AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  Connexion  

Partagez | 
 

 Chapitre 3 : Investigation

Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Christiana
Admin
avatar

Nombre de messages : 151
Gardien : Myst (faucon)
Date d'inscription : 13/09/2005

MessageSujet: Chapitre 3 : Investigation   Ven 18 Nov 2005 - 23:01

Note : message en deux parties pour cause de trop grande longueur
--------------------------------------------------------------------------------

- Merveilleux ! Magnifique !!
Cela fait un certain temps déjà que je m'extasie sur cette cité que je n'aurais pas même imaginée dans mes rêves les plus fous. Ici, pas de smog, pas de pollution. On respire un air pur et dénué de toute trace de gaz d'échappement, car ici les voitures ne roulent pas à l'essence. Nos oreilles ne sont pas constamment agressées par le son affreux des moteurs à explosion, ni même par des travaux en cours, car ici tout est fait pour ne pas troubler les habitants de la cité.
Myst m'explique en quelque mots que les travaux de voierie et autres se font de nuit avec des machines silencieuses. J'ai un peu de mal à visualiser un marteau piqueur silencieux mais de voir cet endroit me fait admettre qu'ici tout est possible !
Partout où se porte mon regard, je ne vois qu'une cité en harmonie avec la nature, mais aussi avec ses habitants. Les espaces verts sont nombreux, les rues piétonnes sont décorées avec goût et l'on trouve partout des bancs pour se reposer lors des longues marches. C'est une cité magnifique et entièrement pensée pour procurer à ceux qui la parcourent plaisir et tranquillité.
J'ai vraiment l'impression d'être dans un rêve !
- Christiana, qu'est ce que tu fais encore plantée là à bailler aux corneilles ? Tu ne voulais pas faire quelques courses ?
- Oui, oui, j'arrive.
Myst fait bien de me rappeler à l'ordre, nous sommes à priori en Russie, et même si nous sommes en été en ce moment, il fait relativement frais. Et puis il me faut des vêtements un peu plus convenables que ce jogging. Cela tombe bien, je ne suis pas très loin d'une petite boutique de vêtement dont les mannequins féminins en vitrine sont des plus intéressants du point de vue tenue vestimentaire.

Une heure plus tard, après la visite de quelques boutiques et un léger allègement de mon portefeuille, je déambule dans la cité, vêtue d'un jeans de bonne qualité, d'une ample chemise beige avec des boutons en nacre - détail totalement futile mais cela a le mérite d'être joli - ainsi qu'un sac en bandoulière - en jeans - dans lequel j'ai glissé mon jogging - soigneusement plié - ma sacoche banane contenant mes papiers et mon portefeuille, et enfin un petit sac dans lequel se trouvent quelques gâteries achetées en passant dans une boulangerie pâtisserie.
Il n'y a pas à dire, ça fait du bien de se sentir regardable.

Je passe ensuite un moment à faire du lèche vitrine en ville. Durant ce laps de temps, je croise certains membres de notre groupe de "Voyageurs", tel cet homme vêtu à la mode de je ne sais plus très bien quel siècle et armé d'un appareil photo datant de Mathusalem. Qu'est-ce qu'il fout avec cet appareil photo, en plus =_= Je me demande comment un type habillé de cette manière peut obtenir un job dans un monde comme le nôtre.
Mis à part lui, je croise aussi le gosse à qui j'ai parlé tout à l'heure, Zack Van Giruet. Celui avec la chaussette d'urgence. Il a l'air d'avoir trouvé de quoi s'habiller plus décemment, mais continue de se disputer - qui aime bien châtie bien, j'imagine - avec son crapaud de gardien.
J'aperçois aussi la jeune maghrébine du groupe, qui m'a l'air plutôt en forme et est présentement occupée à vérifier si la nourriture présentée sur les étals est aussi bonne que celle de son pays d'origine. Le chat qui est à ses côtés a l'air de la sermonner mais elle ne l'écoute qu'à moitié, dirait-on. Elle me semble être une jeune fille agréable. Par contre, son style vestimentaire est... remarquable.
Je croise d'autres Voyageurs encore, tous très occupés soit à jouer les touristes, soit à discuter avec leurs familiers ou entre eux.
L'un d'eux est très étrange. On dirait un irakien, à la peau mate et aux cheveux noirs et bouclés, il est très calme mais j'ai l'impression qu'il parle parfois à d'autres créatures que son propre gardien. Il se dégage de lui une odeur d'ether, qui évoque l'hôpital. Du moins, c'est ce que Myst me signale, son odorat de faucon étant bien plus développé que le mien. Sentant mon regard posé sur lui, l'homme lève les yeux dans ma direction. Des yeux marrons dans lequels brille une lueur étrange. Malice ? Intelligence ? Folie ? Je ne sais, mais je préfère détourner le regard et aller voir ailleurs. Vu que nous avons tous connu un coma, il est parfaitement naturel que certains d'entre nous aient une part de secret...

Qu'importe, il est désormais temps pour moi de récolter quelques informations utiles, comme j'en ai l'usage. J'apostrophe un homme dont la tenue m'évoque un homme de loi - un gardien de la paix... un policier, quoi - et commence à lui poser mes questions.
- Dites, monsieur, pourriez vous me dire où l'on peut rencontrer les princes dans cette ville ?
- Si vous me posez cette question c'est probablement que vous n'êtes pas d'ici, n'est-ce pas ?
- En effet.
Il reste un moment silencieux, s'attendant peut être à ce que je lui dise qui je suis. Puis, face à mon silence, il finit par se décider.
- Eh bien, en cette période de l'année, les princes sont assez occupés, mais si vous vous rendez à la Citadelle, une partie du bâtiment est réservée aux visiteurs. C'est un amphithéâtre, dans lequel on annonce au public les nouvelles dispositions prises par le conseil. Il arrive parfois que les princes en personne s'adressent au public.
- Je croyais que la Citadelle, c'était cette ville ?
- Oui, en effet, la ville s'appelle la Citadelle, mais c'est en l'honneur de la vraie Citadelle. Vous pouvez trouver n'importe où des panneaux indiquant la direction où elle se trouve.
- C'est curieux, je n'aurais jamais imaginé cela pour un bâtiment où, somme toute, doivent se dérouler des réunions très secrètes et où vivent des plénipotentiaires de tous les pays, sans compter les deux princes d'Ataraxia.
- Vous êtes une errante, hein ? En réalité, si la Citadelle est ouverte à tous, c'est parce que personne au monde n'oserait s'en prendre aux princes. On dit qu'ils sont véritablement très forts, au point qu'ils sont invincibles. Leur père a vécu près de cent cinquante ans avant de mourir, et pas de sa mort naturelle, mais de maladie. La famille royale est réputée pour la grande force vitale de ses héritiers.
- Je vois... Hé bien, merci de vos renseignements, ils m'ont été très utiles ^^ J'aimerais bien rencontrer ces princes un jour, ce doit être très enrichissant !
- Je pense aussi. Passez une bonne journée, mademoiselle.
- Vous de même.

Le chien qui accompagne l'homme - son gardien sans doute - pousse un bref aboiement pour me saluer à sa manière, puis signale à l'homme qu'il vient de voir un pickpocket dans la foule. Mon informateur s'éloigne à pas rapides vers l'auteur du litige, et je me retrouve à nouveau seule.

Plus très longtemps, car voilà qu'Hermès, cet individu étrange aux cheveux couleur de neige, se pointe à l'autre bout de la rue, à un endroit où, j'en suis certaine, il n'y avait personne l'instant d'avant.
M'apercevant, il me salue avec courtoisie et sa chouette me fixe de ses yeux ronds.
- Mes hommages, mademoiselle. J'imagine que si vous êtes ici, vos compagnons ne sont guère éloignés ?
- Je pense que vous connaissez très bien la réponse à cette question, monsieur le messager.
Il cille lentement et acquiesce. Je ne me souviens pas de l'avoir vu exprimer une seule émotion depuis que nous l'avons rencontré. Je me demande si, justement, il éprouve quelque chose, là, maintenant ? Toujours est-il que j'aimerais bien le voir sourire, là, maintenant, il aurait l'air beaucoup moins austère et, partant, beaucoup moins impressionnant.
- Effectivement, j'ai croisé un certain nombre de vos compagnons, mais le don d'ubiquité ne fait pas partie de mes capacités, aussi j'aimerais vous demander votre aide.
Le don d'ubiquité ? Je suis sûre qu'avec son pouvoir sur le vent c'est presque comme s'il l'avait, ce don. Peut être même qu'il peut se créer des clones de vent ?
- Je vous écoute...
- Hé bien, pourriez vous indiquer aux prochains que vous croiserez que les princes les attendent à l'amphithéâtre de la Citadelle dans les plus brefs délais ?
- ...
- ...
- ... Ils auraient pu nous téléporter directement là bas au lieu de nous faire passer par la forêt...
- Certes, certes, mais d'un autre côté, certains d'entre vous ont été tirés de leur monde dans des tenues peu protocolaires. Je pense qu'à cette heure tout le monde est prêt.
- D'accord, je vais m'en occuper.
- Grand merci, mademoiselle. A bientôt.

Au moment où il prononce ces mots une sensation bizarre me parcourt tout le corps. Lorsqu'elle s'estompe, lui a disparu aussi vite qu'il était apparu. Décidément, il est vraiment impossible de le voir se déplacer normalement, hein...

Bien, à présent, il s'agit de réunir les autres.

Cela tombe bien, voilà que je croise un groupe assez complet de Voyageurs, a savoir Caïn Hitokiri, qui se dispute avec le type auparavant en caleçon les faveurs d'Arphéis, la jeune femme aveugle, le jeune soigneur - Akira, je crois - et enfin cet homme bizarre qui répond au nom de Sturm. A quelques 500 mètres de là, j'apperçois le policier, Liam, qui est probablement occupé à surveiller ce que fait Sturm.
... Non, tout compte fait, il m'a l'air bien plus occupé à se demander comment la moto qu'il lorgne peut ne faire aucun bruit et avoir plus de puissance qu'une moto de notre monde du même gabarit. Ca me fait bizarre d'imaginer ce type sur un deux roues aussi gros, mais bon, comme je l'ai déjà dit, tous ces comateux sont assez zarb.

Caïn, me voyant arriver, me fait un grand signe du bras.
Caïn : Ah, tu es Antechrista, c'est ça ? Ravi de te revoir !
- Heu, non, Christiana, j'ai du faire un lapsus sans le vouloir, tout à l'heure.
J'allais continuer, quand un sifflement strident me vrille les oreilles et que Mister Caleçon, qui a profité de notre interlude en ville pour s'habiller de façon particulièrement extravagante, se plante devant moi en donnant l'impression de me jauger comme un bout de viande.
Sho : Ca alors ! Que fait une beauté comme vous dans un endroit pareil !!
Arphéis : C'est curieux, j'ai déjà entendu ça quelque part...
Sho : Vous êtes des nôtres ? On vous a déjà dit que vous étiez merveilleusement belle ?
- Pas que je sache, et puis je ne suis pas ici pour me faire draguer, si ça ne te dérange pas =_=
Sho *passe au tutoiement* : Mais non, mais non, ça ne me dérange pas, je ne me lasserai jamais de t'admirer, tu as quelque chose de prévu ce soir ?
Je lève les yeux au ciel, exaspérée.
- BREF, j'allais dire que Hermès, l'homme que nous avons rencontré en arrivant, m'a demandé de prévenir les autres Voyageurs que nous devions nous rendre dans les plus brefs délais à la Citadelle.
Akira : Ah, il était temps, je commençais à m'ennuyer avec ces deux huluberlus.
Caïn : Qui tu traites d'huluberlu, toi >.< T'es jaloux parce que tu n'as pas de succès avec les filles ?
Akira : Rolling Eyes Mais oui, c'est ça...

Tandis qu'ils se disputent, je fais signe au policier là bas qui a détourné son attention de la moto.
- Ohééé, monsieur Coalesco !!
Dolly : C'est marrant, ça fait koala-sco.
Akira : C'est marrant, ça fait au moins dix secondes que tu n'as rien mis dans ta bouche.
Dolly : Crunch... *machouille*
Akira : Cela faisait dix secondes.
Liam arrive sans se presser et lance un regard méfiant à Sturm. Je lui explique en quelques mots ce dont il est question, et il se montre aussitôt très enthousiasmé par la perspective de bientôt rencontrer ces fameux princes.

Nous nous mettons en marche, en suivant les panneaux, ce qui est somme toute le meilleur moyen de trouver notre chemin. Pendant le chemin, nous discutons de choses et d'autres. Personnellement, je discute avec Arphéis qui m'explique que depuis qu'elle a son don elle arrive à voir où sont les gens, ce qui rend sa cécité bien plus supportable. Comme quoi, ces pouvoirs magiques sont vraiment une aubaine pour la plupart d'entre nous...

Sturm *marmonne* : Ce qui serait bien, c'est qu'ils nous apprennent comment passer d'un monde à l'autre.
Liam *méfiant* : Pourquoi donc ?
Sturm : hé bien, vous tenez à vous retrouver ici dès qu'ils nous appelleront, et seulement à ces occasions ?
Liam : Non, non.
Sho : Surtout que la prochaine fois je serait peut être en pleine partie de jambes en l'air et...
Akira : Sho ! >.<
Sturm : Et puis cet endroit me permettrai d'échapper aux poursuites de vos collègues, monsieur Coalesco.
Liam : En somme, vous comptez vous servir de cet endroit comme d'une planque ? Vous comptez aussi trouver vos victimes dans ce monde ?
Sturm : Ce n'est pas dans mon intention. Mais mes intentions et mes actions, parfois, divergent cruellement. J'en suis le premier désolé.
Liam : Je crains de ne pas comprendre.
Caïn : On s'en tape, en ce moment, mon groupe doit se faire un sang d'encre en se demandant où je suis passé T___T Je dois m'occuper de mes Babouins moi !
Zamibaru : T'inquiète, ils se débrouilleront très bien sans toi
Caïn : Ta gueule, con de singe >.< je suis irremplaçable, ils doivent me chercher partout !!
Liam : Des babouins ?
- Caïn est le leader des Baboons, un groupe de Rock américain très connu, ça ne vous dit rien ?
Liam : Vous savez, moi, le rock...

Pendant que nous parlons ainsi, voici enfin la Citadelle qui se profile dans notre champ de vision. Nous voici arrivés à destination...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Christiana
Admin
avatar

Nombre de messages : 151
Gardien : Myst (faucon)
Date d'inscription : 13/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Ven 18 Nov 2005 - 23:03

*** Plus tard, dans l'Amphithéâtre ***

Nous sommes désormais au complet, tous réunis dans l'amphithéâtre de mon rêve d'il y a... une éternité, à mes yeux. A part nous, les Voyageurs, il y a aussi d'autres personnes, des curieux qui sont venus voir à quoi nous ressemblions. Et puis il y a d'autres Errants. Instinctivement, je sais que ces gens sont des Errants, alors que rien ne les différencie des Ataraxiens. Avec stupéfaction, j'assiste entre autres à une scène de retrouvailles entre une Errante et une Voyageuse. Oo Le monde est tout petit en ce moment, dites donc !

Zion, le Voyageur accompagné d'un grand loup noir, entre en dernier dans la pièce et s'assoit près de moi, à l'une des rares places de libres. Peu de temps après, l'estrade de l'amphithéâtre est illuminée par d'enormes spots - ils vont pas pouvoir nous voir ceux qui seront dessus - et des gens arrivent.

Comme je m'en serais doutée, il y a ces deux jeunes gens qui seraient, dit on, les princes d'Ataraxia, et qui ont juste l'air d'excentriques au visage masqué. Chacun d'eux est accompagné d'une jeune fille, et ces deux filles sont de parfaites jumelles, bien qu'elles aient des vêtements très différents.
Mais le plus impressionnant, ce sont les familiers des deux princes. Le blond, Dante, a un tigre blanc d'une taille conséquente à ses côtés, tigre dans les yeux duquel brille une profonde intelligence.
Quant à l'homme brun, il est accompagné d'un loup noir d'une taille telle que celui de Zion parait ridicule à côté. Et ne parlons pas du gardien d'Arphéis ^^" Mais lui c'est un chien loup, pas un loup.
Les deux filles, elles, ont pour gardien un papillon et un singe.
Avec ces quatre là j'apperçois un certain nombre de personnes qui m'ont l'air d'être des responsables hauts placés, probablement les conseillers des princes. Et puis bien sûr, Hermès, en retrait par rapport aux nouveaux arrivants.

C'est Dante qui prend la parole. Son masque blanc ne reflète aucune émotion ni expression, bien entendu, mais sa voix chaude donne l'impression d'un homme bon et généreux. Alors que son frère, lui, ne tient pas en place...
Dante : Salutations à tous, Errants, Voyageurs et simples Ataraxiens. Nous sommes ici en ces lieux pour accueillir les Voyageurs venus de l'autre monde. Mon nom est Dante, et voici Zacharie. Nous sommes les princes d'Ataraxia, venus vous souhaiter la bienvenue.

Il y a des remous dans les gradins et Dante penche la tête de côté, comme s'il écoutait toutes les conversations chuchotées. Son frère lui donne un coup de coude et Dante reprend.

- Vous l'ignorez encore pour la plupart, mais dernièrement, des évènements étranges nous ont poussés à vous faire venir en ces lieux pour nous venir en aide...

Il nous explique en quelques mots ce qui se passe actuellement sur Ataraxia. Il semble que ce monde soit victime de raids de créatures d'outre tombe ou je ne sais quoi. Bref, ils sont face à des attaques d'origine non identifiées qui sont visiblement le fait d'individus dangereux.

...

... Et au lieu d'employer des forces armées qui n'auraient probablement aucun problème à s'occuper du problème, c'est nous qu'ils veulent envoyer à la rescousse de ces villages décimés.
Cherchez l'erreur.

Je ne suis pas la seule à être quelque peu agacée par la situation. Cette histoire ne tient pas debout, nous n'avons rien à faire ici, et je n'ai aucunement l'intention de mourir au service de princes d'un monde qui n'est pas le mien.

Caïn, assis non loin de moi, se lève brusquement.
- Mais qu'est ce qu'on en a à branler de vos problèmes ? Vous avez qu'à envoyer vos armées !!
Zacharie : Qu'est-ce que tu crois qu'on a fait, monsieur "j'ai le feu au cul" ?
Dante : Zach ! (ndla : prononcer Zack, parce que Zacharie se prononce "Zakari")
Zacharie : ... pardon =_=
Dante : Eh bien, monsieur...
Caïn : Hitokiri, Caïn Hitokiri.
Dante : ... Hitokiri, nous avons en effet envoyé quelques forces armées dans certains des villages attaqués. Malheureusement, les habitants de ces villages - les survivants, du moins - n'ont aucun souvenir de ce qui s'est passé. Quant à nos unités qui sont parties à la poursuite des ravisseurs, elles ont été...
Zacharie : ...Décimées.

Il y a de violents remous dans les gradins. Caïn se met à jurer et recommence à invectiver Dante :
Caïn : Et pourquoi ont viendrait se faire trouer la peau à votre place, hein ? Qu'est-ce qui nous force à le faire ? Pourquoi nous on devrait faire ça et risquer la mort alors qu'on est même pas de ce monde ? En quoi ça nous regarde ?
Zacharie : Parce qu'en tant que Voyageurs, vous possédez bien plus de puissance magique que ceux d'ici. Les plus faibles d'entre vous ont dix fois plus de potentiel magique que les Ataraxiens. Quant aux plus puissants, je vous laisse imaginer. Nous avons besoin de vous...
Dante : ... Qui plus est, si vous ne coopérez pas, je doute que vous puissiez rentrez cher vous sans savoir comment.

Silence. Zacharie tourne la tête vers son frère, mais je ne puis voir son expression à cause du masque. A l'instant, la voix de Dante est devenue d'une froideur effarante, lui qui était si plaisant l'instant d'avant. Caïn marmonne dans sa barbe et se rassoit, maté.
A mes côtés, Zion, toujours aussi silencieux, marmonne quelque chose comme "chantage". Je suis d'accord avec lui, ce sont là des méthodes vraiment horribles. Mais ce Dante semble prêt à tout pour obtenir ce qu'il veut et sauver son monde. Peut être est-ce pour ça qu'il n'hésite pas à nous malmener, nous qui ne sommes pas d'Ataraxia.

Nous n'avons pas le choix, nous devons coopérer.

*******************************************

Consignes :
- Racontez ce que vous faisiez en ville quand Hermès est venu vous chercher en ville pour vous demander de venir à la citadelle.
- Donnez votre opinion sur la citadelle, les évènements en cours (voir mes posts précédents et la fin du chapitre 1) et sur la demande des princes.

- Dante et Zacharie vous indiquent un village, Uran, qui se trouve en Roumanie, le premier à avoir été attaqué et décimé. Les Voyageurs, ainsi que les Errants et Ataraxiens volontaires et quelques soldats, sont envoyés par avion jusqu'au village.
Vous découvrez un champ de ruines et de désolation. Vous devrez explorer le village à la recherche d'indices. Il n'y a aucun survivant.

La suite des consignes sera transmise par Ark (à qui il faut que j'envoie un MP) dans une ou deux semaines.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Romilly

avatar

Nombre de messages : 18
Gardien : Preciosa
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Dim 20 Nov 2005 - 7:58

Je continuais à discuter avec Ershin tout en regardant nos familiers se disputer quand les "voyageurs" firent leur entrée... de longs cheveux noirs, des yeux d'un bleu percant, un uniforme semblable au mien... Je me léve d'un bond.

- Nina !

Je me tourne vers Ershin, completement surexitée.

- C'est Nina ! C'est ma soeur ! Preciosa ! C'est Nina !
Preciosa : Oh non, en plus de l'imbecile je vais devoir me coltiner le plumeau ambulant >.<
Yago : C'est qui l'imbecile ?


Je sers Ershin contre moi, presque au bord des larmes.

- Suivez moi tout les trois ! je vais vous présenter !

Je cours plus que je ne marche vers ma soeur qui en me voyant fond presque en larme.

- Nina !
Nina : Grande Soeur ! Tu es là ! Tu es vraiment là !

Elle pleure dans mes bras, je la sers contre moi avec effusion.

- Ne pleure pas, tout va bien. Viens je vais te presenter du monde, et puis tu vas revoir Preciosa !
Nina : ah oui, ton gardien...
Rio : Romy cuiiiiii, tu ne vas pas m'oublier quand même !

Je sers le petit canari contre moi.

- Jamais de la vie mon petit Rio ! Je suis si contente de vous voir tous les deux !

Jes les emmene jusqu'à Ershin et fait les présentations.

- Ershin voici ma soeur Nina, Nina, une amie, Ershin.
Yago : T'as la permission de tes parents pour décretter une telle anerie?
- ah et lui c'est Yago ^^ Adorable non ?
Nina : Charmant, *bas* je pourrais le découper en rondelle et le donner en pature aux loups *sourire sadique*
- Tu ne changeras jamais, tu es trop mignonnes ^^
Ershin : J'ai beaucoup entendu parlé de vous.
Nina : je suis ravie de voir que ma soeur s'est fait des amis durant mon absence.

Elle fait une petite courbette et se tourne à nouveau vers moi.

- Oh ! tu es grande ! Plus grande que moi ^^ c'est un comble !
Yago : c'est pas difficile !
Rio : Quel agressivité cuiiiiiiiii !
Preciosa : Pour une fois nous sommes d'accord !
Yago : le pompom sur patte on t'a rien demandé.
Rio : Cui ! Mais c'est qu'il m'insulte ! Cui ! Non mais dit donc ! Cui !


Nina attrape Rio qui s'appretait à sauter sur Yago.

Nina : ce n'est pas une bonne idée.
Rio, bas : qui parlait de le découper en rondelle cuiii ? >.<

Je prend le bras de Ershin en souriant.

- Je crois que voyager tous ensemble va se reveler des plus interessant ^^
Ershin : Il risque tout de même d'y avoir quelques conflits entre nos gardiens.

Elle dit ça sans soucis apparent, les désignant d'un geste large.

- Ce ne pourra que pimenter un peu tout ça, n'est ce pas petite soeur ?
Nina : Du moment que Rio ne tombe pas en apoplexie.
- Il faudra que tu me racontes tout ce qui s'est passé "là bas"
Nina : Hum... oui... j'espere ne pas avoir à te dire de mauvaises nouvelles.
- Il ne peut en avoir que des bonnes *eternelle optimiste on* Mickael va bien ?

Je dis ça du ton le plus naturel possible.

Nina : oui, c'est le seul qui est encore un peu de raison parmis tout notre entourage, il va souvent te voir à l'hôpital.

Peut être m'aime-t-il encore...

- C'est bien ^^ Tu verras Ershin, ma soeur est quelqu'un de génial, et trés douée avec ça !
Nina : tu exageres peut être un peu...
- Tiens au fait ! Attendez moi là !

*dix minutes plus tard*

- Avant d'aller où que ce soit prend ça, c'est à toi de toute façon.

Elle déroule le linge...

Nina : Mon épée !!!
- Exactement *à Ershin* j'ai toujours cru en son retour ! J'ai bien fait non !

Je ne pourrais pas être plus heureuse qu'en cet instant ! Du moins dans un monde où il n'existe pas.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://site.voila.fr/yusuradreams/index.html
Ershin

avatar

Nombre de messages : 100
Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Dim 20 Nov 2005 - 9:49

« Shin-chan ! »
La jeune femme s’immobilisa. Elle se retourna doucement pour voir accourir Motoko, Hana et Shinobu. Motoko lui faisait de grands signes pour attirer son attention, ce qui n’était pas nécessaire vu le bouquant qu’elle faisait en criant à travers la rue.

Ershin s’arrêta pour attendre ses camarades. Les trois jeunes femmes finirent par la rattraper. Ershin du encore patienter quelques instants qu’elles retrouvent leur souffle.
« Tu rentres chez toi Shin-chan ? Demanda Motoko, haletante.
-Oui. »
Ershin n’était pas bavarde, encore moins quand il y avait du monde autour d’elle et elle fixait ses pieds pour le moment. Soudain la tête de Motoko apparut dans son champ de vision.
« On s’était demandée, les filles et moi, si tu voulais bien nous accompagner au Cybéria ce soir.
-Le Cybéria ?
-Tu ne connais pas ? S’étonna Hana. Tout le monde en parle ! C’est le nouveau café night-club à la mode en ville.
-Excusez-moi. Je ne sors pas beaucoup…
-Jamais tu veux dire ! S’exclama Shinobu. Ce n’est pas en restant cloîtrée à la maison que tu te dégotteras un petit copain intéressant.
-J’ai du travail… commença Ershin.
-A d’autres Shin-chan l’interrompit Motoko. Ca marche pas avec nous ! On sait très bien que tu as déjà fini tous les devoirs possibles et imaginables et qu’en plus tu n’en as pas réellement besoin. Allez ! Ca te fera du bien et demain, on n’a pas cours ! Tu n’as aucune excuse !
-Mais je ne sais même pas où c’est gémit Ershin en désespoir de cause.
-Pas grave fit Shinobu avec un sourire malicieux. On t’indiquera la route. »


« Sale belette !
-Pigeon dégénéré ! T’es sûr que ta mère avait des plumes au moins ?
-Sale putois !
-Stupide volatile ! On dit que les cerveaux des piafs sont de la taille d’une noix, c’est les sur estimer !
-Je suis certainement plus intelligent que toi !
-Quand je serai mort et enterré peut être, mais c’est pas sûr. »

Les deux jeunes filles continuaient leur conversation en jetant de temps à autre un œil à la martre et au faucon. Aucun doute là-dessus, ils s’entendaient à merveille.

« Je te jure ! Elle était jeune mais elle avait les cheveux entièrement blancs ! J’ai vraiment cru que c’était une personne âgée qui avait fait un malaise !
-Y a pas à dire, t’es vraiment trop bête Moto-conne soupira une jeune fille assise derrière elle.
-Des trucs comme ça, ça ne peut arriver qu’à toi Moto-conne ! Renchérit un garçon assit à cheval sur sa chaise.
-Mais-euh ! Vous vous seriez fait avoir aussi !
-Sans doute sans doute, reprit une deuxième jeune femme non loin. »

Motoko se recala sur sa chaise et regarda par la fenêtre, faisant mine de bouder, ce qui provoqua l’hilarité générale. Motoko souri. Elle aimait bien faire rire les gens. C’était une fille simple, même si les autres la considéraient comme simplet. Elle jeta un œil dans la cour. Juste à temps pour voir un bolide jaune débouler à toute allure et se garer au frein à main.
« Tiens, voilà Mademoiselle Mitsato ! Lâcha-t-elle. »

Le remue ménage fut immédiat quand la plupart des individus masculins de la classe se ruèrent à la fenêtre pour mater leur magnifique professeur, lâchant des remarques du style « Qu’elle est belle ! », « Ouah ! Elle a mis une mini-jupe aujourd’hui ! » et autres encore plus imagées mais pas vraiment élévatrices du niveau global.
Pendant ce temps, le corps féminin lâcha un profond soupir basé sur toutes les variantes possibles du « Les mecs ! Il n’y en a pas un pour rattraper l’autre ! »

En tout cas, la classe était parfaitement redevenue calme quand Mademoiselle Mitsato fit son entrée. Elle était brune, possédait un joli petit minois avec des yeux azur et était vêtue d’un petit tailleur jaune canari sans doute choisit une taille en dessous de celle de son propriétaire et qui en moulait les moindres rondeurs. La devise de Mademoiselle Mitsato, et qui s’appliquait aussi à sa philosophie de l’art, était « Quand on est belle, autant en profiter avant d’être moche. » Philosophie à laquelle adhérait la grande majorité de ses élèves, surtout les garçons, qui en étaient de virulents défenseurs.

« Bonjour tout le monde s’exclama joyeusement la professeur. J’ai une bonne nouvelle pour la classe ! Réjouissez-vous les mecs ! Aujourd’hui nous accueillons une nouvelle recrue et elle va faire chavirer les cœurs ! Viens, reprit-elle en s’adressant à quelqu’un dans le couloir. N’ait pas peur, ils ne vont pas te manger ! »

Une frêle silhouette s’avança sur l’estrade. On ne voyait pas bien son visage, car elle regardait ses pieds, mais ce qu’on remarquait immédiatement, c’était ses cheveux d’un blanc pur, légèrement argenté.

