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 Chapitre 4 : Solaris

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Christiana
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Christiana

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Gardien : Myst (faucon)
Date d'inscription : 13/09/2005

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MessageSujet: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptyLun 2 Jan 2006 - 5:42

A peine rentrée chez moi, j'ai la joie et le bonheur de découvrir que le facteur m'a laissé un petit cadeau, à savoir une lettre de licenciement de la société qui m'employait jusqu'à présent. Me voici donc en vacances forcées jusqu'à une date indéterminée...

Myst volette dans l'appart jusqu'à ce que j'ouvre les fenêtes, après quoi il se pose sur un rebord et entreprend de faire sa toilette avec soin.

J'accorde un peu de temps à mon courrier et aux choses les plus urgentes. Paiements de factures, chèques à l'assurance, et j'en passe. Heureusement, n'ayant ni famille ni proches, je n'ai pas à me justifier de mon absence. Il y a quelques messages sur mon répondeur. Deux de mon employeur cherchant à se justifier de mon licenciement et un autre d'une agence voulant faire sa pub... aucun intérêt donc...

Ces formalités accomplies, je m'assois à mon ordinateur et active mon programme pirate. C'est un programme-virus que j'ai moi même créé. Il est presque vivant, sa fonction étant de scanner a chaque instant l'ensemble du réseau mondial afin de trouver chaque faille de chaque sécurité informatique. Aucune protection sophistiquée ne lui résiste.
J'ai donné à ce programme un nom évocateur, Deus Irae, la Colère de Dieu (ndla : j'avoue, je n'ai absolument aucune imagination ^^") C'est mon bébé à moi, ma fierté, et en même temps, c'est mon arrêt de mort. Si jamais quiconque venait à découvrir Deus, je finirais ma vie en prison. Heureusement, Deus est un programme double. Je suis la seule à connaitre la clé pour révéler sa face d'ombre, car autrement, il s'agit d'un simple moteur de recherche ^____^

Deus me demande de m'identifier avant de continuer...



Code:
Login ? .......... ANTECHRISTA
Password ? .......... YGGDRASIL

...

...

...

Autorised Access

Je lance la fonction recherche de Deus Irae, en l'aidant d'une reproduction du motif découvert sur le bout de tissu à Uran.
A ma grande surprise, Deus Irae trouve très vite un grand nombre de données concernant ce symbole.

...

...

Mais bien sûr, comment n'y ai-je pas pensé plus tôt !!

Depuis quelques années, une nouvelle forme d'énergie a vu le jour, produite à des prix défiant toute concurrence par une société relativement récente. De cette énergie, on ne sait à peu près rien. Sa source, la méthode de production, sont maintenues dans le secret le plus absolu, impossible d'en savoir davantage !!

La société produisant cette énergie semble se dissimuler derrière de nombreuses sous sociétés s'occupant de diverses choses parfois radicalement éloignées du secteur de l'énergie. En raison de cette absence d'existence "officielle" d'un organisme gérant cette énergie, le public l'a sottement appellée la société "Solaris". Bien entendu, il faut des intermédiaires pour distribuer l'énergie, et c'est une des sous sociétés qui s'en occupe.

Cette fameuse énergie produite par Solaris est semble-t-il facilement stockable, utilisable comme de l'énergie électrique après reçyclage dans une forme d'usine spécialisée. De plus en plus de véhicules l'emploient de nos jours. Comme c'est une énergie à priori totalement propre et illimitée, elle semble être une porte ouverte vers l'avenir...

Si cette société retient mon attention, c'est qu'en plus de l'aura de mystère qui l'entoure, elle possède pour sigle un renard que je qualifierais d'électrique. Or, le symbole que nous avons trouvé dans les ruines suggère de manière très abstraite la silhouette d'un renard. C'est peu, mais c'est déjà une piste !

Je pianote un moment sur mon clavier. J'essaie de trouver des informations plus précises sur cette société, sur ses dirigeants, ses employés, ses succursales.

Mais étrangement, malgré toutes les capacités de Deus Irae, la même information m'est renvoyée à chaque fois.

ACCESS DENIED

Je finis par abandonner la partie et quitte mon poste. Il faut que je prenne une douche. Et que j'aille me trouver un boulot. Et puis, il me faut remplir mon frigo pour la semaine...

N'empêche, cette histoire de société me turlupine...

Faudra que j'étudie ça de plus près.

______________________________________________________

Voici, un petit post court pour débuter enfin ce quatrième chapitre... (ALLELUIA !!) Ce chapitre a pour vocation d'être court, cela déprendra aussi de votre enthousiasme ^^"

Quelques consignes pour la suite :

- Retournés dans leurs lieux d'origine respectifs, nos héros doivent se justifier de leurs disparitions et se débrouiller malgré les conséquences que cela implique. Ils en profitent aussi pour s'interroger sur les mystères de l'autre monde.
- Comme Christiana, ils découvrent d'autres indices en rapport avec ce qui s'est passé
-> En asie il existe un groupement militaire dont le symbole est un renard de feu, spécialisé dans la prise d'otage et les enlèvements.
-> Aux états Unis se trouve le siège de Solaris
-> En Europe une société du nom de Solstice mène des expériences sur le génome humain et sur les phénomènes paranormaux.
- Sur Ataraxia, les Errants enquêtent eux aussi et découvrent qu'il se passe des choses étranges dans certaines régions de la planète (expériences hors normes, zones totalements secrètes...) mais rien de probant, seulement des rumeurs et de vagues indices.

Attention, il ne s'agit pas de découvrir un vaste complot ou d'infiltrer le QG de Solaris (je dis ça à l'intention de Loric, grand spécialiste des coups de force XD). Vous ne devez découvrir que quelques vagues indices, et vous livrer à des spéculations.
D'ailleurs si vos spéculations sont plus intéressantes que mon scénario, il est possible que je m'en inspire pour la suite ^^"

Sur ce, bon courage, postez bien et @ la prochaine !!

Ark (Ershin) se chargera du prochain chapitre ^____^
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Gloria

Gloria

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Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptyMer 4 Jan 2006 - 13:35

- soeurette, tu es toujours amoureuse ? A chaque fois ?

- oui, toujours. Toi aussi un jour tu trouveras l’amour.

- heu … tu te rends compte qu’à chaque fois il travaillait pour eux ?

- pour eux …

- tu vois très bien ce que je veux dire.

- ha oui … pas toujours en fait.

- même indirectement, c’était le cas.

- oui et alors ?

- alors, tu devrais laisser le passé au passé …

- je le ferai, quand tout sera terminé.


Quarante kilomètres à pieds pour rien … je ne les ai pas tous faits sur mes jambes, mais tout de même, cet Hermès exagère. ><

Nous voila donc ramenés à la citadelle après avoir rencontré nos ennemis, car en fait c’était ça le but du voyage. Les princes nous font la démonstration de leur arrogance, et nous expliquent certains points sur les errants. Je suis contente que tout le monde puisse se comprendre dans le groupe, même sur Terre, ça deviendrait assez vite épuisant de traduire les moindres propos de tout le monde.^^"

Les princes finissent par nous confier la mission d’enquêter sur les hommes-bètes sur Terre. c’est vrai que ces créatures sont contre nature, l’ennui c’est que j’ai une affaire plus urgente. Le traître ne va pas pouvoir revenir sur Terre, je vais donc le tuer.

Liam, Nina, Arpheis ... nous ne lierons pas davantage connaissance sur Terre cette fois-ci ...

*sur Terre*

Je chantonne : bonjour Dario.^^

- bonjour Aless … bonjour soeurette.

Je me penche pour déposer une bise sur le front de mon frère, puis je parcours les allées de fleurs, tout sourire.

- ho, elles ont l’air d’aller mes biens mes chéries.

- moi aussi, je vais bien …

Je me tourne vers lui : ha bon ? Tu me fais marcher, ou alors tu marches.

Il fait avancer sa chaise roulante de quelques mètres.

- on ne dirait pas à te voir, que tu puisses être aussi cruelle …

Je hume une fleur.

- la nature est cruelle Dario, ne le savais-tu pas ? Et puis après tout, je suis une méchante fille, tu te souviens ?

