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 Chapitre 5 : Le vol...

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Ershin

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Gardien : Yago (martre)
Date d'inscription : 17/09/2005

MessageSujet: Chapitre 5 : Le vol...   Sam 21 Jan 2006 - 12:37

La jeune femme laissa tomber la pile de feuilles sur le bureau.
« C'est impossible... murmura-t-elle »

Elle regardait la note écrite à l'encre rouge en haut de la première feuille. Cent soixante points sur un total de cent soixante. Et avec dix minutes d'avances sur le temps imparti. C'était ça le problème, les tests avaient été conçus pour ne pas pouvoir être finis dans le délai autorisé.

La jeune femme rajusta ses lunettes et regarda l'homme en blouse blanche qui lui avait apporté les résultats.

« Huron, vous êtes sûr qu'il n'y a pas d'erreur? Les résultats sont...
-Je sais ce que vous voulez dire professeur. Moi-même cela m'a semblé étrange alors j'ai pris l'initiative de revérifier. Il y a effectivement une erreur.
-Dans ce cas, pourquoi...
-Une erreur de taille, ou plutôt d'âge. Ce sont les tests que l'on donne aux enfants de douze ans. »

La jeune femme se leva d'un bond. Elle jeta un dernier coup d'oeil aux résultats. Dire qu'elle avait hésité à utiliser les tests pour les enfants de huit ans...

Elle prit une grande inspiration et s'approcha de la glace qui séparait son bureau de la salle d'examen. Elle regarda un instant la fillette d'à peine quatre ans qui attendait patiemment assise sur sa chaise surélevée. La gamine passa une main dans ses cheveux bruns, puis, sentant qu'on l'observait, elle regarda vers la jeune femme et lui fit un grand sourire.

La scientifique lui rendit son sourire et se détourna. Quelque chose n'allait pas. Elle ne savait pas encore ce que s'était mais son intuition ne la trompait quasiment jamais.

« Quelque chose ne va pas Yuii? Lui demanda son collègue.
-Huron, tu te souviens de mon thémata ?
-L'histoire de balance?
-Oui.
-Je m'en souviens. La théorie comme quoi quand l'un des plateaux montait, l'autre devait forcément descendre. Une question d'équilibre naturel.
-C'est ça.
-Yuii, ta fille est un génie, c'est tout, elle tient de sa mère.
-Quelque chose me turlupine avec elle Huron. Si son plateau pour l'intelligence est si élevé, lequel a du baisser pour permettre son ascension ?
-Yuii...
-Je sais que ça peut paraître absurde mais c'est une sensation qui ne me lâche pas.
-Yuii, tu es sa mère. C'est normal que tu t'inquiètes.
-Oui, ça doit être ça. »

La jeune femme se retourna et fixa sa fille. Elle lui sourit en lui faisant un petit coucou de la main.


La porte grinça puis claqua en se refermant.
« Bienvenue à la maison » s'écria Romilly.

Ershin posa sa veste sur le porte-manteau. Il n'y avait que Romilly pour pouvoir appeler ce taudis une maison. C'était une vieille bicoque qu'ils occupaient depuis quelques temps déjà. Ils seraient bien descendu à l'hôtel mais on se fait plus facilement repérer dans les hôtels. Et les chiens de Vector tournaient encore. Enfin, tout ceci ne serait bientôt plus un problème majeur.

«Où étiez vous passé ? Demanda un Leonardo affalé sur une vieille chaise.
-Réparer tes dégâts Lancelot maugréa Yago en jaillissant de la chemise de sa maîtresse. On est allé voir Vector.
-Quoi ? Vous êtes tarés tous les deux?
-Ça va! T'es pas notre père non plus! Enfin bref. Il te pardonne pour lui avoir pété le nez, ça lui a rappelé le bon vieux temps qu'il a dit.
-Ershin? Qu'est ce qu'il t'a fait ? Demanda le jeune homme.
-Donne lui les numéros des positions, il connaît pas les noms siffla une voix provenant de la manche de Leo.
-KING!
-Il n'a rien fait crétin ! Reprit Yago en levant les yeux au ciel. On ne touche pas Ershin sans ma permission. Enfin reprenons depuis le début. Vector nous lâche, donc on récupère nos affaires et on se tire de ce trou miteux...
-Que tu nous a dégotté lança Preciosa du haut de son perchoir.
-... Puis on va chez une connaissance pour avoir d'autres infos continua la martre sans prendre en compte le faucon.
-On s'en va alors ? Demanda Romilly.
-C'est ce que je viens de dire soupira Yago. Ah oui, tant qu'on y est... La martre se tourna vers Leo avec un air mauvais. Si tu ne réfrènes pas tes élans chevaleresques, je te jure qu'on se tire pour que Reynolds n'ait que toi sur qui passer sa frustration! »


Ershin regardait le mur. Elle passait beaucoup de temps assise à contempler le vide, ça lui permettait de tuer le temps. Elle était dans sa chambre. Celle qu'elle occupait quand son père était présent. C'était, selon lui, sa véritable chambre, même si elle n'y passait que deux nuits à peine par mois. Il valait mieux qu'elle y dorme, ça évitait de contrarier son père.

La jeune fille était assise en tailleur sur son lit depuis plus d'une heure. Cela ne la gênait pas vraiment, elle n'avait qu'à attendre et elle savait se montrer très patiente. Sur les murs étaient accrochés dans des cadres en verre ses nombreux diplômes. Son père tenait à ce qu'elle étudie, peu importe la branche. Il valait mieux avoir plusieurs options pour l'avenir affirmait-il.

Soudain, des bruits au rez-de-chaussée lui firent dresser l'oreille. Il y avait quelques minutes déjà, la sonnette avait retentit mais elle était restée sur son lit. C'était rare qu'un visiteur reste aussi longtemps.

Il y avait des éclats de voix à présent. Ershin ne comprenait pas ce qui ce disait mais elle reconnu sans peine la voix grave de son père. La jeune fille déplia ses jambes et sortit du lit. Elle marcha jusqu'à sa porte et l'ouvrit. Les voix se firent plus fortes. C'était une dispute, à n'en pas douter. Ershin ne s'intéressait pas à ce genre de problèmes, inévitablement, cela lui retombait dessus et lui causait pas mal de soucis.

Mais, peut-être qu'un peu de Motoko avait déteint sur elle. Doucement, elle descendit l'escalier qui menait au hall d'entrée. Au fur et à mesure qu'elle avançait, les voix se faisaient plus intelligibles

« Mais puisque je vous dit qu'il n'y a rien ici! »

C'était son père. Il avait une voix calme et maîtrisée malgré le volume sonore élevé et le ton sans réplique. Ershin connaissait bien ce ton, son père l'utilisait souvent avec elle, généralement quand elle avait commis une maladresse ou avait causé des problèmes.

« Vous êtes sûr monsieur Tsukasa? Réfléchissez bien, des notes, des dossiers, n'importe quoi! »

Ershin finit par atteindre le sol. Elle resta un peu cachée par le mur tout en jeta un oeil. La seconde voix appartenait à un vieil homme grisonnant au chapeau et à l'imperméable détrempé. C'était vrai, il pleuvait dehors. Il regardait son père droit dans les yeux sans se démonter. Rien que pour cette prouesse, Ershin l'admira. Elle-même était bien incapable de soutenir le regard de son père.

« Père? Que ce passe-t-il? »

Les deux hommes se retournèrent vers la jeune fille. Le visiteur pâlit soudainement en l'apercevant.

« Yuii ... » lâcha-t-il

Ershin fit un pas en arrière tout en se dissimulant encore plus derrière le coin de mur.

« Excusez-moi mademoiselle, reprit l'inconnu. J'ai cru voir un fantôme, vous lui ressemblez tellement...
-Monsieur, je crois vous avoir déjà demandé de partir intervint le père.
-Mademoiselle! Je suis le professeur Amano Morijuia, de la Wing Compagny. J'ai travaillé avec votre mère il y a longtemps. Est ce que par hasard ne sauriez vous pas si elle a laissé des notes ou...
-Monsieur, je vais vous le redemander. S'il vous plaît, partez.
-Mademoiselle.
-Laissez ma fille tranquille monsieur. Ershin remonte dans ta chambre ! »

Le visiteur fut pris d'un sursaut.

« Excusez moi... Vous l'avez appelée Ershin?
-Dans ta chambre! Tout de suite! »

Ershin obtempéra et remonta l'escalier en courant. Quant à son père, il empoigna Morijuia et le jeta dehors. Puis, il s'adossa contre le mur, prit une grande inspiration et décrocha le téléphone. Il appuya sur la mémoire une et attendit que l'on décroche. Ce ne fut pas long.

« Allô? Oui, c'est moi... Oui... Oui c'est ça... Il vient de sortir... Oui... Oui c'est lui... Oui... Oui... Tout à fait... Vous avez compris... Oui... Parfait, merci. »

Puis il raccrocha. Une chose de réglée. Maintenant... Il monta lentement l'escalier. Il savait pertinemment qu'Ershin ne serait pas dans sa chambre. Ce n'est pas là qu'elle se réfugiait quand elle avait peur où avait une crise. C'était dans la sienne. Et ce, depuis sa toute petite enfance. Quelque part, ça le gênait, il ne savait pas trop pourquoi.

Elle était là, comme aux premiers jours, assise sur le lit, à la place de sa mère. Elle avait replié ses jambes, croisé ses bras devant ses tibias et enfouit son visage entre ses genoux. Elle se balançait doucement en chantant Humpy Dumpy, la berceuse que lui chantait sa mère quand elle était enfant. C'était d'ailleurs les premières paroles qu'elle avait prononcé.

Kanho s'assit doucement sur le bord opposé du lit. Le tout, c'était de ne pas la brusquer.

« Il est parti Ershin » lui murmura-t-il doucement.

Sa fille leva lentement un oeil vers lui, comme si elle ne le croyait pas. Au moins, elle avait cessé de fredonner.

« Père. Puis je vous poser une question ?
-Bien sûr.
-Vous ne vous fâcherez pas ?
-Cela dépendra de la question.
-Est ce que c'est vrai que je ressemble à maman?
-Oui. »

La jeune fille se replia dans les profondeurs de sa chevelure argent.

« Mais c'est uniquement physique. Tous les enfants ressemblent physiquement à leurs parents, c'est dans l'ordre des choses. Mais intérieurement, tu es une personne unique et tu es complètement différente de ta mère Ershin. »

La tête émergea des genoux avec un sourire rayonnant.

« Arrêtes tout de suite ! N'utilises pas ce sourire hypocrite ! Pas avec moi ! »

Le sourire disparu aussitôt pour être remplacé par la figure inexpressive habituelle de la jeune fille.

« Excusez-moi père. C'est parce qu'un sourire est la meilleure manière d'établir une relation entre les gens, même si c'est un faux. Je l'ai lu dans un livre.
-Je te pardonne Ershin.
-Père ?
-Oui ma puce?
-Est ce que je peux dormir ici cette nuit ?
-Ershin, tu as vingt ans...
-S'il te plaît !
-Bon, d'accords. »

Kanho se leva, mais sa fille l'interpella alors qu'il atteignait la porte.

« Papa? Tu... Tu pourrais rester jusqu'à ce que je m'endorme? »

L'homme regarda sa fille. Il lui semblait revoir la même scène plus de vingt ans après. La femme qui se tenait devant lui ressemblait en tout point à Yuii, elle lui demandait la même chose. « Kanho? Tu... Tu pourrais rester jusqu'à ce que je m'endorme? »
Sauf... Que ce n'était pas Yuii. Malgré la ressemblance, ce n'était pas elle. Malgré tout ce qu'on pouvait croire, ce qu'on pouvait dire, ce n'était pas Yuii.

L'homme fit demi-tour et se rassit sur le lit. Sa fille se lova contre son épaule avec un grand sourire. Sans rien dire, il lui passa la main dans les cheveux. C'était la récompense ultime de sa fille. Il ne savait pas pourquoi mais c'est ce qu'elle recherchait de lui. Certains voulait la reconnaissance, d'autre qu'on les couvre de cadeau. Ershin voulait juste que son père lui passe la main dans les cheveux. La pluie tambourinait à la vitre.

La pluie tombait en trombe sur le trottoir. Amano Morijuia courut sous l'averse jusqu'à sa voiture. Le trajet n'était pas long, mais il avait suffit à le tremper complètement. La pluie était froide et s'insinuait partout.

Le professeur arriva à sa voiture et grimpa dedans en quatrième vitesse. Une fois à l'abri, il passa un mouchoir sur son front dégoulinant puis sortit son portable. Il chercha un instant dans le répertoire. Il lui fallait la ligne directe, c'était urgent, sinon il allait encore poireauter une heure aux différents standards. La ligne sonna, puis on décrocha.

« Monsieur Wing? C'est Morijuia... Oui Morijuia de la branche Japon... C'est ça... Oui... Non... Et bien... Oui... Je sais Monsieur... Non, je n'ai rien trouvé... Il semblerait que le professeur Ohona n'ait rien laissé derrière elle... Non, pas de notes ni de dossiers... non, rien ne prouve qu'elle ait abouti dans son projet... Cependant j'ai découvert un fait intéressant et... Attendez un instant... »

Une silhouette s'approchait de la voiture. Cela avait intrigué le professeur, et il ne savait pas pourquoi. Sans doute parce que l'homme marchait tranquillement sous la pluie torrentielle. La silhouette atteignit la portière et fit un petit signe au professeur. Celui-ci ouvrit sa fenêtre.

« Vous désirez monsieur ? »

Il y eut trois bref éclairs accompagnés d'un sifflement. La silhouette se pencha pour ramasser quelque chose par terre puis une main gantée passa par l'ouverture de la fenêtre, saisit le téléphone et l'éteignit avant de le jeter au sol et de le broyer du talon.


Le trio patientait dans le bureau. En fait d'un bureau, on aurait pu parler de mini musée. En effet, le nombre d'oeuvres d'art de tout style et de toute époque se partageait tout l'espace. A ce demander comment on avait pu y installer des meubles.

Assise sur une chaise devant le bureau en teck, Ershin patientait en caressant Yago, les yeux dans le vide. King dormait à moitié sur l'épaule de Leo. Le cobra rechignait à se montrer mais Ershin les avait prévenu, monsieur Reynolds détestait les personnes qui tenaient leurs familiers cachés. Il ne fallait pas avoir honte de sa propre nature affirmait-il.

Romilly regardait les tableaux en attendant que leur hôte daigne enfin se présenter. Leonardo faisait les cent pas. Si lui et Romilly attendaient debout, c'est qu'il n'y avait qu'une chaise destinée aux invités et qu'Ershin s'y était assise naturellement.

Finalement, au bout de ce qui leur sembla être une éternité, la porte du fond s'ouvrit et Charles Reynolds entra, poussé par un homme en costume cravate.

« Mademoiselle Tsukasa! Quelle joie de vous revoir si tôt! Vous aussi maître Yago.
-C'est un plaisir partagé Monsieur Reynolds. Maître Don Kirk.
-Et vous avez amené des amis! Vous auriez du me prévenir plus tôt enfin! Georges, allez chercher deux sièges voulez vous? Et vite, ces jeunes gens ne doivent plus sentir leurs jambes.
-Merci Monsieur Reynolds fit Ershin, toujours aussi peu expressive.
-Ce n'est rien mon enfant.
-J'ai pris la liberté d'amener des fleurs pour votre femme.
-Vous êtes un ange mademoiselle Tsukasa fit le vieillard. Mais je manque à tous mes devoirs. Je me présente, je suis Charles Reynolds, le propriétaire de cette modeste demeure et voici Don Kirk mon familier. »

Le hibou opina du chef. Il n'avait pas quitté les nouveaux venus du regard depuis son entrée dans la salle. Son maître semblait aimable et détendu mais son familier lançait un regard digne d'un inquisiteur suspicieux aux invités. Ces derniers s'assirent quand on leur amena des chaises couvertes de velours et de dorures.
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Ershin

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Sam 21 Jan 2006 - 12:38

« Je m'appelle Romilly Mac Arran et elle, c'est Preciosa. Enchantée de faire votre connaissance monsieur Reynolds.
-Moi de même mademoiselle Mac Arran. C'est toujours un plaisir de rencontrer une si belle femme. Et vous monsieur?
-Leonardo Wing. Et lui c'est King.
-Hum... Un serpent n'est-ce pas? Une ancienne légende indienne raconte que dans les temps anciens, quand chaque espèce ne comptait qu'un seul individu, le serpent disait toujours la vérité, mais quand cela était déplaisant. Un jour, l'humain le prit mal et tenta de transpercer le serpent de son épée. Mais il ne pu que lui entailler le bout de la langue, et depuis, les serpents ont une langue fourchue qui ne peut dire que des mensonges. Enfin tout ça pour dire qu'on ne peut pas faire confiance aux serpents monsieur Wing.
-Cependant, bien qu'on ne puisse lui faire confiance, il a bien des habilités souvent utiles monsieur Reynolds intervint Ershin.
-Je me demande bien lesquelles mademoiselle Tsukasa.
-Il est du genre intelligent du biceps résuma Yago en lançant un regard qui signifiait « surtout tu la boucles » à Leonardo.
-Je vois reprit le vieillard. Mais maintenant que j'y pense, ne serait ce pas vous qui avez donné une bonne correction à cette chiure de Vector?
-Si.
-Jeune homme, vous avez réalisé le rêve d'un vieil homme. Je vous suis reconnaissant. Vous remontez dans mon estime. Mais dites moi, quelle raison est la cause de ma joie de vous voir chez moi mademoiselle Tsukasa?
-Nous cherchons des renseignements Monsieur Reynolds. Connaissez vous ce symbole? »

Le vieillard examina un instant le bout de tissus que lui tendait la jeune femme. Puis il fit un signe à son familier. Le hibou avait une voix rauque et cassée.

« Oui, c'est le symbole qui figurait sur la mallette d'un homme. C'était un avocat, il représentait une compagnie qui voulait nous acheter certaines propriétés pour une somme astronomique. Nous avons encore les papiers quelque part. Nous vous fournirons des copies si vous le désirez.
-C'est très généreux de votre part. Savez vous autres choses ?
-Non, nous ne savons rien de plus. Nous en sommes navrés mademoiselle Tsukasa.
-Nous vous remercions de votre aide Monsieur Reynolds. Maître Don Kirk. »

La jeune femme se leva pour partir, imitée par ses compagnons.

« Un instant mademoiselle Tsukasa la retint Reynolds. J'ai quelque chose qui devrait vous intéresser. »

Il appuya sur un bouton, un homme entra. Il portait une petite boîte cadenassée. Il la posa sur le bureau et retira le cadenas. Reynolds souleva le couvercle lentement. Le regard d'Ershin s'éclaira quand elle vit le contenu.

« Monsieur Reynolds ...
-Une des croix de Saint Marc. J'avais entendu dire que vous vous y intéressiez alors...
-Je peux...
-Bien sûr. »

La jeune femme s'approcha et sortit délicatement la pièce de son écrin de velours. Il s'agissait d'une petite sphère de pierre de la taille d'un poing, richement décorée et surmontée d'une croix.

Ershin l'examina un instant puis la reposa. Ensuite elle tira son crucifix de sa chemise et le posa contre un interstice encadré par deux lions ailés. La petite croix s'y introduit sans difficulté et Ershin la tourna d'un quart de tour.

Il y eut un petit cliquetis et la boule s'ouvrit et dans la cavité aménagée, il y avait...

Rien.

Ershin lâcha un petit soupir.

« Tenez mademoiselle Tsukasa. Ceci est la liste des contacts que j'ai utilisé. Il semblerait qu'avec eux, vous pourriez en trouver d'autres.
-Merci Monsieur Reynolds. Je suis votre éternelle débitrice.
-Enfin, mademoiselle Tsukasa, c'est tout naturel. »


Elles rentraient de l'école. Comme d'habitude, elles faisaient la route ensemble jusqu'à ce carrefour où Ershin tournait à droite et où Motoko continuait tout droit.
« Motoko?
-Oui Shin-chan?
-Je t'ai vu Motoko.
-De quoi parles tu ?
-Quand... Je suis allé au restaurant avec Sorata, je t'ai vu.
-Ah... Bah, ça aurais fini par ce savoir.
-Ça dure depuis combien de temps ?
-Trois ans. Dis, tu l'as dit à Sora?
-Non, ce n'est pas à moi de le faire.
-Merci Shin-chan.
-Et je ne le dirai à personne non plus.
-Shin-chan, tu es une vraie amie! »


Ils marchaient dans la rue. Ils ne savaient pas trop où aller maintenant. Ershin ne semblait pas s'en préoccuper, elle marchait quelques pas devant, le nez en l'air, ou lisant la liste que lui avait donné Reynolds, faisant preuve d'une capacité admirable à éviter les passants tout en lisant.

Bizarrement, Yago marchait au même niveau qu'eux. Même si il faisait tout pour indiquer au reste du monde qu'il n'avait rien à voir avec les deux autres. Curieusement, alors que l'humeur de sa maîtresse était au beau fixe, la martre semblait plus que morose.

« Quelque chose ne va pas Yago? S'enquit Romilly.
-Non, non. Tout va bien.
-Ça n'en a pas l'air renchérit Preciosa.
-Si tu le dis. »

Leo et Romilly s' entre-regardèrent. Rien que le fait que Yago n'ait pas remballé le faucon avec verve montrait que quelque chose l'inquiétait.

« T'es sûre de ton fait la carpette ? Tenta King.
-Ouais, je crois être le mieux placé pour savoir ce genre de choses non? Qu'est ce que vous avez tous à la fin ?
-Et bien c'est qu'Ershin a l'air aux anges et toi et bien...
-C'est parce que je suis peu expressif de mes émotions, mais faut pas vous en faire, intérieurement, je suis comblé.
-Tu pourrais essayer d'extérioriser un peu plus tu ne crois pas?
-Quand je dis qu'intérieurement je suis comblé, c'est que j'ai une très forte envie de pisser. Si tu veux que j'extériorise... »

A ce moment, ils entendirent un crissement de pneu suivit d'un bruit de tôles froissées. Ershin se trouvait au milieu de la route qu'elle avait apparemment décidé de traverser sans regarder. Comme à son habitude, la jeune femme jugeait que si elle ignorait les problèmes, ceux-ci l'ignoreraient en retour.

La voiture s'était encastrée contre le mur invisible du bouclier d'Ershin. Le conducteur en sortit, il avait le visage en sang.
« Vous êtes folle ou quoi? Vous voulez mourir? » Cria-t-il avec rage.

Quant à Ershin, elle était littéralement pliée en deux de rire. Ce qui agaçait encore plus l'automobiliste.

« Non mais vous vous rendez compte ? Ça va pas bien dans votre tête ou quoi? »

La jeune femme, toujours secouée de rire remonta lentement un bras, prolongé par la gueule sombre d'un pistolet. L'automobiliste passa du rouge au vert plus vite qu'un feu de signalisation. Il déglutit avec peine.

« Alors, qu'est-ce qui se passe? On crie plus? Tu as peur peut-être? Oui, il a peur ! Yago regarde moi ça, il a même taché son pantalon. »

Ershin s'écroula, ne parvenant pas à calmer sa crise de fous rires. Ses compagnons la rejoignirent, l'agrippèrent et l'entraînèrent à l'écart le plus vite et le plus loin possible...

********************************************

« Enfin, c'est pas possible! T'as un grain ou quoi ? »
Ils avaient installé Ershin sur un banc du parc. La jeune fille n'arrivait pas à se calmer, elle riait aux éclats, quand elle se calmait un tant soit peu, elle repartait de plus belle aussitôt après. Romilly essayait de l'apaiser, en vain.

Leonardo s'énervait lui. Il y avait de quoi. Vu que Yago se contentait de conserver un petit sourire mesquin, il décida de passer à la manière forte. Il empoigna Ershin et la secoua violemment.

« Mais enfin! Pourquoi tu as fait ça? »

La jeune femme leva vers lui un regard d'incompréhension. Elle souriait, elle avait un sourire fixé au visage. Pas son sourire triste habituel, ou celui qu'elle adressait parfois à son familier, mais un sourire étrange, presque trop réel pour être vrai, dérangeant.

« Pourquoi j'ai fait ça? Mais parce que c'était amusant!
-Amusant? Menacer quelqu'un comme ça dans la rue, tu trouves ça amusant ?
-Ouiiii! N'est ce pas que c'était drôle Yago?
-Bien sûr Ershin » répondit sa martre sur un ton qui se voulait apaisant. La martre soupira un peu, lança un petit ricanement mesquin et battit de la queue, chatouillant le nez de Leo. Le mustélidé, privé de stabilité sur son perchoir habituel avait opté pour la tête de Leonardo, le seul endroit stable puisqu'il ne s'y passait jamais rien avait il affirmé.

« Mesdemoiselles Tsukasa et Mac Arran ? Monsieur Wing. »

Leo se retourna sur un homme grand et mince aux cheveux argent et vêtu de blanc. Une chouette immaculée était posée sur son épaule.

« Monsieur Hermès! » S'exclama Romilly.

Le messager des princes s'inclina poliment, regarda Ershin qui se calma aussi brutalement que si elle avait reçu un seau d'eau glacée en pleine face.

« Vous tombez bien vous, fit Leo. On a récolté pas mal d'infos sur ce que vous vouliez.
-C'est une bonne nouvelle. Je vais vous demander de me suivre, nos Majestés souhaitent vous entretenir toutes affaires cessantes.
-Il c'est passé quelque chose?
-Les détails vous seront communiqués en temps utiles.
-Les autres sont convoqués aussi? Demanda Romilly d'une petite voix.
-L'aide des Voyageurs a aussi été sollicitée, ils devraient arriver sous peu. Même ceux qui ne le souhaitent pas. En prononçant cette dernière phrase, l'homme jeta un regard de biais à Ershin assise sur son banc, sa martre entre les genoux.
-Alors je vais revoir ma soeur! S'exclama Romilly!
-Et l'autre canari va débarquer aussi » soupira Preciosa
.

******************************************

Consignes: les princes ont à nouveau requit notre aide, sans l'avis du public bien entendu ^^. Racontez votre séjour sur Terre et l'appel. Passé le délai imparti par ses majestés, ce qui ne se sont pas rendu sur Ataraxia y sont traînés de force. Vous arrivez au palais où vous retrouvez vos « fidèles compagnons » et où une réunion toujours aussi (peu) protocolaire semble sur le point de se dérouler
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Liam

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Dim 29 Jan 2006 - 10:31

Faites pas attention, post minable pondu en manque d'inspiration... Mais au moins, je peux dire que J'AI POSTE.
Et veuillez m'excuser si quelques fautes s'y sont glissées, j'avais la flemme de le relire une seconde fois... ^^"
______________________________________________________________________


Pffffffffffffffffffffffffffffffffffffiiiiiooou... Ca y est. The end. On retourne au bercail !

- Et en plus, ils nous ont bien téléportés pile devant le commissariat !
- Quelle délicate intention, c'est chou...
- Tu l'as dit, bouffi !

A ma droite, une petite fille me fixe d'un air consterné. A ses yeux, je dois avoir l'air d'un vieux fou qui parle tout seul. ^^"
Baaah. Pour l'amuser, je louche en lui tirant la langue. Effet inverse, la petiote s'enfuit vers sa mère - qui étudie les arrêts de bus à proximité - en criant, les yeux pleins de larmes :

- MAMAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAN !!!!!! Crying or Very sad

Eh ! C'était pas mon but, à moi ! ^^"

- Pas de chance, vieux. T'as une bobine à faire peur.
- Va te faire empapaouter, Honni. T_T
- Quelle vulgarité...

Ceci dit, je me carapate prestement dans le commissariat... Et voilà comment courent des rumeurs sinistres sur des policiers pédophiles... Et encore, qu'est-ce que ce serait si j'étais prêtre ?! Par chance, je suis protestant, et même pas pratiquant ! [ HRP: - Moonyyyyyyyyyyyyyyyy... - Quoooooooooi ? ^^" - Faut-il TOUJOURS que tu glisses une soutane en travers des lignes ? >.< - Mais-euh.... ^^" ]

Je n'ai pas traversé la moitié du hall qu'une voix hébétée m'interpelle :

- Bah, mon Lieutenant ? Où est-ce que vous étiez passé ? Tout le monde vous cherchait partout !

Mouche ! Wouh ! Il m'a fait peur, celui-là !

- P'tite nature.

Mais vient le moment tant redouté : trouver une excuse bidon pour cette absence...



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


[ Une demi-heure plus tard, bureau du Commissaire ]



- ET VOUS VOULEZ ME FAIRE CROIRE QUE VOUS ÊTES PARTI, COMME CA, SANS PREVENIR, EN PLEINE ENQUÊTE DE MEURTRE, A CAUSE DE LA MORT DE VOTRE GRAND-MERE ???

- ...de ma tante, Commissaire...

- C'EST PAREIL, DANS LES DEUX CAS ELLE MANGE DES PISSENLITS PAR LA RACINE !

Le rustre ! ^^" Ce n'est pas la vérité et il doit bien le savoir, mais quand même... ^^" Soyons civilisés ! ^^"

- DES FOUTAISES, QUE JE VOUS DIS ! CE SONT DES EXCUSES DE COLLEGIEN !

Aaaaaah... Tendres années... Folle jeunesse...

- VOUS TENEZ TANT QUE CA ÊTRE ENVOYE A LA CIRCULATION ?!?!?!?

Ah ça non !!!! O-O Tout, mais pas ça ! T_T

- BAH ! FOUTEZ LE CAMP ! DEBARRASSEZ-MOI LE PLANCHER ! TÂCHEZ DE VOUS FAIRE OUBLIER PENDANT UN LONG MOMENT, COALESCO !

La main grasse de mon supérieur m'indique d'un geste rageur la sortie. J'obtempère sans un mot, soulagé de pouvoir enfin sortir de ce bureau maudit, les cheveux décoiffés par le souffle puissant de l'homme imposant. Wouf. Une chance : je suis parvenu à éviter les postillons... Pffffffiou... =.=
Ony, lui, est affalé, plus mort que vif, sur mon épaule.

