l’homme poursuit son histoire :

- Bref, il fait tout pour ne pas entendre la question, vous l’aurez compris. Le hassid n’en croit pas ses oreilles : c’est entendu, il a dérangé les projets de son compagnon de voyage, il préfère peut-être ne pas parler, ou bien encore sa voix lui est désagréable à entendre, peut-être même est-il sourd-muet !
- Pardonne-moi Sayid mais...

Imitant son personnage, Sayid feint de ne pas l’entendre. Mais peut-être ne l’entend-il réellement pas.

- « Tout de même, simplement faire un geste, un signe montrant son infirmité aurait suffi, j’aurais compris, mais se comporter de façon aussi grossière... J’ai essayé de ne pas faire de bruit, de ne pas allonger les jambes sur la banquette. Et pourtant, cela m’aurait fait du bien de fermer les yeux juste quelques minutes ! Tous ces trajets que je fais pour rejoindre la yechivah et retrouver le Rebe, qui exige tant d’études et de travail ! Le soir, en rentrant, je m’endors sur la soupe ! » Il bâilla, et reprit pour lui-même : « Je deviendrai Rebe moi aussi, un vrai sage, de partout en Pologne on viendra me consulter... »

Calmement, Issaï se rassoit à son bureau, et glisse subrepticement sa main droite sous la plaque de fer, tâtonnant pour trouver le bouton rouge.
Et Sayid continue, il sourit, prend même un regard complice, comme s’il parlait non pas au médecin, mais à une ribambelle d’enfants :

- Cessant sa rêverie, le jeune hassid retrouve son « compagnon » de voyage, et, devant l’impolitesse d’un homme qu’il n’a pas offensé, son esprit perd la sagesse acquise au contact de son maître... C’est vrai, il doit le respect à tout homme, mais quand même ! Qu’aurait fait son Rebe dans une telle situation ? Le jeune homme ignore comment réagir ! Et à vrai dire, comment réagiriez-vous, vous-même ?!

Ayant enfin trouvé le bouton, le médecin appuie dessus et répond, avec un air bienveillant :

- J’insisterais.
- Bien ! Le fait de connaître l’heure, détail qui, il y a quelques minutes encore, n’avait aucune importance, devient impératif. Il poursuit, différemment cette fois : « Ecoutez, nous n’allons pas nous fâcher. Je ne vous demande rien, simplement de regarder votre montre, celle que je vois pendre sur votre gilet, et de me dire l’heure, je n’exige rien d’autre, ce n’est pas beaucoup ! »

Déjà, Khalil entend distinctement le pas rythmé des infirmiers dans le couloir. Mais Sayid semble, lui, parti :

- Sa phrase a dû faire mouche ! Il entend un soupir en face de lui. « Il n’est pas sourd ! », se rassura le jeune homme ! « Nu ! », enchaîne-t-il doucement, encourageant l’effort dont il vient d’être le témoin. Un grognement accueille le « nu », et...

La porte s’ouvre. Et le médecin étire ses lèvres en un sourire :

- Bien, Sayid. Tu termineras l’histoire la prochaine fois, d’accord ?
- ARRETEZ DE ME TUTOYER !

L’homme s’est rué sur le psychiatre, et c’est avec quelques difficultés que les infirmiers parviennent à le maîtriser, resserrant ses bras dans son dos. Issaï a l’habitude.

- Remmenez-le dans sa chambre.
- JE NE SUIS PAS FOU !

« Bien sûr », semble penser le psychiatre. « Bien sûr... tu n’es pas fou, Sayid, tu n’es pas fou... mais il vaudrait mieux que tu le deviennes. »


+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +


[ Chambre 43 ]


- Et finalement, que se passe-t-il ?
- Comment, Ahlam ?
- Comment se termine l’histoire ?
- Oh, l’histoire...
- Tu ne veux pas me raconter la fin ?
- Tu es une partie de moi, Ahlam, donc tu dois connaître la fin de l’histoire...
- Oui, mais eux ne la connaissent pas.
- Eux ? Tu veux dire...
- Oui.

Sayid, allongé sur le dos, au sol, a un sourire :

- Alors je vais raconter la fin. Où en étais-je, déjà ?
- Reb Mendel pousse un soupir, et va enfin répondre au jeune hassid.
- Oui... Reb Mendel pousse un soupir. Il grogne, même, et finit par ouvrir la bouche : « Ecoutez-moi bien, jeune homme, lui dit-il, vous voulez que je répondre à votre question, n’est-ce pas ? » Après quelques minutes de silence que le hassid n’ose pas interrompre, le rabbin soupire encore plus fort, comme contraint à faire quelque chose qui le rebute. Et cela le rebute vraiment ! Il commence : « Alors voilà, puisque vous voulez que je vous réponde, je vais vous répondre ! Mais vous l’aurez voulu, je vous préviens tout de suite ! Bien ! Là, le rabbin appuie ses paroles d’un regard criminel, et reprend son discours : « Une supposition : je vous donne l’heure. »

Malgré la morphine, le regard de l’homme semble reprendre un peu de vie.

- « Allons jusqu’au bout puisque vous le voulez ainsi ! Bien sûr, vous allez me remercier, et n’est-ce pas normal de remercier quelqu’un qui vous rend un service ? Et ensuite ? Je peux vous prédire ce qu’il va se passer ! Nous allons commencer à parler et, de fil en aiguille, vous allez me raconter votre vie. Pourquoi pas ? Nous avons un peu de temps à passer ensemble dans ce train et cela fait passer les minutes de raconter ses vie ; même si on est jeune, on a des choses à dire, n’est-ce pas ? Passionnant ! Et que va-t-il se passer ? Mais c’est évident ! Nous seront presque devenus amis à la fin du voyage ! Naturel et normal ! On ne se quitte pas facilement quand on se fait un ami ! Et après ? Je peux encore vous dire ce qui arrivera : lorsque nous serons en gare de Falenica, nous serons vraiment amis, et je vous proposerai de poursuivre notre agréable conversation chez moi. Vous trouverez tout naturel que je vous invite à prendre un verre de thé bien chaud avec le gâteau que ma femme a sans doute préparé pour mon retour, vous savez ? Le strudel aux pommes, tout frais sorti du four, et qui embaume la maison, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle fait des gâteaux, ma Roukhou, pour que cela sente bon dans toute la maison. Et là, que va-t-il se passer ? Eh bien, je peux vous le dire : il y a chez moi un trésor sur lequel vous ne manquerez pas de poser vos yeux car c’est la lumière de ma vie, la chaleur qui réjouit mon cœur. Non, vous ne voyez pas ? Eh bien, mais c’est évident ! Vous allez porter votre regard sur ma petite Déborah, Dvoïre, ma fille chérie si belle et si tendre ! Aussi vrai que je suis là, c’est évident, vous tomberez amoureux d’elle, c’est écrit d’avance, vous voyez, c’est fait, je l’avais prédit ! Bien sûr, ça ne peut pas ne pas arriver ! Ensuite, c’est certain, c’est évident, vous me demanderez sa main, cela aussi je vous le dis ! Et alors, jeune homme, mettez-vous à ma place : je suis son père, le père de la douce Dvoïre, et vous voulez que je donne la main de ma fille à un homme qui n’a même pas une montre ?! Non, jeune homme, croyez-moi, nous allons mettre les choses au clair : vous ne m’avez pas demandé l’heure et ainsi je n’aurai pas à vous répondre. Nous nous quitterons à la gare et nous repartirons en paix chacun chez nous comme si de rien était, ce sera mieux ainsi. »