- je … je suis désolé, je ne voulais pas ressasser le passé.

- ressasser le passé … je devrais te lacérer le visage, mais on ne frappe pas un handicapé. Dario, le passé est plus actuel que jamais.

- je sais, je ne marcherai plus jamais, mais je l’accepte, et c’est fini maintenant, tu as eu ce que tu voulais.

En entendant ces mots, je viens me pencher sur lui et le fixe intensément.

- non, ce n’est pas fini, il en reste encore un.

- tu veux dire …

Je sourie : oui. La page sera bientôt tournée, le passé sera derrière nous, il ne restera plus qu’à bâtir un avenir glorieux.

- ce sera bien, mais la famille n’a pas besoin de gloire.

Je ne réponds pas. La famille non, mais la nature, oui.

- et ça prendra du temps.

J’acquiesce : oui, surtout que ça va attendre encore un peu. Je vais à Milan demain pour en terminer, mais pour l’instant je vais chérir mes beautés.^^

- dommage que les fleurs ne puissent sourire.

Je lui caresse la joue : ho, mais elles sourient.

*Milan*

La tour se dressait, toujours aussi imposante, mais n’était plus qu’une sorte de mausolée, un monument funéraire à la mémoire des victimes de la science. Elle aurait du être rasée, mais ça aurait pu la faire sortir, et puisque le scandale n’a pas éclaté au grand jour, autant faire comme si rien ne c’était passé … nul ne vient ici, nul ne franchit les pancartes prévenant d’un danger de mort ...

Je sors par un sas dissimulé. Je souris à l’homme qui me regarde avec un air extatique. Avant ce deuxième voyage vers l’autre monde, j’aurais couché avec lui pour parvenir à mes fins. Ce n’est pas qu’il soit déplaisant, c’est que j’en ressens moins le besoin à présent. Et tant pis pour les cauchemars …

Je lui souffle une dernière dose de pollen au visage.

- vous allez leur dire que vous n’avez rien trouvé et qu’il n’y a pas eu le moindre phénomène paranormal. Passez à une autre affaire.

- je n’ai rien trouvé … il n’y a pas le moindre phénomène paranormal … je passe à une autre affaire …

- oubliez moi, et partez. Dans dix minutes suivez toutes les procédures de prudence pour ne pas être suivi.

Il obtempère, et je le regarde s’éloigner. Je n’aurais pas cru pouvoir à la fois mener à bien ma vengeance, me protéger de curieux et trouver en ces derniers un indice sur les hommes bêtes. C’est ce qui s’appelle faire d’une pierre trois coups.

J’aurais pu tenter de le faire parler davantage mais je risquais de rencontrer une résistance liée à un conditionnement, ce qui aurait brisé l’autosuggestion que je ne peux utiliser sur une personne, et que je ne peux réutiliser que dans un intervalle assez long, et paradoxalement, uniquement sur Terre. Il m’a fallu user de beaucoup de subtilité pour l’amener à révéler qu’il travaille pour Solstice, une société basée en Europe qui mène des expériences sur le génome humain et sur les phénomènes paranormaux. J’aurais pu aussi le suivre jusqu’à son quartier général, mais son état anormal aurait alarmé ses complices, ses supérieurs. A priori la découverte du corps de Leonardo Wing ne leur aurait rien apporté, surtout sans les précieux documents détruits depuis plusieurs mois, mais après ce soir il ne leur servirait absolument à rien …

***

Indice mis à jour : en Europe une société du nom de Solstice mène des expériences sur le génome humain et sur les phénomènes paranormaux.
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Romilly

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Gardien : Preciosa
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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptyMer 4 Jan 2006 - 14:01

Micro poste, mais poste quand même
***************
Si ça ne tenait qu'à moi je soulagerais le fardeau qui pèse sur les épaules si frêle de ma jeune soeur, mais je n'en ai pas la possibilité, je peux juste sourire, depuis toujours je souris.

- Mademoiselle, mademoiselle... Je vous en supplie, taisez vous !
- Elle a dit que je suis méchante !

L'enfant pleurait à grosses larmes, sa nourrice tentait de la faire taire sans succée. Une femme à l'allure noble entra avec fracas, elle était enceinte d'au moins 6 mois mais son maintient était encore parfait.

- Qu'a-t-elle donc encore à geindre comme elle le fait ?
- Maman ! Pourquoi tu as dis que j'étais méchante, je voulais juste faire un calin à ma petite soeur...

La femme pinça les lèvres et regarda avec dégout la petite fille devant elle.

- Vous n'avez pas le droit de me toucher mademoiselle, tenez vous correctement et n'oubliez pas de me dire "mère" et de me vouvoyer. *se tournant vers la nourrice* éduquez donc la correctement !
- Oui madame...

La petite fille pleura de plus belle dans les bras de sa nourrice qui la berça.

- Allons, arrêtez de pleurer ma petite demoiselle, pensez à votre petite soeur, vous devrez la protéger, et ce n'est pas en pleurant que vous pourrez le faire, vous devez sourire quoi qu'il advienne, pour devenir forte.
- Mère sera comme ça avec elle aussi ?
- Non, vous êtes deux personnes différentes, alors elle sera différente... mais je doute qu'elle soit plus tendre avec elle... même si c'est sa vraie fille.

Elle avait chuchoter ces quelques mots, elle ne pouvait pas expliquer à une petite fille de 3 ans que cette mère n'était pas sa mère et que sa soeur ne serait pas sa vrai soeur. Il y avait un temps pour tout, ce temps n'était pas venu.

Mais quelques mots restèrent gravé dans le coeur de la jeune Romy ce jour là "garde le sourire quoi qu'il advienne".


L'annonce de son dépard me sert le coeur mais elle reviendra sans doute, et je ne perd pas espoir de me réveiller un jour, après tout on veille sur moi là bas...

Je me demande si maman vient me voir.

- Tu n'es pas ma fille, tu n'es qu'une misérable traînée comme ta mère !

Non je ne pense pas, mais c'est beau de rêver. Preciosa dit que les rêves sont ce que j'ai de plus beau.

Rio : Tu vas me manquer Romy, cui T_T
- Toi aussi mon petit canard.

Je serre la boule de plume contre moi, une grosse larme perle sur ses yeux et je rigole.

Preciosa : Balors, tu pleures ?
Rio : cuiiiiiiiiiiiiii ! non j'ai une poussière dans l'oeil >.<
- Oh ! ça doit faire mal ! Fais moi voir !
Rio : ^^" cui ^^" non ça ira merci ^^"

Nina me sert dans ses bras.

Nina : Je t'aime grande soeur, fait attention à toi.
- Ne t'en fait pas, j'ai Preciosa avec moi ^^
Nina : oui, tu as raison. A bientôt alors...

** Après leur dépard **

Je me tourne vers Ershin.

- Alors, quel est le programme maintenant ?
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Arphéis

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Gardien : Zaël (chien)
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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptyDim 8 Jan 2006 - 8:14

Marcher, marcher, et… marcher. Ce n’est pas que je n’aime pas ça, au contraire même, mais quarante kilomètres, c’est légèrement abusif, compte tenu de mon endurance proche du zéro. Accabler Caïn de reproches ne sert à rien, aussi je marche en silence, après avoir conseillé à Zaël de faire de même. Pour une fois, il m’écoute, et me suit sans rien dire.

Je tiens toujours par la main le jeune ( ? ) Yasu, bien que la situation me dépasse un peu. J’ai renoncé quand même à me poser des questions, et essaye de l’égayer un peu en lui parlant de tout ce qui me passe par la tête. Il m’intrigue, j’aimerais en savoir plus sur lui, et puis je l’aime bien, il est attendrissant. Mais bien vite, il se fatigue, et je l’aide à s’installer sur son familier qui continue le chemin en le portant.

Je commence à avoir de plus en plus froid, dans ma robe légère. Je frissonne, et commence à éternuer, plusieurs fois de suite. Il ne manquerait plus que je tombe malade, cela serait la cerise sur le gâteau.

« Tenez, prenez ça, » me propose alors une voix masculine, que je crois reconnaître comme étant celle du Lieutenant Coalesco.