« Mesdemoiselles messieurs, je vous demande de faire bon accueil à votre nouvelle camarade de classe. Mademoiselle Tsukasa Ershin.
-C’est elle ! »
La classe se retourna sur Motoko.
« Alors ? J’avais pas raison fit la jeune fille avec un air de défi.
-Bien, je vois que tu connais déjà quelqu’un ici Ershin. Prends la place devant Motoko, en plus il y a une belle vue. »
La jeune fille, le cartable devant ses genoux, alla prendre sa place son piper mot.


Puis la porte de l’amphi théâtre s’ouvrit et les voyageurs firent leur entrée. Romilly se leva d'un bond.
« Nina ! » S’exclama-t-elle.
Elle se tourna vers Ershin, complètement surexcitée.
« C'est Nina ! C'est ma sœur ! Preciosa ! C'est Nina !
-Oh non, geignit le faucon. En plus de l'imbécile je vais devoir me coltiner le plumeau ambulant.
-C'est qui l'imbécile ? » Demanda Yago d’un ton innocent.

La jeune femme serra Ershin contre elle, presque au bord des larmes.

« Suivez moi tous les trois ! Je vais vous présenter !
Tandis que Romilly s’éloignait, Yago souffla à Ershin :
« T’es sûre de pouvoir en supporter deux comme ça ? Parce que si leur bêtise est congénitale, on n’est pas sorti de l’auberge.
-Elle est gentille répliqua doucement Ershin, elle ressemble à Motoko.
-Justement ! Tu as déjà bien regardé Motoko ?
-Oui, pourquoi ?
-Motoko, celle que tout le monde appelle Moto-conne…
-Je ne vois pas le problème.
-Y en a pas, c’est juste que son surnom lui va bien… »

« Saloperie ! Saloperie ! Comment tu as pu ? Tu n’aurais jamais du naitre !
-Maman…
-Tais-toi ! Tais-toi ! Je ne suis pas ta mère ! C’est impossible ! Je n’aurais jamais du !
-Yuii arrête ! Yuii lâche la ! »


Romilly et sa sœur revinrent. La plus jeune, brune, semblait pleurer, quant à Romilly, elle rayonnait littéralement de bonheur.

« Ershin voici ma sœur Nina s’exclama-t-elle. Nina, une amie, Ershin.
-T'as la permission de tes parents pour décréter une telle ânerie? Se renfrogna Yago.
- Ah et lui c'est Yago ! Adorable non ?
-Charmant fit la petite sœur avec un drôle de sourire
-Tu ne changeras jamais, tu es trop mignonnes exulta Romilly.
- J'ai beaucoup entendu parler de vous fit poliment Ershin. Ce n’était pas un vrai mensonge, vu que Romilly lui avait parlé de sa sœur pendant trois heures.
- je suis ravie de voir que ma sœur s'est fait des amis durant mon absence. »

Elle fait une petite courbette et se tourne à nouveau vers sa sœur.

« Oh ! Tu es grande ! Plus grande que moi, c'est un comble !
-C'est pas difficile ! Grogna Yago
-Quelle agressivité cuiiiiiiiii !
-Pour une fois nous sommes d'accord ! Commenta Preciosa.
-Le pompon sur patte on t'a rien demandé répliqua la martre.
-Cui ! Mais c'est qu'il m'insulte ! Cui ! Non mais dit donc ! Cui !

Nina attrapa son familier avant qu’il ne se jette de toute sa fureur vengeresse sur la martre.

« Ce n'est pas une bonne idée signala-t-elle au canari. »
Ershin frissonna un instant quand Romilly lui prit le bras en souriant.
- Je crois que voyager tous ensemble va se révéler des plus intéressant s’exclama-t-elle
-Il risque tout de même d'y avoir quelques conflits entre nos gardiens commenta la jeune femme d’un ton neutre en désignant la martre en train prouver au crécerelle que même sans la queue, elle était plus grande que lui.
- Ce ne pourra que pimenter un peu tout ça, n'est-ce pas petite sœur ?
-Du moment que Rio ne tombe pas en apoplexie. Soupira Nina qui apparemment était du même avis que Yago sur le caractère de sa sœur.
-Il faudra que tu me racontes tout ce qui s'est passé "là bas"
-Hum... oui... j'espère ne pas avoir à te dire de mauvaises nouvelles.
-Il ne peut en avoir que des bonnes. Mickael va bien ?
-Oui, c'est le seul qui est encore un peu de raison parmi tout notre entourage, il va souvent te voir à l'hôpital.
- C'est bien ! Tu verras Ershin, reprit Romilly ma sœur est quelqu'un de génial, et très douée avec ça !
-Tu exagères peut être un peu...
-Tiens au fait ! Attendez-moi là ! »

La jeune femme leva la tête sur l’enseigne clignotante. Les néons bleus et rouges traçaient le mot Cybéria en lettres de lumière. Pas de doute, c’était là.
Ershin se fraya un passage entre les groupes de badauds qui s’agglutinaient aux alentours de l’entrée.
Elle poussa la porte et commença à descendre l’escalier qui menait au bar lui-même. Les vibrations étouffées de la musique résonnaient doucement dans ce hall. Descendant prudemment les marches, Ershin évita plusieurs couples enlacés. Elle s’arrêta un instant sur un palier intermédiaire, hésitant encore un peu à avancer.

« Hé ! Tu peux libérer le passage stp ? »
Ershin se retourna pour voir un trio de gamins qui attendait patiemment de pouvoir passer.
« Tu bouges ? »
La jeune fille sursauta et se plaqua contre le mur.
L’un des gosses la regarda plus attentivement.
« Hé ! Mais t’es vachement mignonne ! Excuse mais je t’avais pris pour une vieille avec tes cheveux. C’est quoi ton nom ?
-Ershin…
-Arf ! C’est pas banal, j’voyais plus ça comme un nom de mec tu vois ? Moi c’est Mataku ! Ca te dirait de sortir avec moi ?
-Mataku ! S’exclama la seule fille du groupe.
-Ben quoi ? Je tente. Qu’est-ce que j’ai à perdre ?
-Elle est bien plus vieille que toi !
-Comme si… T’as quel âge Ershin ?
-Dix-huit…
-Tu vois Tenten ! A peine cinq ans de plus ! Ca fait pas une grosse différence !
-T’es vraiment trop bête ! »
Et la gamine reprit son chemin, bientôt suivie des deux autres.

Ershin décida de leur emboîter le pas. Elle poussa l’énorme porte qui séparait le hall de la boîte de nuit. La jeune fille fut aussitôt engloutit par une avalanche de bruits et d’odeurs. La musique lui crevait les tympans, l’odeur de la sueur, de l’alcool et du tabac la percuta de plein fouet. Quand elle se fut habituée à la pénombre transpercée par les spots, Ershin chercha ses amies. Elle les trouva assises dans un petit box semi privatif.
« C’est comme ça que tu t’habilles pour sortir? Lui demanda Shinobu.
-Euh… Ce n’est pas bien ? Je porte ça tous les jours.
-Justement ! Quand tu sors, faut s’habiller mieux qu’à l’ordinaire, c’est l’occasion !
-Ah… Désolée…
-T’en fais pas, la consola Motoko. On s’occupera de ça la prochaine fois !
-D’un autre côté, ce n’est pas plus mal intervint Hana.
-Pourquoi ?
-Et bien, parce que si Shin-chan s’était habillée, on n’aurait plus eut aucune chance de trouver un garçon ! »

Les deux autres gloussèrent. Soudain, deux détonations retentirent. Dans les cris et le tumulte qui suivit, on entendit juste « Attention, il a une arme » et des « Au secours ».
Motoko suivait la masse qui s’enfuyait quand elle se rendit compte qu’Ershin n’était pas là. Son amie s’était approchée de la piste de dance où gisaient deux corps, celui d’une femme et celui d’un homme. Un autre garçon était là aussi, tenant fermement un pistolet dans ses mains. Le pointeur laser de l’arme tanguait au rythme de ses tremblements.

Sans réfléchir, Motoko se précipita sur Ershin. Elle avait suffisamment fréquenté la jeune fille pour savoir qu’elle n’était pas tout à fait normale et que ses réactions pouvaient la mettre en danger.
« Ershin ! Vient ! Ershin !
-Du sang… Partout du sang… »
En effet, un liquide pourpre et poisseux commençait à couler sur la piste.
Puis un projecteur balaya l’endroit où se tenaient les deux jeunes femmes. Instinctivement, le pointeur laser se braqua sur elles, passant de l’une à l’autre.

« Je voulais pas tout ça ! Non ! Je voulais pas ! C’est elle ! Elle m’a obligé ! »
Ne prêtant aucune attention à son environnement, Ershin s’avança près des corps et s’agenouilla devant. Elle trempa ses mains dans le sang et se mit à rire nerveusement.
« Ne te moque pas de moi ! Hurla le tireur.
-Arrête ! Tu ne vois pas qu’elle n’est pas normale ! » S’écria Motoko, tout en restant immobile.

Ershin tourna la tête vers l’homme, le point rouge fixé sur son front. Elle avait un sourire dément.
« Toi aussi tu veux mourir ? » Demanda-t-elle.
Le point rouge trembla, et du front, il bougea jusqu’à atteindre le fond de la bouche où il tranchait avec la muqueuse pourpre. Puis il y eut une troisième détonation et la cervelle transformée en pulpe gicla partout.
Ershin sursauta quand elle fut éclaboussée. A quatre pattes, elle s’approcha du cadavre de l’agresseur dont la calotte crânienne avait sauté lorsque la balle, après avoir perforé le palais, avait fracassé les pariétaux.
Doucement, la jeune femme secoua le corps.
« Bonjour bonjour monsieur. Etes-vous mort ? Bonjour bonjour… »

Motoko regarda un instant ce spectacle morbide puis elle alla rechercher son amie. Quand elle toucha l’épaule d’Ershin, celle-ci tourna vers elle un visage paniqué.
« Il est mort ! Je ne veux pas ! Je ne veux pas mourir !
-C’est fini Ershin murmura Motoko en enlaçant tendrement la jeune fille. Tu ne vas pas mourir.
-Du sang, partout, comme avant…
-C’est fini maintenant, la, la, calme toi.
-Maman… »


Dernière édition par le Dim 20 Nov 2005 - 11:31, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ershin

avatar

Nombre de messages : 100
Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Dim 20 Nov 2005 - 9:52

Et Romilly s’enfuit en courant, laissant seule Nina et Ershin. Ce fut la petite sœur qui rompit la glace en premier
« Alors vous êtes une amie de ma sœur ?
-On peut dire ça comme ça…
-Vous la connaissez depuis quand ?
-Quelques heures.
-Je vois… Elle n’a vraiment pas changée… Toujours un peu naïve.
-Elle est très gentille murmura Ershin.
-Et vous ?
-Je vous demande pardon ?
-Vous, c’est quoi votre histoire ?
-Je n’ai pas d’histoire. Je suis juste experte en art, c’est tout.
-Vous venez d’où ?
-Ca te regarde ? Cracha la martre en s’enroulant autour du cou de sa maîtresse.
-Pourquoi tu es aussi agressif la belette ?
-Je suis une martre ! Pourquoi ? Pourquoi le ciel est bleu ? Pourquoi les oiseaux sont des crétins ? Va savoir gamine. Qu’est-ce que ça peut te faire de toute façon ?
-Yago, laisse, elle ne pensait pas à mal.
-Et toi tu ne penses pas du tout Ershin ! Qu’est-ce que tu ferais si je n’étais pas là ? Où serions-nous sans moi ? »

La jeune femme saisit son familier avec un pâle sourire.
« Tu as raison petit Maître ! Je te dois tout.
-Ah ! Enfin un peu de reconnaissance.
-Tu es un être égoïste cui ! Lâcha Rio.
-M’en tape le piaf, parce que j’ai Ershin et ça suffit à mon bonheur ! Et avoir ton humaine à tes côtés devrait aussi te suffire. »

Cette réplique, bien que dénuée de la verve habituelle des cinglantes réponses de la martre suffit pourtant à clouer le bec du canari.

« C’est dingue !
-Ouais ! On est des veinards ! De un elle et super intelligente et de deux, elle est super canon !
-Un peu plate quand même.
-Déconne pas ! Quatre-vingt cinq B c’est tout à fait acceptable.
-C’est bien les mecs ça ! Pas fichus de comprendre un cours mais tout à fait capable d’estimer avec une précision perverse les mensurations d’une fille !
-Te fâche pas Megumi !
-Vous ne vous intéressez jamais à la personne plutôt qu’à son physique.
-Mais si mais si ! La preuve, elle est super intelligente !
-Ouais, j’avais jamais vu ça avant !
-Dingue, et quand elle a expliqué le problème de conservation des peintures, incroyable, même la prof était larguée !
-Et en plus elle n’a que dix huit ans ! Deux ans d’avance !
-Raaah ! Bande d’imbéciles ! Explosa Megumi. Vous en parlez comme si c’était un génie ! C’est bon, calmez-vous ! Ce n’est pas comme si elle allait vous sortir la racine cubique de seize cent trente quatre !
-Onze virgule soixante dix sept quatre vingt trois trente huit. »

Un ange passa. Tous les élèves présents fixaient la jeune fille aux cheveux argent, éberlués.
« Pardon, tu as dit ? Se risqua Megumi
-Onze virgule soixante dix sept quatre vingt trois trente huit. A six décimales près. »
On vérifia en catastrophe.
« Incroyable !
-Dingue !
-Et la racine carrée de mille trois cent quatre vingt six ?
-Trente sept virgule vingt deux quatre vingt dix vingt pourquoi ?
-Super !
-C’est génial !
-Tu es incroyable Shin-chan ! S’écria Motoko en se jetant sur le dos de la jeune fille. Comment tu sais faire tout ça ?
-Grâce à ma mère je pense.
-Ca devait être une personne formidable !
-Non, c’était juste une vieille folle. »


Romilly finit par revenir et offrit un paquet enveloppé de tissu à sa sœur.
« Avant d'aller où que ce soit prend ça, c'est à toi de toute façon. »
Nina déroula le linge, découvrant un pied d’acier long et fin.
« Mon épée !!! S’exclama-telle.
- Exactement ! Répondit son ainée avec un grand sourire, puis, se tournant vers Ershin. J'ai toujours cru en son retour ! J'ai bien fait non ?
-Oui, sans doute » souffla la jeune femme en caressant distraitement son familier.

L’ampoule grésillait dans le poste de police. Assis derrière son bureau, le fonctionnaire soupirait. Le téléphone sonnait dans le vide depuis dix minutes. C’était la troisième fois qu’il appelait. Les nuits étaient calmes habituellement mais pas cette fois ci.
Il reporta son attention vers la jeune fille qui se balançait doucement sur sa chaise, fixant désespérément le sol, comme si sa vie en dépendait.
Elle n’avait pipée mot depuis deux heures. Normal me diriez vous. Sous son manteau on pouvait encore apercevoir son pull maculé de sang. Bon, t’en pis.
« Ecoutez euh… le fonctionnaire jeta un œil à la carte d’étudiant. Mlle Tsukasa. Personne ne répond à votre numéro.
-Humpy Dumpy was on a great wall. Humpy Dumpy make a great fall…
-Mlle Tsukasa, vous m’écoutez ? Quelqu’un peut il s’occuper de vous ?
-Humpy Dumpy…
-Assez ! Cela fait deux heures que vous chantez ! Ecoutez-moi !
-Ershin ! Ershin ! »

Motoko se rua dans le bureau. Derrière elle, près de la porte, se tenait son père. Motoko s’accroupit devant son amie.
« Oh, Ershin, je te demande pardon. S’il-te-plaît pardonne moi. »
Une cascade de cheveux blancs accompagna le mouvement de tête de la jeune femme qui décida pour la première fois qu’il y avait quelque chose de plus intéressant dans la pièce que le plancher.
« Maman ?
-Non Ershin. C’est Motoko.
-Mo-To-Ko ?
-C’est moi, oui.
-Mo-To-Ko.
-Viens Ershin, on va aller chez moi cette nuit, d’accords ?
-Maman ?
-On verra après, d’accords ? »


« Ershin, on va vraiment y aller ?
-Je ne pense pas, il n’y a pas ce qu’on cherche, je ne vois pas le rapport.
-Bonjour mademoiselle. »
Ershin sursauta. Derrière elle se tenait un grand jeune homme aux cheveux blancs, une chouette au pelage immaculé posée sur son épaule.
« Monsieur Hermès ?
-Vous vous souvenez de moi ? J’en suis flatté
-Qu’est ce que vous faites ici ?
-Mon travail.
-Ah…
-J’ai entendu dire que vous ne souhaitiez pas vous joindre à l’expédition ? Vos pouvoirs de protection pourraient être utiles.
-On fait ce qu’on veut blanc bec ! Tu peux nous empêcher de partir ? La menace de ne pas nous aider à rentrer on s’en fiche, on est coincé ici et c’est mieux comme ça.
-Oh mais non maître Yago, je ne risque pas de pouvoir vous arrêter. En revanche, la police qui attend dehors en serait ravi. C’est vrai, après tout, vous connaissez pas mal la pègre et les autres receleurs internationaux, n’êtes vous pas vous-même des pilleurs ?
-Chasseurs de reliques corrigea machinalement la martre.
-C’est cela, donc vous chassez les reliques dans des sites interdit ou inconnus et vous les revendez au marché noir, c’est vilain. Je crois même que c’est hors la loi non ? Enfin je suis sûr qu’une coopération arrangerait vos affaires.
-Si vous le prenez par les sentiments Monsieur Hermès fit Yago avec un drôle de sourire.
-Bien, nous nous sommes compris.
-Monsieur Hermès ? Fit Ershin avec une petite voix.
-Oui Mlle Tsukasa.
-Je… Vous… Enfin je…
-Ce que veux dire mon humaine monsieur Hermès, c’est que vous n’avez pas respecté un principe élémentaire de survie. Ne faîtes jamais souffrir une femme, elle pourrait vous le rendre au centuple. »

« Ne t’en fais pas ma chérie ! Maman est là, elle va s’occuper de toi ! Tu n’as plus à avoir peur ! Tu m’aimes n’est ce pas ? »

Le petit poing s’écrasa contre la vitre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Liam

avatar

Nombre de messages : 212
Gardien : Oneiros - dit "Ony", voire "Honni" - (écureuil roux)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Lun 21 Nov 2005 - 14:34

Je suis hyper en retard avec Liam, sumimasen. ^^" Je devais donc l'envoyer par magie sur Ataraxia... Hum hum hum...
Attention, attention ! Quelques grosses inspirations des "Deux Minutes du Peuple" ! XD Avis aux connaisseurs, je compte sur vous pour reconnaître ledit passage ! J'espère que ça donnera envie de l'écouter à ceux qui ne le connaissent pas encore. ^-^
Sinon ce post n'est pas vraiment soigné, mais bon... ^^" J'essaie de rattraper tout ça le plus vite possible. ^^"

¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤¤



[ Appartement de Mademoiselle Valérie Dessalier, fraîchement assassinée, 8h37 ]


Je déambule dans le salon de la pauvre victime et tente de trouver quelque indice qui pourrait résoudre l'énigme de cet assassinat. Oneiros - auquel je me suis habitué - juché sur mon épaule, j'examine une table basse où nous allons prélever les empreintes digitales présentes lorsque la voix de Stéphanie m'interpelle :

- Lieutenant ! On a trouvé des cendres de cigarette sur la moquette !
- Très bien, mettez-les dans un petit sac plastique.

Je me redresse à peine que c'est au tour d'Omar de m'apostropher :

- Lieutenaaaant ! On a retrouvé des cheveux susceptibles d'appartenir à quelqu'un d'autre sur le corps de la victime !

Oneiros - surnommé "Ony", nom plus convenable pour un écureuil, et déformé en "Honni" lorsqu'il me met les nerfs en pelote - lit mes pensées :

- Rebelote...
- Ok, ok, comme toujours, dans un petit sac en plastique.

Mon portable sonne dans ma poche et je réponds dans la seconde qui suit :

- Allô ?
- Allô, Lieutenant ?
- Yeah, Doc ?
- On a retrouvé la voiture d'un des deux suspects. Mais on a plus de petits sacs en plastique... Rolling Eyes

Je réplique par un rire jaune et lui raccroche au nez. 'L'est con ! >.<
D'un air détaché, je me rapproche du médecin légiste et me penche vers lui. Accroupi près du cadavre, il marmonne tout en l'examinant ses observations devant un petit magnétophone qu'il tient devant sa bouche. Ony retrace parfaitement mes pensées :

- C'est franchement sordide... X-X"
- Tu l'as dit, bouffi...

Une fois son travail achevé, le légiste se relève et me contemple d'un oeil fatigué :

- Ah ! Lieutenant !
- Alors ? Qu'avez-vous conclu ?
- Hmmm... hmmm... Elle doit être morte il y a sept ou huit heures, entre quatre et cinq heure du matin...

L'écureuil jette un rapide coup d'oeil sur ma montre Droopy et s'exclame, grinçant :

- ... Je me permets de signaler qu'il est à peine neuf heure. Rolling Eyes

L'homme, qui, cela va sans dire, n'entend pas la remarque de l'animal, continue imperturbablement :

- Il semblerait qu'on l'ait égorgée à coups de couteau...
- Eeeeeuh... Vous vexez pas si j'ai quelques doutes sur vos capacités de médecin légiste, maaaais... ^^"

Je suis odieusement coupé par Stéphanie qui m'interpelle une nouvelle fois :

- Lieutenant ! Le Commissaire vous appelle !

Eh merde ! Manquait plus que lui, tiens ! ¬_¬"

- J'arrive, j'arrive... =_=

Qu'est-ce qu'il me veut encore, celui-là ?! Si c'est pour encore et toujours me mettre des bâtons dans les roues pour la simple satisfaction de faire ch*er le monde, je sens que je vais finir par fondre sévèrement mon plomb ! >.<
Tout à mes pensées belliqueuses concernant mon supérieur direct, je sens à nouveau mon téléphone portable vibrer dans la poche de mon blouson. Je décroche et le porte à mon oreille en marmonnant un << allôôô... =_= >> sans conviction. A la voix féminine au fort accent écossais qui me réplique, je sens un fard monumental me monter aux joues en même temps qu'un sourire crispé s'accroche à mes lèvres :

- Allô, mon Liaminouchet ? ^.^

Mummyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy... ^__________^"""""""""""

- Pourquoi tu m'appelles maintenant ?! Mum, je suis en pleine enquête ! T_T
- Ne veux-tu donc pas parler à ta vieille mère ? TTT___TTT Ne l'aimes-tu donc pas après tout ce qu'elle a fait pour toi, elle qui t'a mis au monde ?... TTT___TTT

Je réprime un claquement de langue agacé et tente de parler le plus bas possible afin que mes subalternes n'entendent pas cette conversation impromptue :

- Mais non, Mummy... Arrête de dire des bêtises, mais tu...

SHVOUTCH ! (<- ou l'art et la manière d'épargner au lecteur une description fastidieuse d'une entrée dans un nouveau monde... Rolling Eyes )

...
...
...
...
...
Tiens... Ca a coupé... *refait le numéro*
"Le numéro que vous demandez n'est pas attribué..."
Merde... *rebelote*
"Le numéro que vous demandez n'est pas attribué, veuillez consulter le service des renseignements..."
C'est quoi ce délire ?! La ligne est coupée et je ne peux pas rappeler ! Mum va croire que je lui ai raccroché au nez... Elle va me tueeeeeeeeeeeeeeer... TTT____TTT

...
...
*regarde autour de lui*
...
...
...
...
...
...

O___________________________________________o"""

...
...
...
...

- Ramasse ta mâchoire, Liam ! ET BON RETOUR SUR ATARAXIAAAAAAAAAAA !!!! XD Ah ! Ca fait du bien de revenir chez soi ! ^^

Mais... mais... MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE !!!!! TTT________TTT

- Liam ? Liam ! Ca va pas ?

Je saisis l'écureuil et le secoue éperdument en lui disant :

- Mais tu ne te rends pas compte ??? Je vais me faire tuer par le commissaire !!! Il m'appelait et je ne pourrais pas venir ! Il va me considérer comme déserteur !!! *se croit en temps de guerre* Si un jour je reviens, il va, dans l'ordre chronologique, m'étrangler, m'éventrer, me dépecer, m'arracher la langue, puis les dents une par une, me briser la mâchoire et m'émasculer !!!!!!!!! TTTT______TTTT

...
...
...

- Ce sont les premières pensées qui te viennent à l'esprit alors que tu viens de pénétrer dans un nouveau monde ? =_=

J'essaie de digérer l'information qui a du mal à trouver un neurone libre dans la boîte crânienne alors que je lâche la bestiole qui ne l'a pas vu venir et qui se ramasse avec élégance.

- Et meeeeeeeeeeeeeerde... TTT___TTT

Se raccrocher... se raccrocher à quelque chose de solide...
Je parcours des yeux les autres personnes parmi lesquelles j'ai débarqué sans crier gare. A voir leurs airs ahuris, ils doivent être dans le même cas que moi. Misère... Je me suis glissé dans de beaux draps, tiens... *cherche quelqu'un à qui faire porter le chapeau* Je maudis Didier ! Il n'avait pas qu'à déménager, je n'aurais pas eu ce stupide accident et ce genre d'incident n'arriverait pas !!! >.<
Dans quelle bande d'hurluberlus je suis tombé ? O_o Entre les exhibitionnistes, le démodé et l'endormi, on pourrait se croire en pleine soirée déguisée... (soirée déguisée en rase campagne... les ataraxiens ont de drôles de moeurs, soit dit en passant...) J'ai la surprise de comprendre les exclamations de chacun alors que nombreux sont ceux qui ne parlent aucune des langues que je connaisse.
Soudain mon regard s'arrête sur un visage particulier. Je me fige pendant un quart de seconde, puis me dirige à grands pas vers l'objet de mon attention. Aha ! Le commissaire ne pourra que me féliciter d'une si belle prise ! (sinon je suis dans la mouise... ^^")
Oneiros saute sur mon épaule lorsque je me plante devant le type et m'exclame avec emphase :

- VOUS !!! JE VOUS RECONNAIS ! VOUS ETES STURM LE PSYCHOPATHE ! IL Y A VOTRE TÊTE AFFICHEE DANS TOUS LES DOSSIERS D'AVIS DE RECHERCHE !!!

Un grand silence suit mes paroles. Bon, ok, ça manquait de classe, mais on pourrait applaudir une telle mémoire des physionomies ! ^^"
A ma grande stupéfaction, le criminel me répond d'un ton parfaitement calme, approuve mes accusations, mais refuse les poursuites pour la simple raison que nous ne sommes pas sur Terre. C'est bidon ! >.< Mais bon, je suis seul, je ne parviendrais certainement pas à le maîtriser, et puis les autorités du pays ne doivent pas le connaître... Bref, je ferais mieux de le laisser libre tout en le gardant à l'oeil... ¬_¬"
D'autres choses plus existentielles se passent, notamment un homme accompagné d'une chouette qui nous donne des instructions (l'homme, pas la chouette... ^^"). Il se volatilise curieusement et toute la troupe suit ses conseils, certainement tous dans l'espoir de trouver un moyen de retourner chez nous.
Après un temps qui me semble incroyablement long, nous rencontrons ENFIN un homme qui nous renseigne sur la direction à suivre. =_= Quelques minutes plus tard, nous arrivons en vue de la ville indiquée.

Chacun, seul ou par groupes, vaque à ses occupations. Je jette un oeil vers Sturm mais celui-ci ne semble pas avoir d'intentions belliqueuse et je détourne mon attention de lui. Je contemple pensivement une vitrine d'articles de sport extrême lorsque les deux exhibitionnistes déjà remarqués tout à l'heure, l'un accompagné d'une magnifique panthère et l'autre d'un koala, se dirigent vers moi. Je me tourne vers eux, Ony toujours juché sur moi, et le premier m'adresse la parole, tout en posant sa main sur mon autre épaule :

- Comme vous le voyez on a un peu froid. Vous n'auriez pas un peu d'argent pour qu'on aille se réchauffer ?...

Le second ajoute précipitamment avant de lancer un regard noir à son compagnon :

- ...en s'achetant des vêtements ! ¬_¬"

Je hausse les épaules, moins en signe de réponse que pour enlever de là la main de ce jeune homme qui n'a rien à faire ici, et baragouine :

- Eh bien... C'est que... ^^"

Une main dans la poche de mon blouson, je tapote nerveusement mon porte-feuille pas vraiment plein, mais à vrai dire pas vraiment vide non plus. Oneiros tente de jouer les bonnes consciences en me soufflant à l'oreille :

- Allez, sois sympa... Tu peux leur filer quelques billets, tout de même...

Maaaaais... Notre monnaie ne doit pas être valide ici !

- Toutes les monnaies sont valides sur Ataraxia !

Peut-être sont-ce des gredins qui n'ont en rien l'intention de me rembourser ! >.<

- Tu auras tout ton temps pour leur réclamer le remboursement. Ca n'a pas l'air d'être de mauvais bougres, tu ne vas pas pousser l'avarice jusqu'à les laisser courir limite cul nu à travers la Citadelle, tout de même !

Mais j'ai pratiquement rien et j'économise pour la harley... TTT___TTT

- Eh bah ça va pas être avec toi que l'opinion sur la générosité des écossais va changer, hein... ¬_¬"

Les deux asiatiques ont observé avec un air plutôt hébété mon intense débat intérieur, et je finis par lâcher dans un souffle :

- Je suis vraiment désolé, mais je ne peux pas vous prêter d'argent... v_v"

Le premier me tapote l'épaule avec un sourire et me répond :

- Pas grave, vieux. On demandera à quelqu'un d'autre ! ^^

Ils s'éloignent tandis qu'Ony commence à persifler de jolies insultes :

- Pingre ! Avaricieux ! Fesse-Mathieu !... >.<

...Et les mêmes en anglais, en écossais, puis en gaélique... Y a d'la joie... Bonjour, bonjour les hirondelles... Y a d'la joie... Dans le ciel par-dessus les toits... Y a d'la joie... Et du soleil dans les ruelles ! Y a d'la joie, partout y a d'la joie !... (ndla: Ne demandez pas à l'auteur pourquoi elle a décidé de chanter subitement cette chanson. Il n'y a aucune raison valable.)