Patrick, Omar et Didier - le groupe de soutien - m'accueillent avec des regards remplis de condoléances. Je me laisse tomber mollement sur une chaise, tandis qu'ils sont assis sur les bureaux alentour.
C'est Patchmoll qui se lance en premier, me foutant une canette de bière consolatrice dans les mains (J'aurais préféré un scotch, soit dit en passant, mais je ne vais pas faire le difficile...) :

- Comment il t'a alluméééééééééé, le Boeuf ! ^^"
- Ca, tu l'as dit. X_X
- Tu vas devoir te payer tous les interrogatoires sans exception maintenant, mon pauvre ! rajoute notre si compatissant Didier.
- Ouais, je sais, réponds-je d'un air blasé, en me démenant sans succès pour ouvrir la canette. It's wonderful.

N'empêche, ce qui est bien avec eux, c'est qu'ils ne posent jamais de question.
Omar se lève, saisit son manteau et propose :

- Allez ! Notre service est fini ! On va se faire une p'tite bouffe entre potes pour te remonter l'moral, tiens !
- Merci, vieux !

Je me lève à mon tour avec un sourire, et avance ma main vers l'endroit où je pose habituellement mon... blouson.
J'ai un moment d'arrêt, avant de réaliser...
ET MEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEERDE ! T_T Horreur ! Malheur ! La donzelle a oublié de me le rendre ! T_T

- Tu as également oublié de le lui redemandé...

Mais-euh. >.< C'est également ton cas, le rongeur ! >.<
Heureusement que j'ai eu la présence d'esprit de garder sur moi mon portable et surtout - surtout ! - mon portefeuille !

- C'est pas de la présence d'esprit, c'est que t'es radin...

Rrraaaah ! La ferme, Honni ! >.<

- Alors ? Tu rappliques ?

Bon, eh bien elle me le rendra la prochaine fois, hein ! ^^" Je resterai en t-shirt, envers et contre tous ! ^^"



~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~~


[ Quelques jours après une petite soirée bien arrosée de scotch, bière et jus de pomme... ]


Je pianote depuis environ deux heures sur ce putain d'ordi qui marche à deux à l'heure. Et, de plus, rien de ce que je trouve ne me satisfait. Joie. Depuis tout ce temps à clavioter sur les renards, je ne tombe que sur des sites de haute couture et de protection de la faune en danger. >_<

- Marre des stylistes. Marre des écolos.
- T'as raison, Louison. Moi, je dors.
- C'est ça, Hector.

Attattattattaaaaaaaaaaaaaa ! Là ! Un truc d'intéressant ! De différent, du moins... *fronce les sourcils, plisse les yeux*
Une histoire de génome... Des recherches scientifiques... Pas vraiment net, j'imagine... Ils parlent de phénomènes paranormaux, en plus ! Bah, ça doit encore être une bande de timbrés du ciboulot qui jouent aux apprentis sorciers...
Bof, je ne sais pas si ça a un grand rapport, quoi...
Après tout, pourquoi nous faire chercher sur Terre des informations qui concernent leur monde ? Bref, moi, je n'y comprends rien...

- Réveille-toi, Eloi ! Y a le bidule qui s'sent plus !

En effet, je remarque que le cristal monté en pendentif que l'on nous a confié sur Ataraxia, posé sur le bureau, vibre discrètement.
Déjàààààààààààààààààààààààà ? T_T
Je regarde autour de moi, jette un oeil par la fenêtre, tire les rideaux. Rien qui puisse s'apercevoir de mon absence. Je passe un coup de fil rapide à ma mère, puis à Patchmoll pour les avertir que je serai injoignable du week-end (en espérant que cela ne durera pas plus longtemps...) et je donne assez de croquettes pour un régiment dans la gamelle du chat.
Finalement, sans trop savoir comment m'y prendre, je passe le pendentif autour du cou, Ony saute sur mon épaule, je me concentre, paupières closes, et nous finissons par disparaître sous les yeux éberlués de Pic-Puss...

Consolation : avec un peu de chance, je retrouverai bientôt mon bien-aimé blouson !

_________________
- Nous disons, nous : "Fier comme un Ecossais".
- Et nous disons, nous : "Fier comme un Gascon". Les Gascons sont les Ecossais de la France !

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Leonardo

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Mar 31 Jan 2006 - 14:44

Je me débarrasse de Yago d’une chiquenaude, l’envoyant rouler plus loin.

- toi la fouine, recommence et je te transforme en paillasson.

Il ne dit rien mais n’en pense pas moins, et je m’en fiche. L’état mental d’Ershin me préoccupe, pourtant ça ne devrait pas me concerner, ce n’est tout de même pas ma faute si elle a eu un comportement de psychopathe tout à l’heure, je ne peux pas prendre tous les maux du monde sur les épaules. Si elle a besoin d’aide, elle n’a qu’à m’en parler au lieu de rester dans son monde comme une autiste.

*râle*

Quand je pense que j’ai failli tuer un connard de maffieux pour elle, il est sur ma liste des gars louches, mais quand même. De toute façon, ce serait à refaire, je le referai, cette ordure avait besoin d’une leçon, en attendant qu’elle soit définitive. Je vais le mentionner dans mon rapport écrit aux princes. C’est censé être un monde meilleur, il n’y a pas de raisons que la maffia perdure encore.

Quand on rentre à la citadelle, je quitte Romilly et Ershin le temps de taper mon rapport donc. heureusement pour lui, King fait profil bas.

*râle moins*

Je voudrais manger au restaurant, mais on est convoqués par les princes, et avec l’attente pour avoir simplement le menu … je m’achète donc un énorme sandwich que je dévore en me rendant à la salle de réunion. J’arrive le premier, Ershin et Romilly doivent se balader. Qu’importe, je prends le journal du jour, je m’assois dans le fauteuil à une place le plus confortable et je lis en mangeant, affichant mon air hostile « ne pas déranger » pour tout futur nouvel arrivant.

La prochaine fois, je m’offrirai un vrai repas, on nous convoque et il n’y a personne pour nous recevoir. Quoique, il est bon ce sandwich. C’est tout un art de déguster un bon sandwich sans s’en mettre partout, mais quand on est passé maître comme moi des déjeuners sur le pouce, on ne gagne pas ce genre de « médaille ».

Je termine le sandwich, toujours personne d’arrivé. A ce rythme là, j’aurais bientôt pu déjeuner au restaurant et faire une petite sieste …

*râle*

Je me demande ce que les voyageurs ont trouvé de leur coté. On verra bien, quand ils arriveront et que la réunion commencera enfin.
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Akira

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Jeu 2 Fév 2006 - 3:11

Après 40 kilomètres à pied dans la cambrousse, on nous pique notre avion. Complètement éberlué, je reste sans voix tandis que Sho nous offre un éventail de sa connaissance polyglotte en juron.

Mais ô miracle, un ange tombé du ciel vient nous sauver et nous voilà en deux temps trois mouvements (et une furieuse envie de dégueuler) de nouveau face à nos chers princes qui semblent prendre un malin plaisir à rivaliser avec Sho dans le domaine de la frime =_=.

Enfin, après bien des péripéties et une bonne heure pour comprendre le fonctionnement d'un satané collier, nous voilà de retour au bercail. Et la première chose que je fais est de m'écrouler comme une masse sur mon lit, bientôt suivit par mon colocataire et nos gardiens... Pour être réveillés 3 petites heures plus tard par mon crétin de réveil. Je jette un oeil sur mon portable. Oui, vu que grâce à tout ça j'ai séché deux jours de cours je suis vraiment obligé de me lever.

[le soir]

Complètement crevé, je fais un rapide saut à l'appartement pour me changer et récupérer Sho avant de me rendre au club. Pour ce qui est des recherches, je crois qu'il va pas trop falloir compter sur nous... D'ailleurs à cause de ce fichu dessin, j'ai passer la journée à le crayonner distraitement en cours et du coup je me suis fait engueuler. A ce rythme là, je suis bon pour redoubler une deuxième fois x_x

[au club]

Dieu soit loué, j'ai réussit à faire passer discrètement un tabouret de l'autre côté du bar et j'ai réarranger les bouteilles de façon à ce que je puisse les attrapper sans trop d'effort. A 22h05, mes "groupies" comme les appelles Sho prennent position en face de moi et entame la conversation. Je demanderai bien une augmentation au patron vu que je fais un peu l'hôte mais d'un côté vu les pourboires qu'elles me laissent ca ne changerait pas grand chose.

En tout cas, elles sont fidèles au poste. L'ennui c'est que certains hôtes se joignent à nous et que ma fatigue ajoutée au bruit font rapidement venir une migraine carabinée. Mais bon je les comprends, ces 5 femmes font parties des hautes sphères de la société et malgré leur avoisinante cinquantaine, elles sont d'une beauté absolument resplendissante. Il y a Mineko-san, actrice à la retraite et à la fortune particulièrement phénoménale, n'ayant pas eu d'enfant, je suis un peu son "fils par procuration". Elle me laisse toujours un pourboire en me disant avec un clin d'oeil et une fausse voix de grand-mère "c'est pour t'acheter des bonbons mon petit Akira". Autant dire que c'est ma préférée.

Ensuite il y a Sumire-san, femme de l'actuel premier ministre qui "est tellement manipulé par les hommes de l'ombre que lorsqu'il n'a pas un micro devant la bouche, il est absolument incapable de trouver une réponse intelligente". Vient ensuite Hinge-san, superbe allemande, PDG du groupe n°1 mondial d'automobile avec un accent à couper au couteau absolument adorable. Aawiya-san, une chanteuse africaine à la retraite, au charisme de Vierge noire et à la voix grave et sensuelle qui me fait rougir jusqu'au ongle et frissonner jusqu'au coeur. Et pour finir Ayako-san, anciennement Tetsuo-san que nous avons affectueusement baptisée Tetsua. Actuellement, la transexuelle la plus en vogue dans les magasines.

Toutes étant des femmes au caractère bien trempé et à l'humour tordu et formidable. Et qui me couvent comme un poulailler sur un poussin abandonné. Autant dire que mes cernes ne leur échappe pas une seconde et que je me retrouve au centre de toutes leurs attentions, sous le regard acéré de Sho. Mais qu'est-ce qu'il a ce soir? -_- Il fait une drôle de tête depuis une heure.

Au final, mes Mamas groupies se liguent contre le patron pour me faire rentrer plus vite et m'accorder une semaine de vacances rémunérées de plus que les autres. Elles vont même jusqu'à payer de leur poche mes congés et en exige une pour Sho pour qu'il puisse me soigner. Et nous voici donc, à 1h54 du matin dans une superbe limousine. C'est Aawiya-san qui a gagné la partie de janken pour nous ramener à la maison et je m'endors rapidement la tête sur son épaule, bercé par la chaleur de sa voix qui chantonne une vieille berceuse de la tribu de ses ancêtres.

Le lendemain matin, Sho me réveille brutalement. Des fois ce mec peut etre vraiment gentil, il a finit de préparer nos sacs pour notre retour à Ataraxia, le petit dèj n'a plus qu'à atterrir dans mon estomac et j'ai tout juste le temps de prévenir mon école que suite au décès d'un vénérable cousin éloigné en Afrique du Sud, je serai absent quelques temps. A peine ai-je raccroché que nous voilà à nouveau renvoyé sur ce splendide monde parallèle...

... à cause duquel je vais finir non pas par redoubler, mais par me faire virer de mon école =_=.
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Arphéis

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Lun 6 Fév 2006 - 12:28

« Hé bien, nous avons là une très belle angine, » déclara le médecin en ôtant son stéthoscope. « Et une bronchite, avec ça. »

Je me retins d’afficher un air courroucé ; on aurait presque dit que cela l’amusait.

« Je suis désolée mademoiselle Blackburn, mais vous allez devoir rester tranquille un petit moment, » ajouta-t-il.

Je hausse les épaules ; de toute façon, je passe ma vie d’aveugle à rester tranquille. Mais certes, c’est plus agréable de rester tranquille et en bonne santé.

« Je vous ai posé l’ordonnance sur la table de nuit, » indique l’homme. « Egalement, je vous ai inscrit la posologie comme je le fais d’habitude. »

Système de fortune : écrire le nom des médicaments et leur prise en appuyant fortement sur le papier, de façon à ce que je puisse discerner les lettres au toucher. Rudimentaire mais efficace.

« Dois-je envoyer quelqu’un chercher les médicaments ?

-Non c’est bon, je vais y aller moi-même, » dis-je d’une voix rauque entre deux quintes de toux.

Le docteur me répondit par un silence dubitatif, puis rangea ses affaires.

« Bon, comme il vous plaira, » conclut-il en descendant les escaliers.

Je fais un effort pour m’extirper de mon lit et le suivre. Une fois en bas, je lui remis un billet de vingt euros tout en le remerciant chaleureusement d’avoir fait le déplacement.

« Mais de rien Miss Blackburn. Reposez-vous bien, et n’hésitez pas à m’appeler si cela ne s’améliore pas. »

La porte d’entrée se referme dans un claquement sec, et je me laisse tomber sur mon canapé. Plus précisément sur Zaël qui larve sur mon canapé, et qui proteste avec un couinement.

« Pardon, » grogne-je en me relevant. « Mais ça n’arriverait pas si tu dormais sur la couverture et non sur mon canapé.

-La couverture ? Tu veux dire cette vieille étoffe toute moche et râpeuse ? »

Je pousse un soupir ; rien ne sert de discuter, comme d’habitude. Je pars m’enfermer dans la salle de bains, puis vais ensuite m’habiller chaudement.

« Je vais chercher des médicaments, tu m’accompagnes ?

-Plutôt deux fois qu’une ! Je commençais à en avoir assez d’être enfermé, » s’exclama-t-il en sautant du canapé, ce qui m’est indiqué par le bruit mat de ses griffes contre mon parquet ciré.

J’agrippe l’ordonnance et mes clés, ainsi que ma canne d’aveugle qui est toujours utile, et sors de l’appartement. Dehors, il fait froid, et Paris est morne comme à son habitude. Ambiance terne, humidité, passants qui hurlent et s’agitent, automobilistes obscènes. Je soupire une énième fois et m’engage sur le chemin de la pharmacie.

Celle-ci n’est pas très loin, à cinq cent mètres de l’appartement tout au plus. Je connais le chemin par cœur, et me guide en tâtonnant avec ma canne, alors que les gens s’écartent naturellement de mon passage. Zaël se permet même d’être charitable et m’aide à traverser un passage clouté.

« Bonjour, » lance-je une fois arrivée, en écrasant mon ordonnance sur le comptoir.

Le pharmacien pouvant être particulièrement agaçant avec ses blagues lourdes, autant étaler ma mauvaise humeur tout de suite pour éviter qu’il ne se mette à proférer un ou deux commentaires. Comprenant rapidement de quoi il en retourne, il s’écrase et la ferme, se contentant de me servir mes médicaments. Je paye, agrippe le sac et sors après l’avoir remercier, ne désirant pas m’attarder. Sur le chemin du retour, mon odorat est attiré par les relents particulièrement appétissants d’une pâtisserie, et je ne peux m’empêcher d’y faire un tour, oubliant pour le moment que j’ai une gorge complètement enflammée. Déguster un pain au chocolat encore chaud me remonta un peu le moral, et c’est de meilleure humeur que je me laisse tomber sur le canapé, doublant de vitesse Zaël qui se venge sur le fauteuil à côté.

Après avoir avalé une quantité incroyable de cachetons, j’envisage d’aller me recoucher lorsque la sonnerie stridente du téléphone contrecarre tous mes plans. J’hésite une demi-seconde ; parler me demande un effort considérable compte tenu de ma gorge douloureuse, effort que je n’ai absolument pas envie de réaliser. J’étends finalement la main à contrecœur pour décrocher et colle le combiné contre mon oreille.

« Allô ?

-Arphéiiiiiiiiis ! Quel plaisir de t’entendre ! Comment tu vas, depuis tout ce temps. »

Oh non. Ca, c’est pire que les raz de marrée géants, pire que les séismes de magnitude 9, pire que les typhons des mers du Sud. Ca, c’est Cynthia.

« Ca va, » commence-je prudemment après m’être éclaircie la gorge. « Et toi ?

-Oh, mais fort bien comme d’habitude, si on excepte ces petites histoires avec Tom… Dis-moi, tu es libre cette après-midi ? Je peux passer chez toi pour qu’on discute un peu ? Ca ne te dérange pas hein ? Ca fait vraiment loooooongtemps !

-Cynthia, je suis malade et à la limite de l’aphonie…

-Oooooh ma pauvre… Mais j’espère pouvoir te remonter le moral en venant !

-Euh… Si tu veux…

-Aaaaah tu es vraiment un cœur ! J’arrive dans un quart d’heure, à tout de suite ! »

Elle raccroche aussitôt, et je fais de même avec lassitude. Adieu, tranquillité…

« Zaël, quelqu’un va passer à la maison. Ne te mets par dans le chemin, reste tranquille dans un coin et évite de faire du bruit.

-Quelqu’un ? Qui donc ?

-Ca ne te regarde pas, » répondis-je sèchement d’une voix pâteuse, occupée à sucer un comprimé contre le mal de gorge.

Mon Familier me répond d’un petit rire plein de sous-entendus qui achève de me mettre les nerfs en pelote, et je le vire de mon canapé où je m’installe, enroulée dans une couverture.

Cynthia ne tarde pas à débarquer, avec le peu de discrétion qui la caractérise. C’est une de mes très rares amies, pour ne pas dire la seule, et je dois dire qu’elle ne m’a jamais laissée tomber une seule fois au cours des cinq années d’amitié que nous avons partagées. Elle est même très sympathique, toujours d’humeur égale. Mais une telle pipelette est assez traumatisante quand on a 39° de fièvre et un mal de crâne à se taper la tête contre les murs.

« Arphéis ! Tu m’as manqué, tu peux pas savoir. Depuis tout ce temps ! Un mois, je crois non ? Alala j’ai tellement de choses à te dire ! Et euh… hum… C’est quoi ce blouson ? »

Je me hérisse en me rappelant la présence du blouson de Liam, laissé bien en évidence sur le portemanteau. Forcément, vu que ce n’est pas tellement mon style vestimentaire, ça contraste.

« Ah ! Ca ? Ah… C’est mon père qui l’a oublié la dernière fois qu’il est passé. »

J’imagine qu’elle doit être assez dubitative. On la comprend. Mon père ne porte jamais rien d’autre que son costar cravate.

« Bon… Enfin peu importe, tu ne devinerais ja-mais ce qui m’est arrivée ! »

Elle se pose à côté de moi sur le canapé et la voilà partit pour deux heures d’incessantes palabres. Elle a un débit considérable à la minute, et s’occupe de me tenir un compte-rendu minutieux des derniers potins de mes connaissances. Je l’écoute sans broncher ; c’est étrangement reposant en fait de l’entendre parler sans retenue, surtout que je ne suis pas obligée de répondre.

Au bout d’un moment cependant, elle arrive à court de rumeurs, et je l’entends remonter sa manche, sans doute pour consulter sa montre.

« Ohlala il est déjà si tard, » gémit-elle. « Bon écoute je vais devoir te laisser, à la prochaine ! Ca m’a fait vraiment plaisir de discuter avec toi.

-Oui, moi aussi, » dis-je, bien qu’en fait le dialogue tienne plus du monologue.

Elle me salue chaleureusement, et quitte l’appartement à pas précipités, laissant un étrange silence derrière elle. Je me recroqueville dans ma couverture pendant que Zaël poussa un bâillement sonore, quelque part derrière le canapé.

« Quelle bavarde ton amie… » grogne-t-il en changeant bruyamment de position.

« Oui, mais ça va mieux maintenant, » affirme-je en m’allongeant plus confortablement.

J’entends mon gardien marmonner avant que je ne sombre dans le sommeil, vaincue par la maladie :

« Ces humains… Tous des fêlés. »

--------------------------

Trois jours passent, complètement identiques. Je passe la plupart de mon temps à avaler des cachets et à me morfondre à écouter la radio, anéantie par la fièvre et la toux.

Cependant, il faut croire qu’on refuse de m’accorder ma tranquillité tant rêvé, puisqu’un beau matin, après être sortie de la douche, le bidule en pendentif que m’ont refilé les Ataraxiens se met soudainement à vibrer pile au moment où je passe à côté. La réaction de stupeur passée et un bond de trois mètres effectués, j’imprime enfin de quoi il en retourne.

« Il est absolument hors de question que je retourne dans ce monde parallèle à la noix…

-Bah, on a pas le choix. Allez allez, on est repartit !

-Boarf. Malade, faible, j’ai des circonstances atténuantes, je peux pas y aller. Ca sera sans moi cette fois.

-Tu te rappelles pas ce qu’on dit les princes ? Si tu ne rentres pas avant un certain délais, tu seras… »

Tout me revient dans un désagréable déclic.

« … téléportée de force, oui. Grrrr… »

Je m’habille le plus chaudement possible, à l’aide de chaussures plus adaptées pour la marche, d’un pantalon, de deux pulls et d’un blouson, avant d’entourer mon cou d’une loooooongue écharpe noire, dont les pans laissés libres m’arrivent quasiment jusqu’aux reins. Je prends aussi des gants, et un porte-monnaie (autant être prévoyante), et le blouson du lieutenant Coalesco. J’imagine qu’il sera plutôt heureux de le retrouver. Je bourre ensuite mes poches de cachetons, et agrippe dans un même mouvement le bidule vibrant et Zaël.

---------------------------------

Et me voilà de nouveau sur Ataraxia. Youpi… Je tâtonne un peu dans la salle pour m’y retrouver, et trouve finalement un fauteuil adapté où je me laisse tomber en toussant.

« MON BLOUSON !! »

Ah, tiens, le lieutenant est arrivé avant moi. Je me relève et lui tends l’objet chéri qu’il agrippe avec ferveur.

« Ah, merci mademoiselle… Vous ne pouvez pas savoir à quel point il a pu me manquer, » s’exclame-t-il avec reconnaissance.

« Euh… Je comprends. Merci de me l’avoir prêté. »

Je le laisse à ses retrouvailles et m’installe de nouveau sur le fauteuil. Pour le moment, il n’y a pas l’air d’avoir grand monde. Attendre la suite des évènements me parait être la seule chose à faire…
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Knox

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Mer 8 Fév 2006 - 17:48

...


Quatre ou six secondes ? La question s’impose. Cruel dilemme.

Armé de sa pince aux embouts caoutchoutés, Knox Meredith saisit la bande de papier et la retire du fixateur. Il l’observe quelques secondes avant de la plonger dans la cuve de rinçage. Sous les quelques remous de l’eau claire, il examine les différentes teintes d’un œil scrutateur.

Quatre ou six secondes ? Le choix est difficile... Il tranchera à la lumière du jour.

L’homme l’enlève du bac, la laisse s’égoutter pendant quelques secondes, puis l’agite légèrement. Il sort de la chambre noire seulement éclairée par la lumière inactinique, prend bien soin de refermer la porte derrière lui, puis ouvre la seconde porte de la petite pièce de communication. Enfin paraît la lumière. Le photographe cligne des yeux, le lézard s’engouffre prestement dans sa manche. Le regard de l’humain descend sur la bande-test qu’il tient délicatement entre ses doigts, considère les différentes étapes.

Alors ? Quatre ou six secondes ? Décidément, il ne parvient pas à se prononcer. Tant pis. Coupons la poire en deux : ce sera cinq secondes.

Cette décision affirmée, l’homme extrait de sa poche sa montre à gousset et jette un œil aux aiguilles cliquetantes. Treize heures et deux minutes. Impassible, il la range.
Pas le temps de tirer cette photographie immédiatement.
L’artiste entre à nouveau dans la chambre noire, en prenant les mêmes précautions qu’antérieurement. Sans se presser, il vide le contenu de chacune des cuves dans leurs récipients respectifs, rince le matériel, remet à leur place chacun des objets méthodiquement. En à peine un quart d’heure, la pièce est parfaitement nette et ordonnée.

Le quart d’heure suivant lui suffit pour se préparer lui-même et atteindre son but. Chapeau melon sur la tête, manteau - où se trouve un revolver bien dissimulé - enfilé, et mallette contenant son nécessaire photographique qui ne le quitte jamais à la main, Knox se retrouve dans un bus bondé, en direction du Wisconsin.
Après avoir déposé sa valise à portée de main, il s’installe dans un fauteuil libre et, baissant son chapeau sur ses yeux clos, se détend contre le dossier peu confortable. Il sait qu’il en a pour deux bonnes heures, rien ne presse.

L’artiste laisse vagabonder ses pensées au gré de ses souvenirs...
Au creux de ses songes retentit une détonation. Celle qui a abattu en un coup, rapide et net, l’homme d’affaires qu’il n’avait pu supprimer à cause de ce malheureux concours de circonstance qui l’avait mené à Ataraxia. Mais la faute a été réparée. Dès le lendemain, l’infortuné fut allongé sur le sol, yeux ouverts, le crâne perforé par une balle de plomb.
Son assassin ne reçut que la moitié de la somme qui lui avait été promise, à cause de ce délai impardonnable. Mais, fort heureusement, il put profiter du plus important : trois pellicules entières de clichés du cadavre attendent à présent patiemment dans la chambre noire d’être développées...

Il ne récidivera pas un tel acte de si tôt. Il attend que tout se calme. Et se faire oublier...

L’autobus ralentit, s’arrête. Certains individus sortent, d’autres pénètrent dans le véhicule.
Knox relève légèrement le bord de son couvre-chef et jette un œil à ses compagnons de voyage. Il avise soudainement une femme enceinte, tenant par la main un enfant, restée debout par manque de place, et il se lève vivement pour lui laisser son siège. La jeune mère le remercie, s’assoit avec un soupir fatigué et prend sa fille sur ses genoux.
Cette dernière contemple cet étrange monsieur sorti d’un autre siècle avec ce chapeau si bizarre qui la fascine. Devant ses yeux agrandis de curiosité, le concerné lui adresse un salut respectueux de son feutre accompagné d’un sourire.
La petite fille aux cheveux blonds détourne les yeux, la tête rentrée dans les épaules, pour dissimuler entre ses petites mains un gloussement de rire enfantin.

Le photographe, lui, une main agrippée à une des barres de fer plantées à la verticale afin de conserver son équilibre, l’autre roulant une pièce entre ses doigts, fait couler son regard au-dehors. Ses yeux tombent sur un panneau qui borde la route nue : « Entering Kenosha ». La satisfaction glisse sous le masque impassible.
Parfait. Il est bientôt arrivé.

Environ une demi-heure plus tard, l’homme descend du transport en commun, et les portes automatiques se referment derrière lui dans un chuintement diffus. Milwaukee. Au loin, il peut apercevoir la silhouette du Lac Michigan qui se profile à l’horizon.
Son bagage en main, il range la pièce de monnaie dans sa poche et continue son chemin à pied, de sa démarche légèrement claudicante pour des yeux avisés.
En à peine dix minutes, l’homme arrive devant l’immeuble qui marque la fin de son court voyage. Il tire la lourde porte de verre et presse l’un des boutons de l’interphone. La tonalité grésillante d’une voix d’un certain âge lui parvient alors :

- Oui ? Qui est-ce ?
- Knox Meredith, répond le concerné d’une voix sans timbre.

La voix dans le haut-parleur s’anime soudain :

- Knox ! Monte vite, je t’ouvre !

La seconde porte vitrée émet un sourd bourdonnement qui cesse lorsque Knox la pousse pour l’ouvrir. Dédaignant l’ascenseur, il prend la peine de monter par les escaliers. A peine a-t-il gravi les dernières marches que la porte d’un des appartements s’ouvre à son arrivée. Un homme aux cheveux gris s’efface alors derrière le battant pour laisser place au photographe.

- Entre, entre !

Le trentenaire se plie à sa volonté, ôte modestement son couvre-chef.

- Hello, Grandad.

Le vieillard saisit le visage de l’homme, forcé de se baisser quelque peu, et l’embrasse sur les deux joues.

- C’est la troisième fois que tu me rends visite en deux mois, c’est inespéré !
- J’en profite tant que je suis à Chicago.
- Tu y restes longtemps, cette fois-ci, j’espère ?

Alors qu’il pend sa lourde veste à la patère après avoir déposé sa malette, le photographe fait la moue :

- Je pense y rester encore quelques semaines. Pas plus de quatre...
- Il faudra que tu te décides à m’expliquer un jour pourquoi tu déménages systématiquement d’Etat en Etat !

Le photographe reste silencieux, laisse courir son regard sur un des murs du hall. Il finit pourtant par déclarer avec un haussement d’épaules :

- J’aime changer d’air...

Peu convaincu, le vieil homme n’insiste pourtant pas. Se dirigeant vers la cuisine, il propose à son petit fils qui lui emboîte le pas :

- Un café, je suppose ?

Knox acquiesce d’un hochement de tête. Il ouvre la bouche pour demander s’il peut se rendre utile, mais est vite devancé :

- Non, ça ira. Va dans le salon, j’arrive dans quelques minutes.

Il obtempère sans mot dire, s’assoit dans l’un des confortables fauteuils de la pièce dans le silence seulement troublé par les entrechocs de vaisselle venant de la cuisine, tandis que Syns s’étend avec langueur sur l’un des accoudoirs. Les yeux du photographe contemplent une fois de plus les belles vitrines accrochées aux parois où sont épinglées de somptueuses créatures aux couleurs arc-en-ciel : des papillons.
Le vieillard le rejoint et, après avoir posé le plateau qu’il apportait, suit le regard de son petit fils. Il saisit immédiatement ce qui a attiré son attention et va décrocher l’un des cadres. Arrivé près de l’homme, il s’assoit dans le fauteuil en face de lui, et tapote sur la vitre qu’il tient avec un sourire malicieux :

- C’est ça qui t’intrigue, hein ? Héhé.