Je tends les mains devant moi, et saisis ce qui semble être un blouson de cuir. Je meurs d’envie de m’envelopper dedans, cependant mon éducation me pousse à refuser poliment.

« Vous êtes bien aimable, mais je ne veux pas que vous attrapiez froid par ma faute...

-Vous plaisantez !? » répond-il d’un ton jovial. « On peut facilement supporter ce temps frisquet quand on se balade en kilt dans les Highlands ! »

Par politesse, je me retiens d’éclater ouvertement de rire en me figurant la scène, et accepte donc le blouson, amusée. Je me blottis dedans, et la chaleur qu’il m’apporte me donne un peu de courage pour continuer. Je devine le regard narquois que doit me lancer Zaël, mais il ne dit rien, et je décide de l’ignorer.

Après de longues minutes de marche silencieuse, je sens mon familier s’arrêter.

« Qu’il y a-t-il ?

-Hermès… »

Un raffut m’indique que l’avion vient de décoller, nous laissant derrière.

« Bon sang il part sans nous !

-Ne t’affole pas, Hermès est là pour nous ramener apparemment.

-Quoi ? Il aurait pas pu venir plus tôt, ça nous aurait évité de marcher… »

Je suis sur les nerfs, cependant il y a de quoi tout de même, cette histoire commence à sérieusement me casser les pieds. Je rejoins le reste du groupe d’un pas traînant et écoute la conversation, enfin plus ou moins. Caïn est entrain de se battre avec son familier, enfin comme d’habitude.

« Nous ramener par le souffle des vents ?... »

Je ne tarde pas à comprendre, alors qu’un vent surpuissant me fait décoller, non s’en m’arracher un léger cri, ne m’attendant pas à une telle chose. Le groupe est ainsi propulsé dans les airs, et nous atterrissons sur de l’herbe après un court voyage. Je me pose sans problème, mais apparemment Caïn a eu moins de facilités, et s’est tout ramassé dans la mâchoire. Décidément, ce n’est pas son jour.

On rejoint les princes, et je n’ai même pas le courage de demander à Zaël de me décrire la scène, me contentant d’essayer de suivre vaguement le mouvement du groupe et les conversations. Puis retour à l’amphithéâtre. Cette fois, je fais un effort pour bien suivre les explications de Dante, même si malgré moi je commence à être fatiguée et mes yeux se ferment tout seul. En plus, j’ai encore faim. Je donnerais n’importe quoi pour rentrer chez moi.

Ma prière est apparemment entendue, puisque les princes ont l’intention de nous renvoyer chez nous. Provisoirement, mais c’est déjà ça. Je me demande ce qu’ils feraient sans nous quand même…

Je passe à mon cou le cristal qu’on me donne, puis j’écoute les conseils des jumelles pour comprendre comment pouvoir rentrer. Etant aveugle, il m’est impossible de visualiser mon appartement où je souhaite me rendre, mais apparemment, ça marche aussi avec les autres sens. Je me focalise sur l’ensemble de sensations que je peux percevoir lorsque je suis chez moi, et je me retrouve je ne sais pas trop comment assise sur ce qui ressemble à mon canapé.

« Mission complete, » dis-je dans un bâillement. « Bonne nuit. »

Et sans attendre l’avis de Zaël, je m’allonge et sombre aussitôt dans un sommeil réparateur.

***

Je suis réveillée le lendemain par l’arrivée fracassante de ma femme de ménage, accompagnée de mon facteur.

« Mademoiselle Blackburn ! » s’exclament-ils dans un bel ensemble.

Je grogne et me redresse difficilement sur mon canapé.

« Vous nous avez fait une telle peur, mademoiselle, » sanglote à moitié la femme bouleversée en me prenant les mains. « Vous aviez disparue, nous ne savions pas où vous étiez passée, impossible de vous retrouver ! Oh seigneur, dans quel état vous êtes… »

En effet, je m’imagine facilement que je dois être assez sale, les cheveux emmêlés, la robe tâchée de boue, et que de plus j’ai toujours sur moi le blouson du Lieutenant que j’ai oublié de rendre. Et maintenant, va falloir que je trouve une excuse plausible pour justifier tout ça.

« Euh, et bien je euh… tout va bien, ce n’était pas la peine de vous faire du sang d’encre pour moi ! »

Je m’efforce d’adopter un ton enjoué, et leur adresse un sourire réconfortant.

« En fait, je… je suis partie en vacances avec un ami, vous voyez, quelques jours dans le Sud… Je suis navrée j’ai dû oublié de vous prévenir, c’est que ma décision a été soudaine. Je suis arrivée hier soir tard. Désolée de vous avoir causé autant de tracas… »

Mon histoire va sûrement plus affoler la femme de ménage plutôt que de la rassurer, mais bon… Vu sa crédulité, l’excuse pourra passer.

« Hum… Euh, et bien, l’essentiel est que vous soyez rentrée saine et sauve… » commence le facteur d’un ton hésitant.

« Oui, tout va bien, » dis-je avec fermeté. « Posez le courrier sur la table, et vous Laura mettez-vous au travail je vous prie, ne vous occupez plus de moi. »

Ils ne bougent d’abord pas, comme s’ils se consultaient du regard, puis se décident finalement et je les entends repartir et obéir. La porte d’entrée se referme, indiquant le départ du facteur, et je décide de me lever. Mon ventre lance aussitôt un grognement évocateur, et je commence donc par me ruer sur le réfrigérateur, me préparant un petit déjeuné copieux avec tout ce qui me tombe sous la main. Rassasiée et ragaillardie, je passe ensuite par l’étape douche pour me décrasser, et n’en sors qu’une demi-heure plus tard, vêtue d’une robe propre et mes cheveux humides laissés libres.

« Vous devriez appeler votre père mademoiselle, » glisse Laura qui me cueille à la sortie de la salle de bains. « Il s’inquiétait beaucoup pour vous, vous savez. »

Moué… Je ne pense pas que ma disparition l’ait beaucoup attristé… Mais je vais quand même lui téléphoner, histoire de m’excuser de ne pas avoir été présente alors qu’il devait passer la soirée chez moi. De plus, je pourrais lui poser quelques questions à propos du symbole découvert dans les ruines d’Uran.

Je grimpe l’escalier menant à ma chambre, et m’assois sur le lit. Après m’être assurée à l’oreille que Laura est bien en bas entrain de passer l’aspirateur, je glisse du coin des lèvres.

« Zaël ?

-Oui ? » me répond-il, manifestement couché à mes pieds.

« Tu peux me dire à quoi ressemblait le dessin sur le tissu que Caïn a trouvé ?

-C’est difficile à décrire… Ca peut vaguement évoquer un renard. Tu comptes faire des recherches toi aussi ? » ajoute-t-il d’un ton sarcastique.

« Je suis aveugle, mais ni sourde ni idiote, » répondis-je sèchement en empoignant le téléphone.

Les touches sont légèrement en relief pour me permettre de repérer les numéros. Je compose celui de mon père et colle le combiné contre mon oreille, attendant qu’il décroche.

« Allô ? » fait une voix grave au bout du fil.

« Bonjour papa, je te dérange ? »

Mon ton est légèrement ironique malgré moi. C’est une question inutile, je dérange toujours mon père.

« Arphéis ! Où étais-tu passé ? Je me suis fait énormément de soucis ! »

Cela sonne tellement faux que j’en ai mal au cœur. D’une voix morne, je m’excuse platement et utilise la même excuse que pour Laura. Il n’y croit qu’à moitié, cela se sent, cependant il ne pose aucune question, ce qui me soulage beaucoup.

Nous discutons de banalités, puis je me risque à le questionner à propos du symbole.

« Dis, juste comme ça, tu ne connaîtrais pas une quelconque organisation ayant un renard comme symbole ? Ou quelque chose qui y ressemble ? »

Silence au bout du fil.

« Un renard ? Pourquoi cette question ?

-Pour rien, j’en ai entendu parler c’est tout et j’aimerais me renseigner dessus, cela m’occupe.