+++++++++ (ellipse de temps... je n'ai pas un poil, mais une queue de vache dans la main de tout raconter en détail... ^^")


JE... VEUX... CETTE... MOTOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO... Ô___________________Ö

(Moony~Woozy, ou l'art inné de synthétiser, d'aller droit à l'essentiel)

+++++++++


[ Après le discours des Princes ]


Mais c'est du chantage, ça !!! >.< Mais ça va pas, la tête ?!? C'est quoi ces princes de pacotille ??? >_< Non mais j'vous jure !!! Ca se dit souverain et ça envoie à la mort d'honnêtes gens qui n'ont rien à faire dans leurs problèmes !!! Ah bah c'est noble, tiens !!!
Moi je dis, c'est de l'abus de pouvoir !!!! >o< Non mais... ¬_¬" *suit la masse en traînant des pieds*

_________________
- Nous disons, nous : "Fier comme un Ecossais".
- Et nous disons, nous : "Fier comme un Gascon". Les Gascons sont les Ecossais de la France !

Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Mar 22 Nov 2005 - 4:14

Elle se réveille au milieu de fleurs d’une beauté à couper le souffle, au milieu de senteurs enivrantes. Et elle comprit qu’elle n’avait pas rêvé. Comment avait-elle pu le croire, comment avait-elle pu douter. Elle se leva et huma le parfum capiteux d’une orchidée divinae, très rare, admira ses pétales bleus, ses anthères d’un violet très doux.

Elle est enfin revenue … elle est enfin … chez elle …


Ce que ces fleurs sentent bon, je suis si contente, ce n’est pas pareil que dans mon merveilleux jardin ici, mais c’est tout de même plaisant. Allegro est content aussi, il crapahute même un moment sur mes épaules à tirer la langue.

Je me demande ce que je fais ici, mais pour l’instant je me contente de profiter des senteurs de ce beau jardin. Vraiment, quelle plénitude. Ca le serait tout de même davantage sans la présence soudaine de ses gardes qui m’encerclent avec hostilité, pointant vers moi des fusils. oO

- vous là, plus un geste !

- vous n’avez pas le droit d’être là, que faites vous ici !

- pas de geste brusque ou nous vous tuons.

Quelle agressivité, je me sens confuse, parce que ça ne va pas être facile de m’expliquer.

- répondez ! Tout de suite !

Vraiment, ça ne va pas être facile …

- heu … je me suis réveillée au milieu de ses fleurs …

Peut-être que c’est pour ne pas risquer d’abîmer les fleurs qu’ils ne m’ont pas attaquée sans sommation …

Un garde s’énerve : c’est impossible ! Ce lieu est hautement protégé !

- où suis-je ?

- en bordure de la citadelle, c’est pour cette raison que vous n’avez pas été abattue à vue, mais c’est nous qui posons les questions.

En bordure de la citadelle …

- suivez nous sans faire d’histoire !

Et il me saisit le bras, très fort.

Je grimace : vous me faites mal !

Beau n’a pas l’air de l’émouvoir … quand une voix calme résonne dans le jardin.

- lâchez-la.

Le garde se tourne vers le nouveau venu, avant d’obtempérer et de se mettre au garde à vous, imité par les autres.

L’homme qui arrive est vêtu fort élégamment, il a l’air encore jeune pour avoir des cheveux aussi blancs que ceux d’un vieillard, et une chouette est perchée sur son épaule. Sûrement un gardien.

- vous pouvez disposer.

Ils obéissent promptement puis l’homme élégant me salue courtoisement. Il ne m’attire pas physiquement mais il est bien élevé.

- permettez moi de me présenter, ma chère, je suis Hermès, le messager.

Je me masse le bras endolori : je m’appelle Gloria.

- je sais, je vous attendais. Je suis surpris de votre présence ici, mais qu’importe, vous êtes là, si séduisante. Maintenant je sais que les italiennes sont vraiment les femmes les plus belles du monde, des mondes même.

Je me sens rougir jusqu’à la pointe des cheveux et je ne sais que dire, alors qu’il a parlé sur un ton plutôt distant en fin de compte.

- je vous embarrasse.

- ce n’est rien …

- vous désirez peut-être parler dans un endroit plus confortable ?

- heu non … je suis bien ici …

C’est vrai, je me sens bien dans ce jardin.

- comme il vous plaira. Je crains que vous ayez manqué la réunion avec les princes de quelques minutes, voir un peu plus ... mais je vais vous parler du but de votre présence ici. Voyez vous, notre monde connaît une sorte de crise, et nous avons besoin de vous pour y remédier.

- une … une crise ? Moi ?

Il me regarde d’un air impassible, il est galant certes, mais assez froid : vous et d’autres errants venus de la terre, ne vous inquiétez pas. Vous êtes tous dotés de dons intéressants, et surtout d’un potentiel immense qui vous permettra de gérer les difficultés croissantes qui vont jalonner votre mission, j’en suis persuadé.

Il en est persuadé …

- vous avez découvert vos dons sur terre, n’est-ce pas ?

- un peu …

- ici, vous les développerez bien plus.

Je recommence à rougir : si vous le dites.

- je vous sens sceptique, mais les princes savent ce qu’ils font. Faîtes nous confiance.

Il la regarde avec tellement de gentillesse dans sons sourire… mais dans son regard, c’est différent …

- fais moi confiance petite, c’est sans danger.

Elle a peur de cet endroit qui sent fort un produit qui pique la gorge, mais si c’est ce que veulent papa et maman … elle prit les pilules et les avala avec un verre d’eau.

L’homme en blanc lui ébouriffe les cheveux : c’est bien, tu es une gentille fille.


- j’ai dit quelque chose qui vous a déplu ?

Oups, j’ai fait une vilaine grimace.

- c’est votre dernière phrase … je l’ai … trop entendue …

- je comprends.

Changement de sujet …

- vous avez besoin de moi pour vous aider.

- oui.

- c’est d’accord.

- pour ?

- pour vous aider.

- vraiment ?

Je souris : j’aime ce monde. Je lui dois tellement.

- c’est bien. Des villages ont été détruits et nous ne savons pas par qui, ce sera votre mission de les identifier, et dans la mesure du possible, de les empêcher de recommencer, de les tuer.

- je … je ferai de mon mieux.

- vous êtes de bonne volonté, y a-t-il quelque chose qui vous ferait plaisir ? Votre tenue est tout à fait convenable pour Ataraxia, mais vous souhaitez peut-être faire des achats ?

- heu … ça dépend si je dois rester longtemps ou pas …

- je ne sais pas, mais prenez cette carte de crédit, ça vous aidera.

- merci …

Je saisis une carte de crédit d’un noir métallique et la mets distraitement dans la doublure d’un gant, un endroit temporaire en attendant mieux.

- vous n’allez pas l’air bien, mademoiselle.

Toujours son intérêt poli, mais j’ai tout de même l’impression de lui faire perdre son temp.

- je me demande … est-ce que je suis à nouveau tombée dans le coma ?

Il soupire : ne vous inquiétez pas, ce n’est pas pareil que la première fois. Faites moi c … croyez moi.

- je vous crois.

- y a-t-il quelque chose qui vous ferait plaisir ? Quelque chose de spécial ?

Quelque chose de spécial …

- heu, oui …

- quoi donc ?

- une rose tachetée de l’aurore …

- je vous demande pardon ?

- une rose tachetée de l’aurore …

Il jette un coup d’œil au centre du jardin, où ces fleurs se dressent fièrement, protégées par un petit champ de force discret mais qui suffit à altérer leur immense beauté. Je suppose que le champ ne se dissipe qu’en présence d’un des princes …

- vous avez un œil averti, les trois seules fleurs de ce jardin sont aussi les dernières au monde. Je doute que les princes acceptent de vous en donner une …

Je papillote des yeux : vous croyez ?

- et puis, pour le service rendu, vous mériteriez mieux qu’une fleur, aussi rare soit-elle.

- ho, elle a une grande valeur sentimentale pour moi. J’en prendrais soin vous savez. J’aime tant la nature.

Il réfléchit : en fait ça dépend de vous, nous verrons donc après la mission. Après tout, ce n’est qu’une fleur, et il y en a deux autres.

- je ferai de mon mieux.

- je n’en doute pas, ce serviteur va vous conduire auprès de vos coéquipiers.

Sur ce, il me salue. Je regarde un serviteur avancer, et le temps que j me retourne vers Hermès, il a disparu. Quel étrange personnage …

- si vous voulez bien me suivre, madame.

J’acquiesce et nous n’entrons pas dans la citadelle, nous allons dans un grand bâtiment doté d’avions à décollage vertical sur son grand toit plat.

- vous vous occupez du jardin.

- oui, madame.

- ce jardin est extraordinaire. Vous l’entretenez avec soin.

- merci, madame. Vous semblez adorer les fleurs.

- oui.

- et la nature en général.

- vous ne savez pas à quel point …

Nous suivons de nombreux corridors, passant deux points de sécurité.

- ha oui, madame ?

- oui. J’ai connu un jardin merveilleux sur ce monde.

- où ça ? Si je puis me permettre cette question, madame.

- je ne sais plus … c’est encore confus … dans ma tête …

- ne vous inquiétez pas, ça reviendra, madame.

- sûrement …


Dernière édition par le Sam 26 Nov 2005 - 13:17, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Mar 22 Nov 2005 - 4:16

Le serviteur est alors demandé et me laisse un moment dans un grand couloir désert. J’avise un fauteuil en cuir qui semble m'ouvrir les bras et me laisse tomber dedans en soupirant d'aise. Après toute cette marche, une petit pause n’est pas de refus. Puis je jette un coup d’œil alentour. Toujours personne à droite, toujours personne à gauche. Je déboucle les deux boutons sur le devant de ma tunique et glisse la carte de crédit noire dans un endroit où je sentirai immanquablement qu’on tente de me la dérober : dans mon soutien-gorge, entre mes seins. Puis je me reboutonne.

Voila qui est mieux.

Le serviteur survient moins d’une minute plus tard et s’excuse pour mon attente, et il me conduit vers une sorte d’anti-chambre dénuée sans rien pour s’asseoir où plusieurs personnes attendent, avec de plus en plus d’impatience. L’avion que nous devons prendre pour aller au village décimé a eu un petit problème technique, d’où l’attente plus longue que prévu, mais qui me permet de rejoindre le groupe.

C’est la première fois qu’elle rencontre d’autres errants, elle ne pensait pas qu’il y en avait autant …

Je m’avance d’un petit pas vers eux : bonjour …

Un bel homme doté manifestement d’une bonne ouie tourne la tête vers moi, et les autres en font autant, par réflexe. Je me sens un peu rosir.

- je m’appelle Gloria, et je pars pour la mission avec vous …

Un jeune homme blond m’interpelle alors : excusez moi, je n'ai pas compris ce que vous avez dit ....

Lui, il a un air franchement ironique …

- heu … je m’appelle Gloria, et je pars pour la mission avec vous …

Le jeune homme blond grimace alors et m’ignore totalement … à peine arrivée, me voila déjà méprisée … je commence a avoir les yeux qui mouillent, quand une petite blonde toute mignonne vient me signifier gentiment que Sturm, le jeune homme blond, ne vaut pas la peine qu’on s’intéresse à lui, me tend un kleenex et elle se présente, elle s’appelle Romilly.

- merci, enchantée.

- moi aussi, Gloria.^^

Elle a l’air gentille et elle aime bien parler, et même parler pour deux, moi ça me va, même si au début ça me fait bizarre d’avoir en face de moi quelqu’un dont les yeux sont au niveau de ma poitrine …

Une autre fille aussi se présente, Nina, la sœur de Romilly, elle est moins petite, et jolie aussi, dans un style différent. Elle est aussi plus sur la défensive. Elle me ressemble plus que Romilly.

- il est mignon ton canari.

- merci.

- merciii cuiii !

Il est gentil aussi.^^

Romilly me présente aussi une amie à elle, Ershin, encore moins à l’aise que moi dans la foule … puis Romilly, qui semblait intriguée par quelque chose, vient visiblement de trouver ce que c’est.

- Gloria, il est où ton gardien ?

- il se cache.

- ha bon. Et pourq … et pourquoi tu rougis ?

- heu …

Je ne le dis pas bien sûr, mais je rougis parce que le bel homme à l’ouie fine vient vers nous, il vient vers moi précisément.

Lui : mesdemoiselles, vous permettez ?

Je regarde la pointe de mes pieds, alors quand je les relève, je m’aperçois que Romilly, Nina et Ershin se sont un peu écartées suite à la demande du bel homme.

Il sourit : je m’appelle Liam Coalesco, enchanté, Gloria.

Rho, il a un de ces sourires … et il a vraiment une bonne ouie.

- enchantée …

- méfiez vous de cet homme, ce Sturm, il est dangereux.

- ho …

- je vais mets en garde, mais ne vous inquiétez pas, je le surveille. C’est en quelque sorte une déformation professionnelle.

- ho ?

- oui, je suis lieutenant de police.

- ho !

- Voilà ! Je préférais que vous soyez prévenue. *dernier sourire craquant avant de se retourner* Bon voyage ! ^^

- ho … heu oui … bonne mission.^.^

Symphonie en « ho » mineur … ce que Liam est beau, et puis il l’air tellement gentil, et attentionné … mais je dois me fixer sur la mission, sauver ce monde tellement mieux que l’autre, le pollué.

Mais est-ce qu’on va y arriver ? Je regarde le groupe, le moins qu’on puisse dire c’est qu’on est diversifiés, ce n’est pas la guerre des clones. Les autres membres du groupe me disent bonjour avec plus ou moins de conviction, certains moins que plus, et deux restent distants. Je suppose que c’est l’anxiété avant le départ, ou alors ils sont aussi timides que moi ?

Je me fixe sur la mission, je me fixe sur la mission .... en tout cas, quand je pense qu’eux aussi sont volontaires pour sauver Ataraxia, ça fait chaud au cœur.

Je me suis rapprochée de Romilly et Nina qui donnent l’impression de ne s’être pas vues depuis longtemps, et les écoute. En fait, c’est le cas …

Puis l’heure du départ arrive, mais curieusement personne n’est pressé pour embarquer. Je demanderais bien ce qui ne va pas, mais je n’ose pas, tout comme je n’ose pas embarquer la première, alors je reste là, à attendre que quelqu’un fasse le premier pas. En fait, j’ai l’impression que tout le monde attend la même chose ...

C’est embêtant.

Deux longues minutes passent sous le regard de plus en plus ébahi du serviteur censé procéder à l’embarquement. En fait je me demande s’il n’est pas plutôt là pour s’assurer que tout le monde embarque, en fait je me demande si tout le monde est volontaire pour cette mission … en fait je me demande si je ne serais pas la seule volontaire …

Il faudrait que je bouge, que je montre l’exemple, mais mes jambes refusent de bouger.

C’est vraiment embêtant.

Je regarde du coté de Liam, lui aussi n’est pas pressé de monter à bord de l’avion, un policier rebelle, comme c’est chou. Romilly, Nina, Ershin aussi ne sont pas motivées …

Finalement c’est Sturm qui se décide à réagir le premier devant l’apathie générale, à ma grande surprise.

Sturm : j’en ai marre de ce cinoche, de toute façon, faut y aller, alors j’y vais.

Cette fois mes jambes bougent et je me retrouve à coté de Sturm au moment où il enchaîne : qui m’aime me suive !

C’est dit tout à fait ironiquement, sauf que l’instant suivant il me regarde bizarrement, comme si j’avais bondi dès qu’il a dit sa dernière réplique … tout à coup j’ai l’impression que tout le monde a aussi cette impression, et au lieu de dire que ce n’est pas ce qu’ils croient, je me retrouve en train de rougir comme jamais …

Il fait chaud tout à coup …

La chat de Sturm parle alors entre deux éclats de rire : désolé ma mignonne, mais t'es pas son genre ! Et en plus le ménage à trois on est contre! *recommence à se marrer*

Sturm : c'est bon, on a compris ...

- heu … désolée …

J’aimerais devenir aussi petite qu’une souris … mais non, pas une souris, le chat me dévorerait … en tout cas, ce léger quiproquo semble avoir fait une bonne diversion car tout le monde consent finalement à monter à bord de l’avion, me vouant au passage un regard interrogatif « mais pourquoi elle rougit cette fois ? » … je monte à mon tour et on prend place. Je vois Liam s’installer à coté de Sturm, il a l’air de le surveiller de près. On fera plus ample connaissance une autre fois … Sturm lui se contente de fermer les yeux et méditer, quelle discipline de fer, lui aussi se fixe sur la mission, mieux que moi ... mais en fait non, je passe à coté d’eux avant de m’asseoir, et je constate que Sturm dort en fait. oO

Et puis ça ne sert à rien de penser à la mission, on verra quand on y sera.^^

Je vois Romilly et Nina s’installer, je m’assois derrière avec Ershin à leur demande. Ca fait plaisir d’être ainsi acceptée.

L’avion ne tarde pas à s’élever dans les airs et à se déplacer dans un silence absolu, sans aucune vibration. Ca change des vols terriens …

Comme ni Ershin ni moi ne sommes bavardes, je me dis que le voyage promet d’être calme, mais il y a Romilly qui est bavarde pour nous quatre, alors ça va. En même temps, elle parle peut-être parce que nous, on ne parle pas beaucoup. Sans oublier le gardien d’Ershin, un peu différent de sa protégée …

Je renifle.

Romilly : ça ne va pas ?

Je n’y crois pas, les fauteuils peuvent tourner à 360°, et notre amie blonde s’en sert beaucoup pour nous regarder pendant qu’elle parle.^^

- ça sent bon.

Puis je comprends tout vient cette bonne odeur, en découvrant un pot-pourri.

- ça sent vraiment bon.^^

*plonge le nez dans le pot-pourri, ravie*
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sturm
Invité



MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Mar 22 Nov 2005 - 9:52

Je suis entouré d'un ptit gars qui commence serieusement à avoir peur de moi, une fille aveugle qui semble passablement énervée, un primate qui drague déseperement une fille qui ne veut pas de lui, un deuxieme primate qui n'arrete pas de se disputer lui aussi avec son gardien le rockeur, et d'une serpillère sur pattes qui ne fait que se plaindre, dans un monde duquel je suis prisonnier, pour une raison qui m'est incconue. Et pour couronner le tout, j'ai un flic au fesse, et je ne peux même pas m'en débarasser, et ce type démodé qui me fout les boules... je me sens fatigué tout a coup... Et juste au moment où j'allais me glisser dans un magasin discretement pour me barrer, je vois Christiana arriver. Zut, je m'esquiverai plus tard.

Et voilà que ce Sho se remet à draguer... Ah, jolie réponse du côté féminin... malheureusement soufflée par la... y'a pas de mot pour désigner la bétise de ce type. J'en ai marre, à quand la réunion avec les princes?!?

Christiana:- BREF, j'allais dire que Hermès, l'homme que nous avons rencontré en arrivant, m'a demandé de prévenir les autres Voyageurs que nous devions nous rendre dans les plus brefs délais à la Citadelle.

ALLELUIA! Christiana, ma sauveuse! Je me dirigera vers la cidatelle en compagnie de mon groupe de "joyeux compagnons"... Quand s'ajoutea à nous notre ami le flic. Misère de misère...

-*marmonne* : Ce qui serait bien, c'est qu'ils nous apprennent comment passer d'un monde à l'autre.
Liam *méfiant* : Pourquoi donc ?
-Hé bien, vous tenez à vous retrouver ici dès qu'ils nous appelleront, et seulement à ces occasions ?
Liam : Non, non.
Sho : Surtout que la prochaine fois je serait peut être en pleine partie de jambes en l'air et...
Akira : Sho ! >.<
-Et puis cet endroit me permettrai d'échapper aux poursuites de vos collègues, monsieur Coalesco.
Liam : En somme, vous comptez vous servir de cet endroit comme d'une planque ? Vous comptez aussi trouver vos victimes dans ce monde ?
-Ce n'est pas dans mon intention. Mais mes intentions et mes actions, parfois, divergent cruellement. J'en suis le premier désolé.
Liam : Je crains de ne pas comprendre.
Caïn : On s'en tape, en ce moment, mon groupe doit se faire un sang d'encre en se demandant où je suis passé T___T Je dois m'occuper de mes Babouins moi !
Zamibaru : T'inquiète, ils se débrouilleront très bien sans toi
Caïn : Ta gueule, con de singe >.< je suis irremplaçable, ils doivent me chercher partout !!
Liam : Des babouins ?
Christiana: Caïn est le leader des Baboons, un groupe de Rock américain très connu, ça ne vous dit rien ?
Liam : Vous savez, moi, le rock...

Bon, la discussion deviens plus civilisée. Heuresement, j'ai bien cru que j'allais m'énerver définitivement... J'en frissonne encore. Si j'avais... Si j'avais... mieux vaux ne pas y penser, si ça me reprenais...
Enfin, la citadelle! Bon alors ce discours... Ah, une bonne place. La positions assise me conviens mieux.

-ENFIN arrivés! Hé bé, ça en a mis du temps! Tu pourrai marcher plus vite, Sturm!


Des "Shhhht!!!!!" retentirent et Rebecca ferma son clapet, l'air génée. Ces gens ne se rendaient pas compte du miracle qu'ils venaient de réaliser...

_____________________________________________________________

*A la fin du discours*

-Caïn remonte dans mon estime. Il a dit les mots justes. C'est tout simplement injuste!


-Pour eux oui... Ils ont une vie à vivre...

-ET NOUS? ON A PAS UN ROBOT MENAGER A CE QUE JE SACHE, ON EN A UNE AUSSI!


-Bah, vu la vie qu'on mène, échapper à la police avec comme dernière distraction de visiter le monde, ou bien combattre ici, ça fait pas grande différence...

-Pour toi! Et moi alors! Egoïste! Si tu clamses ici, J'aurai plus de bon petits plats tout chauds moi!


-Mais si je tombe, tu tombes avec moi...

-... T'es pas serieux là? Nan?

Héhé, j'adore quand elle fait cette tête

*Sourire*-Bien sur que je rigole ^^

-STUUUURM!!! J'AI DEUX MOTS A TE DIRE!

-Lesquels? ^^

-Pauvre con!

Décidemment...

-Allez grimpe sur mes épaules va!

Bon c'est pas le tout mais faut y aller... Une fois dans l'antichambre, je retrouve notre ami Sho, Akira qui a toujours aussi peur de moi, et Aphéris, avec un énième primate Show... Et ce type à côté... Knox... Pourquoi cette peur? Pourquoi? Et pourquoi, ce flic collé a mes basques, pourquoi?

Gloria: - je m’appelle Gloria, et je pars pour la mission avec vous …

... Quoi?

-Excusez moi, je n'ai pas compris ce que vous avez dit...

Gloria: Heu … je m’appelle Gloria, et je pars pour la mission avec vous …

A ce moment précis, Rebbecca enfonce ses griffes dans mon dos pour me signifier "Tourne toi et vite ou je te scalpe". Quelle peste >_< Il me reste plus qu'a ignorer cette petiote... de toute façons je n'avais rien à lui dire, mieux vaut se taire dans ces cas là. Tout ce que je voulais, c'est aller dans ce village, investiguer, et repartir fissa...

Enfin, nous allons vers l'avion. Mais au moment d'embarquer, personne ne bouge. Neutral Le monde se ligue contre moi ou quoi? Oh et puis merde hein

-J’en ai marre de ce cinoche, de toute façon, faut y aller, alors j’y vais.

Et j'avançea

-Qui m'aime me suive!

A ce moment précis, je tourne la tête et aperçois la petiote de tout à l'heure, qui m'a suivie. Je suis partagé entre l'envie de paraitre ému ou amusé. Finalement, le neutre serai plus classe... ce qui n'est pas le cas de tout le monde... Spéciale dédicace à ma serpillère préférée, qui est explosée de rire.

-Désolé ma mignonne, mais t'es pas son genre ! Et en plus le ménage à trois on est contre!

Et vas-y que je me marre, et vas y que je t'écorche mon pauvre dos...

-C'est bon, on a compris ...

Bon, montons. Ouf, on a des bonnes places, confortables et tout. j'en profite pour piquer un somme, après tout il est tard, et je suis fatigué.

MAIS POURQUOI CE FLICARD ME COLLE ENCORE?
Revenir en haut Aller en bas
Arphéis

avatar

Nombre de messages : 89
Gardien : Zaël (chien)
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Jeu 24 Nov 2005 - 11:25

Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentie aussi bien tout compte fait. Je sors souvent de chez moi pour marcher dehors, mais je n’ai pas spécialement d’amis, et les seules personnes que je vois régulièrement sont ma femme de ménage, le facteur, et mon père, quoiqu’il se donne de moins en moins la peine de passer à mon appartement.

Là, j’ai l’occasion de rencontrer des gens très différents, venant de divers endroits de la Terre, et qui sont décidément hautement sympathiques. Sho, le dragueur, ne me lâche pas d’une semelle, et a été rejoint dans ses tentatives par un certain Caïn. J’en ai entendu parler, il est leader d’un groupe de rock que j’aime bien. Ca fait bizarre de le rencontrer en vrai ; il a un sacré caractère. Il y aussi un ami de Sho, nommé Akira, dont le gardien est un koala qui n’arrête pas de manger. Le dénommé Sturm que j’ai rencontré en premier est assez taciturne et parle peu, je ne peux donc pas me faire une idée précise sur sa personnalité, bien qu’il est l’air plutôt aimable. Il paraît que c’est un criminel… Ca me surprend assez, ce n’est pas vraiment l’image dont je me fais d’un assassin, mais enfin… Son gardien est un chat, enfin plus précisément une chatte, et qui a l’air d’avoir du répondant. En parlant de gardien, je me demande comment Zaël réagit face à tout ça. Il doit être profondément blasé, comme d’habitude.

Je m’amuse vraiment bien, à en oublier que je suis dans un autre monde, pour une raison encore inconnue, et sans savoir ce que le futur me réserve. Notre groupe est bientôt rejoint par Antechrista, enfin Christiana, que je suis contente de retrouver car je m’entends plutôt bien avec elle. Il y a aussi un policier du nom de Liam, qui nous suivait d’ailleurs. Ante nous informe que nous devons nous rendre à la Citadelle. Enfin, elle réussit à nous l’expliquer une fois qu’elle a réussi à se débarrasser de la drague intempestive de Sho. Il est incorrigible celui-là… Enfin, nous voilà en route pour ladite Citadelle ; peut-être que là-bas, on nous en apprendra plus sur les raisons de notre venue ici. Je discute un peu avec Ante, de nos pouvoirs respectifs. Apparemment, elle est dotée de la capacité de créer des sceaux et des illusions. Je parle aussi un peu des mes nouvelles capacités, qui il faut quand même le dire, me simplifient un peu la vie. La conversation est animée, et même si je ne participe pas beaucoup, j’écoute avec attention, amusée par certaines répliques.

Nous finissons par arriver à la Citadelle ; guidée par le reste du groupe, j’entre dans une salle manifestement grande qui semble être un amphithéâtre, d’après ce que me décrit mon familier. Le groupe se répartit dans la salle ; quand à moi je me fraye maladroitement un chemin entre les rangs, avant de finalement venir m’asseoir à côté d’Akira. Caïn est un peu plus loin devant moi, il n’est pas difficile à repérer à cause de son aura qui est d’une couleur très vive et agressive. Antechrista est dans les parages, mais je ne sais pas où est Sho (mais qui de toute façon ne doit pas être trop loin d’elle). J’ai trop usé de mon pouvoir ce qui m’a fatiguée, je m’enferme donc de nouveau dans les ténèbres, me fiant seulement à mes autres sens à présent.

Une soudaine agitation se fait attendre non loin ; d’après ce que j’entends, une Voyageuse de notre groupe a retrouvé quelqu’un qu’elle connaissait parmi les autres Errants présents dans la salle. Heureux hasard, le monde est petit décidément… D’autres personnes, apparemment des Errants restés sur Ataraxia, viennent et s’installent à nos côtés. Soudain, l’agitation se tut un peu, indiquant que quelque chose ou quelqu’un vient d’arriver.

« Décris-moi ce qui se passe ! » dis-je à de Zaël, couché à mes pieds, et d’ailleurs m’écrasant un ou deux orteils.

Il bouge un peu, et reste quelques secondes silencieux avant de consentir à me répondre d’un ton ennuyé.

« Y a quatre personnes sur la scène, deux de ces types sont les princes d’Ataraxia. Ils ont le visage masqué, l’un est blond avec un tigre blanc comme gardien, et l’autre a un loup ridicule. »

Sûrement une manifestation d’une quelconque jalousie de sa part, mais je l’abstins de faire la remarque, du moins tant qu’il n’a pas fini sa description de la scène.

« Ils sont accompagnés de deux jeunes filles jumelles, leurs conseillères je crois… »

Zaël est interrompu par l’un des deux princes, qui prend la parole d’une voix chaude et plaisante.

Cependant, ce qu’il nous dit est beaucoup moins attirant. Après les salutations d’usage, il nous explique enfin la raison pour laquelle il a ramené tous les comateux ici. Et ça, ça me plaît moyennement. En gros on va nous envoyer combattre quelque chose d’inconnu et d’apparemment dangereux sous le prétexte que nous sommes environ dix fois plus puissant que les natifs d’Ataraxia, qui me semble un peu bidon. Caïn a assez de culot pour protester vertement contre ces méthodes, mais le prince a des arguments imparables : si on ne coopère pas, il ne nous indiquera pas comment rentrer chez nous. Son ton est sans appel, et il semblerait que nous n’ayons pas vraiment le choix.

L’agitation qui gagne les rangs m’indique qu’à peu près tous les Voyageurs partagent mon opinion ; chantage, méthodes horribles. On est manipulés comme des pions. Les princes annoncent que nous devons aller voir le premier village à avoir été victime de ces évènements étranges, Uran, se trouvant en Roumanie, afin d’inspecter les lieux. On ira en avion, ce qui me réjouit un peu, vu que je n’ai jamais eu l’occasion de prendre ce genre d’engin.

On se masse à la sortie de l’amphithéâtre, et je suis tout le monde avec peu de motivation, pas vraiment enthousiaste à l’idée d’aller au casse-pipe pour quelque chose dont je n’ai absolument rien à faire. Ca peut juste flatter ma bonne conscience. Et encore. Je ne fais même pas ça de mon plein gré.