Silencieux, son vis-à-vis attend la suite. Elle ne se fait pas attendre :

- Je l’ai reçu la semaine dernière ! Une petite merveille de Madagascar ! Un splendide spécimen femelle d’Urania riphaeus, famille des Uraniidae – évidemment ! –, sous-ordre des Heterocera !

Son descendant le fixe sans rien dire, ne connaissant que peu de chose en ce qui concerne les papillons, grande passion de son parent. Ce dernier finit par conclure en posant l’objet de la conversation sur les genoux du néophyte :

- Je sais que ça ne te dit rien, tout ce charabia linguistique, mais jettes-y donc un œil de plus près !

Le photographe contemple les magnifiques reflets irisés de l’insecte et, lui qui ne jure que par le noir et blanc, est bien forcé d’admettre, au ravissement de son grand-père :

- Il est sublime.
- N’est-ce pas ?

Avec une allure empreinte de fierté, le vieil homme va remettre à sa place la précieuse vitrine.
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Knox

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Mer 8 Fév 2006 - 17:49

Pendant ce temps, Knox saisit une tasse brûlante et souffle sur la surface noire qui se ride quelque peu pour refroidir la boisson d’où s’échappe une fumée à l’odeur agréable. Il y trempe ses lèvres, en avale une gorgée.
Le vieillard revenu s’installer auprès de lui, une nouvelle conversation débute. Un monologue, presque. Mais le doyen ne se vexe pas, il connaît le caractère peu loquace de son interlocuteur.

- Alors ? demande-t-il subitement, le regard pétillant. Quand est-ce que tu vas te décider enfin à me présenter ta dulcinée ?!

Le photographe, qui allait porter sa tasse à ses lèvres, s’arrête dans son geste. Il se reprend vite et boit placidement une gorgée de café, les yeux fixés sur la table basse.
Devant son silence, son vis-à-vis condescend à abandonner la bataille :

- D’accord, d’accord. J’arrête de te taquiner. Mais j’espère rencontrer la femme qui fera chavirer ton cœur avant d’être six pieds sous terre !

Toujours sans relever les yeux, le jeune homme tique, la mâchoire serrée :

- Ne parle pas de ça, s’il te plaît.
- Si on ne peut plus plaisanter...
- On ne plaisante pas avec ces choses-là, Grandad.

John Meredith, son grand-père, est bien l’une des rares personnes dont l’évocation de la mort l’effraie. Lui qui en a fait son art ne supporte pas cette perspective. Tout comme il ferait tout pour que celui-ci n’apprenne pas l’aspect sombre de ses activités. Car c’est en sa seule présence qu’il en a honte, et la simple idée de le décevoir le rend amer.

- Mieux vaut en rire qu’en pleurer !, déclare finalement le vieil homme en vidant sa tasse. Au juste, tu es venu pour une raison précise ?
- Pas vraiment, répond l’assassin, haussant les épaules.

Pourtant, une vague idée germe soudain dans son esprit et il relève la tête pour demander :

- Tu pourrais me laisser consulter tes livres ?
- Mais bien sûr !, s’exclame son interlocuteur qui effectue d’un bras un ample geste d’invitation. Ma bibliothèque est à ta disposition !

Le photographe le remercie d’un modeste hochement de tête. Il s’apprête à aider son grand-père à remettre en ordre la vaisselle usagée, quand celui-ci le stoppe dans son élan :

- Allez, va. Fais tes recherches, je débarrasse.

Se pliant à sa volonté, Knox se dirige vers la bibliothèque, son Gardien juché sur son épaule. Il considère un moment les rangées de livres classés soigneusement sur les imposantes étagères régulièrement époussetées. Posant son index sur leur tranche, il fait glisser son doigt sur les reliures, une à une, jusqu’à trouver un titre qui l’accroche :

« Dictionnaire des symboles, mythes et croyances »


Le photographe ouvre le volume. Il apprécie le contact particulier des pages sur ses doigts ; dommage que si peu de gens prennent le temps de lire aujourd’hui, préférant Internet à l’imprimerie.

Il feuillette l’ouvrage avec négligence avant de se diriger résolument vers l’index. Son doigt suit consciencieusement les colonnes de mots qu’il contient, cherchant à atteindre la catégorie de la lettre « F ». Une fois parvenu à celle-ci, il ralentit son geste jusqu’à trouver le terme qui fait l’objet de sa recherche : « Fox ». Satisfait, il tapote la page de son index dressé.
Ce mot le renvoie à plusieurs pages de l’œuvre : « 69, 270, 554, 762-763, 781 ». Il se dirige immédiatement vers les deux pages dont les nombres sont en caractères gras, signifiant par ce fait que c’est à cette page que le terme fait l’objet d’un article complet du dictionnaire.

Cet article se trouve à présent devant lui. Afin de se mettre plus à son aise et de ne pas devoir supporter le poids de l’ouvrage qui commence à se faire lourd, l’artiste s’assoit dans un des fauteuils à sa disposition.
Son grand-père, ayant fini son labeur et entré dans la pièce, jette un œil sur ce qui l’absorbe. Le jeune homme ne juge pas nécessaire de dissimuler ses recherches et commence sa lecture :

« FOX, d’origine nordique Fuhs, renard, et peut-être du Sanskrit Puccha, queue.
[RENARD, du Francique Raginhard ]

En positif, la prospérité.
En négatif, la mesquinerie.


Le symbolisme du renard est ambivalent. En Occident, il personnifie le diable, du fait de sa couleur rousse. Il est pour cette raison l’incarnation de la ruse, de l’agilité, mais aussi de la fourberie et de la traîtrise. En Orient, il est symbole de richesse, d’abondance et de prospérité.
Dans tous les cas, comme le lapin, le renard évoque la libido, le désir, la sensualité et l’appétence sexuelle.
Dans les fables et les contes, le renard forme un couple d’opposés complémentaires avec le loup. Le premier symbolise l’intelligence et la malice, le second, l’animalité pure. »

L’article s’arrête là. L’homme fait la moue en se frottant pensivement la joue, parfaitement rasée. A cela s’ajoute tout de même une petite histoire, qui lui tire un sourire :

« Une poétique légende des Incas explique comment le bout de la queue du renard devint noir.
Lors du déluge provoqué par les dieux mécontents, les animaux durent escalader l’unique montagne dont seul le sommet émergeait. Mais le renard, rattrapé par la rapide montée des eaux, eut tout juste le temps de se hisser en haut de la crête. Néanmoins, l’eau avait eu le temps de mouiller sa queue qui, depuis ce funeste jour, est noire à son extrémité... »


Ne trouvant rien de plus, le photographe s’apprête à ranger l’ouvrage à sa place, quand il sent une main lui tapoter l’épaule. Il se retourne pour se retrouver devant le vieillard au regard facétieux. Celui-ci lui tend un mince volume, face cachée, en lui disant :

- Une recherche sur les renards, hein ? Tu te souviens de ceci ? Tu y trouveras mon renard préféré !...

Sans répondre, Knox retourne le livre afin d’en lire le titre. A nouveau, un sourire vient s’esquisser sur ses lèvres : « Le Petit Prince » de Saint-Exupéry. Très beau texte où un petit renard solitaire devient l’instructeur d’un curieux petit garçon aux cheveux blonds comme les blés venu de l’Astéroïde B-612.

Alors qu’il vient à peine d’ouvrir l’attendrissante œuvre, il sent quelque chose vibrer dans sa poche. Le cristal. Etonné, John Meredith demande :

- Qu’est-ce que c’est ?

Sans se départir de son calme, le Voyageur réplique :

- Un pense-bête. Je l’ai programmé à cette heure-là pour ne pas rater le prochain bus. J’ai deux heures de route, je préfère ne pas rentrer trop tard.
- Ah. Je vois, répond le vieil homme avec une mine attristée. Eh bien, file. Tu vas être en retard.

Le photographe ne se le fait pas redire deux fois et se dirige vers le hall, revêt son manteau, son chapeau, et saisit sa précieuse mallette qui, il faut bien l’avouer, ne lui aura servi à rien en ce jour. Il se baisse quelque peu pour embrasser son grand-père et s’apprête à lui rendre le livre qu’il tient encore dans sa main gauche, mais le doyen l’admoneste :

- Mais non ! Tu peux le garder ! Tu me le rendras la prochaine fois, va !

Son petit-fils acquiesce d’un hochement de tête. Il a à peine franchit le seuil de la porte d’entrée que le vieil homme lui demande :

- Tu reviendras me revoir bientôt, dis ?

Le jeune homme se retourne, le dévisage, puis sourit :

- Oui.
- Promis ?
- Promis.

Avec un dernier salut, le vieillard ferme la porte. Descendant les marches une à une, Knox Meredith feuillette tant bien que mal l’ouvrage, cherche le petit animal au creux des lignes...

« S’il te plaît... apprivoise-moi ! dit-il.
- Je veux bien, répondit le petit prince, mais je n’ai pas beaucoup de temps.
J’ai des amis à découvrir et beaucoup de choses à connaître. »


John Meredith ouvre à nouveau sa porte, se souvenant d’une chose qu’il avait oublié de lui dire. Se tenant à la rambarde, il se penche dans le vide, dans l’espoir de l’apercevoir, et l’appelle :

- Knox !

« - On ne connaît que les choses que l’on apprivoise, dit le renard.
Les hommes n’ont plus le temps de rien connaître. Ils achètent des choses toutes faites chez les marchands.
Mais comme il n’existe point de marchands d’amis, les hommes n’ont plus d’amis... »


Mais, comme une ombre, le photographe a déjà disparu...
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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Ven 10 Fév 2006 - 14:35

L'infirmière s'arrêta dans le couloir blanc. Derrière elle, sa collègue poussa sur le côté le chariot à repas et l'imita, étonnée.

« Qu'est ce qu'il y a ? Demanda-t-elle.
-On arrive à la chambre dix huit.
-Et ?
-C'est vrai que t'es nouvelle Betty. C'est la chambre de Mademoiselle Sears. Elle n'aime pas trop ce qui est bruyant.
-Sears ? Comme le propriétaire de la clinique?
-Sa fille. Un coeur d'or cette enfant, j'ai toujours dit que c'était injuste que ça arrive à quelqu'un comme elle. Allez, viens, et fais pas de bruit, je crois qu'elle chante. C'est rare, profites en. »

Betty suivit son chaperon qui ouvrit doucement la porte de la chambre. S'éleva alors une petite mélopée à peine audible qui sonnait dans l'air. La voix, bien que ténue, était très agréable et on regrettait qu'elle ne soit pas plus élevée.

« Who are those little girls in pain just trapped in castle of dark side of moon ?
Twelve of them shining bright in vain like flowers that blossom just once in years.
They're dancing in the shadow like whispers of love,
Just dreaming of place where they're free as dove.
They've never been allowed to love in this cursed cage,
It's only the fairy tale they believed... »


La chanteuse s'interrompit quand elle aperçut les infirmières. Betty s'en voulait un peu d'avoir stoppé la chanson. L'interprète était une adolescente brune au long cheveux qui souriait aux intruses. Elle était vêtue d'une robe d'hôpital et était à demi assise dans son lit devant un plateau repas apparemment intact.

« Bonjour Alyssa fit joyeusement la première infirmière.
-Bonjour Marry répondit la jeune femme dans un soufflet de voix.
-Tu t'améliores de plus en plus Alyssa.
-Merci Marry.
-Je te présente Betty, une nouvelle. »

La malade se tourna vers la nouvelle recrue et lui sourit.
« Bonjour Betty, ravie de faire votre connaissance. »

L'infirmière sursauta, la voix venait de lui susurrer dans le creux de l'oreille. Elle se retourna, personne. Marry réprima un fou rire.

« Alyssa est ventriloque expliqua-t-elle. Tu n'as pas mangé Alyssa ? Reprit-elle en s'adressant à l'adolescente facétieuse.
-Non.
-Ce n'était pas bon ?
-Je ne sais pas.
-Quelque chose ne te plaisait pas dans le menu ?
-Non, je n'avais pas faim.
-Il faut que tu manges Alyssa, sinon tu ne pourras pas aller mieux.
-Mieux qu'un état incurable ? »

La jeune fille avait répondu sur un ton anodin et sans malice. Elle fit même un petit sourire mais cela avait choqué Betty. On ne parlait pas comme ça des maladies graves.
Quant à Marry, cela n'avait pas l'air de l'avoir touchée, la force de l'habitude sans doute.

« Tu es incorrigible Alyssa. Tu dois te nourrir.
-La perfusion suffit Marry.
-Te nourrir de solide, de consistant.
-Ça me fait vomir, et Ève n'aime pas me voir malade. N'est-ce pas Ève ? »

Pour la première fois, Betty remarqua la poupée de porcelaine qui traînait sur le lit, appuyée contre l'oreiller. C'était une très jolie poupée d'une soixantaine de centimètres environ au cheveux d'or et aux yeux saphir, vêtue d'une robe comme on en portait plus depuis des siècles rehaussée de dentelles. La poupée portait un ruban d'un bleu profond dans ses cheveux blonds, une rose de tissu pâle y était piquée.

Marry soupira et entreprit de débarrasser le plateau intact. Ne sachant trop que faire, Betty alla à la fenêtre. D'ici on ne voyait pas grand chose excepté une vieille église en ruine à côté de buildings flambant neufs. L'infirmière referma la fenêtre ouverte, il ne faisait pas très chaud dehors.

« S'il-vous-plaît, ne fermez pas la fenêtre. »

L'infirmière se retourna vers Alyssa. L'adolescente souriait toujours, un sourire charmant.

« Il fait froid dehors objecta Betty.
-Oui mais si la fenêtre est fermée, l'ange ne pourra pas venir me chercher.
-L'ange ?
-Oui, celui qui viendra emporter mon âme dans les cieux. Cela fait longtemps qu'il doit m'attendre le pauvre.
-Allons, ne dites pas cela mademoiselle, vous n'allez pas mourir comme ça du jour au lendemain.
-Si. Voyez vous je ne suis pas une petite fille complète, il me manque pas mal de chose pour vivre longtemps.
-Il ne faut pas dire de telles choses...
-Pourquoi pas ? Après tout ça va bien finir par arriver vous savez ? »

Betty regarda la jeune femme souriante. Pour la première fois elle la regardait dans les yeux. Dans ses nombreux stages, Betty avait déjà croisé ce genre de regard. Généralement chez les personnes très âgées qui n'attendent plus que de mourir et les patients atteints de maladies incurables. C'était à peut près le même, un regard vide et éteint qui semblait ne plus observer la réalité mais quelque chose qui se trouvait au delà. Mais il y avait quelque chose de différent dans celui là, une étincelle d'amour et de gaieté absente chez tous les autres, comme si l'enfant avait accepté son sort et se réjouissait de chaque instant passé.

« Euh... Et bien, on va vous laissez vous reposer alors...
-Merci Betty. J'espère que l'on fera plus ample connaissance plus tard.
-Bien sûr mademoiselle. »

L'infirmière vérifia le niveau de la perfusion et le robinet à morphine, puis elle s'en alla avec un air gêné. La porte de la chambre se referma et le silence revint.

« Tu leur fais un sacré effet non ? Remarqua Ève.
-Il semblerait bien répondit Alyssa.
-En tout cas, elle a l'air gentille celle là.
-C'est vrai, elle a l'air gentille.
-Marry a peut-être raison, tu devrais manger plus.
-Et souiller mon corps de toute cette nourriture avant que tu ne m'emmènes aux cieux ?
-Pour la énième fois: Je ne suis pas un ange ! »

Alyssa sauta sur ses pieds, parcourut la courte distance qui la séparait de la fenêtre et s'appuya sur le rebord.

« Je sais, tu es Ève, ma gardienne d'Ataraxia, juste un animal et en même temps une part de moi-même mais tu sais... pour moi ça ne change rien, tu es l'ange que j'attends depuis si longtemps.
-Tu es incorrigible. Parfois je me dis que je n'aurais pas dû investir cette poupée pour que tu me remarques.
-Certainement. D'un autre côté tu n'avais pas vraiment le choix.
-Est ce que c'est de ma faute si les gens sont à moitié aveugle? Et puis tu ne m'aurais pas prise au sérieux.
-C'est possible. Dis moi, quand comptes tu t'acquitter de ta promesse ?
-Je ne t'ai jamais donné de délais à ce que je sache non ?
-Tu joues sur les termes !
-Peut-être que oui, peut-être que non rétorqua la poupée immobile. Je la tiendrai, sois en sûre.
-Enfermée dans ta poupée ?
-N'empêches que c'est bien pratique! Comme ça tu peux me parler sans qu'on te prenne pour autre chose qu'une gamine jouant à la poupée. Et si tu n'es pas contente je boude na ! »

Alyssa réprima un sourire. Habituellement elle ne se cachait pas mais la vie était décidément trop monotone sans Ève et la voir se fâcher à cause d'un sourire mal interprété aurait assombri les jours à venir.

Soudain, elle ressenti une timide vibration sur sa poitrine. Elle tira sur la petite chaînette d'argent au bout de laquelle pendait un petit cristal opalin. La pierre tremblait follement. Alyssa sentit son coeur bondir dans sa poitrine. Après tout ce temps !

« Ève !
-Je ne suis pas aveugle. Dépêches toi de te préparer. »

L'adolescente acquiesça. Elle rédigea un petit mot à l'adresse de l'équipe soignante. Celle-ci ne faisait pas d'histoire, elle était la fille du patron, elle faisait ce qu'elle voulait tant qu'elle revenait, et puis ils avaient l'habitude maintenant. En effet, Alyssa aimait bien sortir de l'hôpital une ou deux fois par mois, le tout était de prévenir pour qu'on ne s'inquiète pas.

Puis elle retira sa perfusion et les quelques tuyaux greffés à ses bras. Elle vérifia le bon état de son bracelet d'alerte médicale puis se rendit à l'unique armoire de la petite chambre blanche. Elle écarta les dessins que lui avaient offerts de nombreux petits patients de ce service. Ils ne restaient souvent pas très longtemps mais elle se faisait un point d'honneur à les rencontrer. Ils adoraient ce qu'elle était capable de faire avec ses petits pantins de chiffon. Ces dessins, c'était un peu comme un salaire, une belle récompense..

Elle sortit ses vêtements de voyages comme elle appelait son pantalon et son pull noir. Elle perdit un instant à se souvenir comment on agrafait un soutien-gorge. C'était le problème de vivre en hôpital, on perdait beaucoup de son indépendance. Une fois correctement vêtue, elle passa son grand manteau de cuir, lui aussi noir mais rehaussé de bleu et retourna à son lit.

Alyssa se mit à genou et fouilla sous le meuble. Au bout de quelques instants de lutte, elle en sortit une grande et lourde mallette. Si grande même qu'on l'aurait plutôt qualifiée de valise. Elle était massive, tout en cuir sombre et renforcée par des dorures. Une rose stylisée ornait le couvercle. L'adolescente souffla dessus et essuya la poussière d'un revers de manche.

Elle se releva, saisit Ève et l'installa comme il se devait, son bras gauche servant de fauteuil à la poupée, son épaule d'appui-tête. De son bras droit, elle saisit la poignée de sa mallette et embrassa la chambre du regard une dernière fois. Elle sourit et disparut.

********************************************

Le décors réapparut devant Alyssa. C'était une petite pièce assez coquette, richement décorée et meublée à l'ancienne dans des tons orangés. De retour sur Ataraxia songea-t-elle. Reprenant ses droits sur la magie, Ève s'anima. La poupée se leva et sauta. Elle atterrit en douceur sur le sol.

« Ça fait rudement plaisir lâcha-t-elle de sa petite voix criarde, résumant ainsi l'état d'esprit de sa maîtresse.
-Bonjour Alyssa, cela faisait longtemps. »

La jeune fille se retourna vers une adolescente aux très long cheveux blonds platine et plutôt pâle. Elle était vêtue d'une robe d'un rouge écarlate et de nombreux rubans jaunes et oranges ornaient ses cheveux. Un petit singe au pelage doré se tenait en équilibre sur son épaule.

« Bonjour Myosotis fit Alyssa avec un grand sourire. Malice, je suis ravie de vous revoir.
-Moi aussi renchérit Ève d'une voix plus proche du plancher. »

Myosotis Shinkaron était la servante dévouée du Prince Zacharie, c'était une jeune fille assez timide mais d'agréable compagnie. Ayant à peut prêt le même âge qu'elle et sa soeur, Lilas, Alyssa était vite devenue amie avec les jumelles et elle ne manquait jamais de passer les voir à chacun de ses voyages.

Myosotis lui fit un grand sourire. Elle lui proposa un fauteuil qu'Alyssa refusa poliment, ainsi que la tasse de thé, elle ne se sentait pas capable d'avaler grand chose.

« Que ce passe-t-il ? Finit-elle par demander à Myosotis.
-Les Princes vont bientôt faire une réunion. C'est assez important, il y a beaucoup de Voyageurs.
-C'est leur première fois ?
-Non, c'est la deuxième fois que ne nous faisons appel à eux.
-Pourquoi vous ne m'avez pas appelé la première fois ?
-Eh bien, les Princes ont jugé qu'il n'était pas nécessaire de te déranger pour si peu... Tu sais que ta santé les préoccupe acheva maladroitement l'adolescente.
-C'est très gentil de leur part. Ça va bientôt commencer ?
-Oui, à l'amphithéâtre. Tu veux un fauteuil ?
-Ça ira merci. Tu sais que je fais le tour du parc de la clinique deux fois par jour ? »

Alyssa ramassa sa mallette, attendit que son familier reprenne docilement sa place au creux de son bras et suivit Myosotis.

Finalement, elle aurait peut-être du accepter le fauteuil. Dans ses souvenirs, l'amphithéâtre n'était pas aussi loin et les escaliers pas aussi longs. Sans doute que le poids de la valise y était pour quelque chose, à moins que le voyage ne l'ait plus fatigué qu'elle ne l'aurait cru.
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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Ven 10 Fév 2006 - 14:36

Elle pénétra enfin dans la pièce imposante. Les gradins en tiers de cercles montaient très hauts. Les premières marches étaient occupées par des Ataraxiens venus en curieux ou ayant l'obligation de siéger. Plus bas, mais pas sur les dernières marches, un groupe hétéroclite et passablement ennuyé attendait. Certains s'énervaient tous seuls, à l'image d'un homme roux qui se disputait avec son gardien, un babouin, tandis que son voisin, un japonais, se retenait de rire. D'autres semblaient à peine s'intéresser à la situation, comme un homme basané qui caressait distraitement ce qu'Alyssa identifia à première vu comme un chat ou une jeune femme aux cheveux blancs qui regardait dans le vide. Son familier, un animal qu'Alyssa ne pu identifier, était perché sur la tête de sa maîtresse et ricanait en lançant de cinglantes répliques à un faucon et un canari, gardiens de deux jeunes filles, l'une blonde, l'autre brune. Une adolescente au cheveux noirs semblait un peu perdue. Adossé à un pilier, un homme grand, vêtu d'un manteau de cuir blanc, lançait un regard de baroudeur de l'impossible. Plus loin, une grande femme aux cheveux platine et accompagnée d'un faucon discutait avec une jeune femme brune dont le regard ne semblait se fixer sur rien. Deux jeunes hommes étaient assis près d'elles. L'un, dont le familier était une panthère, tentait désespérément de se faire remarquer de la gent féminine tandis que son compagnon faisait tout pour signaler à son entourage qu'il n'avait aucun rapport avec le précédent énergumène. Un jeune adulte vêtu d'un kimono était en larmes et une femme brune avec un chat sur son épaule ainsi qu'un gamin aux cheveux d'une couleur indéfinissable tentaient vainement de le réconforter, de même qu'un tigre assez impressionnant. Presque au milieu des gradins, un homme aux cheveux pâles fumait une cigarette, avachi sur les marches. Un autre homme, à la chevelure chatain, accompagné d'un écureil roux, ne lâchait pas le premier du regard. Un regard passablement mauvais et très suspicieux. Assis sur des marches à l'écart des autre, se tenait un homme au visage inexpressif et au chapeau melon.

Personne ne la remarqua quand elle alla s'asseoir sur la première marche, juste devant le choeur. Personne ne faisait vraiment attention aux gamines. Alyssa posa sa valise. Avec elle, ils étaient dix neuf, l'affaire semblait d'importance. Myosotis l'avait quittée quelques instant auparavant pour rejoindre son maître. Les Princes n'allaient plus tarder...

D'ailleurs les spots s'allumèrent à ce moment précis. L'estrade fut brillamment éclairée par une lumière crue qui blessa les yeux d'Alyssa. Elle pesta contre elle même, elle aurait du s'en souvenir...

« De toutes façons, j'aurais finit par t'avoir !
-On ne le saura jamais Zacharie.
-J'allais t'avoir si tu n'avais pas prétexté cette réunion.
-Le temps jouait contre toi alors.
-C'est ça, c'est ça. »

Les Princes d'Ataraxia venaient de faire leur entrée et aucun des deux ne semblait s'être rendu compte qu'ils se trouvaient sur une scène devant des dizaines de personnes. Où alors, ils s'en étaient rendu compte et jouaient une pièce de théâtre...

Zacharie accusait apparemment son frère d'avoir utiliser un subterfuge pour éviter une quelconque défaite selon lui inéluctable. Dante quant à lui, se contentait d'utiliser la très fameuse pose de l'innocent outragé. Le spectacle d'un colosse brun qui vociférait sur un blondinet semblait un peu irréel. Ça devait être du théâtre songea Alyssa, après tout, ils avaient des masques et ils se trouvaient dans un amphithéâtre devant un public...

Sauf que ce n'était pas une pièce...

« Euh... Excusez moi ? » Fit la grande femme blonde au faucon.

Les deux Princes semblèrent revenir à la réalité. Dante s'avança un peu et salua d'une courbette.

« Mes amis déclara-t-il. Quelle joie de vous revoir si tôt parmi nous ! Que nous vaut cet honneur ?
-C'est vous qui nous avez appelé non? Hésita la jeune fille brune au familier invisible.
-Bien sûr ! Où avais-je la tête. Bien ! Nous vous avons convoqué ici afin de vous confier une nouvelle petite tâche à accomplir.
-Encore ? S'étonna l'homme roux. Vous avez pas des gens plus qualifiés pour faire ça non ?
-Il n'existe personne de plus qualifié que vous j'en ai peur.
-Encore une mission ?
-Oui.
-Comme la dernière fois ?
-En effet.
-Bah moi je bouge pas! La dernière fois on s'est fait agressés par des monstres sortis d'on ne sait où.
-Tapette commenta son babouin.
-Je te permets pas espèce de sale carpette !
-La dernière mission n'a eu a déplorer que la perte d'un bus monsieur « j'ai le feu au cul » intervint Zacharie.
-Zach ! S'indigna Dante.
-Bah c'est vrai, juste un bus se renfrogna son frère. »

Mais il avait marqué un point, le rouquin s'était tut et tâchait de se faire discret.

« Le crétin a raison intervint le familier de l'albinos. Pourquoi on irait se faire tuer pour des trucs qui nous concerne pas ? »

Dante le regarda longuement et déclara:

« Dans votre cas, vous pouvez commuer votre mission en un séjour longue durée dans le pénitencier de votre choix.
-Évidemment si vous le prenez par les sentiments » conclut l'animal en se roulant en boule.

(-Il m'a traité de crétin là non ?)

« Il n'empêche que Caïn n'a pas tout a fait tort intervint la jeune femme blonde au faucon. Ces missions sont dangereuses et on n'y a pas d'intérêt. Je ne pense pas me tromper en déclarant que tous ici souhaitons avoir des garanties sur notre sécurité.
(-J'ai pas rêvé, il m'a traité de crétin?
-Ta gueule, de toutes façons il a entièrement raison.
-Quoi !?)
-Nous comprenons vos inquiétudes, c'est pourquoi nous avons requit des renforts en la personne de mademoiselle Alyssa Sears ici présente. »

Alyssa se sentit rougir jusqu'aux oreilles quand Dante la désigna de la main et que tous les yeux de la pièces se braquèrent sur elle.

« C'est une gamine finit par dire le dénommé Caïn.
-Finement observé commenta Zacharie. Bien, puisse que nous sommes tous d'accords, si nous passions à la raison de votre présence à tous ? »

Le Prince attendit de voir si il y allait avoir des protestations, mais hormis quelques maugréments, rien ne se présenta.

« Voici deux jours, un laboratoire de recherches situé dans la forêt bavaroise a été pris d'assaut par un mystérieux agresseur. Les rares images de vidéo surveillances montrent qu'il s'agirait des même créatures que vous avez rencontrer à Uran.
-Excusez moi intervint un Écureuil mais il faisait des recherches sur quoi ce labo ?
-Sur les aptitudes des gardiens. Rien que des volontaires ne vous inquiétez pas. D'ailleurs, il semble que les créatures aient emporté avec elles les derniers résultat d'un projet très spécial.
-C'est à dire ? Fit la blonde au faucon.
-Et bien... Un gardien solitaire volontaire pour les expériences présentait de très bons résultats aux divers tests menés et il semblait capable de faire accéder le projet à un stade supérieur... Les créatures l'ont vraisemblablement emporté avec elle.
-Et vous voulez qu'on le retrouve c'est ça ? Intervint l'albinos qui semblait s'éveiller d'un long rêve.
-En effet, c'est secondaire, nous voudrions surtout que vous récoltiez des informations sur place et...
-Vous voulez qu'on le retrouve conclut l'albinos.
-Disons que c'est un objectif à long terme.
-Il a quoi de spécial ce gardien?
-On ne le saura exactement que lorsque vous reviendrez. »

La jeune femme regarda Zacharie et sourit, un sourire pas très plaisant.
« On va voir ce qu'on peut faire » acheva-t-elle.
Son familier lança à l'assemblée un regard mauvais et sourit à son tour.

« Bien, reprit Dante. Puisse que tout est réglée, votre avion va bientôt décoller. »

Les projecteurs s'éteignirent. L'audience était terminée. Les Voyageurs se mirent en marche en bougonnant.