Ayant ainsi achevé la réplique du rabbin hassidim, Sayid inspire une grande goulée d’air, reprend son souffle. Enfin, il est parvenu à la faire d’une traite, cette maudite réplique ! D’ordinaire, il bute toujours au moment du « et là, que va-t-il se passer ? ».
A présent assis, il poursuit son histoire :

- Cette explication pris le temps de Mendel jusqu’à l’arrivée du train en gare de Falenica, et peut-être valait-il mieux pour le jeune hassid que le train arrive. Il était assis sur la banquette, la tête entre les mains, et il attendait que le flot de paroles se tarisse, abasourdi. Reb Mendel descendit du compartiment. Il sortait vainqueur de cet affrontement : « Si seulement ma Roukhou avait pu voir comment j’ai réussi à éloigner le danger et quel père je suis. J’ai tout de suite senti qu’il valait mieux arrêter les choses avant que cette conversation ne tourne mal : de temps en temps, il faut régler les problèmes avant même qu’ils n’arrivent. Après, c’est trop tard. J’ai compris assez rapidement que nous n’allions pas y arriver. J’ai déjoué le piège assez habilement, il me semble. C’est ce que j’ai fait, et bien fait. » Reb Mendel rentre chez lui, content. D’un pas sûr et droit, il quitte la gare, laissant derrière lui le jeune homme défait sur la banquette.

Sayid est satisfait. Bien satisfait, oui, d’avoir pu terminé son histoire. Maintenant, il peut partir.

« Ca ne va pas tarder. »

- Oui, répond l’homme. Ca ne va pas tarder.
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Sayid

Sayid

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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptySam 10 Déc 2005 - 11:00

Les deux infirmiers longent lentement le couloir, exténués par leur journée de travail, pour regagner leur « coin ». Parvenus dans la salle des surveillants de garde, ils s’assoient tous deux à la table qui leur est attribuée et l’un d’eux prend la parole :

- T’es bien sûr d’avoir fermé la grille, hein ?

L’autre répond, entreprenant patiemment de retirer son gant en vinyle de sa main droite :

- Ben oui, je l’ai fermée. Tu vas vraiment me demander ça chaque soir ?
- Ca fait deux ans, pourquoi ça changerait ?

Devant cette répartie à toute épreuve, le deuxième s’abstient de répondre. Soudain, cependant, le premier s’exclame :

- Hey, Kazem !

L’intéressé relève vers son compagnon un regard apathique :

- Mmh ?

Mais l’autre semble visiblement affolé :

- Tu sais, quand on est passés devant la chambre 43 ?...

Les yeux de l’homme sont traversés d’un éclair de frayeur. Il se lève en même temps que son collègue, puis court vers la porte 7.
Bien sûr ! Comment ne l’a-t-il pas remarqué ?! Mais quel imbécile, bon sang ! Quel imbécile ! Le patient de la chambre 43 est toujours en train de parler tout seul ! Et lorsqu’il se tait, il griffonne sur du papier ! Mais quel imbécile !
Lorsqu’ils sont parvenus devant la chambre, le premier infirmier cherche la clef de la serrure dans le trousseau qu’il vient d’extirper de sa poche en jurant.
Il ouvre la porte.
Sur le sol, une feuille. Remplie de calculs que le fou s’obstinait à faire et à refaire chaque jour.
Leurs regards sillonnent la pièce.
Personne.


+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +


[ Ataraxia ]


- C’était ici.

Au fond du bus anciennement rempli d’ex-comateux violemment arrachés à leur vie quotidienne et destinés à sauver le monde, Sayid laisse traîner son regard derrière la vitre. Quel paysage magnifique. Il n’y a rien. C’est absolument vide. Vide de vide.

- Oui, Sayid. C’était ici, répète pour la énième fois l’ocelot, dodelinant de la tête.

« Tâcher de ne pas s’énerver. » La première règle pour un Gardien : toujours garder son sang-froid, même lorsque son maître perd la boule.

- Et ici, je ne suis jamais venu, reprend l’homme.
- Nous sommes en Roumanie, Sayid.
- Encore ?
- Nous n’y sommes jamais venus, Sayid.
- Justement, répond l’intéressé avec un sourire.

« Ne pas chercher », pense le Gardien.

- Les autres sont dans le village d’à côté, tu ne voudrais pas que nous y allions aussi ?, demande l’ocelot.

- Non, je n’ai pas très envie, répond résolument l’homme.

Soupir de la part d’un Gardien fatigué.

- Et si nous y allions, Sayid ?
- Faire quoi, Ahlam ?
- Rejoindre les autres.
- Quels autres ?, demande Sayid, les sourcils froncés.
- Les autres Voyageurs.
- Nous sommes en voyage ?

« Si seulement tu arrêtais de sourire comme ça, Sayid, tu ferais presque Errant. » Pauvre Ahlam.

- Non, Sayid. Je parle des autres qui ont été appelés sur Ataraxia.
- Nous étions presque en retard.

« Miracle ! Il a retenu ça ! »

- Je disais donc que nous pourrions peut-être les rejoindre.
- Bien sûr ! Allons-y !

Ravi de l’engouement manifesté par son maître pour sa tâche nouvellement confiée, l’ocelot se dirige vers la sortie du bus... avant de s’apercevoir que l’homme ne le suit pas, demeuré assis à la même place. Il se retourne lentement :

- Sayid ?
- Oui, Ahlam ?
- Tu viens ?
- Où ça ? ^^

...A peine une seconde après avoir rapidement entremêlé quelques pensées, donnant un fouillis incompréhensible pour un lecteur débutant (« Mais vrai impossible village Sayid marcher débile sûr tuer manger voyageurs »), le Gardien, sentant une menace, plonge sur son maître, disparaissant avec lui du bus au moment même où un autre homme, visiblement névrosé, pénètre à l’intérieur de l’engin.