-J’ai bien entendu parler d’une organisation en Asie… Ils organisent des attentats et des enlèvements, je ne sais pas quelle cause ils revendiquent. En tout cas, le symbole auquel ils sont associés est un renard de feu. Je ne peux pas t’en dire plus. »

Je le remercie, et ne tarde pas à mettre fin à la conversation pour y réfléchir. Je répète à Zaël ce que j’ai appris, et médite dessus.

« Je ne pense pas qu’il y ait de liens, » dis-je finalement. « Une organisation terroriste, et des créatures mi-humain mi-animal… Je ne vois pas de rapport.

-Pourtant, une piste est une piste, » rappelle sagement Zaël. « Tu ne devrais pas la négliger. »

Je pousse un soupir fatigué ; il a raison, j’essayerais d’en apprendre plus. Pour le moment, j’accroche la veste du Lieutenant que je trimbale depuis tout à l’heure à un portemanteau, et vais jouer un peu au piano pour me détendre.
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Yasu
Invité



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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptyLun 9 Jan 2006 - 12:35

Alors je préviens totu de suite que la partie POV de Bengalir n'est pas à mettre sous tout les yeux. Si vous avez le coeur sensible je vous déconseille de lire ^^

************************************************************

Wééééééééé!!!!!!!!!!

Après une longue marche sur le dos de Banga en tenant la main de la gentille Arphéis pour pas qu'elle se perde, on a finit par arrivé à l'avion... qui a décollé sans nous Crying or Very sad !!!

Il nous ont pas attenduuuuus!!!!!! Crying or Very sad

Comment on fait pour rentrer maintenant!!!! Crying or Very sad

Mais à peine ai-je pensé ça que nous voilà en train de décoller dans les airs!!! Oo

moi> Regarde tigrounet je vooooooooole!!! *_*
Bengalir> Regarde Susunet je meuuuuuuuurs!!!!!! +_+

Après le vol au-dessus du pays, l'atterrissage n'est pas des plus réussit ^^".

Enfin toujours est-il qu'on va enfin pouvoir rentrer chez nous!!!! ^o^ Je suis tellemetn content que je me met à sauter dans tout les sens en chantant U+K à tue-tête.

*quelques minutes plus tard après le speech*

Bon c'est pas si facile que ça >_< Mais j'ai fini par y arriver ^o^ alors maintenant directioooooooon...... la maisooooooooooooooon!!!!!!!! ^o^

*ziouf pouf*

Retour à la case départ c'est à dire: mon lit!!!! ^o^

Je pousse un cri de joie et emmène mon nouvel ours en peluche dans mon petit royaume. Banga me regarde faire, allongé sur le lit, en soupirant.

Moi> Qu'est-ce qui ya?

Il relève la tête, prêt à me répondre, mais n'en a pas le temps, la porte de ma chambre s'ouvrant doucement sur...

Moi> Babuuuuu!!!!!!!! ^o^

L'homme n'a aps le temps de faire un geste que je lui saute au cou, manquant de peu de le faire tomber.

Luo> Pe... Petit maitre??? Mais...

Il se redresse brusquement me faisant atterrir sur les fesses.

Luo> MAIS OU ETIEZ VOUS PASSEEEEE??????!!!!! CA FAIT DES HEURES QUE JE VOUS CHERCHE!!!!!

Les mains sur la tête, je lui fait mes yeux de chat mouillé.

Moi> Mais c'est pas ma faute... Je me suis réveillé sur un monde bizarre qui s'appelle Ataratsia T_T et pis on a du aller voir des ruin squi était même pas belles et pis on a volé dans les airs et pis j'ai pu rentrer que maintenant T_T.

Mon domestique préféré me regarde avec de syeux gros comme des soucoupes? Il porte sa main à son front et se masse les yeux.

Moi> C'est vrai T_T
Luo> Ca n'a pas d'importance jeune maitre...

Il s'accroupit et pose sa main sur ma tête.

Luo> L'essentiel c'est que vous alliez bien.

Il m'aide à me relever et m'entraine vers la salle de bain.

Luo> Il faut que vous vous fassiez beau! Votre mère a téléphoné hier, elle se sent suffisament en forme pour faire le voyage du retour et préfère accoucher ici qu'en Italie.

Je pouss eun cri de joie, éclaboussant d'eau mousseuse mon cher Babu qui ne peut retenir un sourire devant ma joie éclatante.

[Le soir au dîner]

Je me suis incliné dignement devant ma mère. C'est dingue je n'avais pas remarqué à quel point son ventre s'était arrondi Oo. Babu m'a expliqué hier qu'en fait il y avait un bébé dedans et que donc j'aurai bientot un camarade de jeu et qu'il fallait que je me montre grand, pour prouver quer je serai un excellent grand frère ^-^. Il a ajouté en rigolant "tu as la taille, il ne manque plus que la tête" >_<.

Qu'est-ce qu'elle est belle ma mère quand même ^-^. Bon elle a l'air un peu fatiguée et du coup elle a un peu forcé sur la poudre d eriz mais c'est quand même la plus belle ^-^. Si y'avait pas eu Xiao et papa je l'aurai épousé ^-^.

Comme le voyage l'a beaucoup fatiguée, c'est moi qui vais dans sa chambre pour mon calin du soir. Quand j'arrive devant sa porte, j'entends la voix de Babu mais je ne comrpend pas ce qui se dit. Alors que j'allais frappé, la prote s'ouvre et je me retrouve nez à nez avec mon serviteur.

Luo> Jeune maître! Vous m'avez fait peur. je souhaitais une bonne nuit à votre mère.

Il est rigolo quand il est tout rouge ^o^.

Moi> Moi aussi ^-^. Tu me racontes une histoire ce soir hein?

Il acquiesce et se sauve dans le copuloir pendant que j'entre souhaiter une bonne nuit à la plus belle femme du moooonde ^o^.

[Le lendemain]

Moi> NON!!!
Luo> Jeune maître...
Moi> Non! Non! Et non ! Je ne veux pas aller voir le spi! >_<
Luo> Mais c'est pour être certain que vous alliez bien...
Moi> Mais il est tout moche T_T

Devant les yeux de chat mouillé encore mieux fait que les miens de Babu, je cède et me laisse traîner dans la petite pièce. Le spi arrive et s'asseoit sur le fauteuil en face du mien. Tigrounet est couché à mes pieds et le toise d'un oeil mauvais.

Psy>Alros Yasu, comemnt vas-tu aujourd'hui?
Moi> Bah très bien et vous? ^^
Psy> Oh je vais bien aussi. Mais dis moi. Tu as disparu hier matin? Tu jouais?

Je me tortille sur mon siège et Banga parle d'une voix calme.

Bengalir> Yasu, répète après moi. Je me suis réveillé très tôt.
Moi> Je me suis réveillé très tôt...
Bengalir> Et j'ai eu envie de faire une farce.
Moi> Et j'ai eu envie de faire une farce...
Bengalir> Alors je me suis caché dans le grenier.
Moi> Alors je me suis caché dans le grenier.

Le spi me regarde, dubitatif, et note tout ça dans son carnet.

Psy> Luo et ta maman m'ont dit que tu avais dit être aller sur un monde qui s'appelait Ataraxia...
Bengalir> Oui je me suis endormit et j'ai rêvé d'un monde bizarre.
Moi> Oui je me suis endormi et j'ai rêvé d'un monde bizarre ^-^.
Bengalir> Mais je me souviens plus trop.
Moi> Mais je me souveins plus trop...

Je tortille une mèche de cheveux autour de mon index et le au bout d'une demi-heure à se regarder dans le blanc des yeux, il me relâche enfin.

De nouveau dans ma chambre, je m'effondre sur mon lit. Banga vient s'allonger à côté de moi.

Moi> POurquoi tu m'a sfait dire ça?

Il me lèche le front.

Bengalir> Pour ne pas que tu ais de problèmes...

Il pousse vers moi une peluche et je ne tarde pas à m'endormir. Passer d'un monde à l'autre c'est vraiment épuisant T_T.

[Le soir]

Nous avons un invité ^-^. Babu m'a fait tout beau et nous sommes actuellement dans le eptit salon occidental en traind e discuter. Maman n'a pas l'air très contente pourtant.