« Je vais pas être tellement utile moi, je suis aveugle et mes pouvoirs présentent peu d’intérêts. »

Ma remarque n’a pas l’air d’intéresser Zaël.

« Ca t’arrive de m’écouter ?

-Ca t’arrive de ne pas être agressive quand tu me parles ? Qu’est-ce que tu veux que je te dise ? Tu crois qu’on a le choix ? »

Manifestement, ça n’a pas l’air de le réjouir non plus.

« Non évidemment. N’empêche, cette situation ne me plaît pas du tout.

-Elle ne plaît à personne apparemment. »

D’accord, pas la peine de discuter avec lui, il est de trop mauvaise humeur. Je garde donc le silence jusqu’à ce qu’on arrive à l’avion. Je préfère suivre les autres, pour éviter tout risque de me paumer, ou de me prendre un mur. Mais personne n’est motivé pour rentrer le premier dans l’avion.

« Qui m’aime me suive ! » lance la voix de Sturm.

Ben voyons. Enfin ironie ou non, ça a décidé les autres à s’avancer, et moi par la même occasion. Je prends place sur le premier siège que je trouve ; Caïn est assis à ma gauche, et Antechrista à ma droite, ce qui me réjouit assez. Sho doit être un peu plus loin, avec Akira. Les sièges sont moelleux et très confortables, au moins nous ferons bon voyage. Je sens à peine que nous décollons ; le vol est absolument silencieux, sans remous, si bien que je ne fais aucune différence entre le sol et les airs. Dommage, je ne m’attendais pas à ça. Je discute un peu avec Antechrista, Sho et Caïn participant parfois à la conversation. Le chanteur n’a pas l’air de se remettre du discours des deux princes, ce qui est compréhensible. Antechrista et Myst sont tous aussi choqués par la situation. Quand au dragueur, du moment qu’il traîne avec des jolies filles, tout lui va. Au moins un que ça ne déprime pas.

Finalement vaincue par la fatigue, je ne tarde pas à m’assoupir pendant un temps indéterminé. C’est mon ventre qui me réveille, se plaignant bruyamment de la faim. C’est vrai que maintenant que j’y pense, ça fait un moment que je n’ai rien mangé. Les bruits de mastication continuels de Dolly ne m’aident pas à calmer les grondements de mon estomac.

Remarque, s’il mange, c’est qu’il y a quelque chose à manger.

« Euh… Hum… Est-ce qu’il y a quelque chose à grignoter sur cet avion ? » dis-je timidement.

Akira se dévoue pour me ramener un peu d’eau et trois gâteaux secs. Ils nous ont laissés quelques amuse-gueules afin qu’on tienne le coup. Hum, j’espère qu’on aura quand même quelque chose de plus consistant plus tard. Je remercie chaudement Akira, qui m’a tout l’air d’être un type vraiment gentil. Caïn se chamaille avec son gardien, Antechrista et Sho pioncent, les autres sont calmes ; l’ambiance est plutôt pesante. Je grignote mes biscuits, et termine mon verre d’eau ; un des membres de l’équipage chargé de nous escorter nous signale alors que nous allons bientôt arriver à Uran. Déjà ? Les avions d’Ataraxia doivent être plus rapides que les avions terriens.

Toujours est-il que nous amorçons peu à peu notre descente ; le véhicule volant finit par se poser dans un très léger cahot, que je dois être la seule à ressentir à cause de ma sensibilité un peu plus développée que la normale. A part ça, pas grande différence entre la terre et les airs. Sans grande motivation, le groupe se lève et descend plutôt lentement sur le sol.

Il fait froid, l’air est humide. Il y a du vent, et je frissonne dans ma robe trop légère. J’aurais dû m’acheter des vêtements en ville, mais ça aurait été trop compliqué, et de tout façon je n’avais pas un sous en poche.

Un bus vient nous chercher pour nous emmener à Uran même, la piste sur laquelle nous avons atterrit se trouvant à quelques kilomètres du lieu dit. Le silence règne, les conversations se font rares, et à part notre groupe et le personnel de la piste, qui est peu nombreux. On prend place dans le véhicule ; ça a l’air de ressembler à un bus classique, mais on a plus de place et on est mieux assis. Je suis contre la fenêtre, avec Akira à côté de moi. Il reste silencieux durant tout le court trajet, son gardien seul brisant le silence avec ses incessants « crunch crunch ». Zaël n’a rien trouvé de mieux que de se poser au milieu de l’allée, à côté de la panthère de Sho, provoquant quelques jurons provenant d’Errants s’étant prit les pieds dedans.

La route, contrairement au voyage en avion, me semble durer des heures. On ne sait absolument pas à quoi nous attendre, l’anxiété est presque contagieuse et se répand parmi le groupe. La perspective de mourir réduit en bouillie par une bestiole, alors qu’on n’était même pas volontaires pour cette mission réjouit peu de monde.

Finalement, le bus stoppe doucement dans un léger crissement de pneus. D’abord, personne ne bouge. Je comprends que tout le monde a le nez scotché à la fenêtre, et contemple dans le silence le plus total le spectacle qui s’offre à eux. Frustrée, je pousse Zaël du pied.

« Qu’est-ce qui se passe ? »

Bien que j’ai parlé à mi-voix, tout le monde a dû entendre ma phrase, et je devine qu’on me regarde avec incrédulité, pour ceux qui ne sont pas au courant de ma cécité. Un peu embarrassée, je ne sais pas comment réagir, lorsque Akira se charge de répondre à la place de mon familier.

« On ne peut pas dire qu’il se passe quelque chose… » commence-t-il d’une voix un peu éteinte.

« Ya plus rien, » commente de Caïn un peu plus loin, d’un ton las.

« Le ville est réduit à l’état de ruines… » achève enfin une jeune femme dont je ne reconnais pas la voix.

Le silence pèse encore quelques secondes, puis l’une des personnes chargées de nous accompagner, du moins nous surveiller afin qu’on ne s’en échappe pas, nous invite d’un ton plutôt rigide à descendre et à inspecter les lieux. Le groupe obéit sans aucune motivation, et commence à descendre. Je suis le mouvement, et sent que tout le monde se sépare afin de farfouiller dans les décombres, comme l’avait demandé ou plutôt ordonné Dante. Pour chercher des indices, il faut avoir des yeux… Un peu découragée, je laisse Zaël flairer les ruines et commence à errer en suivant vaguement Antechrista en me fiant aux bruits de ses pas sur le sol détrempé, sans savoir vraiment quoi faire pour aider. Il vaudrait peut-être mieux que je m’occupe d’une façon ou d’une autre tout de même, histoire de ne pas être qu’un boulet au pied des autres Voyageurs. De plus, si je ne fais rien je vais me mettre automatiquement à réfléchir sur ce qui a pu causer un tel cataclysme. Et ça, il ne vaudrait vraiment mieux pas.

Je me rappelle que je possède un autre pouvoir ; j’en use un peu pour déplacer de petits restes d’habitations, afin de déblayer le terrain et de faciliter les recherches. Il me suffit de « ressentir » l’objet, puis de penser à le faire changer de place, et ça bouge tout seul… Assez effrayant tout de même quand on y pense, que je sois capable d’une telle chose.

Cependant, je n’ai pas l’habitude de faire ce genre de choses à répétition, et je finis par rapidement me fatiguer. Je m’assois sur les restes d’une maison pour me reposer un peu, avant de reprendre les fouilles dans une ambiance assez lugubre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ershin

avatar

Nombre de messages : 100
Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Sam 26 Nov 2005 - 14:39

« Arrête un peu de geindre !
-Pardon, je suis désolée, pardon.
-Et arrête de toujours t’excuser et agis petite idiote.
-Oui, tout de suite.
-Alors fais-le ! Et lève-toi ! Tu sais très bien que le sang est une plaie à récupérer sur le parquet. »


« Et toi Ershin ? Demanda Romilly d’un ton enjoué.
-Pardon ? Fit l’intéressée d’un air absent.
-Tu viens d’où ?
-Quel intérêt ? Râla Yago.
-Bah, c’est utile pour mieux se connaître non ?
-Et qui t’a dit qu’on voulait te connaître gamine ?
-Laisse Yago. Je viens du Japon.
-Ouah ! C’est génial ça s’exclama Romilly. Il paraît que c’est super beau, c’est vrai ?
-Les temples sont jolis mais la mégalopole reste une mégalopole. »

La jeune fille expulsa son familier de son perchoir et entreprit de peigner ses longs cheveux argent.

« Comment tu as fait cette couleur Ershin ?
-Pardon ?
-Je demandais répéta Romilly. Comment tu as fait pour ta couleur de cheveux ? C’est du délavage ou une teinture ?
-Elle c’est fait greffer les cheveux de ses victimes qu’elle dépieutait à coup d’os d’aile de poulet persiffla Yago.
-C’est naturel répondit Ershin en continuant de lisser les pointes.
-Mais… S’étonna Nina. Tu as quel âge ?
-Vingt quatre ans pourquoi ?
-C’est impossible ! Comment ?
-Je ne sais pas » soupira la jeune femme en tirant ses cheveux en arrière et en les nouant en une queue de cheval, libérant sa gorge et faisant apparaître un petit crucifix nacré.

« Tu es catholique ? Demanda Romilly en apercevant la croix.
-Pas vraiment en fait. Elle appartenait à ma mère, c’est étrange, mais c’est la seule chose que j’ai gardé de là-bas…
-C’est que cette croix doit être vraiment importante affirma Romilly. Je suis sûre que c’est le symbole de l’attente de ta mère.
-Ca m’étonnerai ricana Ershin. Elle est morte il y a seize ans.
-Je… Je suis désolée se confondit la jeune femme
-Vraiment… Tu ne fais que de gaffes Cui !
-Ce n’est pas de notre faute, nous ne pouvions pas savoir se défendit Préciosa.
-Ce n’est pas très grave, ne vous en faites pas fit Ershin en souriant. Je ne l’ai pas beaucoup connu alors je ne suis pas réellement affectée quand on en parle.
-C’est vraiment triste tout de même murmura Gloria avec une petite larme à l’œil. »

Il y eut un petit passage à blanc, les trois jeunes femmes regardant Ershin qui caressait négligemment son Gardien.
« Je vais me rafraîchir annonça brutalement la jeune asiatique. Je n’ai pas besoin de toi pour trouver mon chemin Yago » ajouta-t-elle à l’adresse de la martre qui s’apprêtait à la suivre.
Le mustélidé recula comme si on l’avait frappé. Il balbutia quelques mots inintelligibles et sauta du siège avant de partir cavaler dans les coursives.

« Hy Shin-chan !
-Motoko. Bonjour…
-Joyeux anniversaire Shin-chan ! » S’écria la jeune femme en se fendant d’un immense sourire.
Le regard d’Ershin se détacha des pavés pour se fixer sur le visage lumineux de son amie.
« Je sais ce que tu te demandes Shin-chan ! Je peux lire dans tes pensées ! Tu te demandes, mais comment diable a-t-elle pu connaître la date de mon anniversaire ? Et bien c’est parce que je suis déléguée des élèves ! Voilà ! »
Une petite étincelle jaillit dans l’œil torve et mélancolique d’Ershin. Lentement, comme si les muscles nécessaires n’étaient que très rarement employés, elle sourit.
« Merci Motoko.
-C’est normal ! Tu allais où ?
-Chez le fleuriste…
-Je peux venir avec toi ?
-Si tu veux, mais ça risque d’être ennuyant…
-Alors je mettrai de l’animation ! Hauts les cœurs Shin-chan ! »

Motoko suivit son amie jusque chez le fleuriste puis jusqu’à une grande esplanade, occupée par un unique bâtiment. Le style était étranger et le bâtiment austère, bien que richement décoré, donnait l’impression d’écraser quiconque levait les yeux sur lui.

D’un pas un peu hésitant, Motoko suivit Ershin et passa l’immense porte et les grandes arches. A l’intérieur de la salle gigantesque, régnait un silence de mort. Mais la vie était bien là, amenée par des centaines de vitraux colorés qui réfractaient la lumière tels des kaléidoscopes, la découpant puis la recomposant en des scènes de joie, de peine, de vie et de mort.
Les jeunes femmes s’engagèrent dans l’allée centrale délimitée par des rangées de bancs dressés vers le fond du bâtiment où trônait un homme crucifié sur une croix de marbre et auréolé par la lumière.
Ershin s’agenouilla devant la croix puis se signa, un signe à la fois simple et complexe que Motoko imita plus ou moins bien sans en connaître la signification. Puis elles repartirent.
« Shin-chan. C’est quoi cet endroit ?
-Une
Eglise.
-Une quoi ? demanda Motoko qui n’avait pas comprit le mot prononcé dans une langue étrangère.
-Un temple si tu préfères, comme en Occident.
-Tu es catholique ?
-Non, mais ma mère est là, tu viens ? »

Les jeunes filles s’engagèrent dans le cimetière. Motoko n’appréciait pas l’endroit. Dans les temples, les tombes étaient belles, décorées, on sentait la vie, le cycle qui continuait.
Ici, il semblait que le temps même s’était arrêté parmi les rangées de stèles de marbre sombre parfois ornées de quelques fleurent qui malgré leurs tons vivement colorés semblait aussi animées que de la roche.
Ershin s’arrêta devant l’une d’elle. Ce n’était pas une tombe particulièrement belle, ni vraiment laide. C’était une tombe banale au possible que l’usure du temps avait commencé à atteindre par endroit où le marbre avait sauté, créant quelques éclats dans la roche.
Motoko regarda par-dessus l’épaule de son amie. Un nom trônait sur la tombe mais, écrit en un alphabet occidental, il était indéchiffrable pour la jeune femme. Heureusement, une petite cartouche indiquait en idéogrammes japonais standards :

« Yuii Tsukasa née Ohona, 1997-2033 »

« Bonjour Maman murmura Ershin, je t’ai amené des fleurs et Motoko, une amie.
-Shin-chan… C’est la tombe de ta mère ?
-D’un certain point de vue. Il n’y a pas de corps dans cette tombe, papa a préféré tout brûler.
-Pourquoi ?
-Selon lui, elle continue de vivre dans nos cœurs, pas besoin de photos ou d’autres souvenirs matériels.
-Elle est morte jeune…
-Oui, j’avais huit ans.
-Ca a du être dur…
-Non fit Ershin avec un sourire. Ce fut une libération, pour elle comme pour moi.
-Shin-chan…
-Ne t’en fais pas Motoko ! J’étais jeune, je n’ai pas réellement compris ce qui arrivait.
-Shin-chan… Comment ta mère… Enfin tu sais… Comment elle est morte ?
-Elle a souri.
-Pardon ?
-Elle souriait. Elle n’avait pas le droit ! Elle est morte comme ça, un vingt-et-un avril.
-Mais…
-Oui, aujourd’hui c’est l’anniversaire de sa mort. Pour mes huit ans, elle m’a fait un sacré cadeau ! Peut-être le plus beau qu’elle n’aurait jamais pu m’offrir.
-Ca, ca à l’air de te faire plaisir…
-Bien sûr Motoko ! C’était merveilleux !
-Ershin ! C’était ta mère !
-Nan rétorqua la jeune fille avec un sourire espiègle, c’était juste une vieille folle. »


Ershin repoussa la porte des toilettes et tira le verrou. Elle se regarda un instant dans la glace. Elle fit courir un doigt rêveur sur le glabre de sa joue, puis elle retira sa pince à cheveux, libérant une cascade argent qui s’engouffra sur les flancs de son visage, masquant la gorge de la jeune femme et la croix d’ivoire.

Ershin s’assit lentement sur la cuvette des toilettes et prit sa tête entre ses mains. Puis elle se mit à pleurer. Les larmes creusèrent des sillons sur la peau pâle, s’entrecroisant, suivant les routes tracées par les cheveux platine et gouttant à terre.

Motoko leva les yeux sur la maison qui se dressait devant elle. Pas de doute, c’était bien l’adresse qui figurait sur le dossier. Ershin avait manqué tous les cours de la journée et n’avait répondu à aucun appel. En tant que déléguée des élèves, Motoko avait reçu la charge d’apporter cours et devoirs à son amie. La jeune femme doutait fort qu’Ershin ait réellement besoin de ces cours mais cela lui donnait une bonne occasion de prendre des nouvelles et de voir où elle habitait.

La maison n’était pas énorme mais tout de même conséquente. C’était une grande bâtisse de ce vieux style japonais si caractéristique mais où perçait le modernisme. Déjà, la maison avait deux étages, des fenêtres vitrées et des volets disputaient l’espace à des sculptures baroques en bois certainement.
Ershin lui avait confié que son père rarement présent, pas plus de deux jours par mois, elle occupait les combles aménagées à sa guise. Motoko découvrit rapidement l’escalier qui montait directement au toit et à la « maison » de son amie.

La jeune femme grimpa les marches raides et atteignit la porte. La boîte aux lettres débordait d’enveloppes et de prospectus que le facteur avait du faire entrer de force. A en juger leur aspect, elles trainaient là depuis un bon moment déjà.

Motoko appuya sur la sonnette qui ne rendit aucun son. C’était bien sa veine. Elle hésita un instant sur le pas de la porte puis frappa. Aucune réponse. Ce livra alors un duel entre les deux aspirations fondamentales de Motoko. D’un côté la politesse et la bonne éducation inculquée par sa mère depuis son tout jeune âge, et l’autre, une curiosité maladive.

Elle posa sa main sur la poignée qui tourna toute seule. La jeune femme lança un Shin-chan qui résonna dans le vide. Motoko actionna l’interrupteur ce qui n’eut aucune conséquence. Elle se déchaussa avant de rentrer. Une paire de chaussure trainait déjà dans le passage. Des lettres jonchaient le sol. Apparemment, elles avaient réussit à la force de la poussée des suivantes à passer le barrage de la petite fente à clapet de la porte.

Motoko fit quelques pas hésitant avant de marcher sur une substance collante. Une tache sombre s’étendait sur la moquette du minuscule hall. La jeune femme se demandait ce que ça pouvait bien être quand elle vit une empreinte de main sur le mur blanc. Malgré la faible lumière, on pouvait reconnaître la couleur rouge de la marque. C’était une marque discrète, comme si quelqu’un avait posé sa main un instant pour s’appuyer sur le mur, une main fine et délicate.

De plus en plus inquiète, Motoko pressa le pas et atterrit dans ce qu’on été bien forcé d’appeler une chambre. Motoko n’en croyait pas ses yeux. Elle s’était attendue à n’importe quoi mais pas à rien. Un lit qui ne dépassait pas le confort d’une couverture posée à même le sol puisque c’était exactement ça. Sur la couverture, on pouvait voir un uniforme de l’école impeccablement plié, accompagné des sous-vêtements qui allaient avec. A côté du « lit », il y avait une petite commode sur laquelle reposait divers objets.

Motoko s’approcha du meuble, se frayant un passage parmi les pansements et les bandages usagés couvert de sang. Sur la commode, elle trouva un verre remplit d’eau, quelques seringues remplit d’une substance translucide, quelques petites pilules qui reposaient dans une cuiller et une paire de lunette.
« Des lunettes ? Songea Motoko. C’est bizarre, je n’ai jamais vu Shin-chan avec… »
Et Motoko fit se que tout le monde fait quand on lui fourre des lunettes dans les mains, elle les mit sur son nez. La correction était très minime et le verre gauche était fêlé.

Il y eut un bruit et Motoko se retourna pour se retrouver nez à nez avec une Ershin vêtue d’un peignoir trop grand, les cheveux dégoulinant d’eau.
« Ah Shin-chan, je suis venue pour… » Commença la jeune femme.
Mais elle n’alla pas plus loin. Ershin s’avança vers elle et lui arracha brutalement les lunettes avant de les reposer à leur place.
« Pourquoi es tu là Motoko ? Cracha la jeune fille.
-Et bien tu n’es pas venu en cours aujourd’hui…
-Et alors ?
-Et bien, je suis venue t’apporter tes cours et...
-Comme si j’en avais besoin ! Pose ça dans la pièce d’à côté. Je vais passer quelque chose

La dite pièce se révéla être une immense bibliothèque, très bien éclairée, à l’air sec et embaumant le vieux papier. Des livres, des tas de livres ! Aujourd’hui tout le monde se servait du numérique et du réseau, les livres étaient tombés en désuétude.

Motoko revint dans la petite chambre, ne pouvant s’empêcher de fixer les bandages. Certains semblaient vieux, d’autres bien plus récents.
« Ershin ? Qu’est ce qui s’est passé ici ?
-Rien pourquoi ? »
Motoko leva la tête sur une Ershin vêtue d’une robe japonaise bleu nuit du plus belle effet.
« Enfin ! C’est quoi cette chambre ?
-La mienne.
-Mais qu’st ce que c’est que ces bandages ? Ce sang sur le mur ?
-Tu ne vas pas me croire si je te le disais fit Ershin avec un grand sourire.
-Dis-moi quand même.
-J’ai ramassé un chat blessé. J’ai essayé de le sauver mais je n’ai pas réussi. Je l’ai enterré dans le jardin.
-Ershin ! Certains de ces bandages sont vieux !
-Bien sûr, je l’ai recueilli il y a quelques jours déjà.
-Je veux dire… Plus vieux que ça !
-Ah bon ? Pas grave, faudra que je fasse du ménage un jour.
-Shin-chan… Les seringues, les pilules…
-Ce n’est rien Motoko, ne t’en fais pas. Je suis un peu malade de temps en temps, ce sont mes médicaments. »

Soudain la pièce fut illuminée par une clarté crue. Motoko put apercevoir tout l’état de décrépitude et la crasse où baignait la chambre de son amie. Celle-ci paniqua un instant puis se recoiffa en vitesse.
« C’est mon père ! » Lâcha-t-elle en sortant en courant de sa chambre.

Motoko suivit Ershin qui avait dégringolé l’escalier en quatrième vitesse. Une voiture stationnait sur le parvis. Une grosse berline noire qui venait de stopper son moteur. Un homme d’une cinquantaine d’année vêtue d’un complet gris, les cheveux ras, un attaché caisse en sortit avant d’être assailli par la jeune fille aux cheveux platine qui se jeta à son cou.

« Ershin ! Laisse-moi le temps d’arriver au moins ! »
La jeune fille le lâcha avec un immense sourire. Motoko s’approcha doucement, consciente d’être de trop. L’homme l’aperçut et sourit.
« Bonjour mademoiselle ! Vous êtes ?
-Excusez-moi monsieur. Je m’appelle Motoko Somôtaro. Je suis la déléguée des élèves de la classe d’Ershin.
-Un problème ? Fit l’homme en fronçant un sourcil.
-Oh non, pas le moindre ! Je venais juste poser quelques questions à Ershin pour le conseil de classe mentit la jeune femme. Elle se surprit elle-même. Pourquoi avait elle menti sur la raison de sa présence ? Peut-être le froncement de sourcil ou l’infime grimace qu’avait esquissée Ershin.
-Je vois je vois ! Il est tard, vous voulez rester dîner ?
-Oh non ! Je ne voudrais pas déranger ! Et j’ai d’autres personnes à voir. Je vais prendre congé.
-Et bien au revoir mademoiselle Somôtaro, se fut un plaisir.
-De même monsieur. »
Motoko s’inclina et s’en alla. Ershin voyait rarement son père selon ses propres dires, elle n’allait pas gâcher leur soirée.

Dans la maison, le père se débarrassa de sa veste qu’il accrocha au porte manteau.
« Tout c’est bien passé pendant mon absence ma puce ?
-Oui père.
-Pas de soucis ?
-Non père.
-Et ton école, ça se passe bien ?
-Oui père.
-Tu vas bien à tous les cours ?
-Oui père. »

La gifle cueillit Ershin en plein visage. Le choc fut si violent que la jeune femme se retrouva par terre.
« Tu sais bien que j’ai horreur que tu me mentes ma chérie. J’ai reçu un appel de ton école. Malgré tes brillants résultats, ton professeur déplore l’irrégularité de ta présence en cours.
-Je suis désolée… »
Le pied qui heurta Ershin dans le ventre lui coupa le souffle.
« Combien de fois t’ai-je dis d’assumer tes actes ! C’est trop simple de mal agir et de s’excuser ensuite. Ce n’est pas comme ça que tu progresseras dans la vie.
-Oui père.
-Allez viens ma puce, on va passer une bonne soirée ensemble, d’accords ?
-Oui père… »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ershin

avatar

Nombre de messages : 100
Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Sam 26 Nov 2005 - 14:41

« Yep, les piafs ! »
Préciosa et Rio, qui avaient pris le porte bagage pour perchoir regardèrent d’un œil mauvais la martre qui venait de se hisser lestement sur l’étagère.
« Que veux-tu sale belette ? Siffla le faucon.
-Yago fit la martre en se roulant en boule pour sommeiller. Mon nom est Yago.
-Et alors ?
-Rien Préciosa, c’est juste qu’on ne s’était pas présenté ! Ravi de te connaître, toi aussi Rio fit le mustélidé en hochant la tête vers le canari.
-Tu es bien calme Cui ! Ca ne te ressemble pas Cui !
-Au contraire. Je suis toujours très calme. Après tout j’ai la même personnalité qu’Ershin.
-On ne dirait pas.
-Et pourtant si ! Même si au premier abord ça ne se remarque pas je te l’accorde.
-C’est de t’être fait rembarrer par ton humaine que te rend si conciliant Cui ? Tu cherches de nouveaux amis Cui ?
-Non rétorqua la martre en lançant un regard calibre quarante sept au canari. C’est juste que vous êtes les gardiens de vos humaines et qu’il y a de bonnes chances qu’elles vous écoutent.
-Et alors ?
-Et alors je viens juste vous demander de nous laisser tranquilles. L’univers et Ershin se portent mieux en s’ignorant mutuellement.
-Tu décides ça arbitrairement Cui ! Je suis sûr que ton humaine est d’un avis différent Cui !
-Je connais bien mon humaine, après tout, je suis une part d’elle. Ershin est incapable de faire un choix cohérent qui ne la mette pas en danger.
-Je ne vois pas en quoi notre compagnie est dangereuse !
-C’est pour vous que je m’inquiète. Ershin est peut-être magnifique et extrêmement intelligente extérieurement, mais l’intérieur est noir et pourri, brisé en mille morceau. C’est à moi de veiller au grain pour qu’elle ne s’effondre pas plus. »
Les deux oiseaux s’entre regardèrent. Un familier avait rarement ce genre de discours envers son protéger.
« Bon, je vous laisse poireauter comme les crétins que vous êtes » fit Yago avec un sourire mesquin.
Puis la martre sauta prestement du porte bagage et se précipita pour rejoindre la jeune femme aux cheveux d’argent qui venait de réapparaître.

« Viens ma chérie. Viens mourir avec moi.
-Maman… Pourquoi ?
-Tu n’as plus rien à craindre ! Je suis tellement désolée ! Je vais bien m’occuper de toi maintenant.
-Maman… Pourquoi ?
-Et plus rien ne nous sépara jamais ! C’est beau non ?
-Maman… Pourquoi ?
-Viens là, que je peigne tes jolis cheveux noirs. Si doux, si beaux.
-Maman…Pourquoi tu ne me reconnais pas ? Je suis ici ! ICI ! »


« Ershin !
-Yago, calme-toi un peu. Que veux tu qu’il m’arrive ?
-Plein de trucs ! Y a pas mal de gens pas nets sur ce vol !
-Tu sais bien que je sais me défendre petit maître !
-Bien sûr, mais je préfère être avec toi ! Et je suis allergique aux plumes d’oiseaux !
-D’accords d’accords » conclut la jeune fille en riant.

Le duo retourna à sa place où il découvrit la petite forme lovée de Gloria en train de s’agiter. Elle dormait en remuant violemment et en murmurant des petits « non… non… ».
Ershin hésita un instant et entreprit de réveiller la jeune fille en lui secouant légèrement l’épaule.
« Réveille-toi, Gloria murmura calmement Ershin.
La jeune fille se réveilla en sursaut en lâchant un « que ? »
« Tu as fait un cauchemar tenta d’expliquer Ershin. Motoko était plus douée dans ce genre de choses…
- Oui … j’ai … l’habitude …
Romilly tourne alors son fauteuil vers Gloria, un écouteur sur les oreilles.
« Qu’est-ce qui se passe ? Demanda-t-elle.
-Rien répliqua Yago au tac au tac.
-Rien, désolée … souffla Gloria.
Ershin regardait toujours la jeune fille sans un mot, elle connaissait bien ce genre de réponse pour en avoir maintes fois usé.
-Raconte Gloria, fit joyeusement Yago. Je veux tout savoir. De quoi tu as rêvé ?
-Heu …
-Yago intervint Ershin
-Quoi encore ?
-Un rêve ? Quel rêve ? Demanda Romilly, tentant de revenir dans la conversation. »
Gloria se leva brusquement
« Je vais me rafraîchir un peu » annonça-t-elle.