- On l’a échappé belle, le Seigneur soit loué.
- Oui, les étoiles sont belles, remarque l’homme en regardant le ciel.
- ...Il fait jour, Sayid.
- Justement.

« Comme à l’accoutumée. Ne pas chercher le rapport. C’est toujours comme ça. Depuis combien de temps ? Très longtemps. C’est... » Interrompu dans sa réflexion par la bruyante explosion du bus où il se trouvait avec son maître la minute précédente, l’ocelot écarquille les yeux devant le brasier qu’est devenu la machine.
Perdu dans les nuages, Sayid laisse glisser son regard du ciel vers le bus, et ouvre des yeux immenses :

- On dirait qu’il y a eu un accident ici.

Sans faire attention à l’attroupement qui a lieu autour du car, l’homme se tourne vers la route.

- Nous ferions mieux d’y aller.

L’ocelot approuve, et rattrape son maître qui s’est déjà mis en marche. Il l’observe quelques seconde, songeant que son pyjama blanc n’est pas des plus discrets, pour finalement conclure que de toute façon, « l’habit ne fait pas le moine ».
Après quelques minutes de marche – pendant lesquelles le Gardien a remarqué que certains Voyageurs se mettent en route derrière eux –, Sayid déclare, le regard planté devant eux :

- C’était ici.
- Oui, Sayid. C’était ici.
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Knox

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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptyDim 11 Déc 2005 - 15:18

Chercher d'hypothétiques indices parmi les ruines et les cadavres épars, doit-on. Knox stoppe net le mouvement de la pièce entre ses doigts, la saisissant avec adresse entre le medium et l'index, la glisse dans sa poche et, soigneusement, enfile à nouveau ses gants qu'il a auparavant quitté. Pas question de se salir les mains.
Il commence ses investigations de façon tout à fait visuelle. Les yeux exercés du photographe vont et viennent sur les nombreux macchabées et sa main le démange de ne pas saisir une telle aubaine : cette scène pourrait facilement lui fournir des dizaines de clichés, des pellicules entières... Pourtant, quelque chose le gêne, le laisse sceptique. Il s'avance davantage vers l'un des corps inertes et le scrute avec une attention toute particulière. Aucune odeur âpre caractéristique à la chair en putréfaction ne vient le saisir aux narines et l'expert de la Mort ne peut que constater l'excellence de la supercherie.
Avec un semblant de rire ironique, Knox branle du chef et relève légèrement son chapeau en se déclarant à lui-même :

- Des mannequins... De stupides mannequins...

Mais alors, en quoi consiste concrètement leur rôle ? Si une telle mise en scène a été mise en place, c'est que toute la zone a déjà été ratissée par les auteurs de la reconstitution. La logique de la situation le dépasse.
L'homme se retourne au son d'un accent américain qui retentit soudain dans le silence presque total :

- Venez voir ! J'ai trouvé quelque chose !

Un sourcil se hausse, l'autre se fronce, tandis que le photographe se dirige comme tous les autres vers le jeune homme aux cheveux roux. Il n'a pas le temps de voir de quoi il en retourne qu'une dispute idiote éclate entre l'homme, qui agite un morceau de tissu marqué d'un symbole comme un possédé, et son gardien, agrémentée par les piques acides d'un rongeur. D'autres semblent s'y mettre, les réflexions fusent. Le fils de pasteur juge en conséquence qu'il est préférable d'attendre que chacun se calme et il s'éloigne de deux pas de ce troupeau d'hystériques braillards, ne cherchant pas à suivre le fil de cette conversation insensée.

Soudain, une jeune fille tombe à terre sous ses yeux étonnés, les mains crispées sur ses tempes, en proie à de violentes céphalées. L'homme n'a pas le temps d'esquisser un geste, d'aide ou de recul, qu'un grognement le tire de sa stupéfaction présente. Lentement, il lève les yeux vers l'étrange créature qui le domine, semblant pleurer de l'encre...
Savant mélange de guépard et d'humain, le félidé se tient verticalement sur ses puissantes pattes arrières. En une fraction de seconde, Knox lâche sa mallette et glisse sa main dans son manteau, mais ce laps de temps ne lui permet pas de sortir et utiliser son revolver pour parer l'attaque du monstre. Par chance, Syns, dissimulé dans un repli de sa manche, remplit parfaitement son rôle de gardien sans élever la voix ; grâce à son intervention l'homme perd entièrement sa consistance et la patte pourvue de griffes acérées le traverse sans le toucher. La créature, furieuse, n'a pas le temps de réitérer son geste qu'une balle perfore sa boîte crânienne et qu'elle s'écroule sur le sol, inerte.
Les yeux du photographe se dirigent vers l'auteur de se tir et observent la jeune fille aux cheveux blancs qui achève froidement le reste des bêtes avec quelques autres Voyageurs.

Une fois hors de danger, l'assassin reprend une consistance normale ; il ne prend pas la peine de remercier son familier. Après tout, il n'a fait que son devoir. Et il serait idiot de remercier une partie de soi-même.
La main de l'artiste relâche peu à peu l'étau qu'elle exerce sur la crosse glacée du revolver, puis émerge du long manteau sombre afin de récupérer la mallette tombée au sol. Inutile de révéler à ses compagnons d'infortune l'existence de son arme. Il est toujours judicieux de garder des cartes en main en situation imprévisible.
D'ailleurs, le policier ne semble ravaler qu'avec effort les questions qui lui brûlent les lèvres quant à la manière dont la jeune tireuse s'est procuré son pistolet. Il serait regrettable et malvenu d'éveiller curiosité et soupçons.

Après que le compte d'un masochiste soit réglé, les larmes d'un jeune homme puéril séchées et la crise d'un pyromane apaisée, il faut bien accuser le coup : quarante kilomètres à parcourir sans aucun véhicule. Le fils du pasteur le prend avec philosophie, mais, au bout d'une certaine distance parcourue, il déchante vite.
Au fur et à mesure de la marche, une douleur, au début presque imperceptible, l'élance violemment dans son pied gauche. Sa légère infirmité, à laquelle il s'est toujours accommodée, se fait à présent cruellement sentir.