[POV Bengalir]

Je n'aime pas ça. Je n'ai jamais beaucoup aimé l'aristocratie, même si j'ai l'allure d'un roi, et là ça ne s'arrange pas. Il faut dire qu'il y a deux ans, je ne m'attendais pas à ce que mon Voyageur se réveille dans cet état. Mais depuis je m'y suis attaché et j'ai peur de ce qui pourrait lui arriver.

Mais je le fait quand même. Je regarde le koala badigeonner les yeux et la gorge de Yasu d'une pâte noire. Son Voyageur pendant ce temps applique sa main sur le crâne de mon petit maître.

Doly: C'est fait. Quand il se réveillera il aura totu oublier.
Moi> Merci.

Il prend son élan et saute habilement du lit sur l'épaule de l'asiatique.

Akira> Pardonnez moi mais... C'est quoi ce machin noir?

Le koala rest eun instant silencieux puis réponds d'une voix neutre.

Doly> Une potion d'Oubli.

L'humain va pour poser une autre question mais son gardien lui tire l'oreille et l'oblige à sortir de la petite chambre. Je m'approche du lit et regarde avec tristesse la substance poisseuse pénétrer lentement la peau de mon petit maître. Pardonne moi Yasu... Tu vas surement me détester d'avoir fait ça.

[Flash Back]

Alros que nous n'en étions qu'aux hors d'oeuvre plus qu'appétissants, j'ai entendu un drôle de bruit dans le couloir. Visiblement la mère de Yasu a aussi l'ouïe fine car elle s'est redressée brusquement en jetant un regard inquiet vers la porte. L'instant d'après elle attrapait son fils par le col au même moment où je m'apprêtait à le faire et s'est enfuie en courant par une porte dérobée, plantant là son invité qui poussa un cri d'agonie alors que le battant se refermait derrière nous. Il y eut des coups d efeu ainsi que des cris. Pas de doute, nous étions attaqués. Nous avons déboulé dans un petit garage. Luo s'est précipité vers nous en boitant, la jambe en sang.

Mais au moment où le chinois réussissait à forcer la serrure d'un 4x4, une horde d'hommes encagoulés nous as encerclé, des mitraillettes braquées sur nous venant de tout les côtés. Il y a eu un instant comme suspendu et Yasu s'est soudain raidit à mon côté. J'ai tourné la tête vers lui et il a craché une salive violette sur le groupe armé. L'homme qui fut touché s'est jeté au sol en hurlant d edouleur avant d'être pris de convulsions.

-Yasu la voiture!

J'ai hurlé. Mais il n'y a que Luo qui a pu y pénétrer. Les hommes avaient donné l'assaut et dans un cri, notre mère lui a ordonné de sauver sa vie et de les venger. Comme il hésitait, elle a refermé violemment la portière alors qu'elle récupérait l'arme de l'homme dont elle venait de tordre le cou. De mon côté je n'étais pas en reste. Sous les rafales de la mitraillette volée, je plantait mes crocs dans les corps qui vivaient toujours. Les mains de Yasu étaient couvertes de sang mais aussi de bleu, de vert et de noir. Des poisons tous plus mortels les uns que les autres. Pendant un court instant, nos regards se sont croisés et j'ai vu que le Yasu d'Ataraxia était de retour.

Dans un synchronisme effrayant, son cristal s'est mis à luire pendant qu'un cri mélant rage, fureur et peur s'arrachait de la gorge de la mère et du fils. Dans notre horreur la plus totale, Yasu et moi étions renvoyés sur Ataraxia pendant que notre mère se faisait éventrer et que son enfant encore vivant était jeté violemment au sol, poussant son premier et dernier cri.

[Fin du Flashback]

Quand nous sommes revenus, j'ai été obligé d'assomer mon maître. Il était dans une telle fureur qu'il s'était jeté sur la première personne qu'il avait vu.

Et finalement j'ai demandé au koala s'il avait moyen de soigner un esprit brisé. Il a opiné du chef et a concoté cette potion.

Je répugne a quitter cette pièce pour assister au conseil mais je dois le faire. Notre mère était une femme influente en Asie. Beaucoup trop pour qu'on ose s'attaquer à elle de façon aussi barbare. Et j'ai pu entrapercevoir qu'après cet acte horrible, ces monstres refermaient soigneusement son ventre mutilé. Et j'ai bien vu sur leurs épaules ce renard stylisé comme sur le tissu...

*************************************************************

*sens les regards meurtirers ^^"*
*cours se cacher*

je suis désoléééée ^^" voilà le post affreux et un peu "coup de force" est pour moi ^^'

petite note d'explication, si Bengalir dit "notre mère" c'est parce qu'il la considère un peu comme sa mère depuis totu ce temsp (et puis surtout parce que dire tout le temps "la mère de Yasu" ça fait un peu lourd ^^")

en espérant que vous ne me détesterez pas trop après lecture ^^"

LN: concernant les raisons de ce "coup de force" je t'en parlerais par mp si ça t'intéresse pour plus tard :p
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Ershin

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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptySam 14 Jan 2006 - 1:57

« Franchement Motoko, ça me gêne...
-Qu'est ce qui peut bien te gêner Sora-kun ? Je suis ta soeur après tout.
-Justement ! Je vois pas pourquoi tu te sens forcée de m'accompagner!
-Je te l'ai déjà dit cent fois frangin. Je sors aussi ce soir, c'est sur ma route voilà tout.
-C'est ça, tu crois vraiment que je vais avaler un truc aussi gros?
-Mais c'est la vérité. Et puis je dirai bonjour à Shin-chan en passant.
-Bah voyons... »

Le cadet Somôtaro grinça des dents. De toutes façons sa soeur adorait le faire tourner en bourrique. Elle avait tenu à l'accompagner jusqu'à la maison d'Ershin. Et bien entendu, elle ne manquait pas de placer quelques commentaires salaces et autres sous-entendus.

C'est pourquoi Sora fut particulièrement soulagé de voir apparaître le toit de la propriété Tsukasa. C'était une grande et belle maison. Sora savait que le père d'Ershin travaillait pour le gouvernement. Il ne savait pas exactement quel boulot il y faisait, mais pour avoir une telle maison, le poste devait être haut placé.

Le frère et la soeur sonnèrent à la porte et attendirent. Ils avaient opté d'un commun accord pour la porte principale, celle de la « chambre » de leur amie n'ayant jamais donné de résultat probant à leurs démarches antérieures.

La porte s'ouvrit sur une Ershin resplendissante. La jeune femme avait opté pour une robe bleue nuit traditionnelle qui lui allait à merveille. Bien sûr, il faudrait un jour qu'elle découvre le maquillage et qu'elle sourit mais l'ensemble était tout de même plus que convaincant.

« Salut Shin-chan! S'écria Motoko. Je sors aussi alors j'ai fait la route avec mon frère. Ça ne te dérange pas? Ferme la bouche Sora ...
-Bonjour Motoko ... Sora ... Qu'est ce qu'il y a ? C'est la robe c'est ça? Elle ne me va pas?
-Au contraire Shin-chan, au contraire. »

La nuit commençait à tomber quand le trio atteignit la rue piétonne. Avant de partir, Motoko attira Ershin un peu à l'écart.
« Voilà Shin-chan, je voulais juste te dire que... Sora est peut-être mon frère mais il reste avant tout un garçon, alors il essaiera peut-être de te forcer la main. Ne te laisse pas faire si ça arrive d'accords?
-Voyons Motoko, Sora n'est pas de ce genre là.
-On sait jamais. Alors je veux que tu saches que tu as mon autorisation pour le remettre dans le droit chemin OK? »

La jeune femme fit un clin d'oeil à son amie et s'en alla en leur adressant un immense sourire et de grands signes de mains.


« Alors, quel est le programme maintenant ? »

Ershin lança un regard étonné à Romilly. Elle ne s'attendait pas à ce que la jeune fille s'accroche encore à elle. Un étonnement partagé par son familier qui n'était pas particulièrement de bonne humeur après une marche inutile de quarante kilomètres. Et cela même si il l'avait effectuée en grande partie sur les épaules de sa maîtresse, c'était le principe qui l'énervait.