Alyssa ne savais vraiment pas trop quoi faire. Elle se leva, ramassa sa mallette et emboîta le pas aux Voyageurs.

Une main se posa sur son épaule. C'était le rouquin.
« Alors comme ça, t'es les renforts gamine ?
-Alyssa. Appelez moi Alyssa. Pour répondre à votre question, il semblerait que oui.
-Ils se foutent de notre gueule moi je te le dis lâcha le babouin. »

Alyssa ne sut quoi répondre. Elle ne s'attendait pas à ça...

« Merde une gamine ! Et elle joue encore à la poupée en plus ! »

L'homme saisit Ève par les aisselles et regarda la poupée immobile d'un oeil critique. Il l'approcha tout près de son visage pour l'observer plus attentivement. Soudain la tête de la poupée se redressa et avant qu'il ne puisse réagir, lui colla une claque de sa petite main.

Surpris, il la lâcha mais la poupée resta suspendue dans les airs.
« Espèce de malappris cracha Ève de sa voix criarde. On ne traite pas ainsi une innocente jeune fille!
-Tu sais quoi ? Commenta le babouin. Tu te prends des râteaux même avec les naines. Tu devrais faire soigner ton Lolita complex... »


*******************************************

Consignes: Racontez ce que vous faisiez avant la réunion, vos retrouvailles. Commentez la réunion et vos préparatifs éclairs ! Soyez parés, on part pour l'Allemagne en avion ! (pour ceux qui râlent, l'action arrive prochainement)
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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Sam 11 Fév 2006 - 10:29

[ Londres, appartement de Ethan MacPherson, début de matinée ]


Assis sur le matelas, la tête dans les mains, les cheveux en bataille, vêtu d’un caleçon rayé bleu et blanc et d’un débardeur anciennement blanc usé jusqu’à l’os, Ethan ne semble décidément pas disposé à partir travailler. Pourtant, il le faut bien. N’est-ce pas ?
Allez, debout, fainéant. Arrête de soupirer.

- Il faut le faire, déclare-t-il en se levant.

Il se traîne jusqu’à la salle de bain, approche son visage de la glace et heurte son front à la surface réfléchissante, produisant un « bang » retentissant. La petite armoire, sur le mur d’à côté, va jusqu’à trembler.

- Et merde.

Décidément, c’est pas son jour.
Il porte une main à son front et le masse, un instant, le temps que la sensation d’échauffement disparaisse.

- Quel imbécile.

Ca coule de source.
Puis c’est le tour du rasoir. Pas de rasoir électrique, c’est trop risqué, cette technologie. Horreur de la technologie (enfin, l’ordinateur portable, c’est tout de même bien pratique). Alors... la joue droite... la joue gauche... ce côté... il reste de la mousse ici... encore...

- Je devrais peut-être essayer l’épilation du visage à vie.

Franchement, ce n’est pas une bonne idée.
Il se regarde dans le miroir, inspecte les moindres recoins de son visage : it’s okay.
Une petite caresse sur la joue gauche, histoire de se flatter un peu. Fier de savoir se raser.

- Direction : la cuisine.

BANG !

La cuisine, pas la porte de la salle de bain.

- ... =~=

Il y va donc. Passionnant, cette vie. On ferait mieux d’aller regarder chez la voisine. D’ailleurs, Ethan vient justement d’avoir la même idée. Il passe par le salon, ouvre grand les fenêtres, et sort sur le balcon, le visage balayé par la brise matinale. De là, il peut observer l’appartement d’à côté, par la fenêtre du salon.
Et elle est là. Elle va et vient dans son appartement, ses longs cheveux blonds détachés tombant sur ses épaules fines et blanches, enveloppée dans un peignoir parsemé de Snoopys. Elle passe devant sa télé, s’assoit dans le canapé, une tasse de café à la main, un magazine dans l’autre.
« Tiens, bonne idée. Moi aussi, je vais me faire un café », pense notre homme. Premier éclair de génie du matin.
Il quitte à regret le balcon et le spectacle qui était offert à ses yeux, pour la cuisine, une cuisine de célibataire mâle, où l’évier est rempli à ras bord d’assiettes sales et de couverts en plastique.

- Je laverai ça plus tard.

Et il n’a pas l’impression de se répéter. La machine à café...
Quelques minutes plus tard, il est de retour sur son balcon, une tasse brûlante dans les mains. Il s’accoude à la rambarde, cherche des yeux la jeune femme, mais celle-ci a disparu. Déçu, accompagné d’une tasse qui se vide à petites gorgées, il disparaît dans le couloir, rejoint l’entrée. Une fois le tri fait dans le trousseau de petites clefs cuivrées, il ouvre la porte dont la peinture commence sérieusement à s’effriter.

- Je vais la repeindre, cette porte.

On te croit, mon vieux.
Il se baisse, ramasse le journal, et, au cliquetis familier de la porte d’en face, se redresse en essayant, comme à l’accoutumée, de ne pas devenir rouge homard. Raté.

- Bonjour, déclare une voix chaleureuse.

Il esquisse un sourire stupide, ouvre la bouche. Bon sang, comment une femme peut-elle être aussi belle ?... Oh, bien sûr, elle n’est pas parfaite, ce n’est pas ce qu’il recherche, de toute façon, il n’a jamais recherché la beauté chez une femme. Ces cheveux dorés, ces yeux à la couleur non identifiable, un mélange de vert, de bleu et de gris, comme remplis d’étoiles, ça la rend si... si...

- Vous allez bien ?
- ...

Impossible de sortir une parole. C’est pas possible ! Il parle tout le temps tout seul, et pour une fois qu’ELLE lui adresse la parole, il ne trouve rien à dire ! Bon sang. Quel con.

- Vous avez perdu votre langue cette nuit ?, lui demande-t-elle avec un sourire à faire fondre.
- Je... Je suis encore un peu endormi, excusez-moi.

Ah, l’excuse débile.

- Ce n’est pas grave, j’ai l’habitude ! J’ai tendance à endormir les gens !
- Oh, non, pas du tout, ce n’est pas ça, c’est juste que, je suis moi-même de nature plutôt, comment dire, endormie, et... je mets un temps fou à émerger, ce qui ne joue pas souvent en ma faveur, surtout auprès du patron..., parvient-il à articuler, alternant entre un sourire parfaitement niais et un air mi-gêné mi-étonné.

Alors là, pour avoir l’air con, tu ne pouvais pas faire mieux.

- Eh bien, je vous laisse vous réveiller, alors... ^-^

Il ne peut que sourire, et elle referme la porte, après lui avoir rendu son sourire.
Quel con, mais quel con !... Il rentre chez lui, referme la porte, le journal en mains.
A l’évier, la tasse. « Je laverai ça une prochaine fois. »
Le journal...
Rha, pourquoi ne trouve-t-il jamais le moyen d’engager la conversation ? Et pourquoi prend-il toujours cet air stupide lorsqu’elle lui parle ? Quelle plaie.

- Tiens, Darcy a changé de coupe.

Darcy, le représentant des ouvriers en Angleterre, un imbécile de première. Stupidités... Et cet article, de qui...

- Ah, Lucy ! Je n’y crois pas. Ils lui ont filé le dossier sur la FO ? Je vais les tuer. Je vais les tuer !

Tu vas la tuer, d’accord, mais regarde un peu l’heure... Oui, ta montre, c’est mieux que regarder en haut de la une, pour savoir l’heure.

- Huit heures ! Mais c’est pas vrai ! Je suis en retard !

Comme chaque matin. Et Bob va râler, tu peux me croire.


+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +


[ « Little Child », bar-restaurant du centre de la capitale anglaise, vers 12h30 ]


- Et alors, qu’est-ce qu’il t’a dit ?
- Il m’a dit que si j’arrivais encore une fois en retard au bureau d’ici la fin juin, il me virerait sans problème.
- Et qu’est-ce que tu lui as répondu ?
- Je lui ai répondu que j’allais m’acheter une nouvelle montre.
- Et concrètement, qu’est-ce que tu comptes faire ?
- Eh bien... je pense sincèrement que je vais m’acheter une nouvelle montre.
- Mais... celle-ci est à l’heure !
- Oui, mais j’ai dit à mon patron que j’allais en acheter une nouvelle.
- T’es con !

Sur ce, l’homme en costume qui vient de prononcer cette vérité écrasante porte à sa bouche un morceau de bœuf cuit à point, et l’enfourne sans mot dire.
Ethan, de son côté, joue avec la cuillère de la moutarde, touillant dans le sens contraire des aiguilles d’une montre le contenu du petit pot.

- Tu sais, Sam, je pense que... oh, regarde, c’est elle ! Derrière toi ! C’est elle !

A cette remarque, le dénommé Sam, qui vient à peine d’avaler, se retourne de manière peu discrète et jette un œil vers la jeune femme qui vient de pénétrer dans le restaurant.
« Jolie, oui, mais pas de là à sauter au plafond », pense-t-il en la regardant. « Remarque... »

- Cache-moi !

Sam se retourne vers son camarade et retient un rire à la vue de son ami dissimulé derrière une bouteille de Bordeaux.

- Il ne faut surtout pas qu’elle me voie !
- Pourquoi ça ?, demande-t-il en se retournant de nouveau.
- Parce que je ne saurai pas quoi lui dire !
- Il faut te lancer, mon vieux !
- Ne fais rien ou je te tue !
- Et tu te retrouves sans avocat ? Je n’y crois pas trop. De toute façon, elle est partie dans l’autre salle.
- Ah ?...

Méfiant, Ethan ouvre un œil ; il vérifie ce qu’avance son ami et plonge un regard mi-déçu mi-soulagé dans son assiette encore pleine.

- Mais qu’est-ce que tu attends pour l’inviter à déjeuner, sinon à sortir, je ne sais pas, moi, à aller au cinéma par exemple ?
- ...Je ne sais pas...

Il pousse un soupir, continuant de touiller la moutarde, puis lève les yeux vers Sam :

- Tu crois qu’elle ne refusera pas ?
- Tu ne le sauras jamais si tu ne l’invites pas, réplique son interlocuteur en achevant d’engloutir son steak.
- Mmh...

Sam, qui assure toujours comme un boss avec les filles, passe une main dans ses cheveux bruns et croise ses couverts dans son assiette.

- Bon, tu fais quoi ce week-end ?
- ...Repas de famille.
- Chouette programme. ^^’
- Oh, ça ne me dérangerait pas, si je ne savais pas que mon estomac aura besoin d’une semaine pour s’en remettre. Et puis, on va dire qu’il y a toujours au moins une dispute. Quand on est huit à table, sans compter les enfants, c’est inévitable.
- J’imagine... Avoue que ce serait plus sympa d’être avec elle.
- Parce que tu crois que je n’y pense pas ? Je ne fais que ça !
- Excuse-moi.

L’homme s’essuie les lèvres à l’aide de la serviette qui traînait à côté de son assiette, puis vide son verre.

- Je peux te dire un truc, Ethan ?

L’intéressé relève la tête :

- Oui ?
- Tu es le seul type que je connaisse qui se contente de regarder sa voisine sur son balcon. Moi, il y a longtemps que je me la serai faite.
- Sam !
- Quoi ?
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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Sam 11 Fév 2006 - 10:31

UNE SEMAINE PLUS TARD


[ Londres, appartement de Ethan MacPherson, premières heures du matin ]


Assis sur le matelas, la tête dans les mains, les cheveux en bataille, vêtu d’un caleçon rayé bleu et blanc et d’un débardeur anciennement blanc usé jusqu’à l’os, Ethan ne semble décidément pas disposé à partir travailler. Vous n’avez pas une impression de déjà-vu ?
Que l’on se rassure, il y a tout de même un changement majeur. Deux, même. Le premier, pas de musique. Le second... Lorsqu’il relève la tête, il la voit.

- Bien dormi ?

...Mais l’homme replonge son visage dans ses mains.
Non, ce n’est pas un rêve. La petite souris au pelage uniformément gris, qui pointe le bout de son museau sur la table de nuit, est bien présente. Elle parle, elle est la moitié de lui-même, et le fait qu’il l’entende confirme bien que les évènements de derniers jours ont réellement eu lieu.

- Surtout, ne réponds pas, je ne dirai rien. Ethan, on est destinés à partager le reste de notre vie, alors fais un effort, ou ce sera un enfer. Moi, j’ai toujours veillé sur toi, alors je suis habitué à ta poisse, tes habitudes et ta personnalité. Tu t’y feras, tu verras.
- C’est pas ça...

La souris relève son museau :

- C’est quoi, alors ?
- Je me demande ce que ce renard vient faire dans l’histoire, parce que j’ai envie qu’elle prenne fin le plus tôt possible.
- Alors tu devrais commencer tes recherches, au lieu de geindre.
- Je ne geins pas !

Ethan quitte son lit, pour aller dans le salon. La souris l’interpelle :

- Qu’est-ce que tu fais ?

Le Gardien n’a même pas besoin de réponse. Son alter ego est déjà de retour, un téléphone à la main. Il s’assoit de nouveau sur le matelas, et compose un numéro sur le clavier du mobile, avant de coller son oreille à l’objet :

- Sam ? Allô ? C’est Ethan.
- Ethan ?..., répond une voix endormie à l’autre bout du fil. Qu’est-ce que tu fous ?... Il est... il est quatre heures du matin...
- Je sais. Il faut que je te parle.
- Mais il est quatre heures du matin...
- Tu es mon meilleur ami, non ? T_T Donc je peux t’appeler à n’importe quelle heure de la journée et de la nuit !
- Ca devait être écrit en tout petit en bas du contrat...
- Sam ! C’est sérieux ! Je dois te parler d’un truc très important ! Je... Bon sang, tu as intérêt à me croire ! Je suis de retour d’un voyage pour le moins étonnant ! Pour ne pas dire complètement déroutant ! Tu te souviens de mon accident ? Lorsque je suis tombé dans le coma... Eh bien, durant mon coma, je suis allé dans un monde parallèle où vont les gens qui tombent dans le coma... et là, je viens d’y retourner ! C’est totalement fou ! Les dirigeants de ce monde nous ont appelés par dizaines pour régler un conflit, un problème, une affaire, appelle ça comme tu veux, qui a lieu chez eux. Et... bon sang, je suis un peu perdu. Tout ça, c’est tellement...
- Si c’est la seule excuse que t’a trouvé pour que ton patron te flanque pas à la porte après ces jours d’absence, je crois que c’est un peu trop gros, si tu veux mon avis...
- Sam, je suis sérieux ! Tu ne me crois pas ?!
- Je crois que tu devrais dormir et que moi aussi, je vais dormir...
- Sam ! SAM ! JE NE DECONNE PAS ! JE SUIS REELLEMENT ALLE SUR...
- BIP BIP BIP BIP BIP BIP...

...

- Vive les amis..., sifflote le Gardien.

Déconfit, Ethan ramène ses genoux vers son torse, passe un bras autour de ses jambes. Mais il lève soudain des yeux pleins d’espoir vers le téléphone, et compose un nouveau numéro :

- ...Répondez... répondez... Avec le décalage horaire, il doit être six heures du matin, à Kiev... Répondez... Répon...
- Allô ?
- Professeur Fitzhamerald ? Oh, je suis content de vous avoir ! Ethan MacPherson à l’appareil !
- Ah, bonjour Ethan ! Comment allez-vous ?
- Ma foi, je... Vous allez sans doute me prendre pour un fou, mais je vous appelle pour vous raconter une chose qui va vous étonner ! Vous êtes spécialisé dans le paranormal... et... je... je souhaiterais vous voir, en privé, si cela est possible.
- Vous savez que je suis toujours disponible pour un ami, Ethan. Quand désirez-vous que nous nous voyions ?
- Je ne sais pas... Le plus tôt sera le mieux... Ce week-end, ce sera impossible... Un repas de famille... Êtes-vous libre mardi prochain ?
- Eh bien... Je vais demander cela à ma charmante secrétaire, mais je pense que oui. Je vous rappellerai.
- Bien ! Parfait ! Je vous remercie du fond du cœur ! Vous n’imaginez pas...
- Ne pouvez-vous me dire de quoi il retourne ?
- Non, pas au téléphone.
- Dans ce cas, je vous dis à bientôt, Ethan. J’ai... comment dire... ma fille devrait arriver d’ici une petite heure, avec ses enfants, et je tiens à ce que la maison soit présentable. En tant que célibataire, mon chez-moi est en conséquence... plutôt... non présentable !
- Oh, je connais cela. Bonne journée,
- Alors à bientôt, Ethan. Bonne journée.
- A bientôt, Professeur.


+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +


[ Même endroit, 10h00 ]


- Solaris ? Tu es sûr ? Sûr ? Okay, okay... S-O-L-A-R-I-S ? D’accord... Oui, je vais voir ça... D’accord... Bon... Je te remercie... Oui, à bientôt... Et passe le bonjour à Sally.

Son café à la main, et son portable dans l’autre, Ethan, de la mousse à raser sur une moitié du visage, s’assoit devant son ordinateur portable vrombissant. Il pose le mobile à coté de l’ordinateur, dans un fatras de papiers désordonnés, puis tapote sur le clavier à une vitesse effrayante.
Les yeux plissés devant l’écran plasma, il entame un monologue captivant :

- Jack ne s’est pas planté, cette société a bien un renard pour logo... Mais je ne vois pas vraiment de rapport avec un massacre... Ou plutôt, un faux massacre... « Solaris »... Ca me fait penser au film avec Clooney, tiens... Quelle antiquité, cet homme... il doit avoir dans les quatre-vingt balais, maintenant... Et dire qu’il était élu sex-symbol par Playboy au début du siècle... Les temps changent... Le temps passe, surtout... Elle n’a pas l’air clair, cette société... Mmh... Etrange que je ne puisse obtenir d’information ni sur ses patrons, ni sur ses activités parallèles... Je sens que je vais faire appel à tes capacités, Stephen...
- C’est fascinant, ce que tu racontes...

Lentement, l’homme tourne la tête, et son regard rencontre celui de la petite souris grise, plantée à côté du clavier, une patte sur la touche entrée.

- Ne t’en fais pas, je n’appuierai pas.
- ...Tu es étonnante, Mnêmê. Mais... je peux me permettre de te poser une question ?
- Je t’en prie.
- Pourquoi ai-je un animal de sexe féminin pour Gardien ?
- Sans doute parce que tu assumes parfaitement ton côté féminin, Ethan.
- ... =~=

Sur cette fulgurante réponse, nouvel appel.

- Stephen ? Je ne te dérange pas ?
- Ethan ? Tu sais quelle heure il est ?
- ...Tu es où, là ? ^^’
- Mexique. Côte ouest. Il est trois heures, vieux.
- Je suis désolé ! ^^’
- Qu’est-ce que tu veux ?
- J’ai besoin de ton aide. Au sujet d’une société sur laquelle je ne trouve rien. Je veux tout savoir de ses dirigeants et de ses activités, mais je ne peux pas avec les moyens du bord, j’ai besoin de toi.
- C’est pour un article ?

Ethan se tourne vers son Gardien, comme cherchant de l’aide. Mais Mnêmê tourne la tête et inspecte ses pattes.

- Non, c’est pour moi.
- En quoi ça t’intéresse ?
- C’est long à expliquer.
- Envoie-moi ce que t’as, je ferai ce que je peux. Mais je te promets rien.
- T’es mon sauveur, Stephen !
- Super. Et mes trois cent dollars en liquide, c’est pour quand ?
- ... ^^’

Lorsqu’il raccroche le téléphone, le journaliste se charge de joindre à un court mail les informations nécessaires aux recherches de son ami.

- Bon... Maintenant, c’est au tour de Peter.
- Ce type est une ordure, remarque la souris.
- Non, c’est un ami.
- Ca ne l’empêche pas d’être une ordure.

Et c’est reparti pour un tour. Une gorgée de café froid, un regard à l’écran d’ordinateur, et on replonge.

- Allô Peter ? C’est Ethan ! Comment va ?
- ...Ethan... Il est cinq heures...

« J’avais oublié qu’il était à Philadelphie », se dit l’homme, un peu tard mais gêné.

- Excuse-moi, mais j’ai besoin de tes services, Peter. ^^’
- Ca m’apportera quoi ?
- Rien, si ce n’est le sentiment d’avoir aidé un ami. ^^’
- C’est quoi le problème ?
- Tu as des infos sur un type, un gros bonnet, un criminel, ou je ne sais-quoi, un groupe, qui trafiquerait des trucs sordides avec un renard ?
- Tu me parles de zoophilie, là ?
- MAIS NON ! >o<’ Je voulais parler de... Peter, c’est quoi ces voix à côté ?
- Une fille.
- Il n’y en a pas qu’une, Peter.
- Non, il y en a trois. Je t’ai dit qu’il était cinq heures du mat’, j’étais un peu occupé, tu vois.
- Peter... =_=’
- En gros, tu me demandes de chercher dans mes dossiers s’il n’y a pas une affaire avec un renard ?
- Oui, un type ou un groupe qui prendrait pour nom « le Renard », ou, je ne sais pas, moi... « le Renard Masqué », j’en sais rien !
- Tu confonds avec Zorro, là.
- ... =~=’ Est-ce que tu comprends ce que je veux dire ou tu te fous totalement de ce que je raconte ?
- Je jetterai un coup d’œil.
- Je ne te remercierai jamais assez pour ce que tu... Tu m’écoutes ou tu es déjà parti, Peter ? =~=’
- Mmh ? Attends, Laura, deux secondes... Bon, je te laisse Ethan, j’ai du pain sur la planche. Good bye.
- ... =~=’

Sans mot dire, Ethan repose le mobile à côté de l’ordinateur et tapote quelques instants, considérant d’un regard perplexe les informations qui s’affichent à l’écran.

- Un groupe terroriste qui a pour symbole un renard, tu crois que ça peut nous mener à quelque chose d’intéressant ?
- Bof... Moi, je pencherais plutôt pour autre chose..., lui répond la souris, occupée à faire sa toilette.
- C’est-à-dire ?
- Eh bien, mon regard est plus accroché par la société « Solstice », qui est plus axée sur le paranormal.
- ...D’où tu tiens ça ? ^^’
- Secret !
- Je suis ta moitié, tu dois tout me dire !
- Ca t’arrange bien, maintenant, hein ? ^-^
- Mnêmê !
- Moi, j’écoute les gens lorsqu’ils parlent. Jack a mentionné ce nom tout à l’heure.

Pris au dépourvu, le journaliste ouvre la bouche sans savoir quoi dire, puis tape le dit-nom sur son logiciel de recherche.

- Sans vouloir t’embêter, Ethan, tu comptes te justifier quand auprès de Bob ?
- ...Bonne idée ! ^^’ Mais je vais me faire démonter ! ^^’
- Effectivement.

Marre du téléphone, tout d’un coup. Mais il va falloir faire avec.

- Allô, patron ? Ici...
- JE SAIS QUI EST A L’APPAREIL ! ET JE TE PREVIENS QUE LA PROCHAINE FOIS QUE TU ME FAIS CE COUP, JE TE VIRE ! COMPTE SUR MOI ! CA C’EST BIEN LES JEUNES ! ILS SONT FAINEANTS ET DISPARAISSENT DANS LA NATURE SANS LAISSER DE TRACE ! TU AS INTERET A CE QUE L’ARTICLE SOIT SUR MON BUREAU CE SOIR SINON JE TE FOUS A LA PORTE !
- Je...
- BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP BIP...

...

- Deuxième fois qu’on me raccroche au nez ce matin. =_=
- La vie est cruelle.
- Moque-toi !
- En plus, cet article...
- Oui ?
- ...je ne sais plus où je l’ai mis. T_T
- ...Quelle andouille.
- ...T_T

Mais soudain, la sonnette retentit, interrompant la discussion passionnante qui avait lieu entre l’homme et son Gardien.
Les deux êtres se regardent, puis tournent leurs yeux vers la porte.
Deuxième coup de sonnette.
Ethan se lève, ouvre la porte d’entrée, pour tomber nez à nez avec...

- Bonjour, excusez-moi de vous déranger, mais...

La jeune femme, sa voisine, esquisse un sourire gêné, et poursuit en joignant les mains :

- J’ai eu un souci avec mon chat, il est coincé dans votre gouttière ! ^^’
- ...Ah ! ^^’

« Ben vas-y ! », semble résonner dans sa tête la voix de la petite souris.
Aussitôt dit aussitôt fait, l’homme lui aussi sourit à la jeune femme, et l’invite à entrer :

- Je vous en prie...
- ...Et pour mon chat ? ^^’
- Je vais voir ce que je peux faire ! ^^’
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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Sam 11 Fév 2006 - 10:31

[ « Aux Trois Epis », sud-ouest de Londres, fin de soirée ]


- Et alors, qu’est-ce qu’il s’est passé ?
- Cette sale bête m’a sauté dessus et je me suis retrouvé de l’autre côté du balcon.

En face du journaliste, les deux hommes retiennent un rire, s’étouffant littéralement dans leurs assiettes.
L’un deux, noir et à moustache, pointe Ethan de l’index et lui demande en contenant un sourire :

- Et elle est repartie, son chat dans les bras, en te remerciant, et toi tu lui as dit, le visage et les bras couverts de griffures, maudissant le genre félin, « au plaisir ! je recommence quand vous voulez ! » ! XD
- Marrez-vous...
- Oh, si on peut plus plaisanter ! XD Et puis l’excuse que t’as sorti à Bob en revenant au bureau ! XD Coincé dans un aéroport ! XD Sérieusement, qu’est-ce qu’il t’es arrivé ?
- Bah, tu ne me croiras pas...
- Oui, parce que monsieur est capable de faire des voyages intersidéraux !, s’exclame Sam en grimpant sur la table. Il peut sans aucun problème se rendre dans des mondes parallèles, tu vois ! XD

Coupant court à tout débat sur le paranormal qui aurait mal tourné, un nouvel arrivant jette son manteau sur la chaise restante, et s’assoit après avoir donné une tape dans le dos de l’infortuné journaliste.

- Hello les gens ! Tout le monde va bien ?
- Depuis quand tu te préoccupes de notre santé, Jimmy ? T’as besoin d’argent ?, lui demande en riant l’avocat.
- Très drôle, crétin ! Si on ne peut plus prendre des nouvelles de ses amis... Ben alors, Ethan, tu tires une de ces gueules ! Tu t’es encore pris un râteau ?

L’intéressé lève les yeux au ciel, las des remarques stupides de ses compagnons.

- Je crois que je vais rentrer, déclare-t-il en se levant.

Mais le dénommé Jimmy le rassoit, les mains sur ses épaules :

- Ah non, je viens d’arriver ! Et il faut que tu jettes un œil à mes nouveaux tirages, puisque tu nous as faussé compagnie en milieu de semaine !
- Non, je suis fatigué, je vais rentrer à la maison.
- Allez, quoi, fais pas la gueule... Tu veux que je te remonte un petit coup ?
- Sérieusement, les gars, je file. Je suis épuisé. Et il faut que je commence un article. Brian, il faudra que tu me donnes un coup de main.
- Sur quoi ?, l’interroge le Noir.
- ...Alzheimer.
- On ferait mieux de l’oublier, cette maladie ! XD


+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +


[ Quelques semaines plus tard, bureaux du « Times », milieu de journée ]


- A quoi tu penses, Ethan ?
- A rien..., répond l’homme, le regard perdu dans le vague.
- Tu fais quoi de ta soirée ?

Le journaliste, assis à son bureau, lève les yeux vers la secrétaire, une petite rousse au nez retroussé. Celle-ci bat des cils :

- Parce que moi, je suis libre...
- ...C’est..., hésite-t-il en forçant un sourire, les sourcils relevés au-dessus des yeux. C’est... bien.

Devant son regard hébété – qui, que l’on se rassure, n’est pas naturel –, la jeune femme pousse un soupir, lève les yeux au ciel et quitte la pièce, le laissant seul.

- Décidément, tu es vraiment un sous-doué avec les filles, remarque Mnêmê.
- ...Qu’est-ce que tu veux dire ?
- Tu n’as pas remarqué qu’elle te draguait ?
- ...Elle ne m’attire pas du tout. ^^’
- Mais tu l’avais remarqué, oui ou non ?
- ...Oui, oui.
- ...Mouais. Enfin... Ce ne sont pas mes oignons. Il avance, cet article ?
- ...

Tournant vers l’écran d’ordinateur un regard désintéressé au possible, l’homme soupire. Il clique sur sa messagerie, et, pour la dixième fois de la semaine, relit le message en provenance de p.schultz@noos.com :

« Ethan,

Sais-tu que tu vas finir par me faire fondre un plomb ? Ne me rappelle plus à cette heure-là ou je te préviens, je coupe les ponts. (C’est la quatre-vingt dix-neuvième ou centième fois que je te dis ça ?)
J’ai passé au peigne fin toutes les archives des dix dernières années, et j’ai trouvé quelques trucs qui t’intéresseront peut-être. Tout est joint.

Peter

PS : un groupe terroriste islamiste se fait bien appeler « les Ailes du Renard » (ne me demande pas pourquoi, ils trafiquent peut-être des animaux génétiquement, qui sait), mais la traduction est approximative. L’arabe, c’est de l’à peu près ici. Renard, fennec... à l’origine, dans leur langue, le mot a plusieurs sens. Mais je croyais que tu ne t’intéressais plus aux conflits qui touchent le Moyen-Orient ? Enfin, ce n’est pas mon affaire. En passant, marre des criminels. Dans cette filière, tu prends jamais de vacances ? On dirait qu’ils n’ont que ça à faire. Encore trois nouveaux portraits-robots dans l’ordinateur central du FBI. Réjouissant.
»

Une quinzaine de fichiers sont joints au message, des dossiers tous plus tortueux les uns que les autres qu’Ethan a épluché plusieurs dizaines de fois.