Il saisit l'occasion qu'une des jeunes femmes du groupe quémande une pause pour l'appuyer dans sa requête et profiter de ce temps de repos.
L'homme s'assoit avec un soupir sur une vieille souche qui borde le chemin poussiéreux, et croise sa jambe gauche par-dessus sa jambe droite, de façon à élever du sol son membre douloureux. Après avoir retiré une nouvelle fois ses gants, il masse son pied à travers le cuir de la chaussure qu'il aimerait bien ôter pour éviter la pression qu'elle exerce sur lui, mais ne le fait pas afin de ne pas augmenter la douleur lorsqu'il la remettrait.
Les plus endurants relancent la marche après un laps de temps incroyablement court aux yeux du photographe, et, avant de se lever, ce dernier desserre légèrement ses lacets. Cela n'a pour seul effet que le soulier n'ait plus prise sur la cheville et que le talon s'enfuit à des lieues de la semelle à chaque pas.

A peine leur déplacement a-t-il repris qu'un nouvel esclandre éclate. Une adolescente quitte en courant le groupe de Voyageurs et d'Errants, suivie par différentes personnes, concernées ou non. L'une d'elle semble particulièrement mortifiée. Deux soeurs, conclut-il, du peu qu'il a suivi. La fraternité est chose bien curieuse. Cela ne le regarde pas, mais il profite de cet arrêt forcé pour s'asseoir de nouveau, quand un récent arrivant fait son entrée.
Ce dernier souhaite faire l'étalage des connaissances qu'il a sur les membres du groupe, mais se méprend deux fois sur trois. C'est ainsi, les gens paraîtraient souvent bien plus intelligents s'ils évitaient d'ouvrir la bouche...

Constatant que le reste des troupes reprend son périple, le fils de pasteur, levant les yeux et maudissant le Ciel, se redresse et claudique à leur suite...
La voix joyeuse qui chante une chanson puérile ("Seize quilomètres à pieeeeeeed, ça useuh, ça uuuuseuh ! Seize kilomètres à pieeeeeed, ça useuh les soulieeeeers !...") en tête de file semble tout d'un coup rebrousser chemin. Knox Meredith relève les yeux, qu'il braquait auparavant sur le sol, pour voir le lieutenant de police veiller à ce que Voyageurs (Voyageuses) et Errant(e)s poursuivent leur chemin sans difficulté. Le photographe suit l'homme accompagné d'un écureuil du regard.
Celui-ci remarque la jeune aveugle qui semble frigorifiée dans sa tenue légère et lui propose sans tarder son blouson de cuir, sous lequel il ne porte qu'un simple T-shirt. La femme refuse tout d'abord poliment la proposition :

- Vous êtes bien aimable, mais je ne veux pas que vous attrapiez froid par ma faute...
- Vous plaisantez !? On peut facilement supporter ce temps frisquet quand on se balade en kilt dans les Highlands ! XD

La jeune femme semble se retenir de pouffer de rire en imaginant la scène et accepte l'offre de bon coeur. L'artiste, qui les observe, note avec un sourire d'une ironie certaine que le policier a pris soin de transvaser son portefeuille de la poche de son blouson à celle de son pantalon... Quelle prévoyance, et il a bien raison : il est bien connu qu'il ne faut jamais confier sa carte de crédit à une femme...

Le Lieutenant Coalesco se dirige ensuite en petite foulée vers les deux retardataires : la jolie italienne et l'américain aux vêtements désuets, qui se tiennent tous deux à une distance respectueuse l'un de l'autre. C'est vers la femme qu'il s'avance en premier lieu, et celle-ci rougit jusqu'à la racine des cheveux lorsqu'il pose sa main sur son épaule et lui demande si elle va bien. La jeune fille acquiesce d'un timide hochement de tête ; l'homme lui adresse un sourire et s'éloigne.
Liam fait ensuite quelques pas vers l'américain dont le pied gauche, qui le fait boiter de façon flagrante à présent, forme une drôle d'inclinaison, et lui demande :

- Vous avez un problème ?

L'interpelé le dévisage comme s'il venait de proférer une absurdité sans nom. Y a-t-il besoin de réponse alors qu'il voit de ses propres yeux sa démarche chancelante ?
Désarçonné par ce regard silencieux, l'Ecossais répète sa question plus distinctement, croyant que l'homme a mal saisi ou entendu sa question:

- Vous avez un problème ?

L'américain daigne enfin desserrer des dents :

- Malformation.
- Ah... Je suis désolé.

L'étrange individu n'y répond rien et se contente de redresser son chapeau melon qui tend à glisser sur ses yeux. Le lieutenant poursuit :

- Vous avez peut-être besoin d'aide ?

Son vis-à-vis branle du chef de gauche à droite en signe de dénégation.

- Bon...

L'unique locuteur observe d'un oeil discret ce curieux compagnon de voyage et soudain quelque chose le frappe, en comparaison avec tous les autres Errants et Voyageurs.

- Pardonnez mon indiscrétion, mais... vous n'avez pas de Gardien ?...

Il n'obtient pas de réponse, mais aperçoit une fine créature reptilienne apparue le long du cou de l'homme.
Son silence lui pèse, l'écrase. Il poursuit sur le ton de la conversation :

- Vous êtes américain, n'est-ce pas ?

L'intéressé hoche la tête et consent même, à la surprise de l'homme de loi, à répliquer :

- Et vous êtes anglais, je crois.
- Ecossais, pas anglais ! s'insurge ledit Ecossais d'un ton passablement vexé.

Le photographe hausse les épaules en déclarant :

- C'est la même chose...
- HEIN ?, s'exclame l'homme à la fierté traditionaliste héréditaire. Pas du tout ! Mais alors là, vous êtes loin du compte !
- Qu'est-ce que ça peut vous faire que j'habite en Pennsylvanie, au Texas ou en Californie ? En Floride, en Louisiane ou en Illinois ? Pour vous, c'est la même chose : les Etats-Unis. Eh bien c'est pareil : à mes yeux vous êtes un anglais.

Le sang des Highlands bouillonnant dans les veines, Liam préfère se taire malgré l'insultante offense. Il rétorque, les lèvres étirées en sourire forcé, avec cet accent aux "r" roulés si caractéristique au patois du pays cher à son coeur :

- Vous avez raison, excusez mon patriotisme exagéré. De toute façon, tant vous ne me qualifiez pas de Gallois ou d'Irlandais...
- C'est la même chose...