« Comment ça quel est le programme? Cracha la martre.
-Et bien oui, rétorqua Romilly. Qu'est ce qu'on va faire de notre côté en attendant le retour des autres?
-Mais on s'en fiche des autres!
-Tu veux dire que vous n'avez rien de prévu Ershin et toi?
-Bien sûr que si! Mais qu'est ce qui peut bien te faire penser que tu es incluses dans nos projets?
-Parce que nous somme amis! » S'exclama la jeune femme avec un immense sourire.

Yago en resta muet. Puis il eut un petit reniflement hautain et en deux bonds, rejoignit son perchoir habituel où il s'enroula autour du coup de sa protégée.

« Encore moins de jugeote que son pigeon marmonna-t-il en fourrant son museau entre ses poils. Je te laisse décider jeune fille, moi j'abandonne, j' suis trop vieux pour ce genre de bêtises.
-Alors? Demanda Romilly.
-Eh bien... Je n'y ai pas encore réfléchi fit Ershin que la démission de son familier avait quelque peu déstabilisée.
-Si vous n'avez rien de prévue mesdemoiselles, permettez-moi de vous inviter à dîner. »

Les jeunes femmes se retournèrent vers un grand homme brun aux yeux marrons élégamment habillé. C'était lui qui les avait rejoint en cours de route.

« Yago, gémit Ershin. »

La martre leva la tête hors de son pelage

« Et merde, voilà l'autre plouc qui se ramène. Journée pourrie...
-Qu'est ce qu'on fait Ershin? Demanda Romilly. Moi il m'inspire pas confiance.
-Bof, fit Yago en replongeant la tête hors du monde. Tant que son lézard se la boucle moi ça me va.
-Ershin? Insista Romilly.
-On a qu'à y aller répondit la voix de la martre étouffée par la distance et les poils. Parce que bouffer à l'oeil c'est pas donné tous les jours.
-Allons y alors » acquiesça Ershin.


« Tu as bien aimé?
-Oui, le restaurant était très bon.
-Qu'est-ce que tu veux faire maintenant Ershin?
-Je... Je ne sais pas. Qu'est ce qu'on fait habituellement dans ce genre de soirée?
-J'ai bien une idée... Allez, soyons fous! Viens!
-Où?
-Tu verras! »

Sora prit la jeune fille par la main et se mit à courir. Ershin n'avait jamais été l'une des meilleurs en sport, et courir avec des talons, c'était un tour de force.

Alors qu'elle tentait vainement de conserver son équilibre, elle jeta un coup d'oeil à son environnement qui défilait à toute allure. Elle ne put apercevoir que de rares enseignes indistinctes. Des enseignes d'hôtels.

Les mots de Motoko lui revinrent en mémoire : « Sora est peut-être mon frère mais il reste avant tout un garçon, alors il essaiera peut-être de te forcer la main. »

« Vas y, entre là ! »

Ershin devina les contours d'une pièce minuscule. Sora entra avec un grand sourire.


« Alors comme ça, vous venez du Japon? C'est un pays superbe, j'y suis déjà allé plusieurs fois et... »
Ershin posa un regard mélancolique sur les alentours. Le restaurant était italien, et à peut prêt vide. C'était un bon établissement, le service était à la hauteur et l'addition devait sans doute aussi être à la même mesure. Yago lui, s'empiffrait d' amuse-gueules tandis que Preciosa le toisait de l'air hautain de celui qui a de l'éducation au milieu des malpolis. Quant à Romilly, elle supportait de plus en plus mal d'être reléguée au plan des détails.

Ershin la comprenait, elle aurait préféré ne pas être au centre de l'attention de Leonardo et de King. Elle n'aimait pas trop les serpents, surtout un cobra de cette taille. Heureusement, ce dernier n'appréciait guère les remarques de son humain et les tours de forces qu'il enchaînait avec Yago. Tous deux habitués à avoir le dernier mot et n'arrivant pas vraiment à se départager de façon claire, les deux familiers avaient opté d'un commun accord pour l'indifférence, chacun ignorant l'autre avec une maîtrise magistrale qui forçait l'admiration.

« Excusez moi, lâcha soudain Romilly d'un ton glacial, mais je vais me rafraîchir. »

La jeune femme se leva et quitta la table au grand désespoir d'Ershin qui la considérait comme son dernier soutien depuis le désistement de son familier.

« Et donc, vous êtes ici depuis quatre ans c'est ça?
-Euh... Oui.
-Qu'est ce que vous faîtes? Comme métier je veux dire...
-En quoi ça te regarde ? Tu te montes des fiches de ventes par correspondance ? »

Yago venait de lever le museau de son bol et lançait un regard assassin à Leo. Celui-ci encaissa dignement.

« Et vous avez un familier magnifique, tout à votre image.
-Une connerie de belette maugréa le cobra des profondeurs de sa manche.
-Il veut quoi le lombric ?
-Voyons King fit Leonardo avec un sourire. Ce n'est pas une belette.
-Ouep, j' suis une martre !
-Hum, permettez moi d'émettre quelques réserves à ce sujet. La couleur de votre pelage, votre port altier... il me semble que vous êtes plutôt une Zibeline, où Martre d'Asie. Le mustélidé le plus rare et à la fourrure la plus recherchée à travers le monde. »

Yago se disait imperméable à toute forme de flatterie mais Leo lui passait d'un coup la production entière d'un pays de pommade dans le dos, et avec une dextérité toute professionnelle.

« Ça fait plaisir de voir qu'il existe encore des gens qui ont de la culture, se rengorgea le familier avec un petit sourire. »


Sora passa son bras derrière l'épaule de la jeune fille tétanisée. Il approcha son visage et souffla:
« Sourit! »
Il y eut un flash, puis un deuxième, puis un troisième, et encore d'autres.

Le couple sortit du photomaton. Sora récupéra les photos et sépara le lot en deux avant d'en tendre un à sa compagne.

« Désolé s'excusa-t-il. Je sais que c'est puéril mais j'adore ça.
-Sora ...
-Oui?
-On peut en faire d'autres? Celles-ci sont ratées. »


Le trio marchait dans la rue. Leonardo avait voulu prendre la tête mais comme Ershin ne le suivait pas, il était bien forcé de reste derrière...

La jeune fille suivait un chemin qu'elle avait emprunté pas mal de fois. Elle serpentait dans les petites ruelles, tournant parfois dans un espace entre deux maisons où dans des failles de murs qui se révélaient soudain être des cours où des venelles. Ils étaient dans le vieux centre de la Citadelle. Le centre historique de la ville se révélait être un vrai dédale où, si on prenait la bonne ruelle, on pouvait obtenir tout ce que l'on cherchait, même si c'était dangereux où illégal. Surtout si s'était dangereux où illégal.

Ershin s'arrêta soudain. Regarda un instant autour d'elle et pénétra dans une petite masure. Dans l'entrée, il y avait un vieux bureau et derrière le bureau, un homme grand et sec, un coup de couteau l'avait privé de son oeil droit et sa balafre étendait son sourire de coin avec une asymétrie des plus déplaisantes. Son corbeau familier se posa sur son épaule avec un croassement sinistre.

« Yosh Ershin! C'est pour un dépôt ?
-Pas cette fois-ci.
-Oh... Tu viens pour un retrait?
-Oui.
-Tu prends quoi?
-Tout.
-Tout? Tu n'es plus satisfait de mes services? Tu le sais bien pourtant, le vieux Léon, c'est le meilleurs, il pose pas de question, il fait pas remplir de paperasse comme les banques. Et puis les banques, ça se fait braquer. Personne ne braque le vieux Léon.
-Je sais. C'est juste que j'ai besoin de récupérer ce que j'ai mis ici.
-Pas de probs. Je vais te chercher tout ça »

L'homme disparut quelques minutes avant de remonter avec un long paquet et une petite caisse de métal. Ershin lui tendit une clé qui ouvrit le coffret. Elle y récupéra un vieux carnet de cuir usé, quelques papiers, une bonne dizaine de cartes de crédits qu'elle rangea un peu partout sur elle, une liasse de billet. Elle ajusta le long paquet sur ses épaules, remercia le patron et sortit.

Arrivés dehors, la jeune femme leva les yeux aux ciel, inspira profondément et ce tourna vers ses compagnons.