- Je ne pense pas ces affaires aient un rapport avec ce que nous ont demandé les dirigeants d’Ataraxia... mais au moins, j’aurai une vingtaine d’affaires sordides à ressortir à table quand Ralph insistera sur le malheur qui l’accable chaque jour un peu plus.

Double-clic sur le sixième dossier, celui d’un cambrioleur qui se faisait appeler « le Renard de la Nuit » et prévenait ses victimes avant de les détrousser. Retrouvé mort dans le Mississipi. Sûrement le fait d’un tueur à gages. Il arrive souvent qu’un gros bonnet qui s’inquiète pour sa fortune et se sent menacé fasse appel à ce genre de professionnel. Mmh... Rien qui ne soit en lien avec le coma ou autre...

- Et ce que t’a envoyé Stephen sur Solaris, tu es sûr que...
- Oui... Bien que cette société ne me paraisse pas nette sur certains côtés, je ne crois pas que ça nous intéresse... et de toute façon, il n’a pas pu obtenir grand chose... Et les seuls noms qu’il a sont en règle, ont un casier judiciaire vierge et une vie saine. En apparence tout du moins... Quant au laboratoire, Solstice... Je crois que...

Mais, sans prévenir (et pourquoi préviendrait-il ?), le cristal se met à vibrer dans la poche du journaliste. Ce dernier manque de sauter au plafond, surpris, et jette un regard impuissant à la souris :

- Qu’est-ce que je fais ?!
- Tu attends.


+ + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + + +


[ Ataraxia ]


Direction l’Allemagne... Un laboratoire...
D’un air distrait, le journaliste tapote l’accoudoir de son siège, avant de sortir son ordinateur portable de sa mallette.
Mnêmê émerge d’une poche de sa veste :

- Qu’est-ce que tu fais ?
- Je cherche ce que peut bien être ce labo.
- Mais tu n’as pas d’infos sur Ataraxia !
- ...

Nerveux, le journaliste rabat l’écran sur le clavier et jette un regard par le hublot, la jambe agitée d’un tremblement.

- Mais qu’est-ce que tu as ? Tu ne tiens pas en place !
- Rien... Je suis nerveux en avion. ^^’ C’est tout. ^^’
- C’est malin pour un journaliste.
- Qu’est-ce que j’y peux ? ^^’
- Rien. Mais c’est la honte.
- ...Merci pour ta compassion. =~=’

Le Gardien replonge aux fins fonds de la poche du vêtement, sans prêter attention à Ethan. Et ce dernier, toujours aussi agité, réouvre son ordinateur :

- Voyons... Peut-être que Jack a du nouveau...

Peine perdue, rien de rien.
L’homme tourne la tête vers son voisin : un homme au teint basané, les cheveux noirs et bouclés, la barbe naissante, dodelinant de la tête. En pyjama blanc.
Pas de quoi être rassuré ! Le voilà à l’asile.

- Vous allez bien, Monsieur ?

Pas de réponse.
A côté de l’étrange bonhomme, un ocelot, sans doute son Gardien, tourne un regard torve vers le journaliste :

- Excusez-nous, nous ne sommes pas très bavards. Et à vrai dire, cela vaut mieux, il a tendance à dire beaucoup d’inepties.
- Où allons-nous ?, intervient l’arabe.
- En Allemagne, Sayid.
- En Allemagne...
- Vous y êtes déjà allé ?, demande Ethan.
- L’Allemagne est un pays froid... La dernière fois, c’est ça qui a tout fait rater... Le froid...
- ...

Comprenant bien que l’homme ne semble pas disposé à parler, le journaliste se renfonce dans son siège. Horreur des avions.
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Gloria

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Dim 12 Fév 2006 - 15:29

Le passé est à présent scellé, il ne reste plus qu’à le regarder mourir à petit feu, songe-t-elle en observant de biais Leonardo, une fois qu’elle est rappelée sur Ataraxia, dans cette immense salle. Il y a les mêmes voyageurs que la dernière fois, mais aussi une nouvelle, elle n’ose pas lui parler. Elle reste dans son coin à attendre que les princes arrivent et leur confient une mission un peu plus dure, jusqu’ils soient tous tués. C’est peut-être ça l’idée, les tuer parce qu’ils ne sont pas vraiment d’ici ...

Ils sont des étrangers, Gloria incluse.

C'est la faute aux cauchemars, les cauchemars ont continué à miner Gloria depuis qu’elle a décidé de ne plus partager avec un amant de quelques jours, tout au plus quelques semaines. Et puis, il fallait bien les détruire, il fallait bien se venger, sinon qui l’aurait fait ?

Ca a pris du temps, mais c’est terminé, c’est terminé, c’est terminé. C’est du passé, il ne reste plus qu’à le voir souffrir, puis agoniser, mais pourra-t-elle en rire ? Pleurera-t-elle ? Peut-être rire-t-elle et versera-t-elle des larmes en même temps. Peut-être se défenestrera-t-elle la nuit ou elle ne supportera plus ces visions atroces, cette douleur lancinante dans son cœur. Peut-être qu’elle mourra en mission, mais avant ou après avoir vu Leonardo crever comme un sale humain ?

Saleté, raclure, vermine, parasite, virus !

Dans son coin, elle regarde les sœurs anglaises qui l’ignorent, elle regarde Ershin qui l’ignore. Que leur a dit Leonardo ? Quel poison a-t-il instillé dans leur esprit ? Poison, poison, poison ! Si elle avait su, elle aurait mis au moins Ershin en garde contre Leonardo, mais c’est trop tard. De toute façon, rira bien qui rira la dernière. Ou pleurera.

Elle regarde Liam, qui parle à Arpheis, ils semblent se plaire, ils vont se fiancer, ils vont se marier, avoir une dizaine d'enfants, et Gloria sera toujours toute seule, avec les fleurs et les oiseaux.

Quelle tristesse.

Elle n’y arrivera pas, mais elle essaie. D’ici là, il ne lui reste que la peur de l’inconnu, maintenant que c’est terminé, qu’elle a été pire qu’eux.

Pire, pire, pire !

Comment a-t-elle pu ? Comment peut-elle ? Comment peut-elle supporter ça ? Comment peut-elle se supporter ?

Elle manque défaillir, mais se retient de justesse, personne n’a du le remarquer, personne n’a du remarquer cette jeune femme qui fait de plus en plus d’adolescente paumée. Une pauvre fille qui a fait ce qu’elle devait faire, sinon qui l’aurait fait ? Le sang appelle le sang, les larmes succèdent aux larmes.

De toute façon, ce qui est fait est fait, autant assumer. Ce n’est pas elle qui a commencé, mais c’est elle qui en fini. Fini, fini !

Elle saisit doucement Allegro dans le creux de sa main, il le regarde avec son air toujours joyeux.

- toi, tu me comprends.

Bien sur, Allegro ne répond pas, ce n’est pas qu’il puisse pas, mais en réalité Gloria le terrorise. Pas une partie de Gloria, mais elle toute entière, autant quand elle a peur de l’inconnu que quand œuvre contre ceux qui nuisent, les nuisibles donc, les vermines, les parasites, les pollueurs, les monstres !

Elle pousse un soupir à fendre l’âme et se lève doucement, comme si elle allait se briser en milliers de morceaux si elle se brusquait trop, et elle marche jusqu’au niveau de Leonardo, adossé à un pilier. Elle lui parle d’une petit voix douce.

- tu vas bien Leonardo ?

Il la remarque alors et sourit : je vais bien merci.

- profite, la santé, ça va ça vient.

Il hausse les épaules : je n’ai aucun soucis de ce coté là.

Elle est bien placée pour le savoir …

- tant mieux …

Elle décide d’aller du coté d’Ershin, qui a après tout ses propres soucis, comme eux tous. Fuir ne résoudra rien …

- excuse moi Ershin, je m’en veux de ne pas t’avoir parlée avant.

Yago se tourne vers elle :

- De quoi gamine ?

C’est vrai qu’il y a Yago aussi.

- de ne pas t’avoir parlé de Leonardo, j’aurais du te dire de te méfier de lui. Je ne l’ai pas fait, tout a été si rapide …

- T'en fais pas va, on l'a juste violé dans une ruelle sombre.

Heureusement Ershin parle alors :

- Tu le connais ?

Gloria acquiesce : je le connais oui, c’est un monstre qui nuit à tous en croyant bien faire. Regardez ce justicier qui juge et punit. Il n’y a rien de pire que la justice des hommes, elle calcule, elle soupèse, elle broie.

Elle enchaîne en riant nerveusement : le mal ça peut être amusant au moins, et puis ça peut être un moindre mal. En fait, ce qui est mal ce n’est pas de se débrider, ni de laisser aller sa nature, c’est d’être pris. L’important, c’est de ne pas nuire à la nature, parce que la nature est belle et immuable. Vous ne croyez pas ?

Conclue-elle en se trémoussant et en battant des cils. Ses longs cils.

Ershin : Je ne sais pas tu sais. Leonardo, je ne le connais pas plus que ça...

Yago : Je te l'avais dit que c'était un connard. Mais tu sais gamine, tu devrai éviter de te lancer dans la philosophie.

Ershin : et tu sais ce qu'il faisait ? Wing, me dit vaguement quelque chose.

- tu dois connaître Wing Compagny … sa famille a joué avec le génome humain, pour une part avec la structure protidique des neurones et les altérations d’ADN pour donner ce … connard. Connard hihi.

Ce disant, elle se plaque la bouche des deux mains et rosit, à la fois gênée et contente d’avoir dit à voix haute une telle insanité.

Ershin : Bien sûr, comment ai je pu oublier ?

Yago : Tu n'as pas de mémoire Ershin.

Ershin : C'est vrai, heureusement que tu es là petit Maitre! Dit Gloria, comment tu le connais Leonardo ?

A ces mots, Gloria tend la main pour caresser le pelage du martre. Elle penche la tête de coté et regarde fixement Ershin.

- tu es la première personne à s’intéresser vraiment à moi, et c’est réciproque, même si je n’ose pas poser de questions, je ne te jugerai pas, moi.

Yago se laisse caresser, ce qui fait plaisir à Gloria.

- Et pour répondre à ta question, regarde le, regarde le.

Ce disant, Gloria observe Leonardo de biais, et ses pupilles se réduisent brusquement pendant un court instant.

- il ne sait même pas qui je suis, mais il le saura. Bientôt, il le saura.

Enfin, elle se tourne à nouveau vers Ershin et Yago.

- nous avons tous nos soucis, un passé plus ou moins lourd à porter. Moi j’en ai terminé avec le passé, même si certains choix sont durs à assumer. Excuse moi Yago, je philosophe encore. Ce que tu est beau, tu as un poil doux.

Yago : T'es plus intelligente qu'il n'y paraît gamine.

Ershin : N'est ce pas ? Je le lui ai toujours dit mais il ne m'écoutes pas beaucoup. Tu vois que j'avais raison petit Maître ?

Gloria rosit : c’est gentil.

A ce moment là, les princes arrivent et exposent une nouvelle mission, au sujet d’un laboratoire. Gloria n’aime pas ça, mais elle suis tout de même la petite troupe jusqu’à l’avion. Elle se sent tout de même mieux, c’est sûrement grâce à Ershin, et à Yago aussi.
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Lynn

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Dim 19 Fév 2006 - 9:07

Dsl je suis pas trop dans le contexte mais je tâcherais de rattraper mon retard n'hésitez pas à laisser votre avis!


1:Révélation du Gardien.

Long Beach, Californie 10:45am

« -mmm…j’ai biiiiiiieeeeeen dowwwmi! » 'O' dis-je en baillant au corneille ; je m’étire de tout mon long et sans avoir encore ouvert les yeux je me délecte des rayons du soleil, qui filtrant entre les rideaux de soie balayés par le vent, me réchauffe délicatement le visage.(soupir)«Ah quelle vie… , une bonne journée en perspective… je commencerais bien par une petite baignade moi!»

La pensée de passer une journée à me laisser aller sur la plage uniquement bercée par le bruit des vagues m’emplit de joie, je me sens libre, du repos enfin….(Il faut dire que j’avais passé une semaine plutôt mouvementée avec l’enregistrement du nouvel album. Il a fallu trouver le titre, choisir les chansons, sans oublier toutes les séances photo et les longues heures passées en studio pour l’enregistrement!On a même commencé le tournage du premier clip!)

Soudain rompant mon extase dans cette atmosphère si paisible une voix qui semblait venir de la fenêtre se fait entendre:

- « Tu ferais mieux de te lever; nous sommes pressés !»

Figée dans mon lit, les bras le long du corps, jambes et poings serrés, mes yeux obstinément clos, je n’ose plus bouger, ni même plus respirer. « que j’aimerais que la couverture soit sur moi à ce moment là!Cette voix semblait tellement réelle, qui aurait bien pu dire ça?Je suis pourtant censée être seule aujourd’hui! Dad & Mum ne rentrent pas avant ce soir. Kate est au Japon au moins encore pour deux semaines. C’est simple, ou mon imagination me joue des tours, une fois de plus ou alors je dors toujours. Je préfère exclure la troisième possibilité je n’ai pas pu devenir barjot en l’espace d’une nuit! »

En essayant de respirer avec le moins de bruit possible, je tente de me calmer et décide d’ouvrir les yeux. Et j’ai juste le temps de voir disparaître du plafond une ombre gigantesque , un gros « PLOC »étouffé retentit alors; cette fois j’en était sur je n’était pas seule. Quelque chose d’assez massif venait de se laisser lourdement tomber sur la moquette au pied de mon lit. Sans réfléchir je tire avec moi la couverture et me lève d’un bon . Quel spectacle affligeant! J’étais là debout sur mon lit, plaquée contre le mur les cheveux en pétard et je tenais la couverture juste au-dessous des yeux prête à découvrir la cause de ma stupeur. Alors que je m’attendais à voir je ne sais quel monstre tout droit sorti d’un film de science fiction, ce fut à ma grande surprise un magnifique félin tacheté qui se hissa majestueusement sur mon lit en le faisant légèrement basculer en arrière.(il risque de me tuer s’il voit ça, il est très irritable en ce qui concerne son poids!mon cher Luydus!)
L’animal au lieu de me sauter dessus s'assoit en ne me quittant pas des yeux. À ce moment une forte envie de crier comme une hystérique me prend je me retiens et décide donc de ne pas bouger et de rester dans cette posture insolite. Quelque minutes s’écoulent on se fixe toujours;rien ne se produit. Sérieusement l’animal semble sourire en me regardant ainsi on perçoit un air moqueur dans son regard, qui d’ailleurs n’est pas un regard de bête sauvage à l’affût d’un proie. C’est tout naturellement qu’il se met à me parler :

-« Si tu savais à quel point tu as l’air ridicule! »

Consternée, je fixe l’animal sans dire un mot la bouche légèrement entrouverte, il continue:

-« Bon écoute on va faire bref je suis ton gardien et je m’appelle Luydus, et à titre informatif je suis un léopard »
-« OK. D’accord! »….bah…euh…moi c’est Lynn ravie de faire ta connaissance Lyudus! » J
-« Non Luydus stp! , LU-Y-DUS, c’est pourtant simple! »
-« Oui si on veut , c’est pas commun quoi. »
-« Si tu crois que Terry-Lynn Sullivan c’est mieux! »
En réponse à mon air interloqué il me dit:
-« Et oui je te connais depuis bien longtemps, si ce n’est même depuis toujours…je suis avec toi tout le temps je te suis partout c’est mon lot»
-« ah ouais carrément ! C’est bizarre parce que moi jt’ai jamais vu! »je ne crois pas un mot de ce qu’il dit « pas dans la salle de bain j’espère? »
-« euh…bah…dit il l’air plutôt embarrassé…Je n’ai pas le droit de te perdre de vue ne serait-ce qu’une seconde…On ne sait jamais ce qui peut arriver! »
-« Génial!un léopard pervers! »
-"Humph…. Tu ferais mieux de te préparer nous sommes pressés je te l’ai dit! les princes ne vont pas tarder à nous envoyer sur Ataraxia. Ils convoquent tous les anciens errants »

Je finis par descendre de mon lit en me frayant un chemin dans le chaos qui règne en maître incontesté dans ma chambre(quand la femme de ménage est en vacances!)J’accèdes enfin à ma commode. En me brossant je regarde l’animal dans le miroir, il s’est allongé sur mon lit entre temps et contemple ma chambre d’un air suffisant:

-« Tu sais de toute façon tu peux me dire ce que tu veux je sais pertinemment qu’on ai dans un rêve. Même si tu as l’air très réel je dois dire!En tout cas c’est sympa de parler à un léopard. »
-« (pour lui)ça va être encore plus que je ne le pensais… »
-« Hey je t’ai entendu mon chaton! »
-« Essaye d’être plus sérieuse s’il te plaît nous ne sommes pas dans un jeu »
-« Oh t’en fait pas j’en suis tout fait consciente » ^ ^
-« Je n’en doute pas…Bon alors qu’est-ce que tu fait?»
-« Bah deux’zconde je maquille un peu on sait jamais que je rencontre l’homme de mes rêves! »
-« C’est pas en employant cette stratégie que tu le trouveras et puis où on va ça m’étonnerais…décidément sur quoi je suis tombé! »levant les yeux au ciel!

Alors que j’enfile en silence les premiers vêtements qui me passent sous la main, je m’étonne de l’aspect si réel de ce rêve.
Tout est exactement à sa place, pas de zone de flou ou bien ma mémoire est anormalement développé ou bien ce « chat » a raison….en jetant un regard en coin sur l’animal.

-« Ah tant que j’y pense! Prend quelques vêtements de rechange et aussi un peu d’argent! »
-« Ok!je me saisi d'un sac dans lequel je fourre tout le nécessaire à survie( c'est à dire portable, rouge à lèvre, eyeliner, sans oublier un micro short et deux trois T-shirts et pour fnir le plus important une tit liasse de billet )C’est bon chui prête on peux y aller Mitsou! ^^ »

En bondissant sur le rebord de la fenêtre(ce qui fait une fois de plus dangereusement balancer le lit, il me dit:

-«Aller suis-moi! »
Me figeant sur place :
-« Tu crois quand même pas que je vais sauter par la fenêtre, t’es pas un peu fou c’est facile pour toi! »
-« (soupir)…aaaaaa….les humais…pourquoi toujours perdre du temps »
-«(à moi-même) bon aller j’y vais de toute façon, dans un rêve je risque rien! »

J’étais debout sur le rebord de la fenêtre; j’me lance et au lieu de ressentir l’effet « montagnes russes » .Je disparais d’un seul coup et me retrouve trois étages plus bas devant la porte comme si j’étais sorti le plus naturellement du monde. Incrédule je regarde la fenêtre de ma chambre pour en apprécier la hauteur…

-« Noooooon O_O j’y crois pas!mais c’est génial ce truc! »^^
-« tu vois je te l’avais dit quoiqu’il arrive tu pourras toujours compter sur moi! »
-« Merci mon gros matou! »
-« Hum…par ici…suis moi! »

Je partais donc à l’aventure et m’enfermais dans l’illusion que tout ceci n’était qu’un rêve, mais la réalité n’allait pas tarder à m’éclater en plein visage….


Dernière édition par le Dim 19 Fév 2006 - 9:22, édité 1 fois
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Lynn

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Dim 19 Fév 2006 - 9:20

2:Le départ pour Ataraxia.

Long Beach:terrasse d’un restaurant désaffecté (récemment dévasté par un ouragan, Helena)à quelques mètres de la plage. 11:02.


-« Nous attendrons ici » dit Luydus en s’allongeant sur la dernière table de bois encore debout, il scrute l’horizon.
« Mais que se passe-t-il? je ne comprends pas, l’heure est passée il me semble. Ce pourrait-il qu’ils nous aient oubliés?Impossible?!… »s’inquiète le jeune félin.
« Si seulement j’avais un moyen de les contacter… »

Lynn qui vient de découvrir son pouvoir, se téléporte un peu partout, un coup sur le toit du restaurant, un coup sur la plage, un coup sur la terrasse, de nouveau sur le toit du restaurant….
- « Arrête de te téléporter comme ça! Comment veux-tu qu’ils puissent nous envoyer sur Ataraxia si tu ne tiens pas en place! »
-« C’est qui « ils » ? »
- « Les Princes d’Ataraxia, quelle question Dante et Zacharie! »
- « Ouais, c’est ça! Aller laisse moi profiter avant que je me réveille »
- « Mais tu es réveillée! Bon sang c’est pas possible d’être aussi entêté! »

Luydus semblait un peu angoissé, lui qui d’ordinaire ne perd pas son sang froid. Lui qui trouve toujours une solution! Là il est face à une situation qu’il ne peut maîtriser, une impasse. Il n'y a qu'une seule chose à faire: attendre.
Dressé sur ses quatre pattes il fixe toujours l’horizon comme s’il espérait y trouver une réponse…

Lynn, en pleine crise d’hilarité, continue de se téléporter de-ci de-là. Luydus agacé se téléporte à son tours et plaque la jeune fille au sol.
- « Arrête de te comporter comme un gamine nous ne sommes pas dans un jeu! je te l’aies déjà dit! »
Pour la première fois la jeune fille aperçoit les dents acérées de son gardien, de peur elle se téléporte un peu plus loin se délivrant ainsi de l’emprise du puissant animal.
- « Tout ceci n’est qu’un rêve!ne me prends pas pour une co*ne! »
Sans qu’ils le remarquent, alors que la jeune fille baisse les bras, les débris alentours font un léger mouvement de côté quasiment imperceptible .
-« Mais qu’est-ce que tu peux être bornée; par les deux lunes d’Ataraxia sur quoi je suis tombé! »
La jeune fille survoltée qui n’est pas habituée à être froissée de la sorte, s’énerve et se met à hurler:
- « Ne me parles pas comme ça stupide animal »
À ce moment une mouette qui ,par malchance ,survolait beaucoup trop bas ce côté de la plage explosa littéralement laissant place à une pluie de plumes blanches et de gouttelettes de sang.
Averti par le claquement sec, Luydus a juste le temps de se téléporter un peu plus loin. En revanche le visage de la jeune fille est tacheté de sang tout comme son T-shirt. Elle ne l’a pas remarqué sur le coup mais une masse gluante d’apparence semblable à celle d’une limasse glisse tout doucement le long de son bras dans un léger bruit de succion. D’un geste de dégoût elle expulse de la main le bout de viscère encore tiède qui va s’éclater par terre quelques mètres plus loin.

La jeune fille dont le visage était devenu blême demande alors:
«C’est moi qui ai fait ça? »
Luydus qui avait le plus grand mal à réprouver son rire lui répond d’une voix nonchalante:
« Je crains que oui … » et ne pouvant plus se contenir éclate d’un rire bruyant et sincère.
La jeune fille à la fois choquée et humiliée se laisse tomber sur les genoux et se met à pleurer. Luydus affecté par ce spectacle s’approche d’elle et lui pose une lourde patte amicale sur l’épaule.
« Allons, allons…ce n’est rien »L’animal pose sa seconde patte sur l’autre épaule de la jeune fille,qui à son tours pose les mains sur son dos de velour. (c’est mimi nan?!!) Le léopard entreprend de manières totalement innocente de lécher le visage de la jeune fille encore tout maculé de sang.

« POuAH! Mais ça va pas ou quoi?c’est dégoûtant et puis tu devrais te brosser les dents de temps à autre par ce que la euh…c’est limite limite !»
- « merci, répond Luydus un peu vexé, va donc prendre un bon bain, ça te fera apprécier la réalité au lieu de dire des idioties. »

L’eau trop peu chauffée par le soleil à cet heure de la matinée est encore un peu froide, Lynn hésite à s’y plonger ,teste la température du pied « oops! cold cold cold! bon aller on y va plus on attend plus c’est dur! »SPLASH! elle fait deux trois brasses, se relève et regarde en direction de la terrasse : « BAH!ALORS TU VIENS PAS?! »Le félin allongé fièrement sur le sable fait un geste dédaigneux de la patte avant de regarder ailleurs.(Pour elle)« Décidément… »Après quelques minutes elle sort de l’eau s’allonge à côté de son gardien et profite du beau soleil californien encore supportable à cette heure.

« Tu es sure qu’Ataraxia ne te rappelle rien? »
- « Sure et certaine! je n’en ai aucun souvenir… »d’un ton d’excuse.
- « Que te rappelles-tu de ton coma?rien?pas une bribe d’image ,d’un bruit, ou que sais -je encore?
- « Pas vraiment, excepté ta voix peut-être je pense l’avoir déjà entendue chui pas sur! »
-« C’est tout de même étrange tout ça …Bon tu ferais bien de te rhabiller le Papi là-bas t’observe d’une drôle de façon! »x_X
-« bah faut le comprendre, tout le monde ne se promène pas avec un léopard! »
- « Ca m’étonnerais c’est plutôt toi qu’il regarde avec un air comme ça et puis de toute façon il ne peut pas me voir! Ce n’est pas un errant il n’a pas de gardien! »
- « Si tu l’dit!… OUOU ‘O’ COUCOU PAPI! (Plus bas)tit cochon va! »
- « Arrête! Tu vas l’attirer ici regarde il avance déjà! S’il te saute dessus compte pas sur moi! »
-« Je croyais pouvoir toujours compter sur toi! »
- « Tu ne risque pas grand chose là! »^^
Lynn a à peine le temps d’enfiler son micro short et un T-shirt propre de se saisir de son sac et d’enfiler ses tongues pleines de sable que le bruit des vagues commence à s’effacer laissant place à un calme plat; l’or du ciel s’atténue peu à peu laissant place à des nuances plus sombres. Le décor autour d’eux tourbillonne, tout est flou et confus; ils ne distinguent plus rien. Lynn regarde à gauche et à droite l’air inquiet. Nos deux personnages se sentent affaiblis, comme saisis de vertiges. Lynn dont les jambes vacillent dangereusement s’assoie près de son familier.

Alors que Lynn et Luydus arrivent enfin sur Ataraxia. Le Papi solitaire resté figé sur place, bouche bée contemple l’endroit ou quelques secondes auparavant une « jolie tit jeunette » l’avait interpellé!
Avait-t-il rêvé? Il aurait mieux valu mais tout de même…^^

Au loin:PAPI? QU’EST CE QU’Y A PAPI?!un jeune garçon arrive en courant.
« Rien mon garçon tout va bien»ll pose affecteusement sa main sur la tête du petit et ils reprennent leur promenade...
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Ershin

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Mar 28 Fév 2006 - 10:35

« Elle a dit quelque chose ?
-Toujours pas, hélas.
-Pauvre enfant, vous imaginez un peu le choc ?
-Oui, ça a du être dur.
-Elle a quelqu'un pour s'occuper d'elle ?
-Son père, mais pour le moment, je préfère la garder ici en observation.
-Docteur, je peux vous poser une question ?
-Bien sûr.
-A votre avis, qu'est ce qu'elle peut bien voir quand elle fixe le mur comme ça ?
-Si seulement je pouvais le savoir... »

Et que ferais tu si tu savais ?


Ershin respira un grand coup et rouvrit les yeux. Ils étaient tous dans l'avion qui volait vers la Bavière, où du moins, la région géographique correspondante sur Ataraxia. Depuis combien de temps voyageaient-ils ? Elle n'en avait pas la moindre idée, ça aurait pu être des heures comme de jours.

Ershin avait mal à la tête. Une douleur tenace qu'elle connaissait bien et qu'elle avait appris à redouter. La jeune femme n'avait aucun don en précognition mais elle savait par expérience que ses migraines n'auguraient jamais rien de bon, surtout pour elle qui finissait invariablement avec un mal de crâne à s'arracher la tête.

Peut-être était-ce l'altitude, peut-être était-ce la fatigue, à moins que ce ne soit le fait de se retrouver entourée d'autant de monde simultanément. Ershin soupira une fois de plus, se recoiffa et s'adossa à la cloison, les yeux fermés, bercée par le bourdonnement à peine perceptible des moteurs.

« Ershin ? Ça va ? »

La jeune femme rouvrit ses yeux mélancoliques sur Léonardo qui s'approchait. Pour qu'elle ne l'ait pas entendu venir, elle devait vraiment être dans la lune.

« Je peux te parler un moment ? »

Ershin chercha du regard la présence réconfortante de Yago. Mais la martre pointait aux abonnés absents. La jeune femme commença à paniquer. Elle avait besoin de Yago, sans son familier, le monde se révélait étonnamment compliqué. Léonardo sembla ressentir sa gêne car il ajouta :

« Tu cherches Yago ? Il est avec les autres...
-Laisse, siffla une voix assourdie par le tissu. Tu vois bien qu'elle ne sait pas se dérouiller sans sa serpillière à poils ras. »

Ershin se redressa. Il ne serait pas dit qu'elle ne saurait pas gérer la situation ! Même si l'exercice allait se révéler difficile et qu'elle travaillerait sans filet.

« Ça va, ça va ! J'ai juste un peu mal à la tête. Elle ajouta un maigre sourire pour appuyer ses dires.
-Tu veux un truc ? J'ai remarqué qu'il y avait une boîte à pharmacie dans ce que j'appellerai la cuisine. A défaut d'un meilleur terme.
-Non, ça ira. Merci. De quoi voulais tu me parler ?
-C'est à propos de Vector ...
-Oh ? Ne t'en fais plus ! C'est arrangé.
-Comment ?
-Ne t'en fais pas pour ça. Ce ne sont pas tes problèmes. »

Ershin tenta de partir mais la main de Léonardo lui agrippa le poignet. Ce n'était pas une prise très forte mais une prise qui donnait suffisamment de puissance pour bien faire deviner qu'elle pourrait se resserrer plus fortement qu'un étau.