« Yago… fit Ershin quand la jeune fille se fut éloignée.
-Oui Ershin ?
-Ne recommence jamais ça !
-Ca quoi ?
-Tu le sais très bien ! C’était très indélicat de ta part ! Tu savais pertinemment quel type de rien s’était !
-Un rien qui cache beaucoup de choses ! On peut être curieux non ? Si on doit se les coltiner, autant en savoir le plus possible sur eux !
-Et comment tu réagirais face à la personne qui me poserait la même question ?
-C’est évident, je lui boufferais les yeux.
-Et bien là c’est pareil ! Tu ne recommenceras plus promets !
-C’est promis Ershin. »

Motoko se réveilla avec une bouche pâteuse et un sérieux mal de crâne. Pourtant elle n’avait rien bu la veille. Sans doute était-ce le spectacle de cette tête explosant sous l’impacte de la balle qui avait fait l’effet d’une beuverie. C’était presque irréel, en y songeant, que elle et Ershin n’avait pas été blessées. Puis ça lui percuta la tête de plein fouet.
« Ershin ! »
La jeune fille était là, agenouillée devant le lit qu’on avait dressé dans la chambre de Motoko pour la nuit. Les mains jointes, les yeux clos, elle murmurait des litanies dans une langue incompréhensible.
« Ershin ? Tu vas bien ?
-Oui Motoko. Ta mère m’a prêté quelques affaires à toi. Ca ne te dérange pas si je te les rends plus tard dans la semaine ?
-Euh non. »
Motoko regarda le pâle sourire de son amie. Elle était si fragile… Elle semblait prête à se briser à chaque instant et pourtant…
« Allez Shin-chan fit Motoko en laissant sa bonne humeur naturelle reprendre le dessus. Allons manger quelque chose. »

Les jeunes filles descendirent dans la cuisine où la mère de Motoko les attendait.
« Bonjour Moto-chan. Bonjour Ershin. Qu’est ce que tu prendras ?
-Je… Je ne mange pas le matin…
-Oh, tu ne vas pas goûter à mon cake ?
-Tu devrais Shin-chan, le cake de maman est le meilleur du Japon !
-D’accords…
-A la bonne heure ! Motoko, prends une assiette pour ton amie. Tiens, ton frère se lève ! »

Un adolescent venait de faire son entrée dans la cuisine. Les cheveux décolorés tranchaient avec le noir de sa barbe de quelques jours. Il avait vraiment l’air dans les nuages.
« ‘Lut tout le monde » fit-il en répriment un bâillement.
Comme si son cerveau était en pilote automatique, il se dirigea vers le frigo et en sortit une bouteille de lait. Il se servit un grand verre qu’il vida d’un trait, puis il s’essuya du revers de la main.
Son regard se posa sur Ershin et pour la première fois, il enregistra sa présence.
« Hé ! Salut toi ! Comment tu t’appelles ?
-Ershin…
-A c’est toi la fameuse Ershin ! Motoko-chan n’arrête pas de nous parler de toi ! Je m’appelle Sora ! Je suis le cadet de la famille ! Ravi de te rencontrer Ershin. »

La jeune fille le regarda d’un air apeuré
« Ne t’en fais pas Shin-chan ! Sora-kun est très gentil ! Même si c’est un énorme fainéant…
-Moto-chan ! Ne dénigre pas ainsi ton petit frère devant tes amies ! Je suis un artiste ! Peintre, musicien et bien d’autre encore.
-C’est ça…
-C’est ce qu’on appelle la polyvalence nee-chan.
-Sans doute sans doute. T’expliqueras ça à papa quand tu te seras vautré à tes exams.
-Eh Ershin ! Ca te dirait d’être modèle ?
-Quoi ?
-Bah, j’ai toujours rêvé de pouvoir dessiner des jolies filles. Hélas je n’ai que Moto-chan à disposition !
-Baka ! Grogna sa sœur.
-T’as des cheveux extra ! Comment ça ce fait ?
-Sora !
-Bah quoi ? C’est pas naturel si ?
-Si fit Ershin dans un souffle
-T’es née comme ça ?
-Non, Sora-san…
-Sora tout court ! Et tutoies moi s’il te plaît
-Sora, tu connais la légende comme quoi la mort ou la peur peuvent blanchir les cheveux en un instant ?
-Ouais, c’est ce qui t’es arrivé ?
-Oui.
-Et t’as vu quoi ? »
Ershin leva la tête au ciel pour tâcher de se rappeler.
« Le sourire de ma mère acheva-t-elle »


Le village d’Uran était en ruine. Ershin se rappela vaguement d’être déjà passée ici il y a plusieurs années. Elle recherchait une statue pour Vector. La jeune fille commença les fouilles. Doucement, précautionneusement, elle bougeait les pierres et les disposait soigneusement. Un reliquat de plusieurs fouilles archéologiques à la recherche de pièces rares et délicates. Autour d’elle les gens sont soit abrutis par la désolation ambiante, soit en train de fouiller, comme elle. Mais Ershin fouille pour la forme, au fond d’elle-même elle sent qu’il n’y a rien à trouver.

« Maman ! Maman ! Aujourd’hui tu vas être fière de moi ! Aujourd’hui tu vas me voir ! »
La petite fille cavale dans les couloirs. Elle est heureuse ! Pour son anniversaire, sa mère va enfin la voir.
Les longs cheveux noirs flottent derrière elle comme une trainée, suivant la fillette avec un léger train de retard.
La crinière de jais retombe sur le dos de la gamine quand elle s’arrête enfin devant la porte pour reprendre son souffle. Il y a aussi un peu d’anxiété tout de même. Mais elle se reprend, avec ça, sa mère va forcément la voir.
La poignée tourne et la porte s’ouvre.
« Maman ? Maman ? Mam… »
Les yeux grands ouverts, la fillette contemple le spectacle. Puis elle se met à rire doucement, très doucement, le rire devient plus synthétique, plus nerveux, comme le sourire figé comme un masque sur le visage de l’enfant. Enfin, doucement, prenant de plus en plus d’ampleur, le petit bruit saccadé se mua en un hurlement de terreur. Une corole blanche retomba sur les épaules de la fillette qui criait sa haine à plein poumon.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Sam 26 Nov 2005 - 15:17

Des murs nus, un sol et un plafond dallés. Tout blanc, tout lisse, d’un blanc agressif. C’est sa petite chambre, les grands l’appellent « cellule ». Pas de lit, pas de toilettes. Rien d’autre que le froid du dallage. Et il y a toujours cette odeur atroce de chloroforme.

Même là, elle la sent, même dans ces moments là.

Elle rampe sur le sol, le corps secoué de spasmes, elle a mal, tellement mal … elle atteint la porte vitrée toujours fermée qui l’isole dans cette petite chambre.

- aidez-moi …

Il y a un monsieur en blouse blanche de l’autre coté, mais il ne fait rien d’autre que d’observer et de décrire ce qu’il observe.

- aidez-moi …

Elle ne tient plus et vomit sur le sol dallé, encore et encore, pendant que le monsieur continue à écrire.

Les minutes passent, mais pas la douleur, puis une lumière clignote, violente comme ce qui va suivre.

- non …

D’un coup une douche agressive avec parfois de la mousse fuse des murs et la submerge, la glace jusqu’aux os, mais la petite chambre est nettoyée, toute propre. Elle aussi, accessoirement.

Un autre monsieur entre, la regarde gisant au sol en train de grelotter. Elle sent qu’il aimerait être ailleurs, ça leur fait un point commun. Il tient un plateau avec des horreurs dessus.

- tu vas avaler ces petites pilules et ça va aller mieux.

Elle s’agenouille, frissonne alors qu’il s’approche d’elle. C’est trop, trop c’est trop. Il lui présente les pilules mais elle tourne la tête de l’autre coté.

- tu vas être une gentille fille et avaler ces pilules.

Mais elle ne les prend pas, parce que sur le moment ça lui fait du bien, mais après …

- assez …

Il soupire : tu sais, je suis patient …

L’instant d’après il lui tire très fort les cheveux.

- … mais faut pas pousser ! Avale ! Avale !

Elle hurle et se débat, alors il appelle le malabar, un grand gars très musclé qui mâche tout le temps du chewing-gum comme dans la publicité, sauf que lui il n’est pas gentil. Il arrive et la plaque au sol d’une seule main, de l’autre il maintient son bras tendu.

- puisque tu refuses de prendre les pilules, je vais te donner le traitement autrement.

Et il sort une grande piqûre. Terrifiée, elle essaie de résister, de cacher son bras, en vain. Et l’aiguille s’approche, lentement, lentement …

- non … non …


- réveille-toi, Gloria.

Je me réveille en sursautant légèrement. Je me suis endormie dans l’avion et Ershin m’a réveillée en me secouant un petit peu par l’épaule, nous faisant l’économie d’un hurlement aigu.

- que … ?

- tu as fait un cauchemar.

Je me sens un peu à la dérive comme toujours après ce genre de réveil mais je ne le montre pas. Il y a assez de soucis comme ça dans l’air.

- oui … j’ai … l’habitude …

Romilly tourne alors son fauteuil vers nous, un écouteur sur les oreilles.

- qu’est-ce qui se passe ?

- rien.

- rien, désolée …

Je m’imprègne de l’odeur du pot-pourri, et mon cœur cogne de moins en moins fort dans ma poitrine. Le souvenir se diffuse peu à peu. Ershin me regarde toujours sans un mot, mais son martre est inquisiteur, lui.

- raconte Gloria, je veux tout savoir. De quoi tu as rêvé ?

- heu …

- Yago …

- quoi encore ?

- un rêve ? Quel rêve ?

La dernière phrase est de Romilly, je me lève.

- je vais me rafraîchir un peu …

J’entends Ershin sermonner son gardien sur son indélicatesse pendant que je m’éloigne. J’espère qu’ils ne vont pas se fâcher à cause de moi … je traverse la moitié de l’avion, croisant les autres errants, un oriental qui semble figé comme une statue, un jeune homme qui lorgne sur les longues jambes d’une jolie brune qui n’a pas l’air de s’en apercevoir, un adolescent qui me tire la langue à mon passage …

A une ou deux exceptions, l’ambiance est morose … je passe un sas automatique et me retrouve dans un sorte d’anti-chambre, un endroit ou devraient officier les hôtesses s’il y en avait, il y a une sorte de garde-manger, un coin infirmerie, un coin … petit coin. Il y a un panneau de commandes et des boutons qui me donnent la migraine rien que de les regarder. Heureusement que l’accès aux toilettes ne demande pas une licence en informatique … je vais donc au petit coin, aux toilettes quoi, et je me refais ensuite une petite beauté, insistant comme toujours sur le maquillage de mes long cils, un moment que j’affectionne particulièrement. Je me sens mieux.

Quand je sors, je croise le jeune homme dragueur de tout à l’heure qui est à la recherche d’une bière et se plaint de l’absence d’hôtesse dans ce « tacot », pour reprendre son expression. Puis il m’aperçoit et un grand sourire se forme sur son visage.

- mais en voila une jolie plante !

Même s’il n’a pas ce charme qui m’attire chez Liam, il est plutôt mignon, mais c’est surtout son compliment qui fait mouche et le fait rougir de contentement, effaçant définitivement les vestiges de mon cauchemar.

- merci …

- elle rougit, comme c’est mignon.

Il doit prendre ma réponse timide pour une sorte d’invitation, parce qu’il fait un pas pour se rapprocher de moi, j’en fait un demi en arrière et me retrouve déjà collé à la cloison. Un demi pas en avant de sa part et il est quasiment collé contre moi …

- comment ai-je fait pour ne pas te remarquer plus tôt ?

Son regard devient nettement plus … grivois … il me déshabille du regard, je crois même qu’il a réussi à dégrafer mon soutien-gorge rien que la force de sa volonté.

- vous … tu ne cherches plus ta bière ?

- je n’ai plus soif. En fait, j’ai soif d’autre chose …

Ce qu’il est direct, en mots mais tout de même, je ne sais plus où me mettre, et je n’aurais pas la place pour m’y mettre.^^"

- c’est exigu ici …

Je n’ai pas que quoi dire d’autre … il pose ses mains de part et d’autre de mon visage, il est si près qu’une de ses longue mèches me chatouille par moments le nez.

- moins que dans une cabine téléphonique, un ascenseur, j’aimerais bien être coincé dans un ascenseur avec toi … tu habites chez tes parents ? C’est quoi ton petit nom ? Moi c’est Sho.

- heu, Gloria, et je n’habite pas chez mes parents …

- Gloria, quel joli prénom. Gloria, tu as de si beaux … yeux, aussi.

- ho …

- laisse-la tranquille.

- vingt-deux le flic, qu’est-ce qu’il veut ? Mes papiers ? Je ne l’embête pas la demoiselle, je t’embête, Gloria ?

- heu, non …

Sho a l’air surpris de ma réponse.^^

- ha, tu vois.

- elle dit ça par correction, le contraire de toi. Va voir ailleurs si on y est.

- mouais … de tout façon tu as cassé l’ambiance. A plus tard, beauté.

Je ne sais que dire alors je ne dis rien. Sho parti, sans sa bière donc, Liam me demande si je vais bien, ce à quoi je réponds par l’affirmative d’un petit hochement de tête, puis il me fait un clin d’œil et cherche quelque chose en pestant contre les malotrus qui se croient tout permis. Je crois qu’il parle de Sho. Je le regarde chercher dans l’espace exigu pendant un instant, et comme c’est exigu de temps en temps on se frôle … il ne se demande même pas pourquoi je reste avec lui.^^

- mais ils les ont mises où ces fichues boissons ?

Ce qu’il est beau.^^

- dans le frigo ?

- oui mais il est où ?

- ce petit air froid …

Je me tourne et trouve une ouverture, c’est sûrement le frigidaire, le hic c’est qu’on ne peut pas l’ouvrir manuellement. Sans s’énerver, Liam appuie sur quelques boutons, ouvrant ainsi le frigidaire qui était effectivement intégré dans la fausse cloison, derrière moi. Je lui tends une bière qu'il refuse poliment.

- je prendrai un scotch, s'il y en a.

Je regarde : oui, il y en a.

Je lui tends la bouteille.

- merci, vous en voulez ?

Du scotch ? Ca va être une première.^^"

- je veux bien.

*deux verres remplis plus tard*

Je trempe les lèvres dans mon verre tandis qu’il engloutit le sien. Ca chauffe la gorge.^^

- c'est la première fois que vous buvez du scotch ?

- oui, je me sens ... déflorée.

- heu oui, et vous aimez ?

- être déflorée ?

- oui, heu non, le scotch. Vous aimez le scotch ?

- oui, c'est chaud, c'est bon. Liam ?

- oui ?^^"

- vous êtes tout rouge.

- c'est l'alcool^^" ... justement, maintenant qu’on a partagé un verre de scotch, on peut se tutoyer.

- ha ?

- oui, c’est la coutume dans mon pays, l’Ecosse. En tout cas, c’est ma coutume.

- d’accord alors.

Sho m’a tutoyé aussitôt lui.^^

- toi, tu tutoies quand ?

- heu … après avoir fait l’amour.

- ha … c’est bien aussi …

Une seconde passe.

- en fait, on va se vouvoyer à nouveau, vous êtes d’accord ?

- d’accord mais pourquoi ?

- pour ça.

Il m’enlace alors et dépose ses lèvres sur moi dans un doux baiser. Je le regarde avec un air étonné puis on échange un baiser torride, je plonge mes mains dans sa chevelure sauvage alors qu’il me déshabille fébrilement, m’arrachant presque ma tunique, et tant pis si une simple cloison nous sépare des autres errants, et …


Et je refoule ces pensées indécentes. On est toujours là avec notre verre de scotch, et Liam s'est resservi …

- tu es toute rouge, ça ne va pas ? C'est peut-être l'alcool pour toi aussi.

- ho … sûrement ... c’est un beau pays, l’écosse …

- ho que oui ! Tu connais ?

Il est plus à l’aise, c’est bien.

- un peu, je suis allé à Glasgow pour voyage d’affaire.

- tu en as très peu vu alors … tu travailles dans le commerce ?

- non, je suis interprète intérimaire. Sinon, je suis marchande de fleurs, j’aime les fleurs.

- il y a plein de belles fleurs en écosse. C’est très beau même si je n’ai pas le temps de les regarder.

- on voit rarement les trésors qu’on a … sous les yeux … en Italie aussi on a une belle nature.

Il sourit et me frôle la joue amicalement : je vois ça, tu es une belle fleur.

- merci …

Belle plante, belle fleur, quelle belle journée. Ce n’est peut-être que de la pure politesse, mais je rougis de plaisir.

- … alors … tu es policier ?

- oui, tu as une bonne mémoire.^^

Je lui fais les yeux doux.

- ça doit être merveilleux de lutter pour la justice.

- ouais, c’est bien.

- tu as déjà arrêté des pollueurs ?

- non, mais j’ai mis un pyromane au frais dernièrement. Je ne sais pas si c’est pareil …

- ho, c’est encore mieux. Tu as sauvé la nature. Tu es un héros.

Dis-je en lui faisant encore plus les yeux doux, juste sous ses beaux yeux à lui, et on est tellement près, et c’est tellement mieux que quand c’était Sho.^^

- heu oui …


Dernière édition par le Lun 28 Nov 2005 - 18:22, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Sam 26 Nov 2005 - 15:18

A ce moment là un jeune homme entre et nous sourit avant d’aller jusqu'au panneau de contrôle qu’il regarde rapidement avant de pousser un bouton.

- on a eu une instruction vocale, il faut s’asseoir avant l’atterrissage, dans deux-trois minutes.

- merci.

- de rien, gloria, ha oui, moi c’est Akira, enchanté.

- moi aussi.

- d’où tu connais son prénom ?

Je connais depuis peu Liam, mais je discerne déjà son coté méfiant. Toujours sa déformation professionnelle.^^

- heu Liam …je me suis présentée avant qu’on embarque.

- ha oui.

- en fait non, je vous ai entendu à travers les écouteurs. D’ailleurs j’ai arrêté la transmission en entrant.

Double « hein ? »

Puis on regarde le panneau de commande dans un même mouvement … Liam a poussé un bouton de trop en cherchant à ouvrir le frigidaire …

- je vous rassure, y a que ceux qui ont gardé les écouteurs qui ont écouté.

Logique.^^"

Liam hausse les épaules : on s’amuse comme on peut, pour ce qu’il y avait à entendre.

- ouiii.

Moi je n’en suis pas si sure, surtout en voyant l’air angélique d’Akira qui me fait rosir. En tout cas, Liam va s’asseoir, je vais le suivre quand Akira demande à me parler en privé.

- oui ?

- sans vouloir t’offenser, tu as eu combien d’amoureux depuis ton réveil ?

Je deviens rouge écrevisse. Je suis en train de passer par toutes les gammes de rouge depuis que je suis dans le groupe.^^"

Au cas où les murs auraient encore des oreilles, je souffle la réponse à l’oreille d’Akira, et il devient rouge écrevisse à son tour.^^"

***

Un atterrissage et un bus plus tard.

***

Nous sommes presque arrivés. Dans le bus qui nous amène sur les lieux du drame, j’ai pu faire la connaissance des autres membres de l’équipe. Knox, un homme assez froid, Sho le séducteur, l’adolescent de tout à l’heure c’est Zack, l’oriental impassible s’appelle Sayid, il y aussi Dorothy, une orientale sermonnée par son chat, et Antechrista, aussi discrète que moi dans les intentions et bien plus dans les faits. Le voyage se passe dans un silence de plus en plus lourd, même Liam semble soucieux, et je n’ai pas le cœur à admirer le joli paysage.

Ho, les jolis tournesols.

On arrive finalement à Uran, le premier village roumain décimé. Une demoiselle tout de noir vêtue que je n’avais pas vue avant demande si on peut lui décrire ce qui se passe. Voila pourquoi elle ne voyait pas sho lorgner sur ses longues jambes, elle est aveugle … pour ce qui est de décrire le village …

- le village est réduit à l’état de ruines …

C’est un champ de ruines et de désolation qui s’étend devant nous ... on dirait que l’endroit a subi un bombardement massif, méthodique … et sans l'usage d'armes de guerre conventionnelles tels que des obus, des missiles, du napalm ou du phosphore blanc ...

- c’est horrible.

S’émeut Romilly. Je regarde dans sa direction et blêmis.

- quelle horreur.

La violence d’une explosion a déraciné un vénérable platane, tellement épais qu’il devait être âgé d’au moins mille ans, et l’herbe carbonisée, et la terre retournée … quel malheur que le spectacle atroce de la nature à nouveau détruite, brûlée, martyrisée, souillée …

- oui, toutes ces vies volées …

Hein ? Qu’est-ce qu’elle dit ?

Je m’aperçois alors que la jeune femme ne regarde pas tout à fait la même chose que moi. Ha oui, il y a aussi des cadavres d’hommes, de femmes, d’enfants. C’est triste oui, mais c’est tout de même moins tragique que la mort d’arbres millénaires.

- il faudrait … les enterrer …

- tu préfères que ce soient les vers qui les mangent plutôt que les vautours ?

Je me tourne vers Sturm et acquiesce d’un petit hochement de tête, ce qui le surprend un peu je crois. Des volontaires venus avec nous se décident pour enterrer décemment les premiers morts, et puis finalement non, c'est bizarre ... toujours est-il que je suis les autres errants et que nous explorons les ruines. Liam n’est plus en vue, il doit déjà être en quête d’indices, obéissant à ses instincts de fin limier … j’accompagne Romilly et Nina et on évolue à travers ce décor affreux symbole de la folie humaine jusqu’à ce qu’on retrouve sur notre chemin Antechrista et la demoiselle tout de noir vêtue qui répond au nom d’Arpheis et se tourne vers nous.

- vous avez trouvé des survivants, vous ?

- non …

C’est Romilly qui a répondu, voyant qu’Arpheis décèle ma présence sans savoir qui je suis, elle me présente et nous continuons notre exploration. Au détour d’un chemin, Nina ne peut contenir un haut le cœur. Arpheis demande ce qu’elle voit. J’arrive à sa hauteur et manque défaillir, mes jambes ne me portent plus pendant un instant et je m’accroche au bras de Nina.

J’ai les yeux qui mouillent : à peine venus à la vie, déjà morts …

- mais qu’est-ce qui se passe ?

S’enquiert nerveusement Arpheis.

Ce qu’il se passe … des pousses de roses écrasées, asphyxiées … des pétales qui ne s’ouvriront jamais …

- un pauvre enfant … cette expression sur son visage … je vais vomir …

Et Romilly fait quelques pas loin de nous et passe du verbe à l’action, sur une plate-bande encore indemne. Une saine réaction. Le vomi, c’est un bon fertilisant.

Hormis elle, le monde semble figé autour de ces pauvres fleurs estropiées par … par l’enfant mentionné par Romilly, il les a aplaties en tombant dessus au moment de sa mort. Ca n’allège pas ma peine, mais ce n’est pas la faute du gosse qui n’a tout simplement pas eu la présence d’esprit de mourir deux pas plus loin. C'est tout de même triste. Je me penche sur lui et lui ferme les yeux.

- de la terre à la terre ... c'est bizarre ...

- ce que tu as dit ? Ha oui, c'est bizarre.^^"

répond Romilly.

- non, c'est ... c'est un mannequin ...

- hein ?

- c'est une bonne imitation, sauf au toucher ...

- ça alors ...

Un Ataraxien qui semble diriger les autres volontaires passe alors près de nous et me demande de ne pas toucher aux mannequins, ça perturbe la reconstitution.

- c'est gentil de prévenir maintenant.><

Nina a raison. La reconstitution ... mais pourquoi est-on là alors s'il n'y a plus d'indices ? Pour nous montrer un aperçu de ce qu'on va affronter ? J'espère que mes coéquipiers sont mieux préparés que moi.^^"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nina

avatar

Nombre de messages : 33
Gardien : Rio
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Mar 29 Nov 2005 - 13:35

Durant le voyage en avion je profite de l’absence de notre nouvelle compagne Gloria pour raconter à ma sœur ce qu’elle a loupé durant deux ans chez nous.

- Tu es dans une chambre à l’hôpital, je viens te voir toute les semaines mais ils parlent de débrancher les machines…
Romy : C’est gentil de t’occuper de moi petite sœur.

Elle me fait ce sourire qui me manquait tellement, un sourire qui me redonne confiance en l’avenir.

- Par contre Mickael est contre lui aussi, un soir je l’ai entendu se disputer avec notre père, j’ai cru qu’il allait le frapper. Je voulais lui demander… mais finalement je n’en est pas eu le courage.
Romy : je regrette qu’il se fasse du souci pour moi… Tu sais si il a une petite amie maintenant ?
- Non, il est toujours seul, pourtant il a une certaine popularité mais je crois que ça ne l’intéresse pas.
Romy : Et toi Nina, toujours pas de garçon pour te tenir compagnie ? C’est très gentil à toi de veiller sur moi mais il ne faut pas laisser de côté ta vie sentimentale.
- Aucun garçon ne me plaît, ils sont tous stupides, je m’entend bien avec certains mais pas au point de sortir avec.
Romy : Quel dommage ! Tu es si jolie ma chérie !

Elle se tourne vers Ershin.

Romy : n’est ce pas qu’elle est belle ?

La jeune asiatique ne répond pas puisque j’intime à ma sœur de se taire.

- Tu as beau avoir 20 ans on dirais que c’est moi la grande sœur !
Romy : Tu sais bien que je te protège enfin ^^

J’encaisse le choc en pinçant des lèvres, nous savons toute les deux qu’elle me protège, mais je suis capable de me défendre seule !

Seule…

***


- Nina fait attention ! ! ! !

Elle la pousse et s’effondre sur elle, sa tête cogne contre le sol et elle voit une barre d’acier rebondir contre la nuque de Romilly et s’effondrer sur elle… elle n’a que le temps de crier avant de sombrer dans le néant.

***


Elle ne serait pas là si elle n’avait pas essayé de me protéger…

Je reste silencieuse jusqu’à l’arrivé, Romilly continue à s’intéresser à ce qui l’entoure, pas moi, peu m’importe ces gens avec nous, je ne suis là que pour comprendre pourquoi je me suis réveillé et pas ma sœur…

***


- Mickael… pourquoi… ?
- Je n’en sais rien Anaelle.
- Elle va se réveiller pas vrai ? demain on reviendra la voir et elle sera réveillé.
- Je ne pourrais pas venir demain, ni les jours suivant, je préfère ne pas la voir trop souvent dans cet état. Je ne te dit pas d’arrêter de venir la voir, je comprend ce que tu ressens, mais tu devrais arrêter de sécher les cours. Romy ne voudrais pas ça.
- Mais elle est dans le coma ! Et à cause de ça je ne sais pas ce qu’elle veut ! Elle ne peut plus me parler ! Est ce que tu comprends ça ! ? C’est ma sœur ! Ma sœur bien aimée ! Ma seule sœur !
- Oui… Je sais ta peine…

Il s’avança et prit délicatement la main de la jeune fille blonde, elle semblait si paisible… Mais ses joues était creuse et son teint blanchâtre.

Quand Nina était dans le coma il se permettait d’embrasser Romilly sur les lèvres comme lorsqu’il sortait ensemble, ça lui faisait espérer qu’elle se réveillerait comme la belle au bois dormant.

« Mais je n’ai pas ta permission pour révéler ce secret à ta sœur, penses tu que je puisse te rester fidèle encore plusieurs années ? »

- Qu’est ce que tu as ?
- Rien, allons y Nina, je te raccompagne chez toi.

« Je suis bête, jamais je ne pourrais te quitter, je t’aime encore, même si c’est bête. »

Il enveloppa Nina de son blouson et il la raccompagna chez elle.

« Ne t’en fait pas, je protège ce qui t’es cher »

Quand Nina eu disparu derrière la porte de chêne de la grande maison il cru un instant entendre la douce voix de Romilly lui dire des mots venus d’un passé qu’il aimerait pouvoir oublier « Pour protéger ceux que j’aime je sacrifierais ma vie et mon bonheur, Nina est encore une enfant, elle n’a que moi pour prendre soin d’elle, je dois faire qu’elle soit heureuse. Si jamais il m’arrivait quoi que ce soit, veille sur elle pour l’amour de moi…»

***


Rio : Cuiii ! Nina ! Tu rêves ?
- Excuse moi, j’ai eu l’impression d’être aspiré dans… un souvenir. Mais je ne m’en rappelle déjà plus.
Rio : J’appréhende ce que nous allons voir, cuuuui T_T

Au spectacle qui s’offre à nous Gloria s’accroche à mon bras, j’ai pour premier réflexe de la repousser mais finalement je ne fait rien, je reste seulement immobile à me demander ce que je fais là…

J’ai un contrôle d’anglais demain, je n’aurais jamais le temps de sauver le monde et de réviser. Finalement… il y a peu de chance que je sois rentrée pour ce contrôle, d’ailleurs je me demande dans quel état nous sommes chez nous, peut être sommes nous retombé dans le coma ? Je ne sais pas si ma mère s’en remettrait…

Ma sœur vomi, elle a toujours des réactions excessive, pour ma part j’ai la sensation que rien ne me touche et je n’ai pas l’air d’être la seule. Finalement la raison de tout ce tumulte n’est qu’une bonne copie, ils auraient pu nous le dire, ça aurait évité à ma sœur d’être malade ! Quel bande d’incapable !

***


- Bande d’incapable ! Bon à rien !
- Mais mère…
- Romilly tais toi ! Il n’y a rien qui puisse excuser le comportement de ta sœur et de Mickael, encore moins celui de votre gouvernante ! ! !
- Bien… mère…
- Maman ! S’il te plaît maman ! Ne me punis pas ! Tu sais que je ne voulais pas !
- Nina mon enfant, nous te destinons à un brillant avenir, tu va devoir apprendre à être plus discipliné, entre là dedans sans discuter. Mickael, Megara, je vous demanderais de bien vouloir sortir .

Ils hochèrent la tête et sortirent. Megara, La nany des deux enfants semblait désolé pour la petite fille qui serait la seule à être puni, comme le stipulait les ordres de son père.

- Mais maman ! J’ai peur du noir !
- Je sais Nina… mais c’est ton père qui l’a ordonné… entrez la dedans… plus vite vous le ferez plus vite vous sortirez.

La petite brune entra en pleurant dans la chambre noir et sa mère ferma la porte derrière elle.

- Mère, combien de temps va-t-elle rester là ?
- Je ne sais pas Romilly, je ne sais pas…
- Elle a peur du noir, elle va encore se rendre malade…
- Il fallait qu’elle s’y attende, entrer dans la bureau de votre père et installer un jeu sur son ordinateur ! Si elle voulait un ordinateur elle n’avait qu’à le dire au lieu d’utiliser celui ci !
- Elle ne savait pas, elle est petite…
- Tu ne nous a jamais causé autant de soucis, cette enfant est intenable et n’a aucune manière.

La mère de Nina et Romilly était une belle femme dans sa vingt-huitième année, blonde aux yeux bleus, la peau blanche et une allure aristocratique, elle avait eu Romilly à l’âge de 18 ans, Anaelle était arrivé trois ans plus tard. Leur père avait 3 ans de plus, sans être riche ils menaient tout les quatre une vie aisée dans le plus pur traditionalisme anglais.

Plusieurs heures passèrent avant que Romilly obtint l’autorisation d’aller ouvrir à sa sœur. Elle la trouva en train de sangloter contre la porte.

- Romy, Romy… dis… pourquoi papa et maman ne m’aime pas ?
- Ils t’aiment voyons, ils t’aiment mais quand nous faisons des bêtises ils nous punissent.
- Pourquoi toi tu n’es jamais punie ! ?
- Parce que… Je fait pas les choses comme toi, je te montrerais comment ne plus être punie, viens je t’ai gardé du gâteau de Nany que tu aimes tant !