Le Lieutenant Coalesco pince les lèvres, tandis qu'une veine pulse dangereusement à sa tempe. Il décide de s'éloigner de cet irritant personnage qui prendrait des Croates pour des Tchécoslovaques avant que sa patience et sa fierté n'atteignent leurs limites :

- Sur ce, je vais vous laisser et retourne en avant. N'hésitez pas à demander une pause si le besoin se fait sentir !

Le photographe le regarde s'éloigner sans ciller. Il continue de marcher, cloîtré dans sa bulle de silence, et finit par dépasser un homme basané qui s'est arrêté en plein de chemin pour contempler l'horizon, accompagné d'un ocelot qui attend avec un flegme résigné que son maître daigne poursuivre sa route.

- C'était ici...
- Je sais, Sayid. C'était ici.

Se retournant l'un vers l'autre, Knox et Syns, grimpé le long du bras droit de son humain, se dévisagent mutuellement avec dans les yeux une lueur d'incompréhension totale. L'Américain hausse les épaules, une expression désabusée sur le visage, tandis que l'Irakien lui emboîte le pas...
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Gloria

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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptySam 31 Déc 2005 - 11:07

Dès qu’il arrive, je ressens une étrange sensation, quelque chose de désagréable, mais sur le moment je me dis que c’est dû à la fatigue. Je me sens épuisée au bout de ce qui me semble être des centaines de kilomètres de marche, à moins que ce ne soient que des mètres, à moins que nous fassions du sur-place jusqu’à ce que je m’écroule la première. Il me semble que Ershin me réconforte mais je n’en suis pas sur. Je délire peut-être … en tout cas je suis sure que je vais …

- je vais mourir …

- aux grands maux, les grands moyens.

C’est le nouveau, Leonardo, qui vient de parler, et je me retrouve dans ses bras. Je me sens rougir violemment.

- ho …

- vous allez la porter comme ça pendant au moins vingt kilomètres ?

Quelle étrange réaction de Liam, à moins qu’il ne pose la question que par politesse …

- laissez moi deviner, vous êtes le lieutenant Sturm, c’est ça ?

- non mais ça va pas la tête ! ><

Ca c’est Sturm et Liam qui ont répondu à l’unisson.^^

- ok, petite inversion. Pour répondre à votre question, lieutenant Liam, je peux porter plus longtemps et plus lourd qu’une délicate … italienne.

- ho …

Ce Leonardo est très perspicace.

- une italienne qui s’appelle … Arpheis.

Et pas tant que ça en même temps.

Arpheis toussote : perdu, c’est moi, elle c’est Gloria.

- d’accord …

Je reprends mes esprits pendant que le nouveau venu joue au jeu « qui est qui », puis il me fixe à nouveau. Il me porte aussi facilement que si j’étais une plume …

- ça va mieux Gloria ?

- oui …

- ça n’a pas l’air.

- c’est parce qu’être dans les bras de quelqu’un, ça me rappelle de mauvais souvenirs …

Un très mauvais souvenir.

- ha bon. Tu n’as pas du faire beaucoup de sport dans ta vie.

- on ne m’a pas laissé le choix ...

Des années dans une cage et encore plus dans le coma …

Il me rappelle quelqu’un, en plus âgé, mais à vrai dire, le temps a du passer pour lui aussi … en tout cas je ne rougis plus, c’est déjà ça. Le sentiment de malaise est revenu, et je ne peux plus le mettre sur le compte de la fatigue.

- tu me donnes l’impression d’avoir passé toute ta vie dans une cage.

Je plisse alors un peu les yeux en comparant chacun des traits de son visage avec le traître.

- VOUS n’êtes pas si loin de la réalité … Leonardo … VOUS me rappelez un autre Leonardo.

Comment a-t-il dit qu’il s’appelait ? Leonardo Wing …

- le prénom en lui-même n’est pas rare. Appelle-moi Leo.^^

Des Léonardo, il y en a plus d’un, mais des Leonardo Wing, fils du magnat des laboratoires pharmaceutiques, il n’y en a qu’un. Des Leonardo Wing qui seraient tombés dans le coma il y a deux ans, je n’en connais qu’un. Et le coma peut mener dans ce monde ...

- je suis Leonardo Wing, mais tu peux m’appeler Leo.

Leonardo Wing, le traître.

Mes yeux deviennent de simples fentes.

- lâchez moi.

- mais …

- lâchez moi tout de suite.

Il obtempère, je m’accroche aussitôt au bras d’Ershin, et je nous éloigne de lui. Je me sens en état de choc, mais un choc très curieux. J’ai l’impression que la gravité est plus légère, que je respire mieux. Ershin elle-même semble hésiter en me voyant et préfère finalement garder le silence. Elle ne doit pas savoir si je vais bien ou mal, et je la comprends. En fait, sur le moment je crois que je suis en colère, mais en fait je suis euphorique. Il est ici, et il ne sait pas qui je suis. Une fois le choc surmonté, c’est une occasion unique qui se présente à moi.

- je te remercie de ton aide, Ershin.

Elle me sourit et me tapote la main, mais elle a l’air ailleurs en même temps, elle aussi doit être hantée par son passé. Sa couleur de cheveux est naturelle, elle l’a dit elle-même, je ne sais pas si c’est la cause du coma, mais elle doit avoir vécu un grave traumatisme elle aussi. Et peut-être plus d’un. Je voudrais lui rendre son aide, mais je dois d’abord tourner la page sur mon passé …

L’adrénaline commence à retomber, mais je tiens encore le coup. Je regarde Romilly et Nina qui semblent avoir leurs propres soucis, mais elles sont sœurs, elles sont deux, je doute que ne serait-ce une d’entre elles ait confidente, et si c’est le cas, ce devrait plutôt être Ershin.

Je commence à me sentir à nouveau essoufflée, peut-être pourrais-je demander à Liam qu’il me prête une épaule, mais j’y renonce. J’ai l’impression que je lui fais peur, j’ai l’impression qu’au minimum la moitié des garçons du groupe me prennent pour une fille facile, alors que moi j’ai juste besoin d’affection, de tendresse, d’amour …

Mais ça ira mieux, quand j’aurai tué Leonardo Wing. Je sens l’esprit de la nature me mettre en garde contre sa puissance, je doute donc d’y parvenir sur ce monde, mais quand je serai devant son corps comateux, ce sera une autre affaire. Reste à savoir où il est …

- plus que dix kilomètres, courage !

Chantonne Liam dans le silence pesant du groupe. Et Leonardo qui revient justement vers moi, ou plutôt vers Ershin, comme un insecte attiré par une lumière. Elle lui plait évidemment, mais il ne la touchera pas. Il s’apprête à lui parler, quand je lui saisis le bras.