« Ce sont aussi mes problèmes. Je n'ai pas envie que d'autres payent pour moi.
-S'il-te-plaît Léo, lâches-moi.
-Réponds, comment tu t'es arrangée ?
-Ce n'est pas important. Lâches moi maintenant, tu me fais mal.
-Pour moi c'est important. Je veux savoir.
-Je lui ai offert un Hatori Sanô.
-Un quoi ?
-Un Hatori Sanô. C'est un sabre d'antiquité si tu préfères.
-Ça vaut dans les combien ?
-Inestimable, ou presque. Quelques millions mais il le veut pour l'amour de l'art, pas pour l'argent qu'il représente. Maintenant lâches-moi ! »

La jeune femme se débattit mais Léo tenait bon. Une secousse de l'avion les projeta contre la paroi. Ershin leva les yeux vers le visage du jeune homme. Il pesait lourd sur sa poitrine. Elle tenta de le pousser. En vain.

Elle ne savait pas quoi dire et lui ne disais rien. Ils se contentaient de se regarder. Ershin ne rougit pas, elle ne rougissait pas facilement. Une fois de plus, elle aurait voulu que Yago soit là. Lui aurait déjà trouvé un moyen pour se sortir de là. Non, lui ne serait jamais tombé dans une telle situation. Yago était intelligent et débrouillard. Deux qualités qui lui faisaient cruellement défaut.

« Euh... Léo, tu pourrais... euh... »

Une réplique qui manquait sincèrement de tonus...

« Je ne veux pas, parvint elle à souffler en détournant le regard.
-Je n'en suis pas si sûr moi, fit un Léonardo avec un ton enjôleur. J'ai déjà vu tes pouvoirs, si tu avais vraiment envie de me voir partir, tu m'aurais déjà fait valser à l'autre bout du couloir.
-Je... euh... »

La jeune femme se tût. Elle joua des omoplates pour essayer de passer à travers le mur. Elle voyait les yeux de Léo. Elle les trouvait plutôt attirants et c'était ce qui lui faisait peur.

Leurs visages se rapprochèrent de plus en plus, puis leur lèvres se touchèrent. Ershin ferma les yeux.

Léonardo releva tout doucement la tête. Le canon froid et impersonnel était calé contre son menton. Ershin rouvrit les yeux.

« Je suis désolé, commença Léonardo. Je n'aurais pas dû...
-Je voudrais passer Léonardo. Écartes toi s'il-te-plaît.
-Fait attention avec ces machins là, ça part pour ainsi dire tout seul...
-Ne t'en fait pas pour ça. Les cas d'accidents à l'arme semi-automatique sont très rares. En fait ça ne part quasiment jamais tout seul. En revanche, comme j'ai ôté le cran de sûreté, ça partira sans aucun doute si je presse la détente. »

La jeune femme sourit en hochant la tête. Puis, l'arme à la main, elle entreprit de rejoindre les autres passagers, suivie de Léo.

« Yo Ershin ! »

C'était Yago, assis sur une table où se tenaient trois adolescents. Ershin ne leur avait jamais parlé. Il y avait le garçon au Koala, l'obsédé de service et la nouvelle gamine sensée représenter à elle seule tous les renforts détachés par les princes. Comme quoi, on se foutait vraiment de leur gueule. Les trois avaient les yeux rivés sur le pistolet. Les gens avaient tendance à paniquer dès que quelqu'un sortait une arme.

« Tu ferais mieux de ranger ça tu crois pas ? » Fit Yago avec un sourire.

Yago avait pas mal de défaut, le premier, et non des moindres, était sa relation ambivalente avec le reste de la création. Elle était très particulière et assez difficile à décrire mais on aurait pu partir de l'expression « malveillance de merde » et développer.

Néanmoins, il fallait ajouter à son crédit un sang-froid à toute épreuve car il ne cilla même pas quand le trou sombre du canon lui remplit le champs de vision. Ce fut tout juste si son pelage se lissa un peu. Niveau absence de réaction, le flegme de la martre aurait renvoyé broyer du noir l'iguane moyen.

Autre défaut du familier, il avait une certaine tendance à lancer des piques qu'il qualifiait de cocasses et que tout le monde qualifiait de vacheries. Mais il prouva qu'il avait réellement un don dans les répliques.

« Tu sais ma chérie, je ne penses pas être à mon avantage avec des trous dans mon pelage. »

Puis il lança un regard polisson à son humaine. Celle-ci le fixa un instant puis rangea son arme. La martre sauta vivement de la table, et en deux bonds, atteignit son perchoir argenté. Il lança un regard moqueur au reste de l'assemblée et éclata de rire.

« Vous verrez vos têtes ! Dommage que j'ai pas un appareil photo sur moi ! Vraiment hilarant ! Allez ! Let's go mon cageot adoré ! »


« Alors ?
-Hélas monsieur, aucune nouvelle du professeur Morijuia.
-C'est impossible ! On ne peut pas disparaître comme ça !
-Cela lui est déjà arrivé. A la mort du professeur Ohona.
-Il allait me dire quelque chose... Il avait découvert un nouvel élément sur le fameux projet d'Ohona. Je veux qu'on le retrouve !
-Bien Monsieur ! »


Ils avaient fini par atterrir, et à la grande joie de Gloria et de la nouvelle venue, pas trop loin du laboratoire. Après quelques minutes de marche en pleine forêt à peine troublé par les gémissements d'extase d'une grande femme blonde et les « Ooooh ! » admiratifs du reste de la troupe, Ershin put contempler le laboratoire.

Le cadre était enchanteur, perdu dans la forêt noire, abandonné près d'un lac aux eaux claires qui étaient une invite à la baignade. Quand au laboratoire en lui même, il s'agissait d'un vaste complexe apparemment axé sur une sorte de tour de verre pas très haute. Le reste des bâtiments semblaient êtres des quartiers résidentiels ou des entrepôts. L'ensemble des infrastructures ne semblaient pas avoir reçu de gros dommages de l'attaque. Encore une fois, tout semblait avoir été nettoyé.

« Ça me dit rien de bon grommela Yago en fixant la tour d'un air mauvais.
-Pourquoi ça ? Demanda Gloria.
-Déjà, de tels bâtiments, de tels moyens pour un petit labo ? Puis pourquoi le perdre au milieu de nul part alors qu'il aurait été bien plus simple de le construire prêt des grands axes. Et la piste d'atterrissage. Tout ça pour ça ? A mon avis, ce truc cache bien son jeu. Il est plus important qu'on veut bien nous le faire croire, sinon on ne l'aurait pas caché ici.
-Peut-être le cadre ? C'est beau ici.
-Gloria, soupira la martre. Tu sais, j'ai pas vraiment envie de te dire ça mais c'est pour ton bien. Dans ce bas monde, la beauté de dame nature ne vaut pas grand chose face à l'argent, ici comme ailleurs. Et les directeurs se fichent bien du cadre dans lequel travaillent leurs employés.
-La martre a sans doute raison intervint le policier châtain, Liam se rappela Ershin. On nous cache des choses. Ce truc semble bien plus important que ce qu'on a bien voulu nous faire croire. »

Bientôt, l'ensemble du groupe se rendit à cette opinion. Puis ils s'approchèrent du bâtiment principal. Il y avait eu lutte, pas de doute. Il y avait des impacts de balles sur les murs et d'immenses sillons comme auraient pu en laisser d'énormes griffes.

« Hum, il semble que les agresseurs soient arrivé par là bas, aient franchi le mur d'enceinte et soient entrés dans le bâtiment principal, déclara doctement le policier. Puis ils sont repartis par là où ils sont venus.
-Le fameux flair du vieux flic hein ? Railla un homme blond qui fumait une cigarette, un chat accroché à son épaule.
-On peut dire ça... répliqua Liam.
-Moi je crois qu'il a raison ! S'écria le rouquin du groupe. Suivons vite fait cette piste !
-On se calme ! Intervint La grande femme blonde. Nous sommes là pour récolter des infos.
-Ben c'est ce qu'on va faire ! Déclara le babouin du rouquin. Faut réfléchir, c'est plus intelligent de courir après les gars, comme ça on peut voir où ils se sont tirés, voir leur moyen d'évasion, leur logistique tout ça.
-'Tain, tu m'as jamais parlé comme ça espèce de carpette !
-C'est pas parce que t'es un crétin décérébré que j'ai pas le droit d'être intelligent Caïn. Prends plutôt exemple.
-Bon, déclara la femme tandis que le rouquin et son familier en venaient aux mains. On se sépare en deux groupes. Ceux qui suivent la piste et ceux qui restent fouiller le labo avec moi. »


« Docteur ! Docteur !
-Qui a-t-il ?
-Elle, elle a parlé !
-C'est vrai ? Qu'a-t-elle dit ?
- « Je veux partir. » »


Le désordre de l'extérieur se retrouvait à l'intérieur du laboratoire, mais comme on était en intérieur, il se voyait beaucoup plus. Bureau saccagé, ordinateurs détruits, etc. Ils fouillaient depuis des heures et ils n'avaient rien trouvé. Rien de rien, même pas un ticket de cantine. Tout avait disparu, dossiers, classeurs, tiroirs ou trieurs. Quant à l'informatique, la plupart des ordinateurs qui tenaient encore en un seul morceau étaient complètement défoncés.

« Pourquoi on se tirerait pas Ershin ?
-Parce que si on fait ça, ils ne nous lâcheront jamais.
-Comme si nous étions importants. Ils peuvent parfaitement se débrouiller seuls.
-Peut-être petit maître, mais je n'ai pas envie de me retrouver seule au milieu de la forêt.
-Tu seras pas seule, tu seras avec moi.
-Venez voir ! J'ai trouvé quelque chose! »

C'était Gloria qui appelait. Ershin arriva dans les premières. Un pan de mur avait coulissé, révélant une double porte d'acier froid qui semblait mettre au défit quiconque de les ouvrir.

« Je me suis appuyé sur une sorte de statue et ça c'est ouvert, lâcha Gloria en guise d'explication.
-C'est un ascenseur fit Liam après mûr examen. »

Le groupe s'entassa comme il pu dans la cage d'acier. Au moins, le problème de l'étage à visiter ne se posait pas puisqu'il n'y avait que deux boutons.

Après une descente qui sembla assez longue, uniquement bercée par la légère et désagréable musique de l'ascenseur, l'engin s'arrêta et les portes coulissèrent.

C'était ce qu'on qualifiait volontiers de laboratoire. En tout cas, c'est ce qu'aurait décrit un passant dans la rue si on lui avait demandé à quoi ressemblait un laboratoire. Il y avait des armoires, des éprouvettes, des compartiments stériles et de drôle de cuves qui, avant d'êtres brisées, contenait un liquide vert et poisseux qui envahissait lentement le carrelage blanc. Pas sûr que la ménagère moyenne arrive à le récupérer...

D'un commun accord, le groupe se dispacha pour fouiller. Il y avait des dossiers ici, mais rien de très intéressant, les roulement d'horaires et un nom mystérieux, qui revenait souvent: Mew. Yago eut même la satisfaction de trouver un ticket de cantine.

De son côté, la grande blonde s'était approprié l'ordinateur qui trônait sur un bureau, miraculeusement intact.

Le groupe s'approcha, après tout, l'informatique c'était l'avenir.

« Alors? Demanda Liam.
-Et bien je suis parvenue à entrer. J'ai craqué quelques passes mais tout à été effacé, volontairement apparemment. Heureusement que je connais bien ce logiciel et je suis arrivé à récupérer un dossier mais...
-Mais ? »

Se disant qu'un petit schéma valait un grand discours, Christiana désigna l'écran. Une suite de caractères illogiques emplissaient tout le fichier.

« C'est crypté déclara l'informaticienne.
-Vous pouvez le déchiffrer ? Demanda Gloria.
-Et bien si j'avais Deus, cette saleté tiendrait pas longtemps mais...
-Deus ?
-Laisse tomber.
-On peut pas le décrypter alors ?
-Non, mais je suis sûre que les princes ont le matériel qu'il faut...
-Premier Mars, la phase un est presque achevée. Mew obtient des résultats étonnants. Ses facultés de résistance à l'hybridation sont exceptionnelles... »

Le reste du groupe se tourna vers Ershin, tirant de gros yeux.
« Excusez moi, souffla la jeune femme. J'ai tendance à lire à voix haute.
-Tu arrives à le lire ? Fit Christiana.
-Oui.
-Tu connais le code ?
-Non.
-Mais...
-C'est facile, c'est un triple algorithme avec une base de onze pour dix plus un autre basé sur le système décimal.
-Tu... Tu as vu ça de tête ?
-Oui.
-Tu, pourrais le transcrire?
-Trouvez moi du papier et un crayon. »

Pendant que la jeune albinos s'efforçait de traduire le document sur un support lisible, le reste du groupe continua ses recherches. Christiana elle, ne quittait pas Ershin des yeux.

« Ershin est vraiment intelligente non ? Fit Gloria à la jeune femme.
-Oui, on peut dire ça, si on a la litote facile.
-Pardon ? C'est dur ce qu'elle fait ?
-Et bien pas vraiment. Si tu me donnais un ordinateur assez puissant et les meilleurs logiciels de décryptages, ils arriveraient sans doute à me casser le code en quelques jours.
-Ouah ! Elle est vraiment forte alors. »


Dernière édition par le Mar 28 Fév 2006 - 14:05, édité 2 fois
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Ershin

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Mar 28 Fév 2006 - 10:36

Au bout d'une demi heure, Ershin releva la tête et sourit. Elle expliqua qu'elle n'avait pas pu tout retranscrire car il manquait des données, le fichier étant sans doute endommagé. Puis elle leur brandit le résultat de son travail sous les yeux.

Ils s'étaient attendus à une petite écriture en patte de mouche, en fait il s'agissait plus de l'écriture de la petite fille qui a bien appris à tracer ses caractères à l'école mais qui n'a jamais suffisamment pratiquer pour changer de style. Le seul problème, c'est qu'il s'agissait de caractères japonais...

Ershin se décida donc à leur faire une lecture.

« Premier Mars, la phase un est presque achevée. Mew obtient des résultats étonnants. Ses facultés de résistance à l'hybridation sont exceptionnelles. L'utilisation des agames a dépassé nos espoirs les plus... La raison de Mew est toujours là et son corps ... peu, au contraire de ... ou de ... . Ses capacités sont déjà ... et pourtant ... désespérons pas ... un jour.
Du point de vu technique, c'est une ... totale. Il est clair que nous ... à Mew. Les associations génétiques qui semblaient ... hors ... porté sont désormais ... et maintenant que Mew est ... plus personne ne pourra dire que ... impossible car Mew est la preuve vivante de notre ... .
Les récentes recherches ont montré que les agames étaient nettement supérieurs aux plasmides pour l'injection des chromosomes remaniés. Le taux de rejet est ... Mew quant à ... exceptionnel ... génome ... modifications ... les pouvoirs développés sont ... »

La jeune femme continua ainsi quelques minutes.

Puis, le groupe se plongea dans ses réflections.

« C'est quoi un agame ? Demanda Gloria.
-Un terme de parthénogénétique répondit Ershin. Une cellule reproductrice qui est asexuée. Généralement, ce sont des virus qui utilisent ça, ou des bactéries parasites. On en fait des synthétiques, c'est très dur, c'est pour modifier le génome de cellules vivantes.
-En gros, ce Mew, c'est un sacré OGM intervint Liam.
-En gros consentit Ershin.
-Ça prouve qu'il y a un truc louche ici. Continuons à fouiller.
-T'es géniale Ershin ! S'exclama Gloria. »


« Tu es géniale Shin-chan !
-Quelle enfant douée.
-Tu es un génie.
-Tu es incroyable !
-T'es spéciale toi !
-Tu es vraiment très intelligente Ershin.
-Tu es exceptionnelle.
-Tu es extraordinaire!
-Tu es hors normes !
-Tu es étrange !
-Tu es bizarre.
-Tu n'es pas normale.
-Tu es anormale.
-Tu es monstrueuse !
-Tu ne peux pas exister !
-Tu es un monstre !
-Tu es un abomination ! »


La jeune femme sourit en passant une main distraite dans la fourrure de son familier.

= + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + = + =

Le groupe se sépare en deux, le premier, guidé par Christiana, vont dans le laboratoire à la recherche d'informations sur les dernières recherches du laboratoire. La plupart des données, papier comme informatiques, ont été volontairement détruites mais il reste un document très abîmé parlant d'expériences hors normes sur un gardien ainsi que quelques rares informations.
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Caïn

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Dim 5 Mar 2006 - 4:41

- Puisque je te dis que ce n'est pas mon gardien =_=
- T'es sûr ? Si tu peux voir Zamibaru, c'est forcément que tu as un gardien, non ?
- Ouais, on peut dire ça...
- C'est pas cette souris ?
- ...
- C'est vrai qu'elle cause pas.
Zamibaru : C'est pas un gardien, ça se voit pourtant =_=
- J'ai pas de sixième sens à la con, moi !!
Zamibaru : Tu sais ce qu'il te dit, mon sixième sens ?

Galilée et moi faisons le tour du pâté de maison en marchant d'un bon rythme. Le groupe au complet a quitté le manoir, la saison de la glande est terminée et on est tous retournés à nos domiciles respectifs... Enfin, le manoir étant mon domicile (hé hé Cool ), j'ai pas eu à déménager, mais en général c'est moi qui vais voir Galilée pour faire notre sport matinal.

Finalement la souris de Galilée n'est pas son gardien. Pasque Galilée est au courant pour les gardiens, figurez vous, et il savait aussi que j'étais à Ataraxia, et puis même il voyait parfaitement Zamibaru =_=

- Bon alors il est où ton gardien ?
- Sur Ataraxia.
- Hein ? C'est possible, ça ?
Zamibaru : Ce n'est pas impossible, du moins. Mais la séparation doit être démoralisante, non ?
- ... non, ça va.
- Pourquoi ton gardien est il sur Ataraxia ?

Comme toujours, Galilée ne répond pas, du moins pas tout de suite, c'est qu'il est pas bavard ce chauve - il est rasé en fait - à lunettes noires, on dirait un agent secret muet comme une tombe.
Zamibaru : Je crois savoir, quand tu laisses ton gardien sur Ataraxia, tu n'as pas de pouvoirs c'est ça ?

Galilée hoche la tête en signe d'acquiescement. C'est bizarre quand même, pourquoi il veut pas avoir de pouvoirs sur Terre ?
Peut être pour pas faire sauter de bus comme moi ^^"

- Mais pourquoi t'étais pas sur Ataraxia l'autre jour ?
- On est des dizaines voire des centaines à avoir été appellés en d'autres temps.
- Ouah, t'as fait une loooongue phrase !! Shocked
- T'es con, Caïn.
- Merci.
- Les Princes préfèrent vous roder sur un cas actuel, nous on des des anciens, des expérimentés. On interviendra que lorsqu'il le faudra.
- Une armée de secours en quelque sorte. Tu fais des phrases de plus en plus longues Cool
- ...

Long silence. On achève notre tour du pâté de maisons. On en réentame un autre. Zamibaru trotinne tranquillement à nos côtés, mais on est les seuls à pouvoir le voir...

- Sinon à part ça t'as eu des nouvelles de notre coach adoré ?
- Simon ? Yep, heureusement d'ailleurs, parce que le groupe paniquait quand t'as disparu. J'ai du les embobiner...
- Vraiment ?
- J'ai même fait de très longues phrases.
- Laughing J'm'en doute !!
- Donc on entre dans une période calme, le prochain concert est dans trois mois, et avant ça, tu as du boulot pour nous maintenir au top. On compte sur toi.
- Ya pas d'lézard !

[plus tard]

Je suis en pleine activité cérébrale quand mon collier hi tech d'Ataraxia se met à vibrer, à l'image d'un téléphone portable haut de gamme de la taille d'un ongle... D'ailleurs, je ne suis pas le seul à avoir cette pensée...
??? : Oh, Caïn, je crois que ton portable vient de sonner...
- Pas grave, on es occupés là, non ?
??? : *voix langoureuse* oui...
Nous retournons à notre activité très... sérieuse, mais le pendentif insiste et vibre de plus belle, j'ai bien 48h en théorie, pourquoi sont ils si insistants...
Je laisse là ma blonde et m'empare du pendentif qui se calme aussitôt. Ah ouais super, un portable qu'il faut obligatoirement décrocher, la barbe >.<

Ma compagne de la nuit essaie de m'attirer à elle mais je me rends compte que j'ai perdu toute motivation à l'idée de retourner sur Ataraxia. Qui plus est, je viens d'apperçevoir Zamibaru qui se rinçait l'oeil en regardant par la fenêtre mi close >.< Sale bête !!

- Désolé Poupée, c'est important on dirait.
- Oooh, mais on vient à peine de commencer !!
- Le boulot passe avant tout ma belle, allez, dégage le plancher, j'ai des trucs à faire.

La blonde déguerpit vite fait, non sans se plaindre de la "courtitude" du temps passé avec moi. J'en connais qui seraient folles de joie à sa place d'avoir ne serait-ce qu'une minute de temps en ma compagnie... Ah, les filles... Suffit d'être à la mode pour qu'elles soient toutes folles de moi =_= Remarque c'est pratique aussi Cool

Je passe deux trois coups de téléphone malgré l'heure tardive - l'impressario est très énervé quand je lui suggère aimablement de supprimer tous mes rendez vous des cinq prochains jours. Puis je commence à me préparer, n'oubliant pas mon sabre, les messages d'absence règlementaires, le sac avec des vêtements de rechange, le paquet de clopes très mauvaises pour ma santé, les godasses tout terrain...

Les bagages étant prêts, j'attends néanmoins une journée pour bien planifier la chose et prévenir les employés de maison de mon absence prolongée. Je pousse l'illusion jusqu'à quitter le manoir en voiture et me rendre jusqu'à l'aéroport. Sauf qu'une fois sur place, je gare ma voiture au parking VIP et, suffisament déguisé pour ne pas être reconnu, me glisse dans les toilettes les plus proches. C'est classique, on voit ça dans tous les films, mais c'est ce qu'il y a de plus pratique. Zamibaru, qui n'a pas arrêté de me charrier à propos de la blonde d'hier, est tout excité à l'idée de retourner sur Ataraxia...

- Paré à décoller, mon capitaine !!
Zamibaru : Hé bien, c'est parti ! (^o^)/°

[Sur Ataraxia]

Passons la scène de retrouvailles avec notre groupe de Voyageurs et le topo fait par les princes, qui nous prennent vraiment pour des jambons, la preuve ils nous envoient nous faire charcuter je ne sais où par je ne sais quels bouchers.
Zamibaru : T'as pas fini de râler non ? =_=
- Pasque ça te dérange pas qu'on aille se faire trouer la peau à perpète tandis que les princes sont peinards dans leur palais à disputer des matches bizarres ?
Zion, assis à côté de moi, laisse échapper un rire discret.
Zion : C'est vrai qu'ils sont assez bizarres avec leurs compêtitions, mais je pense que leur rôle est plus important qu'ils ne le laissent paraître... On dit qu'ils sont terriblement forts !!
- Peut être, dans ce cas, pourquoi est-ce qu'ils font pas le boulot à notre place ?
Zamibaru : Ils ont d'autres soucis en tête, abruti >.<
- Attends, tu me cherches ? Tu me cherches, con de singe ?
Zamibaru : Je t'ai déjà trouvé, rouquin stupide !

Zion s'interpose entre nous.

Zion : Ah, s'il vous plait, ne commencez pas à vous disputer ^^" Voyez, mademoiselle Ershin semble encore faire des siennes.

Je jette un coup d'oeil distrait vers la fille en question. Elle se déplace dans l'allée fort large de l'avion - haut de gamme, au moins une chose qu'on peut pas reprocher aux Princes - armée d'un revolver et suivie du bellâtre nommé Léo...

Elle doit être dans les vapes car elle colle son revolver sur sa bestiole, à la grande stupéfaction des témoins. La bestiole trouve encore le moyen de se mettre à son avantage, et la fille se calme, si elle était pas calme déjà avant...

Je la regarde s'assoir à sa place et se replonger dans sa rêverie tranquille comme l'eau qui dort. Non loin d'elle, Christiana et Arphéis devisent. Ces deux femmes ont l'air de bien s'entendre, elles ont pourtant l'air d'avoir des goûts très différents, et puis de quoi peut on parler à une aveugle ?
Zamibaru : De musique, de société, d'art, de plein de choses...
- Faudra un jour que tu me dises comment tu fais pour entendre dans mes pensées.
Zion *flegmatique* : Tu penses à voix haute...

hem

L'avion atterrit enfin non loin d'un laboratoire qui n'a rien à envier de mon manoir, excepté peut être le côté esthétique, ce laboratoire étant réduit en miettes suite à l'intervention d'une armée de bestioles qui ont pris un malin plaisir à tout casser...

Et puis ya un lac...

- SUPER !! On va se baigner, dites ?!
*paf*
Zamibaru : Encore une connerie comme celle là et je me trouve un autre associé >.<
- Tu peux pas, t'as signé, tu restes, hé hé hé...

Les autres, ignorant mon appel à la baignade, se rapprochent du bâtiment, bien décidés à découvrir ce pour quoi on les a envoyés ici... La curiosité est un vilain défaut, tout le monde le sait...
Ce qui me pousse à me rapprocher aussi pour ne pas perdre une syllabe de ce qui se dit, on sait jamais ^^"

Liam : Hum, il semble que les agresseurs soient arrivé par là bas, aient franchi le mur d'enceinte et soient entrés dans le bâtiment principal. Puis ils sont repartis par là où ils sont venus.

Ouah, super analyse, ça c'est un flic XD Allez savoir pourquoi, ces déductions poussent le criminel... Sturm, c'est ça... à ironiser.

Sturm : Le fameux flair du vieux flic hein ?
Liam : On peut dire ça...

De toute façon une chose est sûre, c'est pas en restant ici qu'on attrappera les responsable de ce désastre. Fo's'bouger !!

- Moi je crois qu'il a raison ! Suivons vite fait cette piste !
Christiana : On se calme ! Nous sommes là pour récolter des infos.
Zamibaru : Ben c'est ce qu'on va faire ! Faut réfléchir, c'est plus intelligent de courir après les gars, comme ça on peut voir où ils se sont tirés, voir leur moyen d'évasion, leur logistique tout ça.

Comment qu'il cause, lui, y veut me voler la vedette c'est pas possible >.<

-'Tain, tu m'as jamais parlé comme ça, espèce de carpette !
Zamibaru : C'est pas parce que t'es un crétin décérébré que j'ai pas le droit d'être intelligent, Caïn. Prends plutôt exemple.
- JE VAIS TE BUTER, DESCENTE DE LIT !!!

Zamibaru et moi en venons évidemment aux mains sous l'oeil critique et comme toujours à la fois amusé et imperturbable de Zion. Si je le recroise sur Terre je l'engage en tant que garde du corps, tiens...

Antechrista : Bon... On se sépare en deux groupes. Ceux qui suivent la piste et ceux qui restent fouiller le labo avec moi.

Zamibaru et moi cessons aussitôt de nous taper dessus pour crier d'une seule voix :

- ON SUIT LA PISTE !!!
- Putain pourquoi tu causes en même temps que moi toi !!
Zamibaru : J'y suis pour rien si t'as pas d'idées personnelles >.<
- Tu veux vraiment que je te bute ???
Zion : Je vous accompagne, ce laboratoire ne me dit rien qui vaille...
Leonardo : Moi de même, il me semble que nous aurons plus de chances d'obtenir des informations si nous ne tardons pas...

D'autres membres nous suivent et nous nous engageons dans la forêt. La piste est plus que fraîche, ce qui étonne Zamibaru comme d'autres gardiens, car la destruction du laboratoire date de plus de 48h.
Leonardo : probablement un piège qui nous attend...
- >.< Je sais, mais t'as une meilleure idée que de continuer ?
Leonardo : Fions nous au flair des gardiens ^^"

La forêt est de plus en plus dense, j'espère qu'on arrivera à retrouver notre chemin après. Le terrain est plutôt escarpé et on se retrouve face à une pente très raide entre des arbres super serrés à descendre en priant pour s'en sortir entier.
- OK, je passe en premier, vous m'suivez !
Zion : Fais attention, je crois que ça...
- OUAAAAAAAHHHHH *bruit de chute et de chocs multiples*
Zion : ... glisse.
- AAAAHHHHIIIIIEEEEE !!!! T___T Putain j'ai mal au cul !!!
Zamibaru : C'est passionnant ce que tu racontes...

Lui n'a pas de problème, en tant que singe il se sert des arbres pour évoluer.

Zion : Bon, tu vois quoi d'en bas ?

Ah, bonne question. J'ai atterri sur le cul dans une clairière plus ou moins dépourvue d'arbres, très petite et d'où partent plusieurs pistes.

- Ben je crois que plusieurs choix s'offrent à nous...

Pendant que je dis ça, Zion m'a déjà rejoint et les autres membres du groupe descendent précautioneusement la pente. Zamibaru s'approche d'une des trouées dans les arbres et renifle l'air.

Zamibaru : Ca sent bizarre par là...
King : Ssssa ne ssssent rien...
- Les serpents n'ont pas de flair =_=
King *m'ignorant* : Mais je ssssens de mauvaissses vibrassssions dans l'air...

=_= Les animaux ont de drôles de sens, c'est quoi des mauvaises vibrations, des odeurs qui bougent ? Un pet peut être ?
Ahem... x_x

Tandis que je devise bêtement, voilà que Zamibaru fait un bon en arrière.

Zamibaru : ALERTE !! On est dans la merde !!

En effet, voilà que les même bestioles que la dernière fois jaillissent des trouées et nous tombent dessus à bras raccourcis. On est dans un espace super limité, ça va vraiment être super chiant de les battre...
Mais j'ai mon sabre... (>.<)/°

- Approchez, bande de mochetés, qu'on s'explique un peu !!!

Et c'est la curée...

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Post achevé en quadruple vitesse (ce qui explique sa très moyenne qualité).

Consignes : Comme précedemment, des créatures hybrides s'attaquent à vous. Elles sont aussi faibles qu'auparavant mais les conditions sont différentes vu qu'on est en forêt dans une toute petite clairière (pas obligé d'y rester). Le terrain est super accidenté (le détail inutile XD)... Prochain post... bientôt... ^^"
Au labo : Une mauvaise manipulation de Christiana sur l'ordinateur déclenche une série de pièges dans le Laboratoire. (Umbrella powa XD) A vous de vous en sortir. Il n'y a pas de boule géante roulant dans les couloirs, ce n'est pas Indiana Jones et on est pas dans un temple perdu...