Nina prit la main que sa sœur lui tendait en souriant à travers ses larmes. Peut être que ses parents travaillaient trop pour s’occuper d’eux, mais elle avait vraiment une grande sœur génial !

***


Rio : Cuiiiii qu’est ce qu’on s’ennuie !
- Il n’y a rien à voir ici, tout est déjà mort.
Romilly : j’admire ta force de caractère…
- Ce n’est pas de la force de caractère, c’est juste une constatation. Nous ne pouvons plus rien pour les gens d’ici qui sont morts depuis des lustres.
Gloria : Elle n’a pas tord…

Je regarde encore une fois le paysage dévasté…

Romilly : J’avais oublié à quel point la petite fille qui avait peur du noir était devenu forte ! Je suis vraiment fière de toi ^^

Ne vois tu pas que je suis plongée dans le noir et que je suis morte de peur ? De cette chambre sombre où résonne des bruits de machines incessants, j’attend encore que tu viennes m’ouvrir…

J’attend…

Je cherche…

Je souffre…

Et maintenant que tu es là, j’ai l’impression que peut être ce n’est pas moi que tu attendais…

Répond moi…

Dites moi pourquoi…

Grande sœur…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://site.voila.fr/yusuradreams/index.html
Ershin

avatar

Nombre de messages : 100
Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Sam 3 Déc 2005 - 15:04

« Tu as entendu Moto-conne ? Il paraît que mademoiselle Mitsato est en dépression chuchota Hana.
-Oui, c’est à cause de toutes ces rumeurs sur son compte renifla Motoko.
-C’est peut-être vrai non ? Risqua Shinobu.
-Bêtises ! Rétorqua Motoko. Ce sont des histoires à dormir debout ! Plus c’est gros et plus les gens sont crédules.
-Oui, renchérit Hana. C’est comme celle qui prétend que monsieur Bara sort avec une élève de l’école.
-Voilà conclut Motoko.
-Au diable ces histoires s’exclama Shinobu. Si nous sortions ce soir ?
-Bonne idée ! Shin-chan ! Shin-chan ? »

Le trio se retourna vers la jeune femme qui fixait le mur nu de la salle de cours avec une profonde attention. Les trois amies connaissaient suffisamment Ershin pour savoir que ce comportement n’avait rien d’inhabituel.

« Shin-chan ? Reprit Motoko.
-Oui ?
-Avec Hana et Shinobu, on sort ce soir. Tu veux venir avec nous ?
-Sora sera là ? »

Le trio eut un sourire de connivence. La présence du frère de Motoko était devenue une condition presque sine qua non pour qu’Ershin accepte de les accompagner. Hana et Shinobu affirmaient que ça ne pouvait pas faire de mal qu’Ershin se trouve un garçon de son âge. Motoko était plus mitigée. D’un côté elle était ravie pour Sora et Ershin, même si aucun des deux n’avaient fait de pas vers l’autre. Mais de l’autre, elle était un peu jalouse que son amie lui préfère son frère.

Ershin était tout le temps fourrée chez les Somôtaro désormais. Elle aidait Sora dans ses études et lui la dessinait. Son frère affirmait qu’Ershin était sa muse, et Motoko devait bien admettre que les esquisses de Shin-chan rendaient très bien. Quant aux résultats scolaires de Sora, ils avaient augmenté de façon plus que spectaculaire. Ma foi, songea Motoko, c’est plus motivant quand la prof est mignonne.

« Yep Shin-chan, on va lui demander. Je pense qu’il viendra. »
Ca ne posait pas de problème, Sora était très sociable, désigné comme « cool » par ses amies et le petit copain de Shinobu était le meilleur ami du cadet Somôtaro.


« Ershin, qu’est-ce que tu fais ?
-Je fouille petit maître.
-Encore ? Qu’est-ce que ça peut bien faire ? On n’est pas là de notre plein grès alors on n’a pas à se fouler.
-Je pense que c’est important.
-Tu penses ? T’as commandé un cerveau sans me mettre au courant ?
-Oui gloussa Ershin.
-Tu sais combien ça coûte un truc comme ça ?
-Ne t’en fais pas Yago, je l’ai eu en promotion.
-Tant mieux ! Sinon il aurait fallu trouver un peu d’argent pour pouvoir vivre ! »

Ershin saisit son familier à pleine mains et le leva devant ses yeux. L’expression de la fouine n’était pas facilement déchiffrable mais une étincelle espiègle brillait au fond de ses yeux bruns. Quant à Ershin, elle souriait de toutes ses dents, se retenant d’exploser de rire comme si la dernière remarque de son gardien était d’un haut comique.

« Tu ne changeras jamais petit maître ! Toujours le mot pour rire !
-T’es trop dispersée gamine ! Heureusement que je suis là !
-Oui ! Heureusement ! »

« Venez voir ! J’ai trouvé quelque chose ! »


Motoko reposa sa tasse à côté d’elle et reprit sa lecture. Elle avait fait des recherches, sans savoir vraiment pourquoi. Il n’y avait pas grand-chose à savoir sur Yuii Ohona. D’après les revues scientifiques, la mère d’Ershin était un génie de la génétique. Elle avait d’ailleurs reçu le prix Nobel de médecine à vingt sept ans pour le développement de génothérapie contre les retards mentaux. Il y avait beaucoup de notes et d’articles sur la technique mais pas sur la femme elle-même, ce qui était normal à vrai dire.

Motoko avait trouvé une succincte biographie et un petit encart sur une revue médicale où il était dit que Yuii Ohona qui avait annoncé l’utilisation des fonds nobelaires pour le départ d’un nouveau projet qui lui tenait à cœur avait décidé de le repousser pour se consacrer pleinement à sa vie de famille.

« Après tout, je ne suis pas qu’une scientifique ! Je suis aussi une femme et une future mère. » C’était la citation de l’article.

Il y avait aussi de rares photos. Rien à dire là-dessus, Shin-chan était bien la fille de sa mère pas de doutes. Les mêmes traits, un peu plus âgés, des cheveux noirs coupés mi longs et une paire de lunette. Motoko s’était rendue compte que ces lunettes, elle les avait déjà vu chez son amie. Elle s’était sentie mal un instant. Cet objet avait appartenu à une personne décédée, ça fait toujours quelque chose de trouer un objet qui a survécu à son propriétaire.

La jeune femme releva les yeux de l’écran en sentant un mouvement. Devant elle se tenait le visage souriant du père d’Ershin.
« Monsieur Tsukasa…
-Bonjour mademoiselle Somôtaro. Je suis désolé de vous déranger mais je voudrais vous parler. M’accorderez-vous quelques instants ?
-Bien sûr…
-Mademoiselle Somôtaro, j’ai cru comprendre que vous étiez une amie d’Ershin ?
-Oui, c’est le cas.
-D’accords. Ma question vous paraîtra peut-être étrange mais avez-vous remarqué quelque chose d’étrange, ou d’inhabituel ?
-Hum, non je ne crois pas.
-Bien. Je vous demanderai donc de cesser de voir Ershin. Dans votre intérêt.
-Je ne pense pas que vous ayez à m’ordonner quoique ce soit monsieur Tsukasa répliqua froidement la jeune fille.
-Ce n’est pas un ordre mademoiselle, c’est un conseil. Ershin et l’univers se portent bien mieux en s’ignorant mutuellement. Elle est un peu trop… espiègle.
-Ershin est mon amie monsieur. Et je ne m’en plains pas. C’est une fille formidable bien qu’un peu étrange. Elle a de drôles de réactions parfois mais ça ne me dérange pas. Je voudrais pouvoir mieux la comprendre. Et pour ça j’ai besoin de vous.
-Ce n’est pas une bonne idée mademoiselle.
-Juste quelques questions je vous en supplie !
-Vous voulez vraiment ça mademoiselle ?
-Oui !
-Vous ne devriez pas.
-S’il vous plait ! Je me pose des questions sur sa mère. Je trouve qu’elle lui ressemble mais elle n’en parle jamais ! Pourquoi n’y a-t-elle pas de photo d’elle ? Peut-être que votre fille se porterait mieux en s’identifiant à un modèle.
-Je pense que vous devriez éviter ce genre de remarque. Ershin a eu un problème relationnel avec sa mère. Elle la déteste. Ca ne serait pas une bonne idée de lui faire remarquer la ressemblance.
-Elle la cherche monsieur. Elle m’a déjà appelée plusieurs fois « Maman ». Monsieur Tsukasa. Qu’est-ce qui est arrivé à votre femme ? »

L’homme regarda intensément la jeune femme, puis il prit sa décision et expliqua d’une voix lasse :
« Ma femme était une scientifique très douée. Elle a arrêté ses travaux pour se concentrer sur l’éducation de sa fille. Je ne sais pas vraiment ce qui s’est passé mais un jour elle a pété les plombs comme on dit. Je suppose que, ne souffrant habituellement aucun rival, elle n’a pas supporté de ce voir dépassée par sa fille. Comme vous avez pu le constater, Ershin est très très intelligente. Bien plus que vous ne pouvez l’imaginer. Yuii n’a pas supporté d’être battue par une enfant et elle s’est mise à détester sa fille à un point où c’est devenu dangereux pour Ershin. Après un incident, elle fut internée. A ce moment, elle a encore plus sombrée et elle a finalement mit fin à ses jours. Ershin a vécu ça comme une trahison.
-Je comprends…
-Je ne pense pas que vous puissiez tout comprendre mademoiselle. Ni la situation passée ni l’actuelle. Je dois vous laisser, j’ai un rendez-vous.
-Attendez monsieur Tsukasa ! »

L’homme se retourna vers la jeune fille.
« Merci monsieur.
-Ne me remerciez pas, ce n’est pas approprié. Je vous mets tout de même en garde mademoiselle, Ershin est avant tout la fille de sa mère, elle a un sens de l’humour très particulier. »


Un jeune homme roux se tenait au centre de l’attroupement. Il exhibait fièrement sa trouvaille. Son familier, un babouin, se mettait lui aussi en avant jusqu’à ce qu’une boule de fourrure lui tombe sur la tête.
« C’est quoi ça ? Demanda Yago.
-Dégage de ma tête !
-C’est quoi répéta Yago sans tenir compte de l’interruption.
-Un bout de tissus répondit le jeune homme en montrant le pan d’étoffe à la martre qui sautillait pour éviter les griffes rageuses du singe.
-Caïn, aide-moi à virer ce sac à puces de là !
-Je trouve qu’il te va très bien.
-Traître rugit le babouin ! Tu vas voir ta gueule quand je m’occuperai de toi !
-Regardez, il y a un symbole dessus fit un homme blond. Ca me dit quelque chose
-Oh, la flicaille a trouvé un truc, le bon vieux flair hein ? Ricana un autre homme.
-Venant de vous, je prends ça pour un compliment répliqua le policier avec un regard à décimer une armée.
-Drôle de dessin si vous voulez mon avis fit Yago en tendant le cou par-dessus le front du babouin qui laissa faire car lui aussi observait le motif.
-Personne ne te l’a demandé !
-Et bien je te le donne quand même, ça ne peut que te rendre plus intelligent le pigeon.
-C’est étrange commença Gloria, il me semble l’avoir déjà vu quelque part et… Aïe !
-Ca ne va pas ?
-J’ai la migraine… »


« On s’est bien amusés non ? Fit Motoko avec un grand sourire.
-Clair ! » Renchérit Hana.

Les jeunes gens sortaient de la boîte de nuit. Oui, la soirée avait été bonne. Les garçons étaient partis acheter des cigarettes avant de rentrer. Un groupe sans doute éméché passa prêt d’eux. Après quelques remarques échangées à voix basse, ils s’approchèrent.
« Hé les filles ? Vous dansez ?
-Désolées, on rentre fit Motoko
-Laissez nous vous accompagner.
-C’est très galant de votre part mais on est déjà accompagnées.
-Je suis sûr que ça vous fera plaisir.
-T’es bouché connards ? On t’a dit qu’on n’avait pas besoin de toi ! Tu prends des cours ou t’es crétin de naissance ? »

Les deux groupes s’immobilisèrent. Le premier sous la véhémence de la réplique et le second par surprise de son existence. Motoko tourna la tête vers Ershin. Aussi loin qu’elle se souvienne, Ershin avait toujours été effacée, persuadée que si elle ne s’intéressait pas au problème, le problème l’ignorerait.

« Toi tu m’as l’air d’avoir du caractère fit un des garçons en se penchant sur Ershin. J’aime bien les filles qui ont du caractère poupée. »
Mauvais mot songea Motoko.

Les pupilles de l’homme se rétrécirent brutalement et les yeux de ses compagnons s’embuèrent d’une sympathie virile et sincère tandis que leur ami se recroquevillait en petit tas sur le trottoir en tenant son bas-ventre meurtri.
« Allons y les filles reprit Ershin avec une assurance inhabituelle. L’air du coin ne réussit pas aux garçons, je n’ai pas envie de voir Sora finir aussi con.
-Va te faire foutre salope parvint à articuler le blesser.
-Je voudrais bien mais tu ne m’as pas l’air en état. Aller, bye ! »


« Ca va Ershin ?
-Non, je… j’ai mal à la tête…
-Ca recommence ?
-Non, pas comme ça… Je j’ai mal…
-Tiens bon gamine ! »

La martre regarda pour trouver de l’aide, mais elle ne vit que des errants prostrés qui se tenaient la tête entre les mains. Soudain un rugissement particulièrement impressionnant retentit.

« Aïe, c’est pas bon » murmura le mustélidé.


« Shin-chan ? Tu es encore sous la douche ?
-Oui Motoko ! Vas-y, je te rejoins ! »
La jeune femme regarda le vestiaire désert. Comme à son habitude, Ershin partait la dernière, quand il n’y avait plus personne. Trop timide songea Motoko.
« J’y vais ! A tout de suite ! »

Motoko sortit des vestiaires. Ca n servait à rien d’attendre Ershin, elle pouvait rester des heures sous la douche si elle savait qu’il y avait quelqu’un. Personne ne s’en offusquait. Ershin était par nature assez distante et timide, les autres filles de la classe comprenaient qu’elle était une solitaire et la laissait dans son coin.

Motoko leva les yeux au ciel. Que s’était bon de sentir le vent caresser son visage. On se sentait vraiment aussi léger qu’une plume… A la réflexion, c’était étrange, elle était vraiment légère…
La main de Motoko heurta son front avec force. Son sac ! Quelle idiote, elle avait oublié son sac dans les vestiaires ! Une vraie tête en l’air !

La jeune femme repartit sur ses pas en maudissant son étourderie. Heureusement qu’elle s’en était rendu compte. Elle ouvrit la porte des vestiaires pour voir son vieux sac posé sur le banc du fond. Elle alla le chercher et au moment où elle le saisit, elle entendit un bruit.

Motoko tourna la tête. C’était Ershin qui sortait de la douche en se séchant les cheveux. La jeune femme leva les yeux vers Motoko qui ne pouvait pas détacher son regard de son corps. Ershin glapit et dressa sa serviette en mur protecteur mais c’était trop tard.

« Shin-chan… murmura Motoko.
-Ce n’est rien Motoko ! Je t’assure ! Je vais t’expliquer…
-Shin-chan… tu… tu…
-Ce n’est pas ce que tu crois Motoko ! C’est juste que je suis maladroite héhé, vraiment ! Fit Ershin avec un petit rire nerveux.
-Shin-chan…
-Je suis… Tombée dans l’escalier voilà ! C’est bête n’est ce pas ? Je suis tellement maladroite. Père me le répète souvent ! Ershin tu devrais faire plus attention qu’il me dit. Un jour tu te feras mal qu’il me dit. Je suis sa petite puce alors il ne veut pas qu’il m’arrive quoi que ce soit ! Il est très attentionné, il m’aime et même s’il n’est pas souvent là, il se rattrape comme il peut et… et… Ce n’est rien, vraiment rien je t’assure, ne t’inquiètes pas Motoko, dans quelques jours il n’y aura plus rien et… »

Ershin interrompit son monologue quand Motoko la prit dans ses bras.
« Shin-chan… Qui essaies-tu de tromper là ? Moi ou toi ? Tu ne me feras pas avaler que ces bleus sont dus à une chute dans les escaliers. Tu as vu la taille des ecchymoses ? Tu en as partout !
-Non non, ce n’est rien… rien… il m’aime… il agit pour mon bien…
-Arrête Shin-chan. Tu sais que c’est un mensonge. Je vais t’aider… Comme je peux. Tu dois en parler…
-Non ! Il est tout ce qu’il me reste ! Il m’a élevée, je ne peux pas lui faire du tort ! C’est de ma faute, je suis si maladroite… »


Yago se piquait d’avoir un sang froid à toute épreuve. De ne craindre rien ni personne. Actuellement, il remettait à jour ce sentiment.

Devant lui se dressait ce qu’on aurait aisément pu qualifier de loup-garou, si le loup n’avait pas été remplacé par un ours.

La martre recula courageusement en tapinois. Derrière l’ours se tenait un de ses congénères qui ressemblait à un lion, et un autre à une chèvre. Et au vu des cris et des grognements bestiaux, ils ne devaient pas être que trois.

A la réflexion songea le familier, cette situation est la neuvième pire de ma vie. Je ne pensais pas qu’on puisse entrer si facilement dans mon top ten, on a un gros problème.

« Ershin ! Réagit s’écria-t-il tandis que l’ours-garou s’approchait d’un pas pesant. Ershin ! Vite !
-Si mal…
-C’est pas le moment Ershin ! Si tu veux je te ferai un massage mais fait quelque chose ou nous sommes morts !
-Mal à la tête…
-On va avoir ailleurs si tu te dépêches pas ! Je sais pas toi mais perso je suis pas chaud pour étudier mes propres viscères !
-Mal…
-Et merde ! Aux grands maux les grands remèdes cracha Yago en évaluant la taille des griffes qui se rapprochait. Espèce de petite incapable maladroite ! Bonne à rien ! » S’époumona-t-il.

La réaction fut immédiate, un dôme de lumière se dressa, formant une inexpugnable muraille où les griffes s’écrasèrent. La bête rugit de douleur avant de commencer à frapper frénétiquement le bouclier. En vain.

« Putain, on a eu chaud » jura la martre. Puis elle entreprit d’aider son humaine.


Dernière édition par le Dim 4 Déc 2005 - 5:09, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Ershin

avatar

Nombre de messages : 100
Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Sam 3 Déc 2005 - 15:06

« Sora ! S’il te plait ! J’ai besoin de la salle de bain !
-Moi aussi nee-chan !
-Raah ! Je vais être en retard ! J’ai un rendez-vous moi je te signale !
-Moi-aussi alors patiente ! »

La réplique de Motoko mourut au fond de sa gorge. Alors celle là, on ne lui avait encore jamais faite. Encore une fois, une lute silencieuse eu lieu entre les deux grandes aspirations de la jeune femme, et une fois de plus, ce fut la seconde qui l’emporta.

« Et avec qui ?
-Je t’en pose des questions ? De toute façon, je vois pas pourquoi je te le dirai puisque tu refuses de me présenter à ton grand amour !
-Je te l’ai déjà expliqué des dizaines de fois onee-chan. Il me quitterai s’il voyait quel genre de crétin me sert de frère.
-T’es trop cruelle fit Sora en ouvrant la porte. Aller, tu peux y aller.
-Dis donc ! Tu t’es mis sur ton trente et un !
-Nan, j’suis habillé normal. Bon je te laisse, je vais être en retard !
-Tu l’invites au resto ?
-Pardon ?
-Tu l’invites au resto ?
-Bah oui, pourquoi ?
-Pour savoir. »

Le jeune homme embrassa sa sœur et commença à descendre les escaliers.
« Les ramens ! S’écria celle-ci avant qu’il n’atteigne le bas des marches.
-Pardon ?
-Son plat préféré, c’est les ramens.
-A qui ?
-A Shin-chan voyons ? Tu ne vas pas au restaurant avec elle ce soir ?
-Comment tu sais ça toi ?
-Intuition féminine frangin » lâcha la jeune femme en disparaissant dans la salle de bains.


Nina évita la griffe en roulant sur le côté. Si elle n’avait pas si mal à la tête, il y a longtemps qu’elle en aurait fait de la chair à pâtée. Elle plongea de nouveau. Se concentrer, rester calme. Sa sœur c’était protégé dans une sorte de boule étrange qui se hérissait de pointe à la moindre approche de monstre. Elle n’avait pas à s’inquiéter pour elle.

La patte de la bête jaillit, lui laissant une entaille au bras. Nina recula précipitamment, se prit les pieds dans des pierres et chuta douloureusement sur le derrière. Rester calme, rester clame. Facile à dire ! La jeune fille ferma les yeux quand l’énorme poing de l’homme lions fonça sur elle. Après quelques instants sans ressentir les vives douleurs annonciatrices de sa mort, Nina ouvrit timidement une paupière. L’homme lion geignait en se léchant la patte. Une barrière de lumière se dressait entre lui et sa proie.

Nina n’eut pas le temps d’éclaircir ce mystère. Une ombre tomba sur elle. La jeune femme leva la tête vers Ershin. Celle-ci leva un revolver et le pointa sur le monstre. Son visage resta inexpressif quand elle pressa trois fois la détente. Puis elle s’approcha de la bête agonisante et l’acheva d’une balle en pleine tête.

La jeune asiatique releva son arme fumante et tendit une main chaleureuse à la jeune femme à terre.
« Qu’est ce que… C’est une arme !
-Je ne suis qu’une pauvre fille sans défense dans un monde où règne la violence, commenta Ershin.
-Mais…
-Reste derrière moi.
-Mais…
-T’en fais pas fit Yago, I think we are born to kill ! »

Ershin sourit puis se retourna pour coller froidement une balle entre les deux yeux d’un homme chien.

La bataille fut assez vite terminée. Une fois la surprise initiale passée, la sauvagerie des monstres ne fit pas long feu contre les coups de sabres enragés de l’homme au babouin, aux tirs mortellement précis d’Ershin et à la farouche détermination des autres Errants.

Inexplicablement, les cadavres disparaissaient, perdant peu à peu de leur consistance avant de se dissoudre dans l’air.

« Ce n’est pas normal ça commenta le policier en rengainant son taser. J’en ai vu pas mal des cadavres et aucun n’a jamais fait ça…
-Pour une fois, je suis d’accords avec le poulet ! Moi aussi j’en ai vu, et généralement, ils restent là où ils sont.
-Un mystère à éclaircir lâcha une jeune femme blonde avec un rapace perché sur son épaule.
-Ouep reprit le policier. En tout cas mademoiselle fit il en s’adressant à Ershin, ce fut un beau carton. Où avez-vous appris à tirer ?
-En stage para commando, lors de notre traversée de la forêt vierge à pied, sans vivre avec dix milles indiens aux trousses, à la fin on les a finit avec un couteau à peler les fruits répondit Yago. »

Ershin expulsa calmement le chargeur de son logement et en reclipsa un avec un claquement sec. Elle arma le pistolet et enclencha le cran de sûreté avant de rengainer. Connaître Vector posait pas mal de problèmes, mais cela avait aussi beaucoup d’avantages.

« En tout cas, on leur a mis la pâtée ! S’exclama Yago.
-Clair renchérit le babouin.
-Ils vont peut-être revenir murmura Gloria, terrifiée.
-T’en fait pas va, la rassura la martre. Si c’est bien ce que je pense, ils risquent pas de revenir.
-Et tu penses à quoi petit maître ? »

La martre ne répondit rien et se contenta d’un petit sourire en tentant de ne pas sentir le regard brûlant des autres familiers.

« Rien, rien, je me trompe sûrement.
-Toi, fit Caïn en lançant un drôle de regard au familier. Tu sais quelque chose.
-Meuh non.
-Oh que si ! Et tu vas parler !
-Et tu feras comment le rouquin ?
-Je me débrouille pas mal à mains nue…
-Nan, t’es une tanche plaça son babouin de familier.
-Encore la violence ? Tu sais que c’est el dernier refuge de l’incompétence ?
-Je vais le tuer » s’exclama Caïn.

Ershin, elle, examinait le bout d’étoffe que le groupe avait découvert pendant que dans son dos, Yago démontrait la toute pointitude de ses dents à la main de Caïn tandis que son gardien se bidonnait de rire tout en tentant d’arracher la martre qui ne voulait pas céder.
Le symbole, elle avait l’étrange sensation de l’avoir déjà vu quelque part mais sans parvenir à se souvenir où. Pour la première fois de son existence, se mémoire parfaite lui faisait défaut et elle n’aimait pas ça.


*****************************************
Consignes :
Au cours de l'exploration du village, le groupe découvre un morceau de vêtement parmi les débris. Il y a dessus un symbole qui leur semble vaguement familier.

Nous sommes alors attaqués par une horde de créatures étranges, mi-humaines mi-animales. Les Errants présents souffrent alors de violents maux de tête et se retrouvent incapables de riposter face à leurs adversaires.
Le combat n'est pas très difficile car les créatures, bien que très violentes, meurent très vite et disparaissent sans laisser de traces... Ce qui semble surprendre les gardiens, qui néanmoins refusent de dire quoi que ce soit à ce sujet.


EDIT by Ante : Etant donné qu'Ark a fait l'erreur (à moins d'avoir confondu Romilly et Nina ?), je tiens à signaler une petite nuance que je n'ai peut être pas assez soulignée : les Errants sont ceux qui ne se sont pas réveillés de leur coma et vivent sur Ataraxia. Les Voyageurs sont nos héros, qui se sont éveillés de leur coma et ont acquis la possibilité de passer d'un monde à l'autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Yasu
Invité



MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Dim 4 Déc 2005 - 11:47

Crying or Very sad

Mais où est-ce que je suiiiiiiiiiiiiiiiiiis?????????!!!!!!!!!!!!!!! Crying or Very sad

Je me suis réveillé en pyjama en plein milieu d'une rue, dans une ville que je connais pas du tout et maintenant je suis dans une boutique où la vendeuse veut absolument me faire essayer un pantalon qui me serre le robinet et elle arrete pas de se coller à moi.

Heureusement Banga vient à ma rescousse et m'emmène dans une autre boutique. Et là... Bonheur suprême!!!! Y'a plein de kimonooooooo!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!! love

Je me jette joyeusement sur un petit tabouret, donnant des ordres avec des gestes impérieux sur ce que je désire, et les vendeuses s'exécutent avec grâce et rapidité.

Au bout d'à peine quelques minutes, j'ai trouvé exactement la tenue qu'il me fallait ^^.

Un pantalon de tissu soyeux marron ainsi qu'une tunique rouge et blanche par dessus l'ensemble et qui me descend jusqu'aux genoux plus des petits chaussons noirs. Parfait ^^.



Je laisse Tigrou payer et je vais l'attendre dans un petit restaurant où je commande un thé et du riz. Benga me rejoint et commande de quoi nourrir un régiment.

Moi> Et ton régime?
Benga> Ce sont des provisions pour les jours qui viennent nuance.
Moi> Mouais mouais...

Il est bien gentil mais du coup c'est moi qui doit porter un des paniers et ils sont super lourds T_T.

Moi> Tigrou, à quelle heure on rentre?

C'est vrai ça, c'est aujourd'hui que je devais recevoir le dernier album de Gackt. J'ai envie de le déballer moi-meme >_<.

Benga me regarde avec un drôle d'air et soupire. C'est à ce moment qu'un type avec une chouette me dit d'aller je sais pas trop où. Heureusement mon super-tigre-magique-de-l'espace sait où c'est et j'ai plus qu'à le suivre ^_^.

[après le discours des dirigeants]

Je me tourne vers Benga.

Moi> On peut rentrer maintenant dis?
BEngalir> Euh et bien ça risque d'être un peu difficile ^^". Je crois qu'on va devoir rester ici un bon bout de temps...
Moi> Oui d'accord mais combien de temps? Luo a dit que ce soir on faisait des pâtes italiennes à la carbonara je veux pas rater ça moi!

Visiblement, d'autres personnes partagent mon avis et aimeraient bien rentrer rapidement. Ils ont tous des animaux avec eux et je les connais pas. Mais où est-ce que je suis? Je me suis peut-être fait yasunapper? Il y a un mouvement de foule et je m'agrippe de toutes mes forces à mon gardien en fermant les yeux. Je veux rentrer à la maison!!!

Quand je les rouvre, c'est à dire quand le silence est de retour, nous nous trouvons devant un avion.

Moi> Super on va rentrer à la maison! ^o^

Grand silence.

Moi> Il nous ramène bien à la maison hein?

Perosnne ne me répond et ils montent dans l'appareil. Je serre mon panier contre moi et lance un regard inquiet à Bengalir.

Moi> Tigrou... On rentre à la maison hein? Maman va s'inquiéter si je suis pas là pour son coup de fil...
Bengalir> Grimpe sur mon dos.

Je m'exécute et il m'emmène à l'intérieur de notre petit boeing. Alors que nous avançons dans le petit couloir, un long frisson me parcoure l'échine et je sens les larmes envahir mes yeux. Bengalri me fait asseoir dans un fauteuil et disparait quelques instants. Il revient et pose sur mes genoux un petit ours en peluche qui porte un t-shirt avec écrit dessus: "I love l'avion". Je lève les yeux vers mon gardien qui me souris. (enfin je crois que quand il retrousse ses babines de cette façon c'est qu'il sourit.) Je renifle et me roule en boule sur mon fauteuil, mon ourson bien au chaud contre mon ventre. Je ferme les yeux et réussit à me calmer au bout de quelques minutes.

Le reste du vol se passe mieux que l'embarquement. Apparement d'après ce qu'on m'a expliqué et ce que j'ai compris, on va jsute visiter un village, jouer à nue sorte de cluedo géant et après on pourra rentrer ^-^. En tout cas j'ai de la chance parce que la dame à côté de moi, qui s'appelle Dorothy, est très gentille et on a joué aux cartes ^-^.

Pis après elle a bien voulu s'asseoir à côté de moi dans le car. Et son chat il est très gentil aussi ^-^. J'ai hâte de raconter tout ça à Babu et à maman ^^.