« Et bien... Je crois que nos routes se séparent ici.
-Comment ça? Demanda Romilly
-Et bien... Je pars de mon côté, seule.
-Tu ne veux pas qu'on t'aide à chercher des informations?
-En fait, intervint Leonardo. Je pense qu'Ershin ne va pas chercher d'informations. Je pense plus tôt qu'elle va fuir.
-Mais non, Ershin ne ferait jamais ça, n'est ce pas Ershin? »

L'albinos ne répondit pas. Elle fixa un instant Romilly dans les yeux. Puis elle eut une réaction étrange, elle éclata de rire. C'était la première fois que Romilly entendait la jeune femme rire et curieusement, le rire d'Ershin n'était pas un beau rire. Il n'était pas grinçant non, mais il n'était pas chaleureux non plus. C'était un rire neutre, qui faisait un peu synthétique.

« Bien sûr que si que je m'en vais! Qu'est-ce que tu crois? Que les princes ont besoin de nous? Ils nous utilisent comme de simples pions, et j'ai horreur d'être utilisée!
-Mais... Les autres...
-Mais je m'en contre fiche des autres! J'ai autre chose à faire que de risquer ma peau pour rien. Je me tire et je reprends ma route! Pas besoin d'attendre que les autres abrutis reviennent.
-Mais... Ma soeur... Je... Tu es si... Égoïste! Je n'aurais jamais cru ça de toi!
-Et bien il est temps que tu grandisses un peu et que tu ouvres les yeux. Le monde n'est pas blanc et noir! Tout le monde est égoïste! Vraiment! Qui se soucie des autres? J'ai une vie à vivre ici et je ne compte pas traîner de boulets! »

Romilly renifla. Elle regarda un instant Ershin, puis d'un mouvement rageur, lui colla une claque. Le coup sembla tétaniser la jeune asiatique. Elle porta lentement sa main à sa joue meurtrie. C'est le moment que choisit Yago pour se réveiller.

En grande habituée, la martre détecta tout de suite le danger.

« Ershin! Non! S'écria-t-il. »

Mais son humaine ne l'écoutait pas, les pupilles rétractées, elle fixait Romilly qui continuait à lui crier dessus. Il y eut comme une onde de chaleur. Une rune serpentine se dessina au-dessus de la jeune fille blonde, et soudain, le bruit de ses vociférations disparut.

Voyant qu'il ne tirerait rien de son humaine, Yago se précipita sur Leonardo.
« Fait quelque chose crétin! Ou elle va la tuer.
-De quoi tu parles ? Demanda le jeune homme.
-C'est un sceau d'air triple idiot! Elle va étouffer! »

En effet, Romilly était déjà à genou, la main sur la gorge.

« Agis andouille! J'en sais rien moi! Frappe là! »

L'homme s'exécuta alors que Yago se jetait sur son humaine. Déstabilisée par le choc, Ershin ne put maintenir son sort. Yago lui, ce mit devant elle, lui lançant un drôle de regard. Finalement calmée, la jeune femme jeta un coup d'oeil sur la forme évanouie de son amie.

Elle haussa les épaule et se retourna.

« Où allez vous? L'interrogea Leo.
-Je n'en sais trop rien, mais je m'en vais.
-Vous l'abandonnez ici?
-Ça vaut mieux pour elle. Moi j'ai autre chose à faire que jouer au boy scout.
-Alors pourquoi êtes vous avec elle ?
-Concours de circonstances, et j'ai eut une offre que je ne pouvais pas refuser. J'y vais, ne me suivez pas.
-Trop tard gamine, intervint Yago. Mate un peu la corniche. »

La jeune femme leva les yeux vers l'endroit indiqué par son familier. Une chouette blanche les observait de ses grands yeux.

« Elle nous lâchera pas siffla Yago. Tu sais ce que ça veut dire?
-Oui petit maître. »

Ershin sortit brusquement son arme et fit feu en direction du volatile qui disparut dans le ciel en lançant un hululement désapprobateur. La jeune fille rengaina son arme et s'assit à même le sol. Elle resta silencieuse quelques instants puis se releva.

« Je suppose que je n'ai pas le choix. Monsieur Wing, voulez-vous bien porter Romilly s'il-vous-plaît?
-Je ne fais pas un geste avant de savoir ce que vous comptez faire.
-Trouver des informations. Enfin déjà, on va aller au calme. »


Dernière édition par le Sam 14 Jan 2006 - 11:30, édité 1 fois
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Ershin

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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptySam 14 Jan 2006 - 1:57

Les deux jeunes gens marchaient dans la rue. Ils avaient finalement opté pour une petite ballade nocturne. Ils ne se disaient pas grand chose mais ça ne les dérangeait ni l'un ni l'autre.
Soudain, la jeune fille avisa quelque chose à l'autre bout de la rue, et elle tira son compagnon dans l'ombre d'une ruelle adjacente.
« Qu'est-ce qu'il y a Ershin?
-Chut, regarde là bas, près de la joaillerie. »
Sora obtempéra. Il remarqua bien vite se que son amie voulait lui montrer. C'était sa soeur. Elle était accompagnée par un home que Sora ne connaissait pas. De loin, il n'était pas bien sûr mais il était persuadé de l'avoir déjà vu quelque part...
« C'est Mo-chan et son fameux petit ami secret. Tu viens? Je rêve d'aller la voir pour qu'elle nous présente.
-Je... Je ne pense pas que ça soit une bonne idée.
-Pourquoi? Tu le connais ce type?
-Oui.
-C'est qui?
-...
-Allez, dis moi.
-Je ne pense pas que ce soit à moi de faire ce genre d'annonce.
-Bon, OK, tu ne veux rien me dire. C'est pas grave, je comprends. Et on fait quoi?
-On attend qu'ils s'en aillent. »

L'attente ne fut pas longue et ils repartirent peu après. Ils finirent par atteindre le parc. Soudain, Sora sentit quelque chose se glisser dans sa main. C'était la paume d'Ershin. Le jeune homme se tourna vers son amie souriante.
« Qu'est ce que tu fais Ershin?
-Eh bien... Disons que je te force la main. »


Leo jetait de petits regards aux alentours. Il n'était pas vraiment inquiet mais l'endroit ne lui disait rien qui vaille. Le bar était propre, le barman doué et la musique dans l'ensemble agréable mais malgré la lumière tamisée, il pouvait voir les gorilles du coins, tous outrageusement musclés. Ils avaient laissé Romilly se reposer dans la chambre d'Ershin. Quant à la jeune asiatique, elle discutait âprement avec un dénommé Vector, apparemment le propriétaire.

Leo, pour sa part, attendait au bar sous les consignes d'Ershin. Ça ne lui plaisait pas beaucoup, mais ici, il n'y avait qu'elle qui apparemment ne risquait pas de finir en bretzels au moindre écart de conduite. Le grand échalas noir qui gérait cet endroit ne lui inspirait pas confiance, et c'était un type dangereux. Il s'étonnait de constater qu'Ershin le connaissait apparemment très bien. Lui aussi le connaissait, enfin de nom, Vector était une figure très importante de la pègre locale.

La jeune fille finit par revenir. Elle s'était mordue la lèvre si fort que du sang coulait sur son menton. Quand à sa martre, elle tirait une tête d'enterrement.

« Alors? Demanda Leo.
-Alors? Et ben on a négocié l'informa Yago d'un ton aigre. Il sait pas grand chose, deux trois rumeurs sur des disparition, des propriétés de sociétés bidons qui sont de véritable zones de quarantaines, il sait pas où. Sinon, il a quelque chose à nous montrer. Il bosse avec eux, même si le contact est uniquement téléphonique.
-Il est bien généreux. Vous l'avez payés combien?
-Ça, ça ne te regarde pas cracha la martre visiblement contrariée.
-Vous venez? Leur cria Vector du fond de la pièce »

Ils suivirent le bandit dans son arrière boutique. Vector s'approcha d'un grand tas recouvert par une bâche qu'il tira brusquement.

« Et ben merde alors jura Leo. »

Devant eux s'empilait des containers de verre remplis d'un drôle de liquide verdâtre, et, flottant dans ce liquide, on pouvait apercevoir ici un rein, ici une colonne vertébrale, là encore un oeil.