EDIT : Les hybrides ont un QI proche du zéro, ils ne parlent pas et ne font pas de plans vicieux destinés à prendre nos persos par surprise... ce sera pour plus tard XD
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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Mar 7 Mar 2006 - 2:41

J’ai embrassé Ershin.

Je plaide la folie passagère.

C’est comme si j’avais flirté avec une bombe à retardement, au minimum une bombe H.

Heureusement elle me repousse, je suis à la fois soulagé et dépité. C’est curieux la façon dont elle est à la fois attirante et … effrayante. Puis au moment ou Ershin s’éloigne, je surprends le regard de Gloria posé sur moi. Un regard brûlant de haine.

Mais qu’est ce que je lui ai fait, à elle ? Elle n’est quand même pas jalouse, amoureuse de moi ou d’Ershin, allez savoir. Qu’importe.

On arrive bientôt au labo, je commente un peu la situation, laissant les autres mener un peu la barque, ça me change d’avoir à faire à des gens actifs. J’ai bien une opinion concernant les expériences mais je la garde pour moi. C’est une théorie démente, ils n’auraient pas osé quand même ...

On se sépare ensuite en deux sous-groupes, et je prends la tête de celui qui traque les monstres. Chassez le naturel … nous voila donc dans la forêt quand nous sommes attaqués par les espèces d’humanoïdes bestiaux.

- on les a déjà trouvés, on est balèzes.

Le combat commence, un espèce de tigre sur jambes me fonce dessus l’air mauvais, mais pas tant que moi qui me rue sur lui encore plus vite que lui, il ne voit même pas mon coude qui s’enfonce dans sa truffe, puis mon genou qui le touche encore plus violemment au bide et le plie en deux. Le voila qui rugit de colère et tente de me lacérer avec ses griffes.

Je soupire : aucune conversation.

J’esquive ses attaques aussi brutales que prévisibles et amène le monstre jusqu’à un arbre. Il croit m’avoir acculé mais c’est vers sa perte qu’il court. Je prends appuis sur l’arbre sans ralentir et exécute un salto arrière, survolant le monstre que je saisis par la tête à deux mains, l’entraînant avec moi. Pour ma part, j’atterris sur mes pieds, lui sur le cou.

CRAAAC.

Le doux bruit des vertèbres brisées. Sa tête fait à présent un curieux angle avec le reste de son corps, et il ne bouge plus. Suivant.

Ou devrais-je dire, suivants, en effet je suis encerclé par trois monstres : deux hommes-rhinocéros et une espèce qui m'est inconnue et qui pourrait être un "requin terrestre", en tout cas ça en a la dentition. Ils ne sont pas franchement amicaux eux non plus. Moi qui pensais qu’on allait enfiler des perles.^^

Je ricane : trois contre un, c’est un peu juste pour vous.

- tu m’oublies ! ><

Ca c’est King, évidemment. Je ne réponds pas et évite la charge d’un rhino en sautant par-dessus sa tête cornue, repousse le deuxième par télékinésie, l’envoyant bousculer le deuxième rhino et percuter un arbre qui s’abat lourdement sous l’impact, mais ne je peux esquiver l’assaut du "requin" qui m’a bondi sournoisement dessus et plante sa grosse mâchoire pleine de dents éfilées comme des dagues dans mon épaule.

Je grimace. La vache, un costume presque neuf ! Une morsure de requin, c’est fatal si on s’y prend mal. Sans chercher à le repousser, ce qui m’arracherait le bras vue la position naturelle des dents du squale, je lui plante les doigts crochetés dans les yeux, alors que King referme sa gueule sur le flanc du monstre qui hurle de douleur quand nous lui absorbons sa vie. Il ouvre donc sa mâchoire de lui-même, mais nous continuons à le vider de son énergie, ce qui a pour effet de régénérer ma blessure, et de rassasier temporairement King.

- revoila les cornus !

Me lance King alors que j’ai à peine le temps de repousser le cadavre de l’homme-requin et de me redresser, que déjà les rhino me chargent, en même temps, quels débiles profonds. J’esquive le premier sans problème, et il se paie une roche juste derrière moi, puis d’une poussée télékinésique, je dévie la course de l’autre. Pas de beaucoup, et sa corne troue ma veste au passage, c’est passé près, mais assez pour l’envoyer éperonner le flanc de l'autre laideron, lequel se vide de son sang dans un flot fatal. Je lui donne moins d'une minute à vivre.

- attention çà tache.

Le dernier ennemi auquel je suis confronté entre dans une furie froide et se bat de façon nettement moins prévisible, me forçant à revenir vers mes alliés, justement je m’étale devant Cain qui vient juste de défaire un monstre, mais ne m’a pas vu. Le rhino lui me charge alors, et dans la position où je suis, exit la télékinésie et les esquives, mais il me reste une issue.

- ptit coup de main.

Ce disant, je saute sur Cain qui me repère enfin mais trop tard : je me plaque dos à à lui et saisis ses bras tenant son sabre et le fait s'orienter à la dernière seconde vers le rhino qui ne peut ralentir sa charge et s’empale sur l’arme blanche. Cain qui n’a compris la situation qu’au dernier moment a tout de même réussi à amortir le choc en se campant fermement sur ses jambes tout comme moi, ce qui nous évite un vol plané alors que le monstre s’écroule, raide mort. Je tapote l’épaule de Cain.

- merci. Ca c’est du travail d’équipe. Suivants.
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Ezmaïel

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Dim 12 Mar 2006 - 10:55

+ Lycée de San Sebastián – Espagne – 8h15 +

Ezmaïel Alvarez, cheminant vers la salle 37, étouffa un bâillement. Ses recherches sur le symbole en forme de renard l’avaient tenu éveillé toute la nuit. C’est finalement sur Internet qu’il avait découvert Solstice, une société menant des recherches sur les phénomènes paranormaux, alors qu’il s’était borné, pendant plusieurs jours à feuilleter des livres et à explorer la presse locale.

Arrivé devant la salle 37, Ezmaïel sortit son trousseau de clefs et ouvrit la porte. Alors qu’il posait ses affaires sur son bureau, il entendit quelqu’un frapper discrètement à la porte. Une grande femme blonde et un homme aux cheveux d’un noir de jais entrèrent dans la salle. Alicia et Arturo.

- Ezmaïel, mon vieux ! s’exclama Arturo. On se demandait quand est-ce qu’on se reverrait !
- Est-ce que ça va mieux ? s’enquit Alicia.

Ezmaïel sourit. Sa rencontre avec son gardien l’avait fait passer pour un fou aux yeux de tous les professeurs du lycée.


FLASH BACK

Après avoir passé toute une matinée à essayer de convaincre ses élèves de seconde qu’Isaac Newton n’était pas devenu fou en se prenant une pomme sur la tête, et que, par conséquent, la folie n’entraîne pas l’acquisition d’une aptitude à découvrir des lois universelles, Ezmaïel Alvarez s’assit à une table de la salle de cantine réservée aux professeurs et posa son plateau devant lui. Arturo s’assit en face de lui. Tous deux commencèrent à manger tout en bavardant, quand Ezmaïel entendit une voix lui parler.

- Fais attention, tu vas me piquer avec ta fourchette.
- Quoi ? demanda Ezmaïel à Arturo. Qu’est-ce que tu dis ?
- Hein ? Moi ? Mais j’ai rien dit !
- Mais alors... Qui a parlé ?

Ses yeux explorèrent la pièce, puis se posèrent sur son assiette.

- WAAAAAHHH !!!! Il y a une branche dans mon assiette ! C’est dégoûtant !
- Je ne suis pas une branche. -___- Je suis un phasme.
- WAAAAAHHH !!!! Une branche qui parle !
- Je suis un phasme !
- Ah bon. Ça va alors...

...

- WAAAAAHHH !!!! Un phasme qui parle ! Dans mon assiette en plus !
- Arrête de crier... Tout le monde te regarde.

Le phasme en question n’avait pas tort. Au premier cri, toutes les têtes s’étaient relevées et au deuxième cri, elles s’étaient toutes tournées vers lui. Et maintenant, tous les professeurs du lycée le regardaient, interloqués, Arturo y compris. Ezmaïel saisit délicatement le phasme entre le pouce et l’index et l’éleva à la hauteur de son visage.

- Arturo, regarde... Regarde-moi cette merveille de la nature...
- Regarde quoi ?
- Regarde... Cette capacité de camouflage, c’est fantastique...
- Ecoute, Ezmiño, je ne sais pas si c’est encore une de tes blagues, mais c’est réussi... La capacité de camouflage de je-ne-sais-quel-phasme est tellement parfaite que je ne vois absolument rien.

Ezmaïel releva la tête.

- Ne m’appelle pas Ezmiño, dit-il d’un ton sec. Et admire plutôt ceci... poursuivi-t-il sur un ton de curiosité enfantine.
- Je sais que c’est beau de ressembler à une branche, mais quand même.

Ezmaïel lâcha précipitamment le phasme.

- Il a parlé !!! Le phasme parle !!!
- Si je n’avais pas parlé dès le début, tu ne saurais même pas que je suis un phasme.

Ce fut à ce moment-là que le CPE se leva. C’était un homme très strict qui ne supportait jamais les plaisanteries du professeur de physique rigolard. Croyant que ceci était encore une de ces blagues, le CPE donc, se leva en compagnie d’un des professeurs d’EPS. Tous deux s’entendirent pour emmener Ezmaïel chez le proviseur, malgré les protestations d’Arturo. Ezmaïel, lui ne broncha pas. Il avait entendu un phasme parler. La Science venait d’en prendre un coup. Rien de pire, selon lui ne pouvait arriver. Rien de pire qu’un tel bouleversement scientifique. Ezmaïel Alvarez croyait en la Science plus qu’en n’importe quel autre principe ou religion.
Le proviseur du lycée arrêta Ezmaïel pour une semaine. ("Vous travaillez trop, mon vieux. Reposez-vous, je m’arrangerais pour vous trouver un remplaçant.") À l’inverse du CPE, le proviseur adorait le professeur de physique rigolard. Selon lui, Ezmaïel savait créer une bonne ambiance. En plus de ça, il aimait tellement sa matière, qu’il était capable de faire une bonne douzaine d’heures supplémentaires par semaine. (ndla : Ezmaïel, pas le proviseur)

Ezmaïel rentra chez lui. Il n’avait pas remarqué qu’alors qu’il était tiré hors de la cantine par un prof de sport particulièrement baraqué et un CPE aux allures de commandant militaire, le phasme avait sauté (ndla : les phasmes sont-ils capables de sauter ?) sur sa chaussure gauche et s’accrochait à ses lacets...
Après une longue discussion avec ce qu’il avait appris être son Gardien, Ezmaïel apprit que la Science pouvait parfois se tromper et que peut-être Isaac Newton était bel et bien devenu fou après avoir reçu une pomme sur la tête.

FIN DU FLASH BACK


- Ça va beaucoup mieux, merci. Je suis allé une semaine en France.

L’absence d’Ezmaïel due à son voyage sur Ataraxia avait été très facile à justifier. À ses collègues, il avait dit être allé une semaine en France et à sa famille, il avait dit être parti avec ses élèves pour un voyage scolaire d’une semaine en France. San Sebastián étant proche de la frontière française et Ezmaïel parlant assez bien le français, ses proches l’avaient cru.

Donc, ce matin-là, Ezmaïel se trouvait dans la salle 37 avec Alicia et Arturo. Après avoir été attaqué par des monstres sur Ataraxia, retrouver le calme quotidien de sa petite vie bien tranquille paraissait être une bénédiction.
Après une petite discussion, Alicia et Arturo le laissèrent seul, face à une classe encore vide. Ce fut à ce moment-là que la poche de sa blouse blanche émit une lumière bleutée.

Syrinx : Prépare-toi Ezmiño, je sens que c’est reparti pour un tour...
Ezmaïel : Oh non... Mais je ne peux pas, là !
Syrinx : Je pense que ton avis ne les intéresse pas vraiment...

Ezmaïel attrapa toutes ses affaires en catastrophe. Autant faire vite. Et le plus vite possible. Il sortit son portable et appela le proviseur, en courant à toute vitesse dans les couloirs. Dans sa course, il croisa le CPE, mais celui-ci, n’entendant que la voix d’Ezmaïel cru à une hallucination.

Ezmaïel *au téléphone* : Non, je suis cloué au lit... Oui, j’ai vu le médecin... Non juste l’affaire de quelques jours, je pense... Oui, c’est ça un rhume de printemps... C’est ça merci. Au revoir.

Ezmaïel sortit du lycée et appela Arturo.

- Ecoute Arturo, est-ce que Alicia et toi vous pourriez oublier m’avoir vu ce matin ?
- Quoi ? Mais... Pourquoi ?
- Eh bien, disons que... Je ne me suis pas senti très bien, donc je suis rentré chez moi... Ne t’inquiète pas, juste un rhume ok ? Bien. Adios.

Une fois devant son immeuble, Ezmaïel se rendit à nouveau visible, vérifiant au préalable qu’il n’y avait personne dans la rue. Puis, 5732, il composa le code d’entrée de son immeuble. Un déclic satisfaisant se fit entendre. Il entra et monta à pied ("Pas le temps d’attendre l’ascenseur !") les quatre étages le séparant de son appartement (numéro 42B). Chez lui, Ezmaïel prit un sac et le remplit précipitamment avec une chemise de rechange ("on ne sait jamais"), une petite bouteille d’eau ("on ne sait jamais"), une tablette de chocolat aux noisettes entières ("on n’en a jamais assez"), du túrron ("on n’en a jamais assez"),

Syrinx : Tu penses pas que ça suffit avec les sucreries ?

et enfin un couteau de cuisine dont la lame (qu’il aiguisa rapidement) atteignait une longueur respectable (ndla : merci Moony pour cette phrase !!). Lorsqu’ils avaient été attaqués par des monstres, Ezmaïel avait dû se battre à l’aide de son pouvoir d’illusion ce qui s’était révélé fatigant et un peu éprouvant question imagination (ndla : que tous ceux qui n’ont jamais eu une panne d’idées d’attaques face à un monstre lui jettent la première pierre XD).
Lorsque le tout fut bien rangé, Ezmaïel vérifia avoir assez d’argent sur lui. Puis, il passa le cristal lumineux autour du cou et il changea de monde... Et c’est arrivé sur Ataraxia qu’il remarqua qu’il avait gardé sa blouse blanche sur lui.
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Liam

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Lun 13 Mar 2006 - 10:19

Après le discours des Princes, nous nous dirigeons de concert vers l’avion mis à notre disposition, certains souriant, d’autres maugréant, mais tous soumis à cet ordre inéluctable : enquêter sur le sac d’un laboratoire germain centré sur l’étude des Gardiens.
Bref. Direction : l’Allemagne !

Je prends rapidement place dans l’appareil et espère l’envol rapide de l’engin, partant du fait que plus on vite on commencera... plus vite ce sera fini ! En d’autres termes : vivement qu’on retourne au bercail.

Je m’assois côté hublot, bientôt rejoint par la femme aveugle à qui j’avais prêté mon bien-aimé blouson. Je laisse une marge à Sturm. Je préfère le surveiller de loin plutôt que de lui coller aux basques. Voyons voir ce qu’il fera s’il se sent en confiance...
De toute façon, à moins que des ailes ne lui poussent, il ne risque pas de s’envoler présentement et je peux relâcher ma surveillance.

Sauf que le voyage est long... trèèèèèèèès long... =_=
Sur mon épaule, Oneiros bâille ostensiblement. Devant, deux hommes, un arabe en pyjama et un grand dégingandé nerveux (monde de fous...), semblent tout autant s’ennuyer que nous...
*TILT* J’ai une idée !

Je me lève et tapote l’épaule de mon voisin de devant. Mais ce dernier, hyper stressé, fait immédiatement volte-face et donne de ce fait un mouvement brusque sur l’accoudoir du siège, appuyant sur un petit bouton qui déclenche l’ouverture d’un petit sas juste au-dessus de lui... d’où tombe un masque à oxygène qui lui atterrit en plein sur le crâne – CHBONK. O___o’’
...
*cligne des yeux*
...
Y peut m’la refaire ? ^^’ J’ai pas dû tout piger, là...
M’est avis que s’il avait voulu le faire, il n’y serait pas parvenu. ^^’

- ... Vous désiriez ?, me demande-t-il, une fois dépêtré du masque.
- ...eeeeeeuh... ^^"

Je me mords l'intérieur des joues pour m’empêcher de rire, guère aidé par Oneiros qui pouffe derrière moi. Sortant à preuve de ma poche le paquet de cartes que j’ai emprunté l’autre jour à Patrick, je lui demande :

- Eh bien... Ca vous dirait, une partie de cartes, pour passer le temps ?!
- ...Une partie de cartes ?, s’exclame l’homme qui s'illumine. Bridge ? ^___________^
- Ca dépend ! Bridge, rami, poker... Peut-être que d'autres veulent jouer, non ?
- Eh bien...

Il jette un œil sur le bonhomme en pyjama... SILENCE...
Avec mon air le plus aimable possible, je m’adresse donc à celui-ci :

- Monsieur ? Ca vous dit, une partie de cartes ? ^^
- ...
- ...Monsieur ? ^^"
- ...

Eh beh... Quelle conversation... ^^’ Néanmoins, son ocelot de Gardien qui a l’air un brin plus éveillé, me répond avant de lui demander à son tour :

- Excusez-le. Sayid... ça te dit, une partie de cartes ?
- Encore ? Les cartes...
- Oui, mais cette fois, ce n'est pas le même jeu.
- Alors d'accord !, répond l’homme, se tournant vers l’ocelot.

L’autre demande, l’air très enthousiasme, une petite souris grise sortant le museau de sa poche de chemise :

- Et alors, quel jeu ? ^___^
- Pas les dés...

Ca, c’est l’arabe en pyjama... dont le Gardien finit par se frapper la tête sur l'accoudoir...
Bon. Sans prendre garde au Maghrébin et à l’ocelot, je tente de réfléchir (- Autant dire que c'est DUR ! - Honniiiiiiiiiii... =_=)

- Eh bien...

Je m'adresse à ma voisine restée stoïque et silencieuse durant tout ce temps :

- Vous aimeriez vous joindre à nous ?
- Veuillez me pardonner, refuse-t-elle poliment avec un sourire d’excuse, mais je ne crois pas que mon handicap me permette...
- Ce n'est pas grave !, protesté-je avec un haussement d'épaules. On n'a qu'à se faire une bataille, et on énonce les cartes tirées pour vous, y a pas de souci. Et on ne triche pas, bien évidemment. ^^
- Bon... C'est entendu, alors !
- Donc ! Une bataille ? Ca convient à tout le monde ?
- C'est dangereux, la guerre..., intervient celui dont vous vous doutez, qui doit en connaître un rayon sur le sujet...
- Non, non, Sayid...

Le grand dégingandé daigne tout de même m’accorder une réponse plus correcte :

- Parfait ! ^^
- Alors... C'est partiiiiiiiiiii !

Tandis que les deux hommes retournent leurs sièges face à nous (vachement pratiques, toutes les fonctionnalités de cet avion ^^) - et que, soit dit en passant, le premier tente de décoincer sa manche d’entre le dossier et la paroi (Allez savoir comment il l’a foutue là...), je sors le paquet de cartes de sa boîte et les mélange d’une manière très professionnelle. Héhé.
Le susnommé Sayid suit des yeux, captivé, les cartes qui vont et viennent entre mes doigts.

- Dis, Liam, intervient un certain écureuil. Tu ne serais pas en train de te la jouer à mort, par hasard ? =.=
- Mais-euh. ^^" Bon, bref. ^^" Je distribue !

Je joins le geste à la parole, et ce faisant, me présente :

- Je m’appelle Liam Coalesco. Et vous ?
- Ethan MacPherson. ^^
- MacPherson ! Voyez-vous ça !
- Eh oui, je suis Irlandais...

... O______O ...
TUDUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUU...
...
Humph...
...

- Personnellement... *air de défi* ...je suis Franco-Ecossais.

...
TINDIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIN...
...

- Ah... Je vois...

L’Irlandais détourne son attention de moi et préfère s’adresser avec un grand sourire à la jeune femme à mon côté :

- Et vous vous nommez, Mademoiselle...
- Blackburn. Arphéis Blackburn. Je vis en France.
- Enchanté, Mademoiselle Blackburn ! ^^
- Et vous ?, demandé-je à Pyjaman (ça sonne mieux que Pyjamaman...).

L’interpellé me fixe en clignant des yeux. Je répète donc ma question en version plus littéraire :

- Quel est votre nom ?
- Mon nom ?...
- Oui, votre nom.
- ...

S’étant rendu à l’évidence que son humain ne répondrait pas, l’ocelot lâche dans un soupir :

- Sayid Abdelhaye, Irakien.
- Ok ! Bon. J’ai fini de distribuer !

Nous nous emparons chacun de notre paquet et sortons la première carte :

- Valet de trèfle !, commencé-je.
- Deux de cœur..., se lamente déjà l’Irlandais.
- Neuf de cœur pour vous, continué-je en jetant un œil sur la carte d’Arphéis.
- ...
- Dix de pique, daigne informer l’ocelot, dont le maître ne parlera décidément pas.
- Aha ! On remporte !, s’exclame Ony, une lueur avide dans le regard. On aurait dû jouer de l’argent ! Niark !
- On ne connaît pas l’issue de la partie, je ne mets pas mon fric en jeu comme ça... ^^’

Je saisis les quatre cartes que je trie en ordre croissant et les cale sous mon paquet. C’est reparti pour un tour !

- Sept de carreau !
- Trois de trèfle... ^^’
- Dame de cœur pour vous !
- ...
- As de trèfle... v_v

Et voilà, au tour de Pyjaman de gagner ! Voilà bien une bonne raison pour ne pas jouer son fric ! ...Comment ça, je suis trop près de mes sous pour ça ? ^^’


+++++++++++


[ Quelques instants plus tard... ]


Rrrah, si ça continue, la jeune femme va perdre... Bon ! On ne va pas m’en vouloir si j’en viens lééégèrement à transgresser la règle pour ça... ^^’

Alors qu’Ethan MacPherson, Sayid Abdelhaye et Arphéis Blackburn tirent respectivement un quatre de pique, un dix de cœur et un valet de pique... je sors un neuf de trèfle à la place du Joker qui suivait afin de ne pas remporter une des rares têtes de la Française.
Au bout de quelques coups, l’Irlandais s’aperçoit de mon manège, mais je pose un doigt sur mes lèvres avant qu’il ne dise quoique ce soit, lui montrant la jeune femme d’un discret mouvement de tête. Mais cette dernière (la femme, pas la tête ^^’), nous surprend tous (deux ; puisque je me demande ce qui pourrait surprendre cet Irakien à côté de ses pompes) en déclarant avec un sourire en coin :

- Ne vous sentez pas obligé de tricher pour me faire gagner, Monsieur Coalesco... Rolling Eyes

J’avise soudain son Gardien, un impressionnant chien-loup de couleur blanche, qui m’observe de ses yeux dorés.

- Ahaaaaaa. ^^’ J’ai été eu ! ^^’ Mais vous pouvez m’appeler « Liam », vous savez.
- Si vous y tenez.
- On reprend la partie ?


+++++++++++


[ Après de longues minutes écoulées au rythme des aiguilles de sa montre Droopy... ]


L’Irlandais a perdu le premier. C’est sûr qu’avec trois têtes à tout casser, il ne pouvait pas aller bien loin... ^^’
Ensuite, ce fut le tour d’Arphéis qui, sans mes coups détournés, n’a malheureusement pas fait long feu. Elle nous a d’ailleurs quittés après cela pour discuter avec d’autres Voyageurs.
Total : Super-Scottish VS Pyjaman ! Ca va swinguer !
Possédant chacun un Joker, la lutte s’annonce être rude...

- Huit de pique !
- ...
- Sept de carreau...
- Je remporte !

Un temps.

- Valet de trèfle !
- ...
- As de carreau...
- Rrrraaaah ! Vous remportez ! XD

Uhuuuuu... Peu à peu, mon paquet s’amenuise...

- Dame de coeur !
- ...
- Dame de trèfle...
- BATAILLE !!!! *_*

Comment ça, je suis trop emporté ? ^^’
Chacun place une carte face cachée sur la précédente, puis une nouvelle face visible. Manque de bol, il se pavane avec un roi tandis que je me ramasse avec un misérable trois... ^^’ Pas de pot... ^^’

- Vous remportez, veinard !

Nous retournons chacun notre carte face cachée et...
...
NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON !!!! TT____TT
C’était mon Joker... TT________TT Je suis finiiiiiiiiiiii ! T_T
Et, effectivement, dans les sept coups suivants, il me lamine lamentablement... T_T

- Oooh... Vous n'avez plus de cartes ?, s’étonne-t-il soudain, battant des paupières. C'est triste...
- Tu as gagné, Sayid, l’informe son Familier d’un ton résigné.
- Ooooh... J'ai gagné ?... Ca alors...

L’heureux vainqueur n’a pas le temps de s’extasier devant son éclatant succès que l’avion atterrit et qu’on nous informe que nous pouvons sortir.
IL ETAIT TEMPS !

_________________
- Nous disons, nous : "Fier comme un Ecossais".
- Et nous disons, nous : "Fier comme un Gascon". Les Gascons sont les Ecossais de la France !

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Lun 13 Mar 2006 - 10:20

Nous évacuons donc l’appareil dans les plus brefs délais, traversons une forêt, contemplons un lac (ndla : sens inné de la synthèse, sens inné de la synthèse...), avant d’arriver à notre but : le laboratoire désaffecté. On se demande ce que vient foutre un labo dans cet endroit perdu au milieu de la profuse flore, mais bon...
Observons, observoooons...

- Hum... Il semble que les agresseurs soient arrivés par là-bas, aient franchi le mur d'enceinte et soient entrés dans le bâtiment principal. Puis ils sont repartis par là où ils sont venus...
- Le fameux flair du vieux flic hein ?, raille le fameux criminel que je vais bien finir par coffrer un de ces jours.
- On peut dire ça..., rétorqué-je en lui adressant mon plus beeeaaauuu sourire crispé.

Bref, le rouquin ainsi que quelques autres semblent avoir le feu au derrière et veulent dores et déjà se lancer sur la piste des malfrats. L’autre partie du groupe dont je fais partie, plus calme et plus posée, préfère avant tout inspecter cet étrange centre de recherche.

Mais, à l’intérieur : rien. Rien de rien. Rien, niet, nicht, nada, nulla, nothing. Et ce qu’il reste, comme les ordinateurs, est totalement inutilisable.
Ca, s’ils voulaient cacher des informations, ils ont bien fait leur boulot...

- Venez voir !, crie soudain l’Italienne à notre adresse. J’ai trouvé quelque chose !

Nous nous dirigeons tous vers elle et examinons sa trouvaille qu’a découverte un pan de mur qui a glissé sur le côté.

- Je me suis appuyé sur une sorte de statue et ça s'est ouvert, nous explique Gloria avec un sourire penaud.
- C'est un ascenseur, ne puis-je que déclarer.

Après cette fine observation, nous essayons de tous nous caser dans la cage d’acier et - oups ! - je marche par totale inadvertance sur les pieds de l’Irlandais qui retient un petit gémissement de douleur... C’pas ma faute, si on est si serrés... Rolling Eyes
M’enfin bref, n’ayant pas l’embarras du choix, le plus proche appuie sur le seul bouton qui peut nous conduire autre part qu’ici. Après un court délai qui nous semble très long, nous pouvons enfin nous extraire de la boîte de sardines.

Nous débouchons cette fois-ci sur un véritable laboratoire, avec éprouvettes, autoclaves, microscopes et tout le toutim à l’appui.
Nous nous dispersons pour fouiller chacun de notre côté, et ce ne sont pas les dossiers qui manquent, cette fois-ci. Mais ils répètent à peu près tous la même chose : Mew.
Mew... Mew... Mew Mew Mew Mew Meeeeeew ! XD ...Ahem. =.=

Ce qui me désole, dans l’affaire, c’est que de cette manière-là nous collons un peu partout nos grosses pattes pleines de doigts. T_T L’Américain au chapeau melon, lui, a le soin de porter des gants... De toute façon, je n’ai strictement rien pour relever de quelconques empreintes digitales, donc on n’y peut rien sur ce point.

Au bout de quelques instants, nous nous approchons de la grande femme blonde qui s’est emparé de l’unique ordinateur de la pièce, dans l’espoir qu’elle ait trouvé quelque chose de constructif. Mais les seules informations qu’elle a pu obtenir sont cryptées, donc totalement illisibles.
C’est alors qu’intervient l’asiatique albinos qui commence à nous lire le contenu du fichier codé...
...
Ca alors. O___o’
...
Nous en restons tous comme deux ronds de flan... ^^’

Après nous avoir fait la lecture de sa traduction écrite, qui concerne bien évidemment notre bien-aimé Mew, nous nous replongeons dans nos pensées respectives avant de continuer nos recherches quelque peu infructueuses...
Je récolterais bien quelques échantillons de choses et d’autres par-ci par-là, mais, comme Oneiros le fait remarquer :

- Le problème...
- Oui ?
- ...c’est qu’on n’a pas de petits sacs en plastique.
- Bien vu. Rolling Eyes
- Hum, hum, surgit soudain une voix du néant.

Kézékcé ? O-o
Nous nous tournons tous de concert vers un écran qui vient de s’allumer à l’instant, dévoilant l’image d’un homme à lunettes qui réajuste le micro du casque qu’il porte sur le crâne, accompagné d’un raton-laveur qui inspecte les touches des différentes machines d’un air professionnel - si tant est qu’un raton-laveur puisse avoir un air professionnel.