- excuse moi pour tout à l’heure, Leo, j’ai eu … une saute d’humeur.

Je passe directement au tutoiement, ça facilite les confidences.

- pas de problème, ça arrive. Tu veux que je te porte ? Tu as l’air à nouveau au bord de la syncope.

- oui …

Et me voila à nouveau dans les bras du bellâtre. Liam me jette un coup d’œil en biais, mais on n’en est plus à une fausse impression près …

- Leo ?

- oui ?

- tu vis où ?

Il hésite : j’ai beaucoup voyagé, mais disons que mon pied-à-terre principal était à Milan.

- était ?

- oui, je suis toujours dans le coma.

- ho, c’est triste.

Bien sur, je le savais déjà, bien sur je n’en pense pas un mot.

- raconte lui toute ta vie pendant que tu y es, tsss.

Ca, c’est le serpent. Il pourrait entraver mon plan, mais heureusement Leonardo le fait taire d’une tape sur le crâne, et il se tait en signe de protestation. Tant mieux.

- fais nous des vacances, King. Il n’y a pas de honte à être un errant.

- c’est vrai. Tu sais Leo, je vis à Naples, mais je voyage aussi beaucoup dans le monde. Si tu me dis ou ton corps dort, je viendrai te dire bonjour à mon réveil.

J’essaie d’en rosir légèrement, en vain. Il a l’air surpris de ma requête.

- ha oui ? C’est gentil, mais on se connaît à peine.

- et alors ? Tu es en train de me rendre service, et tu vas sûrement continuer, on voit bien que tu es de la trempe des héros. La preuve, tu ne me dragues pas, tu es simplement très courtois.

Il en a un grand sourire, il ne doute pas, le sale prétentieux. ><

- certes, je ne te contredirai pas. L’abnégation c’est important*regard en biais à Ershin qui l’ignore* Si je peux être utile.

- alors, tu es où ? Que je puisse t’exprimer ma gratitude. Je te parlerai, je te lirai la presse.

Il rie : c’est gentil, mais quelqu’un ou quelque chose s’en occupe déjà je pense, et puis on ne te laissera pas entrer, la sécurité est trop importante à la maison mère. Qu’est-ce qui ne va pas ?

- non, rien …

J’ai du faire une de ces têtes, c’est sur que je n’ai pas mimé la surprise ...

Tout de même, je m'attendais à tout ...

... sauf à ça.

La maison mère, il est à Milan ! Mais comment ai-je pu le manquer ? A moins qu’ils n’aient pas complètement submergé le dernier sous-sol de ciment, mais juste une partie. L’avoir placé précisément là, c’est ironique … Leonardo serait maintenu en vie par des machines en attendant le signal qui était censé le réveiller il y a un an, qui n’est pas encore survenu, et pour cause … à son réveil, ils serait passé par le plafond pour sortir, et c’est par là que je rentrerai bientôt pour le rejoindre …

- tant pis alors, mais je suis sure que ton coma cessera bientôt.

Il fait la moue : ça ne devrait plus tarder.

Je souris. Il ne croit pas si bien dire … en attendant, je profite du voyage qui est devenu nettement moins pénible.^^
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Caïn

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Gardien : Zamibaru (babouin)
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MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Chapitre 3 : Investigation - Page 2 EmptyLun 2 Jan 2006 - 3:06

- Franchement t'es vraiment un boulet, qu'est-ce qui t'a pris de faire sauter ce bus ?
- Fous moi la paix =_=

Je suis en tête de file, plutôt loin devant, pour ne plus entendre les plaintes de cette Gloria ou les remarques ironiques de Zion, lequel est resté en compagnie de Christiana.

Zamibaru en profite donc pour me reprocher mon erreur. Je n'y suis pour rien... le fait que je puisse voir les fantômes alors qu'autrefois je niais formellement leur existence, même ça j'y suis pour rien. J'ai une peur bleue de la mort et de l'au delà. J'ai déjà failli clamser, je ne tiens pas à "mourrir" une seconde fois.
Zamibaru me fait remarquer qu'avec ma manière d'agir irréfléchie, je risque mille fois davantage la mort que Christiana voire même cette espèce de folle aux cheveux blancs et armée d'un flingue. C'était d'ailleurs elle qui était la plus entourée de fantômes, brrr...
Mais même si je ne réfléchis jamais aux conséquences de mes actes, cela n'empêche pas que je craigne la mort. Et quand je suis en proie à une forte émotion, comme tout à l'heure, c'est sur que je fais tout pêter...
Pour faire la comparaison, c'est comme si j'étais pris d'un super éternuement alors que je porte quelque chose de lourd mais fragile. Ben badaboum.

- Je crois qu'on est plus très loin de l'avion

Exact, je vois la silhouette de l'avion au loin... Derrière moi, Gloria se fait porter par l'intrus de tout à l'heure, et Liam continue d'ouvrir la marche en motivant les autres par ses encouragements...

- Je crois qu'en fin de compte nous taper quarante bornes ça servait à rien...
- De quoi ? Kézaco ? Tu me causes ?
- Regarde...

De sa patte, il me désigne la silhouette longiligne d'Hermès, lequel, tout habillé de blanc, jure avec le paysage. Je ne sais absolument pas d'où il sort, mais le voilà qui s'avance vers moi et me salue avec courtoisie.
- Je vous prie de bien vouloir m'excuser, il semble que je sois légèrement en retard...
- Hein ?
- Je devais vous ramener moi même à la Citadelle et...
- Ben ya intérêt, l'avion décolle sans nous !
- C'est moi qui ai demandé au pilote de partir, puisque je suis là...

Je le regarde sans mot dire, suffoqué, pendant que Zamibaru m'écrase les orteils sans doute pour me dissuader de sauter sur ce messager afin de lui éclater la gueule.

Sur ces entrefaites, Liam, le type avec Gloria dans les bras, Zion et Christiana arrivent à notre niveau. Suivis très vite du reste du groupe.
Liam : J'ai comme l'impression que notre avion vient de partir sans nous.
Gloria : On a fait tous ces kilomètres pour rien ? T______T J'ai failli mourir , moi !
Christiana : Ah, Hermès, j'imagine qu'en plus de messager, vous allez nous servir de moyen de transport ?
Hermès : C'est effectivement dans mes cordes, ma dame, et c'est dans ce but que je suis ici. Mes excuses pour ce retard imprévu...

La chouette d'Hermès pousse un hululement au moment ou je lève le poing pour l'écraser sur la face du messager. Ce dernier m'esquive promptement tandis que Zion, souriant ironiquement, m'immobilise avant que je fasse un malheur.