« Voilà, à peut prêt tout les mois, ils me réclame l'équivalent d'un type en pièces détachées. Me demandez pas ce qu'ils en font, j'en sais que dalle, p'têt même qu'ils les bouffent. Je dois juste les laisser dans un entrepôt. »

Leo regarda sa compagne

« Et qu'est ce qu'on fait maintenant?
-D'abord, je paye Vector, ça devrait me prendre deux ou trois heures pas plus. Ensuite, on va chercher d'autres renseignements chez une autre connaissance. Vous, restez ici avec Romilly, le temps que je fasse ce que j'ai à faire.
-Vous allez le payer et vous revenez, c'est bien ça?
-T'es vraiment sourd ou tu le fais exprès? Intervint Yago. On fait comme on a dit. Reste avec la blondinette et son piaf! On est de retour bientôt »

« J'espère » ajouta-t-il en son fort intérieur.


Dernière édition par le Sam 14 Jan 2006 - 11:31, édité 1 fois
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Leonardo

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MessageSujet: Re: Chapitre 4 : Solaris   Chapitre 4 : Solaris EmptySam 14 Jan 2006 - 5:06

Je me faufile derrière le professeur Cooper quand ce pourri entre dans la pièce, il se dirige aussitôt vers le lit et soulève le drap avec avidité.

- le moment de te soulager est venu ma chér … mais que …

Evidemment, il fait une tête étonnée en voyant le mannequin de chiffons qui a remplacé Alessia.

- surtout le moment de me soulager sur vos os, salopard.

Il se retourne et blêmit en me voyant.

- que … que se passe-t-il ici ?

Je fais craquer mes phalanges : vous ne le savez pas mais Alessia a sombré dans le coma, elle est à présent libre. Non seulement, vous ne l’initierez pas à votre débauche sexuelle, mais en plus je vais vous tuer.

- qu … quoi ? Vous ne pouvez pas !

Je souris : bien sur que je peux. Ce sera une chute dans les escaliers. Une chute mortelle donc.

Il recule et heurte le mur : à l’aide, à m …

Je suis déjà sur lui, et lui saisis violemment la tête que je coince dans le même mouvement entre mon flanc et mon bras gauche, il se débat, il supplie en vain.

- vos victimes aussi suppliaient, charogne.

Je lui brise les vertèbres une à une. Il hurle. Des larmes coulent de mes yeux, pas pour lui bien sur.

- même si je dois en mourir, jamais plus je n’accepterai la moindre injustice, jamais plus !

Pour finir, je lui brise les cervicales et il tombe raide mort.

Au tour de Drieux à présent.


Je n’aime pas cet endroit. Je le déteste. Ershin a l’air beaucoup trop habituée à ces lieux, et ce Vector à qui elle parle a l’air d’être la plus immonde des vermines, et je me trompe rarement. Je connais Ershin depuis peu, oui elle est japonaise et elle me plait, mais surtout je perçois sa force, sa faiblesse. Avant qu’on se rencontre, elle a du traverser bien des crises, mais je n’étais pas auprès d’elle, et on ne peut défaire ce qui a eu lieu. Maintenant je suis là, il n’est pas question que je la laisse souffrir. Si ce Vector demande un paiement en nature, je le tue, je tue ses gorilles et je saccage cet endroit. Ce genre d’individu doit avoir tant de sang sur les mains que les princes m’approuveront, et qu’importe s’ils me condamnent.

La jeune fille finit par revenir. Elle s'était mordue la lèvre si fort que du sang coule sur son menton. Quant à sa martre, elle tire une tête d'enterrement. Je le savais. Il est mort. Je garde mon sang-froid, du moins j’essaie.

- alors ?

- alors? Et ben on a négocié, m'informe Yago d'un ton aigre. Il sait pas grand chose, deux trois rumeurs sur des disparition, des propriétés de sociétés bidons qui sont de véritable zones de quarantaines, il sait pas où. Sinon, il a quelque chose à nous montrer. Il bosse avec eux, même si le contact est uniquement téléphonique.

- il est bien généreux. Vous l'avez payé combien ?

- ça, ça ne te regarde pas cracha la martre visiblement contrariée.

- vous venez ?

Nous crie Vector du fond de la pièce. Je vais le tuer.

Nous suivons le maffieux dans son arrière boutique. Vector s'approche d'un grand tas recouvert par une bâche qu'il tire brusquement.

- Et ben merde alors !

Devant nous s'empilent des containers de verre remplis d'un drôle de liquide verdâtre, et, flottant dans ce liquide, on peut apercevoir ici un rein, ici une colonne vertébrale, là encore un oeil.

- voilà, à peut près tout les mois, ils me réclament l'équivalent d'un type en pièces détachées. Me demandez pas ce qu'ils en font, j'en sais que dalle, p'têt même qu'ils les bouffent. Je dois juste les laisser dans un entrepôt.

Je regarde ma compagne, moi je sais ce que je vais faire, mais elle ne le sait pas. Pas encore.

- et qu'est ce qu'on fait maintenant ?

- d'abord, je paye Vector, ça devrait me prendre deux ou trois heures pas plus. Ensuite, on va chercher d'autres renseignements chez une autre connaissance. Vous, restez ici avec Romilly, le temps que je fasse ce que j'ai à faire.

Elle dit ça avec une telle froideur … je réponds quelque chose, puis je pense autre chose, mais en fait je suis déjà à ce que je vais faire maintenant. Puis King parle, et achève de me mettre dans une colère totale.

- tu comprends pas ? Elle va se faire tronchée par le noir. Je la vois déjà serrer les dents en attendant que ça passe.

- King !

Mon gardien se recroqueville sur lui-même en croisant mon regard, même Ershin recule d’un pas sous la surprise.

- qu’est-ce qui se passe ? Ha, vous voulez mater ? Je veux bien mais c’est pay …

C’est Vector qui est revenu, toujours seul, il ne doute de rien, mai ça n’aurait rien changé. Je l’interromps en l’attirant à moi d’une forte poussée télékinétique dans son dos, puis je l’agrippe violemment au cou d’une seule main. Ses pieds effleurent le sol tant ma poigne est forte, et il se débat en vain, ne pouvant articuler que quelques faibles sons. De leur coté, Ershin et son gardien en sont muets de stupeur. Pour Yago, c’est un exploit de le garder silencieux. Je parle d’une voix froide comme l’acier :

- si vous touchez à Ershin ou que vous rapportez cette conversation, je vous fais manger votre bulletin de naissance. Ce n'est pas une menace, c'est une promesse. De mon coté, je ne me vanterai pas d’avoir fait ça.

Sur ce, je l'assomme d'un direct en plein visage, et il s’affale contre un mur.

- vous mériteriez bien pire.

J’ai senti la présence d’un puissant gardien, j’ai vu l’ombre d’un autre serpent. C’est certainement le gardien de Vector. Pour des raisons connues de lui seul, il ne m'a pas attaqué mais il l'aurait probablement fait si j'avais vraiment tenté de tuer le maffieux. Je saisis aussitôt Ershin par le bras et nous quittons rapidement ce lieu abject.

- tu allais accepter de coucher avec cette ordure, j'espère qu'un jour tu me confieras pourquoi tu te serais rabaissée à ça. En attendant ce jour, nous nous trouverons une autre source d’informations, mais je ne laisserai personne te souiller.

Ershin ne répond pas ...

Nous montons chercher Romilly qui se réveille et ne comprend pas pourquoi nous partons aussi vite mais elle nous suit néanmoins. Nous nous éloignons de cette fange sans ennui. Le gardien d'Ershin retrouve alors la parole :

Yago : Ah bah bravo le chevalier servant ! Maintenant on n'est pas dans la merde !

Je me tourne vers lui : tu aurais préféré qu’elle couche avec lui ? Et tu es son gardien ?

King : bah, c’est que du sexe, rien ne dit qu’elle n’aurait pas apprécié, n’est ce pas poulette ?

- King !

- ça va, ça va …

- je t’ai posé une question, Yago.

Il ne répond pas, Romilly semble mal réveillée, et Ershin ne dit rien, n’exprime rien …
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