- Un, deux. Un, deux. Ca marche ? Vous m’entendez ?

Il relève la tête et déclare sur un ton ironique :

- Vu vos gueules d’ahuris, faut croire que oui.

Qu’est-ce que c’est que ce délire ?! ^^’

- Pas de panique, la compagnie. Je ne cherche pas de problème et je n’ai planqué aucune bombe à retardement qui détruira tout dans un périmètre de cinquante mètres dans moins de vingt secondes. Je ne vous ai pas suivi d’assez près tout à l’heure et je vous ai loupés à l’entrée de ce labo - louche, si vous me permettez d’émettre mon avis (et si vous ne me le permettez pas, je me passerais de votre permission). Résultat : impossible de vous mettre la main dessus à l’intérieur, mais j’ai trouvé cette espèce de...

Il regarde autour de lui d’un air pensif, puis poursuit :

- ...salle de contrôle, allons-nous dire. Bref, j’ai bidouillé un peu tout ce bazar à moitié saboté, et j’ai enfin réussi à vous trouver. Ce qui ne fut pas une mince affaire, croyez-moi. Et me voici donc en train de vous parler. C.Q.F.D.

Un murmure d’incompréhension générale se fait entendre dans l’assemblée. Oneiros résume à voix haute la question au bord de toutes les lèvres :

- Mais c’est quoi, ce type ???
- Aha ! Là est là question !, répond ledit type en se frottant les mains. Rien de bien exceptionnel, à vrai dire. Je suis juste comme vous. Ou à peu près, je crois. Enfin, pas comme le guignol aux cheveux rouges que j’ai entraperçu tout à l’heure, en tout cas : il chante comme un pied. PAR PITIE, RETIREZ-LE DES ONDES NORVEGIENNES !!!

Eh beh. ^^’ Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai comme l’impression que le rouquin et le binoclard ne vont pas s’entendre, tous les deux... ^^’

- Et donc. Bref : je suis paumé dans ce P*TAIN DE MONDE depuis plus d’un an et j’espère bien retourner au plus vite CHEZ MOI. >_<

V’là-t-y pas qu’il s’énerve tout seul, maintenant. Son familier lui tapote gentiment la main et, après avoir soufflé un coup, le bonhomme se calme et reprend :

- J’ai entendu dire qu’un groupe de Voyageurs ou d’Errants ou de Je-ne-sais-trop-quoi plus ou moins coincés entre ici et la Terre faisaient des recherches dans le coin. J’espérais que l’un d’entre vous - puisqu’il s’agit de vous, à moins que je me goure complètement (ce serait drôle, tiens !) - sache comment quitter cet endroit ou puisse me mettre en relation avec quelqu’un qui connaîtrait une solution.

L’homme enlève ses lunettes et essuie pensivement les verres sur sa manche, le front plissé et poussant un soupir. Entre temps, il continue :

- Bon, vous avouerez que c’est vachement pas pratique de tenir un salon de discussion ici, donc ayez l’obligeance de me laissez clore cette conversation pour mieux la reprendre plus tard.

Il rechausse ses lunettes et, sans nous laissez voie au chapitre, il décide :

- Je vous propose donc que nous nous retrouvions au rez-de-chaussée, dans le hall d’entrée, pour faire simple. J’éteins tout ce bazar, vous terminez vos recherches ou je-ne-sais-quoi, et on s’y retrouve.

Il s’apprête à appuyer sur un bouton pour interrompre la connexion, mais s’arrête au dernier moment pour ajouter :

- Ah, et puis, au passage : je m’appelle Christian Haakensen. Comme ça, hop, les présentations sont expédiées de mon côté, voilà une bonne chose de faite. C’était radio Christian...

Le raton-laveur semble l’interpeller, mais nous n’entendons pas ses dires. Néanmoins, l’homme corrige à notre gouverne :

- ...et Pùca - faut pas que je l’oublie, le pauv’ vieux - en direct de la salle de contrôle, merci de votre attention et à bientôt pour la prochaine émission ! Bye b...

Manque de bol, il n’a pas eu le temps de finir sa phrase : l’écran s’éteint soudainement, et nous nous contemplons, les yeux écarquillés, battant des paupières.
C’est officiel : y a vraiment des allumés en ce bas-monde...

- Il a dû faire une fausse manip, ça lui a coupé l’sifflet !

L’informaticienne face à l’ordinateur se retourne vers nous, un sourcil froncé et se mordant la lèvre :

- Non, je crois que c’est moi qui ai fait une fausse manipulation, je...

Elle n’a pas le temps d’achever qu’un bruit métallique nous interpelle et que nous tournons la tête vers le mur de droite (ndla : droite pour Liam, bien sûr, car si on prend en compte que d’autres sont en face de lui, invariablement ce mur est à leur gauche, et donc... j’arrête. ^^’). De minces ouvertures mécanisées s’ouvrent, semblables à des meurtrières, et laissent apercevoir l’œil menaçant d’armes à feu...

- ATTENTION !!! TOUS A TERRE !!!

Alliant le geste à la parole, je me jette sur le sol, embarquant par la même occasion la petite Italienne qui était à côté de moi. Nous sommes à peine à l’abri qu’une suite de détonations retentit dans la salle spacieuse.
Après quelques longues secondes, les coups de feu cessent enfin. Je me recule quelque peu de la jeune femme, Gloria, qui me murmure dans un souffle :

- Merci...
- Y a pas de quoi. C’est normal.

Je viens de m’apercevoir qu’on a atterrit à moins d’un mètre d’une flaque d’un liquide verdâtre à l’odeur nauséabonde, qui ne donne guère envie d’y faire trempette... On l’a échappé belle. C’est franchement dégueulasse...
Restant prostré au sol pour éviter une éventuelle seconde rafale, je demande au reste du groupe qui a bien heureusement suivi mon conseil ou jugé d’instinct de la conduite à suivre :

- Ca va ? Personne n’a rien ?

La rumeur d’une réponse positive me parvient ; l’Américain du vingtième siècle que j’aperçois du coin de l’œil acquiesce d’un signe de tête, tandis qu’un asiatique aux cheveux longs semble au bord des larmes mais indemne... J’avise malgré tout l’Irlandais qui se tient le bras gauche. Interceptant mon regard, il me rassure :

- Oh, ce n’est rien. Ce n’est qu’une éraflure... j’ai l’habitude ! ^^’

Eh beh...
Remarque totalement inutile : qu’est-ce qu’on a l’air cons, vautrés par terre...

Je tourne la tête du mieux que je peux et...
...
Uh ?
...
Je peux savoir ce que l'Irakien fait debout ?... o_O
...
Ne me dites pas qu’il est resté planté comme un piquet au milieu des tirs sans se faire toucher !!!! O________________________________o

- ...euh... Monsieur Abdelhaye... ^^’

L’interpellé regarde autour de lui, comme perdu...

- ...Oooooooh...

Bon... ^^’
J’essaie tout de même de continuer, un peu plus fort...

- Monsieur Abdlehaye... Monsieur Abdlehaye !...

Il ne répond toujours pas, ailleurs, mais son Gardien tente de me venir en aide :

- Sayid !
- Oui ?, répond enfin l’intéressé.
- Mettez-vous à l’abri au cas où !, lui conseillé-je en lui faisant signe de se baisser. Couchez-vous à terre !

Il tourne vers moi un regard perplexe et cligne des yeux :

- Mais ce n’est pas l’heure de se coucher...
- Sayid, fais ce qu’il te dit !, insiste l’ocelot.
- Bon, bon...

Lentement, l’homme se baisse et se couche à terre sans qu’aucune arme à feu ne s’enclenche à ses mouvements.
Ouf. Il a un bol du tonnerre, celui-là. ^^’ Faut vraiment avoir l’cul bordé d’nouilles... ^^’

- Bon. Qu’est-ce qu’on fait, alors ?

Ca, c’est l’Espagnol en blouse blanche - au moins il ne dénote pas dans le décor actuel - qui se manifeste.
Je hausse les épaules, évident :

- On se dirige gentiment vers la sortie sans déclencher de préférence quoique ce soit...
- C’est pas idiot, je veux bien, maaaais..., avance l’Irlandais avec une grimace.
- Mais quoi ?

Il montre d’un signe de tête la porte par laquelle nous sommes entrés et déclare avec un sourire contrit :

- Les issues ont été bloquées...
- Shit !, juré-je fort peu élégamment, donnant un bon coup de poing sur le carrelage glacé - ce qui n’a pour seul effet que de me faire sacrément mal aux phalanges ( T_T ). J’l’avais pas vu.

Sans nous laisser le temps de cogiter à une solution plausible, la boule de poils mordorés - qui ferait une jolie écharpe si les écolos n’en faisaient pas un scandale - s’exclame, la truffe vers le ciel :

- Bon sang, c’est quoi ces trucs au plafond ?

Après avoir relevé la tête, Oneiros ne peut que conclure :

- Aucune idée, mais... on est dans la mouise ! O_____o’’’

_________________
- Nous disons, nous : "Fier comme un Ecossais".
- Et nous disons, nous : "Fier comme un Gascon". Les Gascons sont les Ecossais de la France !



Dernière édition par le Dim 19 Mar 2006 - 11:04, édité 1 fois
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Gloria

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Sam 18 Mar 2006 - 3:46

Nous voila dans l’avion qui nous mène en Allemagne. Le temps est nuageux. Quoique, vu qu’on survole les nuages …

Tout le monde s’ennuie ferme dans l’appareil, quand Liam propose une partie de cartes. Je me fais toute petite dans mon fauteuil pour qu’il ne m’embarque pas dans ce jeu, mais quand ils commencent à jouer donc, je lève juste assez ma petite tête de l’appui tête pour les observer.

- Huit de pique !

- ...

- Sept de carreau ...

- Je remporte !

Il parait que c’est beau « un monde qui joue » … moi la cupidité en action en général, ça ne m’inspire pas, mais je dois dire que regarder ceux la jouer est assez drôle, avec Sayid qui tient ses cartes comme si c’étaient les chaussettes sales d'un autre, du bout des doigts quoi.

- Valet de trèfle !

- ...

- As de carreau ...

- Rrrraaaah ! Vous remportez ! XD

Le plus intéressant à observer, c’est Liam, il fait des petites mimiques quand il réfléchit, la façon dont les plis de ses lèvres se lèvent, se baissent et se contractent, il a des lèvres si pulpeuses, et il parait que les français embrassent divinement bien …

*observe les lèvres de Liam*

*soupir*

- Dame de coeur !

- ...

- Dame de trèfle ...

- BATAILLE !!!! *_*

En tout cas il casse le mythe de l’inspecteur Harry, il est plus près de Columbo mentalement, avec un petit air séducteur inné, genre « je plais malgré moi ».^^"

*observe Liam*

*gros soupir*

c’est sur qu’il n’a pas la carrure d’un athlète, ce n’est pas un surhomme, ça doit être pour ça aussi qu’il me plait, sans oublier son coté rebelle malgré lui, son air enjoué en quête d’un éternel optimisme et cette sorte de rêverie typiquement écossaise. Je me demande ce qu’il porte comme caleçon … du Kelvin Klain je pense, moderne et confortable …

Mais lui ne me regarde même pas, je me sens transparente, et en cas de danger, je ne le suis même pas …

Finalement quand on arrive, j’ai oublié l’objet de ma première déprime, c’est pratique la vie, une déprime chasse l’autre. Ho et puis zut, j’adopte la « Liam attitude ».

*grand sourire*

- Hooo, comme il fait booo.

*voit son reflet dans une glace*

hou, ce que je fais cruche … en plus je manque heurter Léo, et je me souviens mes petits états d’âme en attendant l’ordre de mission émanant des princes voyant en nous des pions sur leur échiquier géant. Ils m’ont rendu service mais quand même, ils abusent …

Où j’en étais dans mes pensées …

Ha oui, exit Leo et exit Liam, je pense à la mission, je dois être utile et utiliser mes ressources physiques et mentales dans cette enquète ardue qui s’annonce.

Donc …

*sort un calepin et un bic*

Je prends en note toutes les réflexions de Liam qui nous sort le grand jeu pour le coup, s’éloignant vraiment de cette brute d’inspecteur Harry pour se rapprocher du détective Sherlock Holmes, voire mieux, de l’inspecteur Columbo.^^

- hum... Il semble que les agresseurs soient arrivés par là-bas, aient franchi le mur d'enceinte et soient entrés dans le bâtiment principal. Puis ils sont repartis par là où ils sont venus...

Quel esprit brillant.

On se sépare alors en deux groupes, les muclés d’un coté, les cérébraux de l’autre. N’étant ni l’un ni l’autre, je m’incruste dans le groupe de Liam, parce que mon calepin et moi, on peut faire la différence, ça c’est sur … et puis Léo s’éloigne, et ça va tout de suite mieux.

On entre dans la bâtiment qu’on fouille. Y a pas grand-chose d’utilisable, même pas une machine à café, mais bon, ça n’aurait pas été du vrai café comme mon café par exemple, avec de la crème et les meilleurs grains. Sans faire du chauvinisme, le café italien, c’est quand même le fin du fin.

Je commence à fatiguer à force de tourner en rond ici, alors je m’appuie contre une statue, et tout à coup un pan de mur s’ouvre derrière moi. Alors ça, j’ai trouvé un passage secret. J’aurais voulu le faire exprès …

- venez voir ! J’ai trouvé quelque chose !

Ils arrivent et j’ai un sourire timide.

- je me suis appuyée sur une sorte de statue et ça s'est ouvert.

- c'est un ascenseur.

Déclare Liam, sûrement pour Arphéis qui a besoin d’un traducteur visuel, et c’est souvent Liam qui s’y colle. Mais qu’est-ce qu’elle a de plus que moi.><

On entre tous dans la cage d’ascenseur en limite de surpoids, et je me retrouve collée contre Liam, je me sens rougir mais lui ne s’en rend même pas compte. Bhu.><

On débouche dans un véritable laboratoire et je me sens alors mal, très mal.

Ca commence par la vue, ces éprouvette, ces microscopes, ces blouses stérilisées, cette lumière crue … je ne peux plus voir un labo en peinture …

Les autres ne remarquent pas mon trouble et mènent mon enquête. Je parviens même à suivre Liam en prenant en note ses réflexions.

Ca continue avec l’odeur, celle du chloroforme, celle de produits chimiques divers et variés … ces odeurs là, je ne peux plus les sentir …

Je suis le groupe en faisant un petit croquis des lieux, ce n’est pas très constructif mais ça m’évite de penser au passé …

Le goût … j’ai un goût de métal dans la bouche. Raté pour la tentative d’esquive du passé, c’est sûrement quand je me suis appuyée sur le rebord du seul ordinateur de la pièce.

Et pour le dernier sens, l’ouie, quand Ershin nous lit le contenu d’un fichier codé ... sur un ton si froid, on croirait la voix d’un des chercheurs …

L’ouie surtout quand nous sommes en communication courte ou longue distance, qui peut le dire, avec un étrange individu qui nous tient des propos encore plus étranges, du moins pour moi. Quand cette étrange conversation prend fin, je me tourne vers Liam, le bic prêt à écrire, dans l’espoir que lui ait compris et traduise, quand je me retrouve dans les bras de Liam qui a crié quelque chose avant de plonger au sol.

« A terre » je crois. Puis des détonations retentissent et les balles sifflent au dessus de nos têtes. S’il ne m’avait pas entraîné avec lui, j’aurais été transformée en passoire …

- merci ...

- y a pas de quoi. C’est normal.

Il m’a sauvée la vie d’un sort pire que la mort, une mort dans un piège laborantin, c’est dire si c’est mon héros à moi.

*regarde Liam avec des petits cœurs qui sortent des yeux*

- Ca va ? Personne n’a rien ?

Je suis sur le point de répondre que ça va mais m’abstiens, parce qu’il le sait que je vais bien. A priori les autres sont s’en tirés, même le grand dadet qui est resté debout au milieu des tirs. J’espère qu’il n’est pas en couple, parce qu’il a une chance de cocu d’être encore indemne.

On se dirige a quatre pattes vers l’ascenseur mais …

- Les issues ont été bloquées ...

Ce disant, Liam tape du poing sur le carrelage, grimaçant ensuite de douleur. Se défouler ainsi, même l’inspecteur Harry ne l’aurait pas fait, mais Liam est tellement humain. Y a quand même mieux pour se défouler, mais ce n’est pas le moment le plus approprié. Pour le moment la question est de savoir comment survivre avec ce tir de barrage au dessus de nos têtes ... en plus les balles rebondissent parfois, de là à ce qu’on se prenne une balle égarée mais pas perdue pour tout le monde …

J’attends que Liam trouve une issue, quand son gardien attire notre attention vers le plafond.

- Bon sang, c’est quoi ces trucs au plafond ?

Je lève la tête pour voir des sortes d’araignées métalliques se répandre sur les murs dans notre direction, et elles sont dotés d’une scie circulaire en guise de mandibules. Oo.

- hiiiiii !

Ca c’est moi qui vient de crier en me collant encore plus au bras de Liam.

- pas de panique !

Réplique-t-il mais la chute libre de son sang-froid est visible. Il dégaine alors son arme de service et ouvre le feu, manquant les cibles avec maestria. C’est qu’elles ont la bougeote, mais au moins ça les ralentit dans leur progression vers nous.

- qu’est ce qui se passe ?

Ca c’est Arpheis qui a besoin d’une traduction visuelle, et je devance Liam.

- on va mouriiir !

Elle fait la moue : mais encore ?

Celle-là alors, quelle mauvaise volonté.><

- reculons le plus possible.

Sur cette idée brillante d’Ershin elle-même armée d’une arme à feu mais qui ne s’en sert pas encore, nous reculons donc, nous éloignant des robots rampants qui ont atteint le sol. Sans les tirs, nous aurions pu nous en défaire sans problème, mais le système défensif doit être calculé ainsi … il me revient alors en mémoire mon petit croquis des lieux.

- je crois qu’il y a un monte-charge dans le coin, il marche peut-être encore …

J’ai conscience que ma suggestion est très hypothétique, mais c’est la seule que j’ai trouvée, puis je ne pense plus, effrayée par la progression inexorable des monstres mécaniques à scie circulaire, malgré le tir précis d’Ershin qui en abat plusieurs, bientôt imitée par Liam, mais ils ne sont pas dotés de munitions illimitées, même si les bebetes ne sont pas aussi nombreuses qu’on le craignait.

- un monte-charge ? Je ne l’avais pas remarqué, bien vu Gloria.

Je me sens rougir jusqu'à la pointe des cheveux et justement je me recoiffe d’un geste.

- tu trouves ?

On arrive près du monte-charge qu’Ershin étudie du regard.

- il marche, mais on ne peut monter qu’un par un …

Un par un, je ne sais pas si on aura le temps de tous monter …

Ce disant, Ershin escamote le pan dévoilant ledit monte-charge, nous révélant par la même occasion la gueule béante d’un lance-flammes ! C’est la panique dans le groupe. Cette fois c’est sur, on est cuits ! Liam et Ershin esquivent le jet de napalm qui en fuse en se jetant sur le coté, mais ce geste amène Liam nez à scie avec une araignée métallique !

- Liam !

Ce criant, je me jette vers lui pour tenter de le pousser, au pire de m’interposer, quand je me prends les pieds dans un câble et m’affale par terre. Et nous sommes plongés dans l’obscurité. Et les tirs cessent. Et le lance flammes s’éteint. Et les scies se taisent.

Hein ?

- quelqu’un peut me dire ce qui ce passe ?

Demande Arphéis.

- on est dans l’obscurité, et plus rien ne bouge.

Commente Ershin.

C’est sur qu’Arphéis ne risque pas de faire la différence entre le jour et la nuit. Au moins dans ce cas précis, elle est plus à l’aise que nous, et plus encore de moi quand j’y pense, je me sens même de plus en plus perdue …

- qu’est-ce qui c’est passé ?

Demande Liam.

- heu, j’ai trébuché sur un câble et arraché une prise …

Dis-je en m’asseyant dans le noir, ledit câble à la main. Nooon, ça ne peut pas être ça, ils n’ont pas pu placer le système de défense sur un banal secteur électrique. Et pourtant … mais il y a plus grave, beaucoup plus grave …

- quelqu’un aurait un briquet ?

Je pose cette question d’une petite voix. C’est que j’ai peur dans le noir, moi.^^"
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Ezmaïel

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MessageSujet: Re: Chapitre 5 : Le vol...   Ven 24 Mar 2006 - 13:01

"Et donc, on se retrouve, là à faire route vers l’Allemagne. Vers l’Allemagne. Vraiment. Rien que ça. L’Allemagne. Mais il fait dix fois trop froid en Allemagne ! Je viens du Sud, moi !"

Syrinx : -____- N’importe quoi... Il ne fait pas plus froid en Allemagne qu’en Espagne.

"C’est facile pour toi... Si jamais tu as froid, tu te caches dans ma manche et puis c’est bon."

Telles étaient les pensées d’Ezmaïel. Fidèle à ses origines espagnoles, il ne jurait que par le climat chaud. Dans l’avion, Ezmaïel s’ennuyait. L’avion n’avait jamais vraiment été son fort. Et en plus, il n’avait même pas pensé à emmener ses grilles de Sudoku. Les quatre passagers derrière lui avaient l’air de bien s’amuser en jouant aux cartes. Il songea un instant à les rejoindre mais les jeux de hasard tels que la bataille ne lui plaisaient pas trop. Le hasard n’avait jamais vraiment été son fort non plus.
...
...
Si seulement il avait un jeu d’échecs...
...
Encore faudrait-il avoir aussi un adversaire...
...

- Dis, Syrinx, tu sais jouer aux échecs ?
- Est-ce que j’ai l’air de savoir jouer aux échecs ?
...
...

- En fait, si je sais... Pendant ton coma, tu voulais tellement y jouer que tu as fini par m’apprendre... ^^" Mais je n’ai jamais vraiment aimé ça... ^^"
...
...

Ezmaïel se tourna vers l’homme assis à côté de lui. Il portait un chapeau melon et était vêtu à l’ancienne mode.
- Je m’appelle Ezmaïel et vous ?

L'homme tourna quelque peu son visage vers lui, à moitié dissimulé sous son feutre. Après quelques secondes, il consentit à répondre :

- Knox...
- Nocs ?? Vous l’écrivez comment ?
- ...K, N, O, X.
- Ah... Avec un « k »... Une lettre muette. Vous savez dans ma langue natale, je n’ai pas de lettres muettes. Et oui, en espagnol, toutes les lettres se prononcent.
- ...
...
...

- Dites, Knox...
Knox tourna la tête vers Ezmaïel.
- Vous savez jouer aux échecs ?
Après quelques secondes, Knox hocha la tête.
- Vous jouez bien ?
Encore quelques secondes plus tard, Knox, d’une petite moue et d’un hochement de tête, fit savoir à Ezmaïel qu’il pouvait se débrouiller face à un échiquier.
Quelque peu mal à l’aise par ce silence, Ezmaïel ne posa plus de question à Knox.
...
...

- Syrinx, on arrive.
- Déjà ?
- Non, je disais ça pour passer le temps.
- T___T Très drôle.
...
...

- Syrinx...
- Oui ?
- On joue à ni oui ni non ??
- X___X Dis-moi, t’as quel âge ?
- Tu veux pas ?
- Non.
- Perdu !
- JE NE VEUX PAS JOUER À CE JEU STUPIDE, EZMAÏEL !!!
...
...

- Allez...
- J’ai dit NON.
- Encore perdu !
- ...Si tes collègues de travail te voyaient...
...
...

- Dites, Knox, vous voulez jouer à ni oui ni non ?
Knox poussa un profond soupir las.
- Je vous comprends un peu. Ça ne doit pas être très constructif d’être assis à côté de moi et de m’entendre proposer des occupations enfantines...
...
...

- Syrinx, on arrive.
- Très drôle.
- Non, c’est vrai, regarde.

Effectivement, l’avion atterrissait.

Ezmaïel *le nez collé au hublot* : Tu bois un labo guelgue bart, toi ?
Syrinx : Quand est-ce que tu finiras de faire le pitre ?
Ezmaïel : Désolé, quand j’ai rien à faire, je fais le pitre... ^^"

Ezmaïel regarda Knox. Celui-ci lui lança un regard en coin, puis détourna les yeux.
- Vous savez, dit Ezmaïel comme pour s’excuser, je peux être sérieux des fois...
Une douzaine de secondes plus tard, Knox répondit :
- Je n’en doute pas.
...
...

Syrinx : Pour répondre à ta question Ezmaïel... Tu n’écoutes jamais rien ? Pire que tes élèves. -__- Il faut marcher un peu pour arriver au labo. Tu l’aurais vu si tu avais regardé par la fenêtre pendant le vol... Maintenant c’est trop tard, il est caché par les arbres.

Ezmaïel sortit de l’avion, Syrinx dans sa manche. Après quelques courtes minutes de marche, ils arrivèrent tous au laboratoire. Ezmaïel resta explorer le laboratoire avec les autres. Les laboratoires étaient sa spécialité.

Ezmaïel : Déjà en blouse et tout... J’ai vraiment tout prévu sur ce coup-là non ?
Syrinx : -___- Tu parles, t’as plutôt l’air d’être l’un des tarés qui faisaient des recherches dans ce labo...

Ils montèrent dans un ascenseur :
(- Qu’est-ce qu’on est serrés dans ce ****** d’ascenseur !!!
- Mesure tes paroles, Ezmiño)

Arrivés à l’étage, Ezmaïel poussa un soupir de soulagement. Chacun commença à explorer le laboratoire de son côté. Ezmaïel nota quelques regards curieux ou un peu effrayés vers sa blouse. Il accrocha un grand sourire à ses lèvres et commença a chercher des indices lui aussi.
Soudain, un cri de douleur se fit entendre. Un des types qui jouaient aux cartes s’était coincé la main dans un piège à souris... Ezmaïel s’approcha de lui.

- Vous allez bien ? ^^" C’est vrai que les pièges à souris sont une chose fréquente dans les laboratoires... On préfère qu’elles ne s’approchent pas des produits manipulés, ou alors on les capture seulement pour faire des expériences sur elles...

Une souris grise sortit alors d’une des poches du malchanceux.

- C’est révoltant ! couina-t-elle.
- Je sais, répondit Ezmaïel en aidant Ethan à retirer sa main du piège. J’ai aussi été choqué quand je l’ai su. *se tourne vers le malchanceux* Quoi qu’il en soit, évitez de vous approcher des coins de mur : c’est là qu’on cache les pièges en général. Au fait, je m’appelle Ezmaïel et vous ?
- Ethan.
- Ravi de faire votre connaissance, Ethan.

Puis, soudain...

- ATTENTION !!! TOUS A TERRE !!!

Sans chercher à comprendre quoi que ce soit, Ezmaïel se plaqua brutalement contre le sol. Une salve de tirs retentit au-dessus de leurs têtes. Puis, au bout d’une attente qui parut interminable au jeune scientifique, ils purent se relever sans crainte.

- Bon, qu’est-ce qu’on fait, alors ? demanda Ezmaïel.

Les issues étant bloquées, Ezmaïel commença à réfléchir à un moyen de sortir du laboratoire... Mais voilà, un cliquetis métallique venant du plafond l’en empêchait. Il leva lentement la tête, conscient du fait que ce qu’il allait voir ne lui plairait pas vraiment... Des araignées robotisées aux pattes articulées descendaient vers eux. Les scies miniatures qu’elles avaient à la place des mandibules leur donnaient un avant-goût des autres armes éventuelles qu’elles pourraient posséder...

- JE DETESTE CE GENRE DE BESTIOOOOOOOLES !!!!!! hurla Ezmaïel à pleins poumons.

Dans un accès de folie phobique, il attrapa tout ce qui pouvait lui passer entre les mains pour le jeter de toutes ses forces sur les araignées. Les araignées reçurent ainsi : un clavier (qu’Ezmaïel avait arraché à son ordinateur), un microscope optique ("joli matériel", n’avait pu s’empêcher de s’exclamer le jeune scientifique) et une ampoule à décanter (qui se brisa en touchant le sol et répandit quelques gouttes d’un liquide verdâtre qui eut pour avantage de faire fondre les pattes d’une araignée). Ezmaïel sortit alors de son sac son couteau de cuisine. Il éclata alors d’un rire purement nerveux mais que la peur rendit sadique :
- HA HA !!! Je suis bien décidé à vendre chèrement ma peau !!! dit-il en brandissant le couteau d’une main tremblante.

C’est alors que tout s’éteignit. Tout. Absolument tout. Des néons blancs du plafond jusqu’à tous les pièges s’étant déclenchés.

Une jeune femme avait débranché une prise en trébuchant dessus. ^^"

Ezmaïel> X__X Pourquoi j’ai pas amené une lampe de poche ?
Syrinx> Attends... Regarde.

Un jeune garçon ("qui aurait pu avoir l’âge d’un de mes élèves" songea Ezmaïel) venait de créer une sorte de boule d’énergie, propageant une douce lumière qui leur permettait au moins de voir où ils mettaient les pieds.

- Sacré pouvoir, marmonna Ezmaïel. Ça au moins, ça sert à quelque chose.

C’est alors que tout se ralluma. Tout. Absolument tout. Des néons blancs du plafond jusqu’aux pièges qui se redéclenchèrent.

- Comment ça se fait, ça ? Je croyais avoir débranché la prise !! cria la jeune femme.
- C’était prévisible ! répondit Ezmaïel. Toutes les grandes installations comme ce laboratoire ont un système de reconduction de l’électricité, au cas où il y aurait une panne ou un genre de court-circuit !

À nouveau soumis à une salve de tirs à balles réelles, tout le monde se mit à terre.

- Et comment faire pour arrêter ça ??? demanda-t-elle.
- Dans l’état actuel des choses, c’est impossible !!! hurla Ezmaïel.

L’enfer continua, et personne ne pouvait plus l’arrêter.


Dernière édition par le Mer 29 Mar 2006 - 7:21, édité 2 fois
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