Hermès : Je comprends votre désaroi, monsieur Hitokiri...
- DESAROI ??? Mon cul !! On s'est tapé quarante bornes et au moment ou on arrive, vous débarquez comme une fleur et l'avion s'en va !!
Gloria : J'ai failli mourrir !
Knox : ... -_-
Sturm : ... =_=
Liam : Allons, allons, restons calmes...

Hermès *serein* : ... Mais nous allons réparer très vite ce petit incident, si cela vous sied.
- Hein ?
Zamibaru : Il dit que tu peux t'assoir.
Zion : ahem... Rolling Eyes
Christiana : Oui, monsieur Hermès, cela lui ira, je pense. Caïn, s'il te plait, calme toi, on va pas en faire un fromage, après tout, ça nous a fait faire un peu d'exercice...
Dorothy : Oui ! Et en plus on a vu du paysage !
- Ou t'as vu du paysage, toi >.< C'est désespérément vide et morne.
Sayid : C'est calme...

Tiens, il parle lui ? Oo En plus, impossible de savoir s'il intervient dans la conversation ou s'il parle dans le vide comme je l'ai vu faire plus tôt. D'ailleurs, il s'éloigne aussitôt, le regard inexpressif.

Je continue à tempêter un moment jusqu'à ce que Zamibaru me colle une droite mémorable, suite à laquelle je mets un point d'honneur à lui expliquer - calmement - que de toute manière je le mets KO quand je veux...

[un quart d'heure plus tard]

Zamibaru : 35 victoires, 12 défaites ! Chapitre 3 : Investigation - Page 2 009
- @_@

Christiana profite de ma courte pause pour claquer dans ses mains, ramenant un semblant de calme dans les rangs. Elle regarde alors ses mains avec surprise et rougit.
Christiana : Ahem, heu...
Myst : Voilà. XD

Elle pique soudainement un fard, comme si elle avait dit une connerie, je la croyais moins timide que ça. J'essaie de me relever. Impossible, Zamibaru est assis sur moi et, mine de rien, un babouin ça pèse fichtrement lourd T____T

A ma grande surprise, c'est Zion, d'ordinaire spectateur silencieux, qui prend la parole.
Zion : Bien, bien, ce fut un charmant spectacle, qu'allons nous faire à présent, monsieur Hermès ? Allez vous nous transporter sur le souffle des vents jusqu'à la Citadelle ?
Hermès *hermétique à l'humour* : En effet.
Zion : oh ^^"
Gloria : ho...
Dorothy : Ouah, ça doit être super !
Romilly : Oui, je veux essayer !
Hermès : Vos désirs sont des ordres, mesdames.

J'ai pas le temps de bouger d'un cil qu'une espèce de tempête nous engloutit tous autant que nous sommes et nous emporte.
Sho : Autant en emporte le vent...
Akira : Arrête de mater les dessous des filles <.<
Sho : Pour une fois qu'une vision si agréable m'est offerte sans qu'on parle pognon...
Akira : =_=
Dolly : Scrunch...
Yasu : Supeeeer je vole ! Regarde Tigrounet, je voooole *____*

Effectivement, alors que je m'attendais à finir tout désarticulé contre un arbre, il s'avère que je vole- sans fumée sans alcool... - ou plus précisément que je plane sur les ailes d'Eole...
Zamibaru : Fais gaffe, tu commences à avoir l'esprit poète.
- Ah ?
Zamibaru : Je sais pas si ça se soigne nierk
Je lui flanque un coup et nous nous retrouvons à batailler à mille mètres du sol au moins, jusqu'à ce que nous nous éloignons accidentellement l'un de l'autre. J'ai alors beau battre des bras (ndla : imaginez la scène) je n'arrive plus à le rejoindre.
Zamibaru : Alors, on se défile ? nierk
- Cause toujours, primate sous doué, attends qu'on atter...

*bruit de claquement brutal de machoire sur le sol*

- ...isse T_____T
Hermès : Oh, je suis désolé, vous n'avez pas entendu mon avertissement ?

Nous venons d'atterrir dans un jardin joliment fleuri, la plupart d'entre nous n'a pas eu de souci pour se poser en délicatesse - Zion, l'échappé de l'asile, le type obsolète, Arphéis, pour ne citer qu'eux - d'autres ont atteri les quatre fers en l'air mais sans trop de mal - dorothy par exemple -, et d'autres encore se sont tout pris dans les gencives - moi et... moi T___T -

Je tâte ma machoire avec circonspection afin de vérifier qu'elle n'est pas déboîtée. Pendant ce temps, Hermès nous conduit dans de multiples couloirs jusqu'à une pièce où nous attendent les deux princes, présentement fort occupés à faire quelques passes d'armes.

Passes d'arme...

Ils sont épéistes Oo

Nous assistons à la fin d'un duel incroyable entre deux individus que je qualifierais de maitres dans la discipline qu'ils pratiquent. Jamais vu ça. Et s'ils sont aussi bons dans tout ce qu'il font, je comprends qu'ils soient princes !!

Finalement, d'un même mouvement, les deux princes projettent leur épée vers une sorte de paravent en bois, dans lequel les lames s'enfoncent profondément.

Celui qui s'appelle Zacharie, si mes souvenirs sont bons, s'approche du paravent.

- Ah ah ! Gagné ! De deux centimètres.

Dante hausse les épaules.
- Ta force brute n'est rien face à mon art de la diplomatie.
- =_= M'en fous, j'ai gagné !
- Zacharie, je t'en prie, nous avons des invités.
- Oh ! Excusez moi, je ne vous avais pas remarqués ^^

Nous restons tous sur le cul face à cette démonstration de dextérité et l'autre nous dit qu'il nous a même pas remarqués. Nous sommes donc si insignifiants ? T___T La prochaine fois ils iront le faire eux même leur boulot, tiens !!

Dante réajuste son masque - comment font-ils pour ne pas avoir chaud là dedans ?? Et puis, est-ce qu'ils dorment avec ? Oo - et nous salue poliment.

- Je vous prie de bien vouloir nous excuser, en tant que princes nous nous devons d'entretenir nos corps et nos esprits au mieux de leur forme. Comme je savais qu'Hermès allait vous ramener, j'ai décidé de vous attendre en faisant un petit duel.