[Au village]

Beuh... Elles sont pas belles ces ruines pourquoi ils nous ont envoyé ici? T_T

Alors que Benga et moi on regarde les autres farfouiller (bé vi je vais pas me salir alors que je vines juste d'acheter ces vêtements, je suis pas un petit cochon moi >_<), l'un d'eux pousse un cri et nous appelle tous. On est donc une bonne dizaine à se pencher sur un bout de tissu avec un dessin dessus. Dessin qui me rappelle vaguement quelque chose d'ailleurs. Alors que je joue distraitement avec la tresse que m'a faite Dorothy dans l'avion, je pousse un cri de terreur en voyant arriver des gros ours qui se jettent sur nous.

Je heurte violemment le sol alors que je me mettais à courir et me met à sangloter de douleur et de peur. Je vais me faire manger T_T.

???> Ne bouge pas! Je te protège!

C'est Tigrou! C'est Tigrou qui m'a plaqué au sol pour me sauver youpi!!!!

Je me recroqueville sous le ventre de mon gardien et regarde un instant la bataille. Il y a une fille qui n'arrête pas de tirer avec un piostolet. Un des ours tombe juste sous mon nez et je me met à hurler. J'ai peur! Je veux rentrer! Maman! Papa!!!

Je ferme les yeux, serrant de toute mes forces mon ourson et mon panier. La peur me paralyse complètement et je n'entends plus rien... Je sombre dans le noir.

???> Su....

Qu'est-ce que c'est?

???> Yasu... C'est fini... C'est fini Yasu...

Une langue rapeuse passe sur mon front et j'ouvre lentement les paupières pour me retrouver nez à nez face à Benga. Mes joues sont ravagées par les larmes et mon visage déformé par la peur. Je passe mes bras autour du cou de mon tigre, ma poitrine déchirée par les sanglots.

Moi> Je... veux... rentrer... voir... maman...


Dernière édition par le Mer 7 Déc 2005 - 6:59, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Dim 4 Déc 2005 - 12:23

Le bâtiment est immense, et il y a une gentille dame en costume qui donne des bonbons à l’entrée, les enfants y affluent, on est au moins une centaine.

- bienvenue les enfants, bienvenue à Wing Company.

Anteo pouffe et donne un coup de coude à Gloria.

- aieuh.

- Wing Company, les initiales ça donne WC, Water Closed, les toilettes MDR.

- heu, c’est l’endroit où travaillent nos parents quand même.

- atterris gloria, tous les enfants ici ont au moins un parent qui travaille ici XD.

- ha …

Nous suivons la gentille dame et sommes regroupés dans un grand hall.

- les enfants, vous allez avoir l’immense chance de travailler pour l’entreprise la plus utile au monde, vous allez aider le monde entier, autant que Superman, Batman et Robin.

Les enfants manifestent doucement leur joie.

- vous aurez aussi plein de bonbons et de l’argent de poche payé par Wing Company ...

Les enfants manifestent bruyamment leur joie, moi non, je sens qu'un MAIS n'est pas loin.

- mais certains que vous en auront plus que d’autres, c’est ainsi, ça dépendra de vous, nous allons maintenant au laboratoire et nous allons faire un tri. Rien de méchant.

...

Des messieurs habillés en costume noir nous canalisent alors vers un couloir, puis des escaliers, ces gens ont un air nettement moins gentil que la dame. Ils nous emmènent dans une immense pièce toute grande et qui sent comme à l’hôpital, cette odeur qui pique le nez. Je me demande pourquoi nos parents ne sont pas là, pourquoi les grands ici, tous en blouse blanche, nous regardent comme des bêtes curieuses.

L’un d’eux s’avance vers la gentille dame.

- ce sont les souris ?

Souris ? oO

Elle lui fait de grands yeux.

- heu, comme vous y allez, professeur ! En fait non, pas tous.

- je vois, on aura des élus, comme dans la bible. Ne touchez à rien !

- les enfants, soyez sages et vous aurez d’autres bonbons.

Ma sœur Zita me tire alors la manche.

- j’ai peur.

- ça va aller.

Je commence à avoir peur aussi, mais je ne veut pas inquiéter davantage ma sœur. Le professeur semble m’avoir entendu car il se tourne vers moi ...

- tu m’as l’air courageuse, toi, comment tu t’appelles ?

- A … Alessia.

- bien. On va commencer par toi.


- hiiiiiiiiiiii ! Des monstres !

Mais c'est quoi ces choses, mi-animales, mi-humanoides ! Il y en plein autour de nous tout à coup, et les autres voyageurs les combattent, surtout Ershin qui se bat avec une mortelle efficacité, maniant son pistolet comme si c'était une extension naturelle de son bras. Je vois aussi Liam qui se défend bien avec son taser mais il n'aura pas avoir le temps de tirer sur le monstre qui va l’attaquer de flanc. J’ai néanmoins le temps d’appeler des bras de golem qui sortent de terre et emprisonne les membres inférieurs du lion humanoïde, ce dernier se débat rageusement et se libère. Ce n’est pas grand-chose mais ça suffit pour que Liam le neutralise et évite ainsi d’être lacéré. Il n’a pas l’air d’avoir vue mon intervention, mais je n’ai pas agi pour me faire remarquée.

et en plus ces monstres se désagrègent une fois vaincus ...

J’envoie ensuite une branche basse dans la tête d’un autre monstre, et j’aveugle un autre avec un courant d’air truffé de feuilles, faisant encore gagner quelques coups d'avance à mes compagnons, et l’agression est repoussée rapidement.

J’écoute d’une oreille discrète en me remettant de mes émotions. Ils parlent de l’arme à feu qu’Ershin maîtrise si bien.

- en tout cas, on leur a mis la pâtée !

S’exclame Yago.

- clair.

Renchérit le babouin.

- ils vont peut-être revenir.

Dis-je sur un ton que j’aurais aimé moins effrayé.

- t’en fais pas va, me rassure la martre. Si c’est bien ce que je pense, ils risquent pas de revenir.

- et tu penses à quoi petit maître ?

La martre ne répondit rien et se contenta d’un petit sourire en tentant de ne pas sentir le regard brûlant des autres familiers.

- rien, rien, je me trompe sûrement.

- toi, fait Caïn en lançant un drôle de regard au familier, tu sais quelque chose.

- meuh non.

- ho que si ! Et tu vas parler !

- et tu feras comment le rouquin ?

- je me débrouille pas mal à mains nues …

- nan, t’es une tanche.

Rétorque son familier.

- encore la violence ? Tu sais que c’est le dernier refuge de l’incompétence ?

- je vais le tuer.

S’exclame Caïn.

J’ai les jambes encore flageolantes alors je reste assise dans l’herbe pendant que la martre d’Ershin se dispute avec Caïn. Le mord même. oO

- mon pauvre Allegro a du avoir la peur de sa vie. Allegro ? Allegro ? Où es-tu Allegro ? Personne n’a vu mon gardien ?

Romilly me dit alors qu’elle ne sait pas à quoi il ressemble.

- ha oui … he bien …

- ce ne serait pas ce lézard sur mon épaule ?

- heu oui … c’est une salamandre, il s’appelle Allegro.

Comme si elle ne s’en doutait pas, après que j’ai répété son nom au moins trois fois.^^" Je me lève, plus sure sur mes jambes et récupère Allegro qui regarde Ershin avec de grands yeux ronds, l’air toujours aussi souriant. Et toujours aussi peu causant.^^

- Allegro, tu m’as fait une de ces peurs.

Ershin : c'est une jolie salamandre.

- mais un poil short pour faire un sac à main.

- Yago !

- à la limite, avec la famille on pourrait faire un gant. Mais un petit.

Allegro regarde la martre un court instant et file se cacher dans une de mes manches.

- je suis désolée … c’est rare qu’il s’aventure ainsi sur d’autres personnes …

- ce n'est pas grave.

- merci.

- à ton avis Ershin, ça se mange ces truc la ?

- Yago !

- à la réflexion, y a pas grand chose à manger.

- tu ne t'amusais pas avec un babouin ?

- si, mais son humain pleure pour mettre un pansement!

- elle a de l’humour ta martre, elle est jolie.

Le gardien d’Ershin me regarde alors.

- enfin une personne qui voit toute ma splendeur ! Pour une fois que quelqu'un ne me confond pas avec une fouine ! T'iras loin gamine.

- oui mais où ?

Je demande en papillotant des yeux.

- je retire ce que je viens de dire ...

- déçu petit maître ?

- je ne sais pas, des fois ça me fait peur ...

Je ne comprends vraiment pas ce qu’il veut dire, mais Romilly me dit alors que c’est une expression qui voulait dire « avoir de l’ambition, réussir sa vie sociale ». je me sens rougir jusqu’à la pointe des cheveux, j’ai encore dit une bêtise. Bon, tant qu’on y est …

- Ershin ? Je peux te poser une question idiote ?

- qu'est ce qui te fais croire que tu peux en poser une intelligente ?

- ne fait pas attention, je t'écoute.

Cette martre est méchante …

- heu … c’est quoi la différence entre un voyageur et un errant ?

- un Voyageur, c'est un Errant qui est rentré chez lui avant de revenir ici, comme toi. Un Errant lui est arrivé sur Ataraxia et n'en est jamais reparti.

- tu veux dire qui n’est pas encore rentré sur Terre ? Un vaccin m’a plongé dans le coma et je suis restée sur Ataraxia pendant huit ans, ça signifie que j’ai été une Errante pendant tout ce temps ?

- en effet.

En fait, je n'ai fait que dire autrement ce qu'elle avait déjà dit la première fois.^^"

- merci … qu’est-ce qu’on fait maintenant ? On doit chercher le … repaire ... l'antre de ces monstres ?

Je ne sais pas où j’ai trouvé le courage de poser cette simple question, et en même temps j’ai l’impression qu’elle brûlait les lèvres des autres voyageurs.

- et pourquoi tu poses la question à elle précisément ? Lâche-nous les baskets !

- Yago !

Je me retiens pour ne pas avoir les yeux qui mouillent, attendant la réponse d’Ershin qui ne sait peut-être pas ce qu’on doit faire maintenant, ou n’a plus envie de me répondre. Personne ici ne répond. Même les gardiens.

J’aurais aimé parler encore un peu à Ershin, mais son gardien est vraiment trop méchant. Il y a aussi Liam qui réfléchit tellement qu’il en oublie tout le monde … mais il y a Romilly qui est gentille, c’est juste dommage que sa sœur le soit moins.

- Gloria ? Comment s’appelle cette fleur ?

Je m’approche d’elle, un peu en retrait : c’est une matricaire odorante.

- elle est jolie, et elle sent bon.

- oui.

- on dirait un peu une marguerite à l’envers.^.^

- un peu oui, la nature est tellement diversifiée, belle et généreuse ... mais ces monstres de tout à l’heure … ils sont contre-nature, ce sont des … abominations …

Nina, sent aussi une fleur mais du bout du nez et elle reste impassible.

- tu as des fleurs comme ça chez toi, Gloria ?

Je souris à Romilly : oui, des très belles, je les aime, je t’inviterai dans mon jardin si tu veux.

Elle sourit en retour sans répondre, quant à Nina, son visage devient aussi expressif que du granit, totalement fermé, et elle s’en va d’un pas roide. Romilly la suit aussitôt, un peu inquiète, et je me retrouve là, avec à nouveau le sentiment d’avoir dit quelque chose de stupide.

Le silence de Romilly, la réaction choquée de Nina …

Ershin s’arrête à coté de moi, pensive. Sa martre n’a pas l’air d’être là.

- Ershin … Romilly est une errante, n’est-ce pas ?

- oui.

- je suis stupide, stupide, stupide …

Je me sens redevenir une petite souris, une toute petite souris … c’est alors qu’Ershin me saisit par les épaules et me serre dans ses bras sans un mot. Après un instant de surprise, je lui passe les bras autour de la taille et plonge mon nez dans ses cheveux qui sentent bon. Je me sens … moins petite …

- merci.


Dernière édition par le Mar 6 Déc 2005 - 16:19, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Sturm
Invité



MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Dim 4 Déc 2005 - 17:33

-HO, FLEMMARD, ON EST ARRIVES!!!!

-Ferme la, carpette.

Nan mais elle se prends pour qui a me geuler dans les oreilles alors que je dors? Un jour je vais la transformer en paillason...

...
...

-Nan mais, tu te fous de moi? On est encore en l'air!!!!!!

-MOUAHAHAHAHAHA REGARDE TA TÊTE!!!!

-Qu'est ce qui me retiens de te trucider sur place???

-Parce que tu m'aiiiiimeuuuuuuh...

-C'est celà oui...

-Nan serieux si je t'es reveillé, c'est pour que tu écoutes ça. Tu verra c'est très... Instructif. Hihihihihi...

Et elle me tendis les écouteurs...

...
...

-Et qu'est ce que je suis sensé en avoir a faire?

-ça te fais pas rire toi?

-C'est pas nos affaires, ça ne concerne que le flic et la petiote... J'espere juste pour eux qu'ils ont des préserfatifs en réserves...

-BWAHAHAHAHAHAHAHAHAH TU VOIS QUE CA TE FAIS RIRE!!!!!

-On peux rien te cacher toi ^^

Tiens, le contrôleur nous dit qu'on est enfin arrivés. C'est pas trop tôt...

____________________________________________________________

Mais c'est quoi ce village en ruines???? Y'a rien! A part des débris vides et des cadavres... J'ai beau fouiller, RIEN. Pas même un bout de plastique... Rien. Que des maisons détruites et des cadavres...

D'ailleurs, ils sont perturbants ces cadavres. J'en ai déjà vu pleins, et ceux là sont... inhabituels. Surtout celui là, à l'écart... Bon, allons voir, ça coûte rien...

...

Nan mais je rêve ou quoi? UN MANNEQUIN?????????

Ataraxien;-S'il vous plait... Ne touchez pas au mannequin... Vous risquez de déranger la reconstitution... merci.

-Serieux... NOUS FAIRE ARRIVER APRES? MAIS Y'A RIEN ICI!!!!

-Wow, pour une fois que c'est toi qui geule...

Ataraxien: Hey, je ne fais que mon travail moi monsieur... D'ailleurs j'y retourne, veuillez m'excuser...

C'est ça oui, casse toi. Pfff, il m'ont mis de mauvaise humeur... ça me... donnerai envie de le tuer... cet humain pitoyable, ce traitre parmi les autres...

NON! NON!...

Je me suis laissé envahir!!!!! Non...

Ne résiste pas...

VA T'EN!

Je suis là depuis le début... Tu n'a toujours pas remarqué a quel point tu m'a laissé le champ libre? Allez, laisse moi agir un peu... Tu le veux autant que moi...


CREVE! JAMAIS, TU M'ENTENDS? JAMAIS!!!!!

Héhé... Tu ne meux rien... après tout, je suis TOI, Sturm, ou devrai-je dire David?


NE... M'APPELE... JAMAIS... COMME CA!

Arrete de me résister. Accepte moi... Assouvis tes désirs, je suis là pour ça....


Je refuse. Va t'en

Oooooh nononononon... je suis dans la place désormais. Regarde derrière toi, des monstres sont venus spécialement pour nous... Et seul moi peut nous en débarasser...


Ca me tue de l'admettre, mais il a raison pour les montres. Je voyais notre groupe se faire attaquer...
MAIS JE N'AI PAS BESOIN DE TOI!

Mais... moi non plus, mon cher David...

AAAAAAAAAAAAAARGGGGGG LAISSE MOIIIIIII!!!!!

...

...

D'abord, les montres. Ensuite... les autres...

_____________________________________________________________

Pfeu. Aucune résistance... Ces créatures ne sont vraiment pas douées pour le combat... Allez, passons aux choses serieuses... par qui commencer... Voyons...
Mais bien sur, c'est évident. On commence par le plus dangereux... Liam...


Tu ne fera rien.

Encore toi? Tu est pitoyable, un vrai déchet, et tu essaye de lutter?

Je n'essaye pas. Ceci est MON corps et je fais ce que JE veux. Tu n'est qu'un intrus! VA T'EN!

Pfeu! Comme si tu pouvais m'entraver! C'est le plus fort qui domine, et c'est tout!!!

Mais je suis le plus fort... Et je le prouve...

Que? NON! NE FAIS PAS CA!!!! NE PRENDS PAS CETTE PIERRE! ARRETE!!!! JE T'EN EMPECHERAI!!!

Je suis maitre de ce corps! Arrete de vouloir le contrôler!

AIE! ARG!

Le noir total... L'inconcience... C'est ta faiblesse... Faut être minable pour ne pas résister a un évanouissement, tout de même...

POURQUOI TE BLESSER ALORS QUE JE PEUX TE RENDRE FORT? ARRETE!

Je préfère me défoncer le crâne a coup de pierres plutôt que de te ceder la place... Et je le prouve!

AREEEEEEEETE...
Revenir en haut Aller en bas
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Lun 5 Déc 2005 - 12:32

Elle gît dans un lit austère d’hôpital, sanglée et alimentée par perfusion. Elle ne sent plus rien, elle se sent juste partir, partir …

Puis un visage se penche sur le sien, pas celui des habituels tourmenteurs, non, celui-là on dirait un ange. Il ne lui sourit pas, il a l’air tellement triste …

Un ange triste …

- mon Dieu ... Alessia, mais qu’est-ce qu’ils t’ont fait … je suis désolé, je ne pouvais pas te libérer avant, je ne savais pas ... je vais te sortir de là.

La sortir de là … puis elle le voit qui enlève doucement sa perfusion, détache ses sangles tout en surveillant la porte, la prend dans ses bras.

La sortir de là … après tout ce temps … combien de temps ? Des mois, des années ... deux ans ... c’est long deux ans …

Il sort dans un couloir et elle voit les murs blancs défiler sous ses yeux encore choqués.

Sortir d’ici … elle doit encore rêver …

Ils prennent un escalier, et un air frais la fouette au visage, la climatisation est meilleure ici. Un rêve ferait-il cette impression ? L'espoir ténu s'éveille en elle.

- qui … qui êtes vous ?

- je suis Leonardo Wing, mais tu peux m’appeler Leo. Je suis le fils de celui qui t’a fait souffrir. Je suis désolé, je ne savais pas …

Il la porte comme une plume, mas elle se sent tellement maigre …

- vous n’avez pas le droit de faire ça, monsieur.

Ho non, deux brutes leur barrent le passage, l’espoir de Gloria semble déjà mourir. Mort né.

- laissez-nous passer.

- ne le prenez pas mal, monsieur, nous avons des ordres, il va falloir nous suivre bien gentiment.

- un instant.

Elle se sent posée au sol, contre la rambarde, froide. Glacée.

- ne bouge pas, ça ne va pas être long.

Comme si elle pouvait bouger …

- monsieur, ce n’est pas raisonnable.

- je sais. Ne m'en veuillez pas trop.

Quelques instants s'écoulent, une brute passe par-dessus la rambarde en criant, suivi de l’autre presque aussitôt après. Leonardo la reprend alors dans ses bras.

- ce ne sont pas quelques gorilles qui vont nous empêcher de quitter ce zoo.

Dit-il dans un clin d'oeil. Cette fois elle s’accroche à son cou.

- merci, merci Leo.

- non, c’est moi qui te dis merci.

L’espoir enfle quand ils marchent à travers des bureaux, sous les regards médusés d’employés, puis dans le vaste hall d’entrée.

- on y est presque.

Le jour, Gloria voit le jour pour la première fois depuis tant de temps … la porte automatique se rapproche rapidement …

- ne t’inquiète pas, si elle est fermée, je la défoncerai sans problème.

Mais la porte n’est pas fermée, elle s’ouvre et un air fabuleusement pur s'engouffre dans les poumons affaiblis de Gloria. Leonardo va franchir la porte, quand une voix impérieuse le stoppe net.

- Leo, attends !

Il se tourne vers la voix et Gloria voit un homme très bien habillé, grand, massif, assez âgé mais qui ne peut être que le père de Leonardo. Ils se ressemblent assez de traits. Et Leonardo le confirme.

- Papa, tu ne m’empêcheras pas de partir avec cette enfant. Ce que tu lui as fait n’a pas de nom. Tu as toujours aimé notre famille, mais les autres, papa, les autres ! Comment as-tu pu faire une chose pareille !

Il hausse les épaules : on ne fait pas d’omelettes sans casser d’œufs.

- c’est ça ta défense ?

- je ne me défends pas, je te défends. Ecoute moi mon fils, je suis fier de toi, tu es intelligent, tu es brillant, et quand tu seras à la tête de l’entreprise, tu feras ce que bon te semblera, et tu pourras le faire grâce à mes actions passées, mais je te préviens, si tu franchis ce seuil, tu perds tout, tu n’auras plus jamais le pouvoir de changer le monde, de rendre la justice.

- …

Qu’est-ce qui se passe, pourquoi hésite-t-il ?

- si tu sors d’ici avec elle, je fais changer toutes mes dispositions, et je nomme le professeur Drieux à ma succession. Tu connais Drieux, tu sais ce qu’il ferait aux enfants si je ne le bridais pas. Il serait capable de les disséquer vif.

- …

L’homme tend alors les bras : mon fils, c’est toi qui choisis, soit tu sauves cette fille, soit tu condamnes des centaines d’autres enfants, tu condamnes aussi leur famille. Mais je ne doute pas que tu vas faire le bon choix, et choisir le moindre mal.

- le moindre mal … c’est du chantage, papa.

- la fin justifie les moyens, mon fils. Rends-nous cette enfant.

L’espoir …

- le moindre mal …

L’espoir meurt …

Il y a deux hommes en blouse qui attendent juste derrière lui … Leo regarde alors Gloria avec une immense douleur dans les yeux.

- Alessia, je suis … je suis désolé …

Meurt …

Les yeux de la fille s’agrandissent d’horreur quand elle voit Leonardo s’éloigner de la porte d’un pas. Elle crie :

- non, pas ça ! Non, par pitié !

- je suis désolé, mais … je veillerai sur toi, ici …

Il s’éloigne d’un autre pas, et la porte automatique se ferme, la coupant de l’air extérieur, la coupant du dehors. Elle commence à s’agiter, à se débattre.

Elle ne crie plus, elle hurle :

- NOOOOON, je ne veux pas y retourner ! NOOOOOON ! NOOOOOOOOOOOON !

- je suis tellement désolé …

- tu as fait le bon choix, fiston. On la traitera mieux, ne t’en fais pas.

Elle ne le croit pas, elle ne les croit pas.

- MENTEUR, MENTEURS !

Elle tend les mains en vain vers le dehors, vers la liberté, et celui qu’elle avait pris pour un ange la met entre les mains des blouses blanches qui lui injectent aussitôt un calmant. Ses paupières ne tardent pas à se fermer sur ses yeux en larmes.

Le menteur parle à son père sur un ton ferme et ce dernier hoche la tête à chaque demande, mais elle n’en a cure, l’espoir est mort. Elle se sent glisser, glisser …


Elle se sent si bien dans les bras d’Ershin, elle ne s’est peut-être jamais sentie autant en confiance.

Puis tout à coup elle ressent une violente alerte, comme une onde de pure souffrance qui la happe de plein fouet. Ershin l’a ressentie aussi. Toutes deux se tournent vers la source de cette douleur, les autres qui sont moins près font de même. Eux ont du aussi entendre le bruit.

Le bruit sec.

Le bruit sec que fait Sturm en se tapant la tête avec une grosse pierre, régulièrement, comme un automate. Comme déconnecté.

Et le sang qui jaillit de plus en plus.

Et tout le monde qui est figé par cette scène qui semble tellement irréelle.

Elle se dit que c’est étrange, très étrange, pendant qu’elle lève une main sure et fait appel à son pouvoir, le regard déterminé. C’est étrange comme la nature peut être sélective, décider qui peut retourner ou non en son sein pour la nourrir.

Des racines aussi fines que des lianes mais bien plus solides jaillissent de la terre et enserrent les membres de Sturm en une seconde, le plaquent au sol et l’emprisonnent totalement. Il enrage, il résiste en vain. Il se fatigue plus qu’autre chose.

Tranquille, sereine, toujours aussi déterminée, elle voue un regard rassurant à Ershin qui est pour le moins surprise et marche vers celui qu’elle a capturé pour l’empêcher de se tuer. Certes, il y a Sturm, mais surtout l’autre. Il ne doit pas mourir, car il sera peut-être le seul à la comprendre le moment venu.

Il cesse de se débattre, épuisé, et s’évanouit. Les lianes se retirent alors, c'est comme si elles n'avaient jamais existé. Elle se penche sur lui, son gardien félin accourt et semble vouloir lui faire le dos rond, puis il croise son regard, se ravise et s’enfuit sans demander son reste. Elle prend un peu de terre et en fait un cataplasme qu’elle appose sur la blessure à la tempe. Ca suffira en attendant de vrais soins. Elle lui sourit de façon étrange alors que les autres semblent se défiger, et que deux d'entre eux s’approchent.


Je me redresse, rougissante : heu … ça doit faire mal ...^^"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Arphéis

avatar

Nombre de messages : 89
Gardien : Zaël (chien)
Date d'inscription : 19/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Mar 6 Déc 2005 - 14:37

Les recherches me gonflent, et je commence à avoir vraiment froid et à fatiguer ; je ne suis vraiment pas endurante physiquement, et crapahuter entre des ruines, ça va cinq minutes. Je souffle sur mes doigts gelés pour essayer de leur redonner un peu de vigueur, et applique ensuite mes paumes sur mes oreilles afin de les dégeler.

« Tu as l’air ridicule, » se moque Zaël.

Toujours le mot gentil, celui-là…

« Désolée, si j’étais recouverte d’une épaisse moumoute comme la tienne, ça se saurait.

-Moumoute ? C’est ainsi que tu nommes ma magnifique fourrure immaculée ? »

Il s’éloigne un peu en pestant. Ouah, je l’ai vexé… Espérons que cela lui rabatte le caquet quelques instants.

Je rencontre un petit groupe composé de quelques Voyageuses et Errantes. Apparemment il y a parmi elles les deux sœurs qui se sont retrouvés à l’Amphithéâtre. Je continue mon exploration des lieux avec elles, jusqu’à ce qu’au bout de quelques minutes Nina à ma droite se fige soudainement, et semble parcourue d’un soubresaut ressemblant désagréablement à un haut-le-corps.

« Qu’est-ce qu’il y a ? »

Elle ne me répond pas, ce qui achève de m’inquiéter.

« Qu’est-ce qui se passe ?

-Un pauvre enfant… Cette expression sur son visage… Je vais vomir… »

En effet, un bruit peu ragoûtant vient confirmer le malaise de Romilly. Pour une fois, c’est peut-être bien que je ne puisse pas voir ce qui se passe finalement. Le cadavre déchiqueté d’un gosse, très peu pour moi.

« Hé ! » s’exclama alors un Ataraxien parmi les volontaires nous accompagnant. « Ne touchez pas aux mannequins ! Ca fausse la reconstitution ! »

Un mannequin. Alors ça c’est la meilleure… A quoi bon nous envoyer chercher des preuves si le site a déjà était visité ? Ca devient vraiment du n’importe quoi cette histoire.

Ah justement on dirait que quelqu’un a trouvé quelque chose. Je me dirige avec les autres vers lui, et n’eut aucun mal à reconnaître Caïn. Il est marrant quand même, quand il y a une quelconque agitation, on est sûr de le retrouver directement impliqué dans l’affaire. Pour le moment, j’attends qu’une âme charitable veuille bien me décrire l’objet en question. Une jeune femme du nom de Dorothy se charge aimablement de cette tâche.

« Il tient un truc qui ressemble à un pan d’étoffe, avec un symbole dessus, » m’explique-t-elle en se rendant compte de ma cécité.

« Ah, merci ! Pouvez-vous préciser à quoi ressemble le symbole s’il vous plaît ?

-Hum, et bien… Mais qu’est-ce qui se passe ?

-Quoi donc ?

-Y a plusieurs personnes qui semblent souffrir de mal de tête, » commente une voix que je suppose être celle de son familier. « Tous en même temps comme ça, c’est louche… Hey mais bon sang, qu’est-ce que c’est que ça ?! »

Un grognement inquiétant retentit alors loin de nous, me renseignant à la place de Dorothy sur la nature de la chose. On est attaqués par des créatures, manifestement assez horribles vu le degré d’affolement général de la troupe. C’était prévisible en fait, mais il n’empêche que je commence à légèrement paniquer ; je ne sais pas me battre moi, et mon pouvoir n’a aucun effet sur les êtres vivants. De plus, rien ne sert de compter sur les « auras », je peux seulement voir celles des humains, à la limite celles des familiers.

Je fais demi-tour et tente de fuir ; ce n’est pas très glorieux, certes, mais je pense que si je tente d’aider les autres à se débarrasser des créatures, je vais gêner plus qu’autre chose. Des personnes ont l’air de très bien se débrouiller avec leurs pistolets, et quelques autres savent se battre et s’occupent des monstres. Pour l’instant, aucun ne m’a approché, tant mieux et pourvu que ça dure.

J’ai pensé trop vite. Un cri à ma gauche m’apprend que je suis en passe de finir en apéritif pour créature non identifiée. Suivant toute logique, je tente de filer dans la direction opposée à la bête, mais celle-ci ne lâche pas l’affaire et essaye de m’attraper ; je m’en rends compte en sentant ses grosses pattes battre l’air à côté de moi.

Un coup de feu retentit, et mon poursuivant pousse un cri horrible ; le sol vibre légèrement lorsqu’il s’étale de tout son long dessus, me laissant tremblante, soulagée, et reconnaissante pour la fin des temps à celui qui tient le pistolet qui vient de me sauver la vie. Ouf, cette fois-ci je l’ai échappé belle… Je crois bien que c’est la première fois que je me retrouve dans une situation aussi critique.

« Bon, il n’y a plus de créatures, les autres s’en sont occupés, » fit Zaël d’un ton presque négligent. « Tu n’es pas blessée ?

-Comment ça ? Tu oses me dire ça alors que tu n’étais même pas là pour me porter secours quand j’en avais besoin ?! Tu mérites même pas ton titre de « gardien », va…

-C’était une revanche pour la « moumoute ».

-Tu es bien rancunier, j’aurais pu y laisser ma peau moi.

-Hum, c’est étrange, ces monstres disparaissent aussitôt après avoir été éliminées, et sans laisser de traces… »

Il arrive à m’ignorer à un tel point que c’en est presque de l’art. Je me demande s’il le remarquerait si j’arrachais ma robe et faisais la danse du ventre au milieu de ces ruines déprimantes.

« Et alors ?