Un petit duel =_=

Dorothy : *chuchotte* Vous êtes sûr qu'ils sont princes ? Je croyais que des princes ça agissait pas tout à fait comme ça...
Christiana : *chuchotte* De toute façon ici tout est assez étrange...
Zack *chuchotte* : Je suis déçu, je croyais qu'ils auraient plein de domestiques et puis qu'il y aurai plein de coutumes à respecter.
Christiana*chuchotte* : Tu n'as pourtant pas l'air du genre à suivre les règles...
Zack *chuchotte* : Ben justement, j'aurais voulu des règles juste pour le plaisir d'y désobéir ^___^

Evidemment =_=

[un moment plus tard]

Nous voilà de retour dans l'amphithéatre, et les princes on revêtu des masques et des tenues plus protocolaires. Leurs suivantes sont à leurs côtés et Hermès est, comme à son habitude, planqué dans un coin =_=

C'est Liam qui se charge de raconter ce qui s'est passé au village, aidé de Zion, toujours aussi flegmatique, et des commentaires de nos différents compagnons.

A la fin de ce "rapport", Dante prend une pose qui suggère la réflexion puis claque les mains, probablement de contentement.
Dante : C'est bien ce que je pensais...
- SI TU LE PENSAIS POURQUOI TU L'AS PAS DIT AVANT, ABRUTI !! >o<
*schbonk*, la patte de mon familier vient caresser amicalement mon crâne et m'empêche de continuer à hurler @_@
Dante : ^^" En l'état actuel des choses, sans doute ignorez vous un aspect essentiel de ce monde.

Silence.

Dante : Vous m'avez signalé que les cadavres de vos adversaires disparaissaient après que vous les ayez abattus, et ce sans laisser de traces.

Silence.

Dante : Hors, sur Ataraxia, il existe un phénomène très semblable...

Il va tourner longtemps autour du pot comme ça ? >.<

Zacharie : Il s'agit des Errants. Seuls les Errants, lorsqu'ils décèdent, disparaissent sans laisser de traces. Parce qu'ils n'appartiennent pas à ce monde.
Dante : C'est de plus une des caractéristiques des Gardiens, qui disparaissent après leur mort, tout comme ils apparaissent par magie le jour de la naissance de chacun d'entre nous.

Ah oui, ça on le savait pas Oo

Christiana : Ce qui veut dire...
Liam : Que les monstres que nous avons affrontés étaient des Errants ?!
Dorothy : Mais ça n'existe pas des monstres comme ça dans notre monde !
Sturm : A croire que si...
Ershin : Ce seraient des croisements contre nature entre des hommes et des animaux ? Techniquement, dans un monde comme dans l'autre, c'est encore impossible...
Yago : Et ces bestioles n'avaient pas de pouvoir ! Ni d'âme !!
- Comment tu sais ça toi ?
Yago : Qu'est-ce que tu crois, je suis un génie, moi
Myst : Nous autres gardiens sommes à même de repérer nos semblables parmi des animaux sans cervelle.
Yago : Rhaaa, la ferme >.< Tu me casses la baraque !
Nina : Comment vous faites ça alors ?
Rio : On peut sentir l'esprit des autres gardiens, cui !
Preciosa : En réalité, nous perçevons la magie qui nous anime -_-

Dante reprend la parole. Son masque m'énerve, je n'aime pas m'adresser à des personnes dont le visage est constament masqué, c'est comme s'il avait quelque chose à cacher... Même Zacharie est plus digne de confiance puisqu'il ne cache que le haut de son visage...

Dante : En effet, même si ces créatures ont un rapport avec les Errants, on ne peut pas savoir si elles sont réellement des errants ou quelque chose d'autre, de radicalement différent peut être. Aussi voudrais-je vous demander quelque chose...

Ben tiens.
Zion *chuchotte* : Ca ne va pas, Caïn ?
- Quoi ?
Zion *chuchotte* : Tu n'as pas dit de conneries depuis un bon moment ^^"
- Putain tu peux pas dire de trucs plus constructifs ?? >.<

Dante : ... Pourriez vous, une fois sur terre, enquêter chacun de votre coté à propos de ce symbole ?

Merde, j'ai loupé un bout. Enfin, pas un gros, il a dut parler du symbole qu'on a trouvé, le renard bizarre.

Je me redresse et m'étire. Tout ça c'est bien beau, mais comment on rentre.

Zacharie : nous allons vous enseigner le moyen de voyager de vous même entre les mondes. Mais auparavant, nous aimerions vous remettre ceci.

Il désigne un coffret rempli de pendentifs à l'éclat bleuté.
Zacharie : Ces pendentifs sont des cristaux de quartz bleu reliés entre eux par une magie de transfert. Ils vibreront à l'unisson quand nous les appelleront, même au delà de ce monde.
Yasu : Et si on dort à ce moment là ?
Ca lui arrive de dire des trucs intelligents à ce type Oo
Dante : Ces cristaux émettent un signal mental en plus de vibrer. Ensuite, ce sera à vous de décider quand nous rejoindre, dans une limite de 48h. Passé ce délai...
Zacharie : vous serez téléportés de force XD

Et ça le fait rire, le grand escogriffe.

Sturm : Et si nous ne sommes pas d'accord ?
Dante : Je crois que nous pourrons nous arranger.
Zacharie : Qui plus est, si vous coopérez, vous aurez droit d'asile sur Ataraxia ^_^
Sturm : Ah...
Liam : ... mouais...
Dante : Avant que Lilas et Myosotis ne vous enseignent l'art du passage, j'ai une dernière chose à vous signaler.

On t'écoute, mon pote =_=

Dante : Ou que vous soyez sur Ataraxia, vous pourrez accéder en n'importe quel lieu de votre monde, à condition de l'avoir déjà vu. De même dans le sens opposé. C'est pour cela que nous avons pu tous vous réunir au même endroit.
Zack : dééément *_*
Zacharie : Qui plus est, désormais, vous pourrez vous comprendre mutuellement entre vous, mais aussi comprendre les autres languages, même sans les parler...
- Super, on a des gardiens traducteurs universels...
Zamibaru : Un peu de respect, toi >.<
- Ben quoi >.<
Zamibaru : Tu veux te battre ?!
Zion : Et c'est reparti Laughing


Quelques minutes plus tard, les jumelles nous expliquent que pour rejoindre notre monde. C'est assez subtil et ça demande un peu de concentration, mais au bout de quelques instants, on a tous compris le truc.

Je me retrouve dans le parc de la propriété, de nuit.

A mes côtés, Zamibaru.

De l'autre côté, je vois Galilée, lequel hoche la tête en me voyant.

Galilée : Bon retour, Caïn.

Sa souris albinos apprivoisée n'est peut être pas si apprivoisée que ça, finalement...

*fin du chapitre*
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