-Non, non rien… »

Bon, soit. Je m’aperçois alors que non loin de moi, un gosse sanglote en réclamant ses parents. Je ne pensais pas qu’il y avait des personnes aussi jeunes, dans le groupe. Ces princes sont vraiment des bourreaux pour envoyer des enfants avec nous… Touchée, je le repère à son aura et viens m’accroupir à côté de lui.

« Ca va, tu n’es pas blessé ?

-Euh non… Vous êtes qui madame ? » répondit-il entre deux sanglots.

« Ah euh je suis Arphéis, enchantée, et mon gardien s’appelle Zaël.

-Moi c’est Yasu, et lui c’est Tigrou.

-Bengalir, » corrige avec lassitude le gardien du gamin.

Je réprime un sourire, amusée. Sa voix me paraît étrange quand même, mais elle est tellement déformée par ses pleurs que c’est difficile à discerner.

« Je… veux mamaaaaaaaaaaaaan ! » réclame de nouveau Yasu, se mettant de nouveau à sangloter. « Je… veux… partiiir… d’iciiiiii ! »

J’ai jamais fréquenté d’enfants, comment je suis sensée devoir m’y prendre pour le consoler ? Ce me fend quand même le cœur de le laisser comme ça.

« Euh… Ne t’en fais pas, les monstres ne reviendront pas et je suis sûre qu’on va nous laisser repartir vite fait bien fait ! »

C’est super, en plus je peux m’auto-convaincre avec cette méthode. Un peu pitoyable quand même comme essai.

Yasu se jette alors à mon cou en m’agrippant avec force, pleurant de plus belle. Et c’est là que je remarque le détail qui cloche. C’est le corps d’un type adulte là, qui sanglote dans mes bras, pas celui d’un gosse. Aurais-je fait une boulette ? Dépassée, je ne sais pas comment réagir et laisse Yasu faire ; une agitation anormale attire alors mon attention.

« Qu’est-ce qui se passe ? » m’enquis-je en tapotant maladroitement le dos de Yasu dans un geste de compassion.

« Le criminel à l’air louche est entrain de se défoncer le crâne avec une grosse pierre, » m’informe Zaël. « On dirait qu’il a perdu la boule. »

Ah… Bon je crois qu’au point où j’en suis y a plus grand-chose qui puisse m’étonner.

N’empêche dans quelle galère je me suis fourrée moi…


Dernière édition par le Mer 7 Déc 2005 - 10:13, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Caïn

avatar

Nombre de messages : 69
Gardien : Zamibaru (babouin)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Mer 7 Déc 2005 - 0:43

Le voyage en avion s'est relativement bien passé malgré les commentaires de toutes sortes fusant de partout. Zamibaru s'est mis en tête de vouloir m'apprendre à "faire le vide en moi" et comme un con je l'ai écouté, ce qui m'a valu des commentaires sarcastiques de Zion dont le familier ne dit pas grand-chose.

J'ai appris deux trois trucs sur Zion. Il est japonais, c'est un yakuza, chef d'un groupe dont la principale activité est l'assassinat pour le compte de grands pontes japonais. Il est né à Hong Kong de parents japonais mais vit désormais au Japon. Il est plutôt du genre calme, il préfère jauger la situation avant d'agir. Par contre il prétend me trouver amusant et du coup ne me quitte plus d'une semelle >.<

Après un certain temps de voyage en avion, agrémenté d'une séquence audio très bizarre - ces abrutis ont même empiété sur le passage d'une de mes chansons à la radio locale >.< d'ailleurs, qu'est-ce qu'ils foutent avec des morceaux musicaux des Baboons sur Ataraxia ? Z'ont payé au moins ? - on s'est retrouvé tous ensemble au milieu de nulle part, jusqu'à ce qu'un bus venu de nulle part nous embarque et nous emmène ailleurs que nulle part. Vous suivez encore ?

A Uran, pas âme qui vive. Juste des tas de gravats, et encore, pas tant que ça. Dans sa globalité, le village ressemble encore à un village, mais on dirait que les maisons ont été prises d'assaut par quelque chose de très très très gros, ce qui explique l'ampleur des dégâts. Mais toujours est il qu'il n'y a absolument RIEN dans les parages. Même pas un moustique à éclater =_= A quoi ça sert de nous ammener ici vu qu'à priori tout le boulot a déjà été fait. Ils en sont même à reconstituer la scène pour mieux l'analyser. Enfin, je suppose.

Je shoote dans un des mannequins plantés là pour faire réaliste.
- Bordel mais qu'est-ce qu'on fout là à jouer les inspecteurs des travaux finis ?
Zamibaru : On obéit aux ordres, même s'ils sont débiles.
- Ya rien ! Que dale ! Pas un chat ! Juste des cailloux et des bouts de maisons ! J'espérais un peu d'action moi !
Zion : Shhhht, tu risques de nous attirer malheur >.<
- Qu'est-ce que t'as, toi, m'énerve pas, tu vois pas que j'ai la haine, là ?
Zion : ...
Zamibaru : S'il n'y a rien à faire de particulier ici, peut être avons-nous été envoyés ici comme des leurres ?
- Des leurres ?
Zion : Ou des appâts ?
- Ah... ?
Zion : ...
Zamibaru : ...

Des leurres ? Des appâts ? Nous ? Alors que nous avons été envoyés ici comme étant l'élite des Ataraxiens ? Et que nous sommes même pas Ataraxiens ? Mon cul !! >.< Kizyviennent !!!

- Enfoirés ! Planqués ! Venez ici que je vous foute la branlée de votre vie >.<

Les autres voyageurs me lancent un regard surpris mais choisissent de m'ignorer. Zamibaru lui me flanque un grand coup - amical, j'imagine - sur la caboche.
- Hey, ça fait mal >.<
Zion : Tu ne pense que par et pour la baston, ou c'est juste une impression ?
- Rendez moi ma guitare T_T je suis en manque. Ou alors une cigarette. Juste une T___T
Zamibaru : Au lieu de faire du bruit avec ta bouche, regarde par là. On dirait qu'il y a un truc, là

Il me montre les ruines d'une maison, identiques aux ruines de la maison d'à côté, de celles de celle d'en face, bref, des ruines, quoi.

- Quoi, là ? Tu vois un caillou ?
Nouveau coup sur la tête. Ca en a pas l'air mais c'est costaud un babouin >.< Attends que je te fasse ta fête, con de singe.

Con de Singe : LA, dans le coin d'ombre, un bout de tissu.
- Un bout de tissu.
Babouin à la noix : Oui.
- Qu'est-ce que tu veux qu'on fasse d'un bout de tissu >.< *paf* Aieuuuh !!!
Zamibaru : Va le ramasser, crétin !!
- T'as des pattes à ce que je sache !!
Zamibaru : J'en ai besoin pour te frapper !!
Zion : Intéressante argumentation ^_^

Zion étant très disposé à ne pas me soutenir, je vais ramasser le bout de tissu en question. Comme par hasard, il y a un indice en plein dessus. C'est le seul bout de tissu du coin et paf il y a un symbole dessus. Que j'ai déjà vu d'ailleurs.
- T'es sûr que ça fait pas partie de la mise en scène ? Ca me parait un peu gros quand même >.< Je suis sûr qu'il y a de l'arnaque dans l'air.
Zion : Tu sais, le hasard aussi existe.
- Oui mais quand même...
Zion : D'un autre côté, ça confirme la thèse selon laquelle nous serions les cibles d'un traquenard monté par les princes dont le seul but est de nous éliminer tous en même temps afin de se débarrasser de super héros bien encombrants qui seraient capables de vouloir prendre leur place.
- ...
Zion : ...
- Ouah ! Sérieux ?
Zamibaru : Il ne marche pas, il court >.<
Zion : Effectivement... Je ne vais pas m'ennuyer, ici.
- Mais non, je savais bien que c'était du pipeau _ Bon, ce bout de tissu, heu...

Après une brève étude de la pièce de tissu, j'en déduis qu'il s'agit d'un morceau de vêtement - Bien Caïn, quel esprit de déduction ! - sur lequel est imprimé un symbole que j'ai déjà vu quelque part - Fais gaffe, t'as de la fumée qui te sort des oreilles - et qui évoque la silhouette d'un renard, à peine esquissée par un ensemble très simple de lignes et de courbes.
Zion prétend que ça ressemble plus à un dragon qu'à un renard >.< mais ça c'est une queue de renard. Et ça c'est les oreilles d'un renard. J'ai décidé que ce serait un renard, donc c'est un renard.

J'appelle les autres dans un élan d'enthousiasme pour leur faire part de ma découverte. Mais alors que tout le monde se pose des questions sur le bout de tissu, voilà qu'une horde de bestioles hybrides s'en prend à nos modestes personnes. Ce sont des créatures qui semblent être nées de la fusion entre des humains et des animaux. Dans certains cas le mélange est à peu près réussi, mais dans d'autres... Je me retrouve ainsi à me battre contre un mec ressemblant à un poulet géant sans plumes, et dont le corps absolument grotesque ne lui est d'aucune utilité puisque, esquivant son unique coup de bec, je lui tords le cou - de poulet - en un instant.
Mon adversaire suivant est un peu moins grotesque, un peu plus impressionnant. Je ne perds pas mon temps à me demander comment on a pu mixer ainsi un phacochère et un être humain pour donner un truc aussi affreux, et dégaine mon sabre alors que la chose me fonce dessus, défenses - très très pointues - en avant.
La tête de la bestiole tombe au sol et son propriétaire est secoué d'ultimes soubresauts avant de se... désagréager. Ô joie, contrairement à un film d'horreur classique, la désagrégation ne s'accompagne pas d'une odeur nauséabonde ou bien d'une masse grouillante de cafards et autres vermines. Non, il disparaît, tout simplement. Zamibaru marmonne quelque chose dans sa barbe mais j'ai pas le temps de lui demander ce qu'il glande, faut faire un nettoyage par le vide, après on pensera.

Au bout d'un moment, le nettoyage terminé, je me rapproche de la jeune albinos qui a choisi de se défendre avec un revolver oO Les sabres c'est plus élégant, je trouve. Même si de nos jours, je ne me trouverai sans doute jamais aucun adversaire, sauf au japon. T___T Et encore, Zion se bat avec des coups de poing américains T___T

Ershin - l'albinos - omettant de répondre à la question qui lui a été directement posée, il y a un moment de flottement, auquel la belette - mangouste ? martre ? 'cune idée - met fin rapidement.

Yago : En tout cas, on leur a mis la pâtée !
Zamibaru : Clair.
Gloria : Ils vont peut-être revenir...
Yago : T’en fait pas va. Si c’est bien ce que je pense, ils risquent pas de revenir.
Ershin : Et tu penses à quoi petit maître ?

Encore un silence, la martre n'a pour une fois rien à dire, peut être parce que Zamibaru lui lance un regard à faire frire n'importe qui ?
Yago : Rien, rien, je me trompe sûrement.
Il y a un truc. Je sais pas quoi, mais il y a un truc. Autant demander.
-Toi, tu sais quelque chose.
Yago : Meuh non.
-Oh que si ! Et tu vas parler !
Non mais oh, ce n'est pas une belette qui va me résister >.<
Yago : Et tu feras comment, le rouquin ?
-Je me débrouille pas mal à mains nues…
Zamibaru : Nan, t’es une tanche.
Yago : [i]Encore la violence ? Tu sais que c’est le dernier refuge de l’incompétence ?

-Je vais le tuer !!

Encore faudrait il que je parvienne à lui porter un coup. Le traître profite de sa petite taille mais de sa mâchoire de prédateur pour me planter ses dents, ma foi fort aiguës, dans la main.
- Wouaiiiiieeeee !!! Lâche moi, saleté de belette !!
Yago : *bouche pleine* Marfre !!
Zamibaru *explosé de rire* : Un point à zéro pour la martre, c'est la victoire du règne animal !
- Enlève moi ça de là au lieu de rire, crétin !!

Après deux minutes passées à secouer ma main dans tous les sens, je fais enfin lâcher prise à cette stupide bestiole qui rejoint son humaine en ricanant >.< En plus la fille m'a piqué mon bout de tissu.

Je vais pour la lui réclamer quand plusieurs choses se passent en simultané : d'un côté, un adulte vêtu de façon pour le moins extravagante se met à pleurer dans le giron de son tigre, de l'autre Sturm commence à se frapper la tête à l'aide d'un gros bloc de pierre. Ca doit être très douloureux.
Heureusement, les deux cas sont réglés assez vite, l'un par la belle aveugle, l'autre par la petite timide. Par contre, mon propre cas à moi est loin d'être réglé car alors que Sturm se balance des coups dans la tronche, j'ai droit à une douleur atroce dans le cerveau, et mon environnement se colore de façon bizarre.

- Merde !
Zamibaru : Kézaco ?
- Les "séquelles", elles recommencent.

Chance ou malchance, la douleur s'estompe en quelques secondes avant de transformer mon cerveau en un champ de bataille, et c'est tant mieux. Ces crises sont parfois terriblement douloureuses et ne sont pas sans danger pour moi comme pour mon entourage. J'aimerais que la science fasse un bond en avant et m'ôte cette balle de la tête, sans me priver du reste de mes capacités par contre. Mais en l'occurrence, la science ne peut pas tout faire, et moi je dois apprendre a vivre avec cette balle =_=

Au fait, pourquoi ai-je dit "malchance" au début du paragraphe précédent ? Parce que ces crises sont souvent accompagnées par la manifestation d'un pouvoir qui ne vient pas de Zamibaru : mon pouvoir de médium.

Et quand on est souvent entouré d'une horde de fantômes déchiquetés pour la plupart par ceux qui furent nos adversaires d'il y a un instant, on a vite fait de perdre la boule T___T

- WOUHAAAAAAAAA !!!
Zamibaru : Hé ! Caïn ! Reviens !! Où tu vas ? Caïn !!

Non, je ne reviendrai pas dans ce bain de fantômes >.< J'ai vite fait de m'enfermer dans le bus et de me rouler en boule sur la banquette arrière, priant pour que ma capacité à voir les fantômes s'estompe aussi vite que la crise.

J'aurai du me faire baptiser.

Peut être que les prières auraient mieux fonctionné ainsi.

Peut être aussi que je n'aurais pas fait exploser le bus.

M'attirant ainsi l'hilarité de Zion mais l'exaspération des autres.

Peut être aussi que je n'aurais pas fait brûler le peu de végétation alentour. Parce que là, même la petite timide à l'air de m'en vouloir. A moins que ce ne soient les 40 bornes à se taper jusqu'à l'avion qui la contrarient...

Toujours est il que le bus, non hermétique aux esprits, n'est plus qu'un tas de cendres.

C'est pas ma faute.

C'est la faute aux fantômes >.<

____________________________________________________

Consignes : flash back pour les retardataires, les autres, vous faites ce que vous voulez, le but est de retourner à l'avion XD (non, il n'y a plus de monstres et les mecs de la reconstitution refusent de vous prêter leurs véhicules, allez savoir pourquoi...)
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.albatarteam.net/angelicvision
Gloria

avatar

Nombre de messages : 38
Gardien : Allegro ( salamandre d'eau )
Date d'inscription : 20/11/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Jeu 8 Déc 2005 - 11:18

Je suis la dame dans les couloirs, elle marche vite alors je dois presque courir pour rester à son niveau.

- je dois dire que nous sommes très contents de tes résultats préliminaires, Alessia. Tu es toujours dans la sélection, tout comme ton frère Dario. Vos parents seront fiers de vous.

- pourquoi je ne suis pas avec mon frère ?

- lui il est au sous-sol six, c’est quasiment le niveau le plus dur pour un garçon, parce qu’ils sont moins résistants que les filles. Toi tu es au sous-sol douze, le plus élevé même pour une fille.

- est-ce qu’on verra nos parents bientôt ? Et nos frères, et nos sœurs ?

- heu oui, bientôt, si vous êtes gentils.

Je ne dis rien mais je ne me sens pas rassurée. Plus on descend, plus les enfants qu’on croise ont l’air en mauvaise santé. Je m’arrête.

- ma maman elle dit que les enfants doivent jouer dehors, sinon ils deviennent faibles et ils meurent.

La dame se penche sur moi et me sourit alors comme une sorcière : tu demanderas des comptes à ta mère quand tu sortiras, après tout, c’est aussi à sa demande si tu es ici. Tu as compris ?

- oui …


A cause des tendances de pyromane de Caïn, on va devoir retourner à l’avion à pieds ...

Quarante kilomètres à pieds ….

Quarante kilomètres à pieds ! oO

*a les yeux qui mouillent*

- maiiis … pourquoi tant de haine ? Crying or Very sad

Caïn : ce n’est pas si loin que ça, fais pas ta chochote. nierk

Et en plus, c’est de SA faute. ><

- tu es méchant …

Yago : je vous jure, celle-là, quelle petite nature …

- vous êtes méchants …

- ne t’en fais pas, on fera des pauses.

- merci Ershin.

On se rassemble tous peu à peu et on se met en route, Caïn et Liam ouvrant la marche silencieuse, moi la fermant aux cotés d'un étrange voyageur qui semble sorti d’un film muet en noir et blanc, et pas du style Charlie Chaplin. Le temps semble s’étirer de façon interminable, et je finis par être fatiguée. Je n’aurais quand même pas pensé résister si longtemps.

- on a du au moins faire la moitié du chemin, on pourrait faire une pause ?

Caïn : tu plaisantes ? On entame à peine notre troisième kilomètre. Evil or Very Mad

- mais heu ! oyo?

Liam : courage Gloria.



*un kilomètre plus tard*

- on fait une pause ?

Caïn : non.

*un kilomètre plus tard*

- et maintenant, on fait une pause ?

Caïn : nan.

*un kilomètre plus tard*

- et si on faisait une petite pause ?

Caïn : non, non, et non ! ><

- méchant … Crying or Very sad

*trois kilomètres plus tard*

- je vais mourir …

J’ai les poumons en feu …

- je suis morte … x_x

Caïn : ho mais faites la taire ! Gloria, tu es la seule à te plaindre !

Knox : je ferais bien une pause moi aussi.

Akira : moi aussi.^^"

Caïn : …

On s’arrête, je n’en peux plus, je me sens même tomber à la renverse, heureusement Liam me retient avant que je m’étale sur le sol caillouteux.

Liam : Gloria, tu es toute rouge, tu vas bien ?

Yago : ho, elle simule, c’est tout.

- Liam … tu crois que … je simule …

- non, bien sur que non.

Rebecca : en tout cas dans un lit, ça m’étonnerait qu’elle simule, la chaudasse.

Et la voila qui explose de rire avec Sturm … Liam me touche alors l'artère au cou et j’en oublie leur humour grivois.

- tu as une forte tension … hé, ton rythme cardiaque s’accélère au repos ! oO

- ha …

Yago : et ça t’étonne ? T’es pas malin pour un flic.

Liam va répondre quand Ershin lui tapote l’épaule : laisse la respirer.

Liam : mais … d’accord …

Ershin me tend alors une bouteille d’eau énorme, d’au moins trois litres.

- bois des petites gorgées.

- d’accord … elle est lourde …

Yago : quel boulet … Suspect

Ignorant son gardien, Ershin m’aide à boire, puis elle mouille une main et me rafraîchit le visage, et elle fait de même pour elle.

- ça va mieux ?

- oui.

- respire bien, il reste encore du chemin.

- ho … je vais demander à Allegro de nous aider …

Yago : tu vas le bouffer ? Il doit pas être très riches en vitamines.

- Allegro, montre-toi.

Quelques secondes passent

- viens Allegro.

Yago : il est sourd d’oreille.

Allegro finit par se montrer timidement, il monte sur ma main.

- Allegro, tu vas être gentil … tu vas te transformer en dragon et nous transporter.

Allegro : oO

Il ouvre de grands yeux sidérés puis il se planque dans ma manche ...

- parasite. ><

Et Yago qui est plié de rire … et un mot qui me revient, de plus en plus lourd de sens …

Simuler …

Simuler …


Je me retrouve dans la salle d’attente avec Dario, ça fait des mois qu’on est ici et on ne se voit pas souvent. Dario a pris un peu de poids, moi j’en ai un peu perdu.

- on nous donne toujours plein de bonbons, c’est horrible, le dentiste m’a encore soigné une carie.

- c’est affreux.

- tu en as toi ? Des caries ?

Dit-il en prenant une énorme poignée de shamallows qu’il enfourne dans sa bouche.

- ça fait un moment qu’on ne me donne plus de bonbons.

- c’est dommage. Je voudrais t’en donner mais je n’ai pas le droit.

- je sais.

Il termine de manger et on recommence à colorier des dessins de plantes. On apprend les noms en même temps. Il retient mieux que moi mais en même temps, je me sens de plus en plus faible …

- mais c’est pas un soleil que tu dessines, soeurette, c’est un petit pois vert XD.

- ha oui …

- tu devrais sortir plus souvent. Les gentils enfants comme moi on sort au moins deux fois par jour.

- je ne sors jamais …

- force toi XD.

- je n’ai pas le droit ...

- c’est que tu es méchante alors.

- oui, je suis très méchante … Dario ?

- oui ?

- papa et maman ne te manquent pas ?

- ça va …

J’ai réussi à poser la question, mais il regarde ailleurs ...

- Dario ?

- quoi encore ?

- tu as vu les parents, toi.

- heu oui, mais le répète pas, je n’ai pas le droit de te le dire. Oui je les vois souvent, mais toi tu ne peux pas parce que tu es une méchante fille.



- que fais tu pour être une méchante fille ?

- je … je prends les pilules quand ils me disent de les prendre, je les laisse me faire des piqûres, je reste où on me dit de rester, et je dis où j’ai mal quand j’ai mal.

- tu vois, rien à voir avec moi MDR, moi j’avale les pilules des dames qui me sourient et me donnent des bonbons, puis je fais du coloriage et on va sortir jouer au ballon. Soeurette, tu pleures ? Pourquoi tu pleures ?

- laisse tomber …

Les larmes coulent de plus en plus abondantes sur mes joues, je tremble de plus en plus.

- tu es malade ?

Je lui saisis le bras : pourquoi ? Pourquoi ils me font ça ? J’ai rien fait de mal, je suis une petite fille, je suis toute petite. Je veux juste revoir papa, maman, nos frères, nos sœurs, nos amis à l’école …

- Alessia …

- ne fais pas attention, elle simule.

Le professeur Drieux arrive et donne un paquet de bonbons à Dario visiblement ravi.

- tu te souviens du sens du mot simuler ?

- ou monsieur. Elle fait semblant.

- brave petit, tu peux y aller maintenant.

- merci monsieur. Gloria, arrête de faire semblant, ça ira mieux PTDR.^^

- oui, sinon tu ne pourras plus voir ton frère, ce serait dommage.

- ho oui, dommage.

Je renifle : je ne … je ne veux plus le voir …

- quoi ?

Je hurle : JE NE VEUX PLUS LE VOIR, JE NE VEUX PLUS VOUS VOIR !

Dario est d’abord ébahi, puis il crie aussi : méchante, méchante, méchante !

Et il part, faché. Qu’il boude … la seconde d’après je me retrouve sur le dallage froid, la joue endolorie. Le professeur se masse la main.

- petite ingrate, après tout ce que j’ai fait pour toi.



- mais je vais te pardonner ce moment d’égarement, en t’annonçant une bonne nouvelle, tu vas changer de niveau de traitement. Tu vas au treizième sous-sol, dans mon antre.



- tu sais ce que ça va changer ?



Il me saisit à la mâchoire, je grimace de douleur mais parviens à articuler :

- mais pourquoi êtes-vous aussi méchant ?

- comment te permets tu de me juger, petite souris ?

- quand vous étiez petit, une amie n’a pas voulu partager sa barbe à papa avec vous et vous en voulez à toutes les petites filles ?

Il me gifle à nouveau : je vais te faire passer le goût de l’insolence. Ce qui va changer, c’est que maintenant, tu m’appartiens. Totalement. Plus question de simuler.


Simuler …

Simuler …

On se remet en route. Tout le monde a l’air frais, sauf moi … je me sens rapidement à nouveau fatiguée, quand Liam décide de mettre de l’ambiance :

- allez tous avec moi : Un kilomètre à pieds ça use, ça use, un kilomètre à pieds, ça use les souliers ! Laughing

- ça use la santé … x_x

- ^^"


Dernière édition par le Jeu 8 Déc 2005 - 15:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Nina

avatar

Nombre de messages : 33
Gardien : Rio
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   Jeu 8 Déc 2005 - 14:21

excusez moi de ne pas reprendre les différents postes où l'on m'a pnjisé mais je n'en ai pas le courage ^^"
**************************************
Je la regarde, que me cache-t-elle ? En fait ce n'est pas nouveau, entre nous il y a toujours eu ce silence, quelque chose qu'elle refusait de me dire, et sans bien comprendre pourquoi ce secret me fait peur. Pourtant elle est la même, peut être finalement que c'est moi qui a changé...

Elle discute avec les autres comme si de rien n'était, quand elle tourne la tête vers moi elle me fait son plus beau sourire, elle arrive et me prend par le bras, je me sens un peu génée de constater à quel point je suis devenue plus grande qu'elle.

Elle calle sa tête contre mon épaule tout en marchant et me regarde par en dessous.

- Quoi ? Qu'est ce qu'il y a ? J'ai quelque chose sur la figure ?
Romy : Tu ne vas pas bien, mon instinct de grande soeur me le souffle .
- Hum... Romy... Grande soeur... Je peux te poser une question dérangeante ?
Romy : Tu m'inquietes un peu... mais vas y.
- Que me caches tu ? Qu'est ce qui est assez important pour que tu refuses de me le dire ?

Elle semble avoir reçu un coup mais elle se remet rapidement à sourire.

Romy : Nina chérioe, qu'est ce qui te fait dire que je te cache quelque chose ?
- Ce genre de phrase justement...

Elle fronce legerement les sourcils et finalement elle lache comme une bombe...

Romy : Je sors avec Mickael, ou plutôt, je sortais, mais je l'aime encore.

Elle attend ma réaction qui ne vient pas, je ne sais pas quoi lui dire, devant moi défile des images d'eux deux, des images de Mickael tout seul aussi... Comment ont ils pu ? durant tout ce temps ? Sans me le dire ? Je suis quoi moi alors ?

Je lache mon épée qui tombe lourdement sur le sol et, malgré ma soeur qui veut me retenir, je me met à courir loin de vant, dépassant tout le monde, les bousculant sans les voir.

Les larmes coulent de façon ininterrompu sur mes joues, Rio s'accroche desesperement à ma jupe qui vole derriere moi. Personne ne m'arrete bien que plusieurs m'interpelle.

Romilly avec Mickael, tout les deux... ils savaient pourtant... l'un comme l'autre...

Je fini par m'arreter, épuiser, et par m'asseoir sur un tronc d'arbre du bas côté.

Rio : Nina ! Mais qu'est ce qui t'a pris ! Cui !
- Tu ne peux pas comprendre...
Rio : cui... Si je comprend...

Il se frotte contre ma joue et je le caresse. Mes larmes finissent par cesser de couler au bout de quelques instants.

- Finalement Rio, je n'ai peut être que toi...

Je garde la tête baissé, plongé dans mes pensées, seul l'arrivée d'une ombre en face de moi me fait bouger de cette position de prostration.

C'est Ershin, derrière elle arrive une partie de nos compagnons, comme Gloria que j'entend de loin, que ma soeur a rameuté.

Ershin : ta soeur te cherche.
- Je sais.
Ershin : Elle s'inquiete.
Yago : Ya pas, faut vraiment être la dernière des imbéciles pour partir en courant et faire peur à tout le monde !
Rio : Cuuuuuiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii ! Tais toi !

Rio pince Yago avec son bec mais il se fait envoyer valdinguer rapidement, il tourne sur lui même dans les airs et je le recupere.

Rio : cui, ça tourne ! cuiiiiiii...

Je lui caresse la tête et le pose sur mes genoux.

Ershin : tu devrais aller la voir, en plus personne ne sera content si tu nous retarde.
- Pour le moment, je pense avoir de l'avance sur certains.
Ershin : Ce n'est pas une bonne raison,.

Je hausse les épaules.

- Même si vous êtes tous trés gentils, je ne pense pas que tout ça vous regarde.

Ershin n'a pas le temps de répondre car Romilly arrive derrière.

Romy : Nina ! ça ne se fait pas de partir comme ça !
- Fiche moi la paix !
Romy : Mais... petite soeur...
- Je suis pas ta soeur, batarde ! M'approche plus ! Je veux plus te voir !

Ce disant les larmes remontent et je retourne vers le groupe qui s'avance pour lui échapper.

Gloria : Romilly te ch...
- Je sais merci...

D'un coup de bras rageur j'essuie mes larmes, tout ça pour ça, c'est trop injuste... je regrette déjà mes paroles mais...

Romilly : Nina.

Je me retourne, comment ose-t-elle ?

Romilly : je comprend ton chagrin, je t'ai trahie, mais ce n'est pas une raison pour me traiter comme tu l'as fait.
- Je n'ai fait que dire ce que tu as toujours refuser d'accepter...
Romilly : Tu n'en reste pas moins ma petite soeur, j'attend tes excuses Nina.

Elle s'approche imperceptiblement de moi.

Rio : Romy ! Tu crois que c'est vraiment bien ce que tu fais ? Cui ?

Elle arrive enfin jusqu'à moi, me prend la main et y pose mon épée.

Romy : je suis désolé Nina...
- Moi aussi...

Elle me prend dans ses bras et caresse mes cheveux...

Romilly, petite : Nina, dis tu aimes qui, dis ? aller, dis moi ^^ je le repeterais pas aux autres !
Nina, petite : d'accord je te le dis, mais chut hein ?
celui...
...que
j'aime...
c'est...
........
Mickael...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://site.voila.fr/yusuradreams/index.html
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Chapitre 3 : Investigation   

Revenir en haut Aller en bas
 
Chapitre 3 : Investigation
Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» Histoire de l'économie mondiale, chapitre 1
» ~ Chapitre I : Interprétation des rêves ~
» [CHAPITRE 4] Le monde des sorciers s'embrase.
» Federal Bureau of Investigation
» [ Film d'Animation ] Kenshin le vagabond : Le chapitre de la mémoire

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Coma :: # Coma : Le RPG :: Coma : Premier voyage-
Sauter vers: